A NNALES DE L ’I. H. P., SECTION A
P HAM M AU Q UAN
Magnétohydrodynamique relativiste
Annales de l’I. H. P., section A, tome 2, n
o2 (1965), p. 151-165
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151
Magnétohydrodynamique relativiste
PHAM MAU
QUAN
Ann. Inst. Henri Poincaré, Vol. II, n° 2, 1965,
Section A :
Physique théorique.
SOMMAIRE. 2014 Les
équations
relativistes de lamagnétohydrodynamique
affectent une forme
simple qui
seprête
à desinterprétations
fécondes entermes
classiques d’espace
et detemps.
On a étudié leurcompatibilité
aumoyen d’une
analyse
duproblème
deCauchy.
Les variétéscaractéristiques
rendent
compte
des ondeshydrodynamiques
et des ondes d’Alfvèn. Une étude locale a été faite concernant lapropagation
de ces ondes : on retrouveà des corrections relativistes
près
les résultatsclassiques.
Enfin les chocsmagnétohydrodynamiques
sont étudiés commecorrespondant
aux mesuressingulières portées
par deshypersurfaces.
Uneinterprétation
locale en aété faite.
1. INTRODUCTION
En
mécanique relativiste,
l’élémentprimitif
estl’espace-temps V4,
variété différentiable de dimension4,
de classeC2,
C4 par morceaux, muni d’unemétrique
riemannienne gai dutype hyperbolique
normalqui
définit surl’espace
vectorieltangent Tx
enchaque point
x eV4
une structured’espace- temps plat
de Minkowski.L’espace-temps V4
constitue l’univers desphénomènes physiques,
ceux-ciétant décrits dans des domaines de
V4
par des schémasgéométriques
conti-nus. La
métrique
d’universV4
satisfait localement auxéquations
d’Einstein :
qui
sont unsystème d’équations
aux dérivéespartielles
du second ordre parrapport
aux de caractère tensoriel etgénéralisant l’équation
deLaplace-
ANN. INST. POINCARÉ, A-I I -2 1 1
Poisson de la théorie du
potentiel classique.
Lepremier
membreSa.(3
estun tenseur
symétrique appelé
tenseur d’Einstein : il définit la structuregéométrique
del’espace-temps.
Le second membre est un tenseurégalement symétrique appelé
tenseurd’impulsion-énergie :
il doit décrire au mieux la distribution matérielle ouénergétique
dansV4.
Un fluide est donc
représenté
dans un domaine D connexe deV4
par lechamp
de tenseurTa.f3 qui
selon A. Lichnerowicz doit admettre un vecteur propre orienté dans le temps. Selon leproblème étudié,
on est conduità faire la
décomposition
dedécomposition qui correspond
à lasépa-
ration et à l’interaction des
phénomènes mécaniques, thermodynamiques électromagnétiques.
Ainsi dans le cas d’un fluideparfait
en l’absence dephénomènes thermodynamiques
etélectromagnétiques :
où p est la densité propre
d’énergie, p
lapression scalaire,
ua le vecteur vitesse unitaire +1).
Le tenseur d’Einstein
Sap
étantconservatif,
i. e.l7oeSOEp
=0,
il en est demême du tenseur
d’impulsion-énergie Tap.
Lesquatre
identités de conser- vation :expriment
la conservation del’impulsion-énergie, généralisant
leséquations classiques
du mouvement et de continuité.Les
équations (1.1)
et(1.2) auxquelles
onajoute
deséquations supplé-
mentaires servant à décrire les
propriétés
du fluide constituent lesystème
des
équations
duchamp qui
est unsystème d’équations
aux dérivées par-tielles dont on devra étudier l’existence et l’unicité de la solution.
2.
REPRÉSENTATION
DU CHAMP
ÉLECTROMAGNÉTIQUE
Le
champ électromagnétique
estreprésenté
par deuxchamps
de tenseursantisymétriques
d’ordre 2 : etGap appelés respectivement
tenseurchamp électrique-induction magnétique
et tenseur inductionélectrique- champ magnétique.
On introduit les tenseursadjoints :
où est le tenseur
antisymétrique
définissant la forme élément de volume associée à lamétrique
MAGNÉTOHYDRODYNAMIQUE RELATIVISTE 153
Cette
représentation
duchamp électromagnétique
entraîne l’existence des vecteurschamps
et inductionsélectriques
etmagnétiques :
Ces vecteurs sont
orthogonaux
à ua :et coïncident dans le
3-plan
espaceorthogonal
à u°~ avec les vecteurschamps
et inductions usuels. InversementHa.[3, Gap s’expriment
en fonction de ea,da., ha, ba :
En théorie de Maxwell les inductions
dépendent
linéairement deschamps.
Dans le cas
isotrope
où le fluide a pourpermittivité électrique e;
et pour per- méabilitémagnétique
fJ., on a :On en déduit :
L’évolution du
champ électromagnétique
estrégie
par les deux groupesd’équations
de Maxwell :Les
équations (2. 8) qui
s’écrivent encorev-cxH[3y
+ + = 0expriment qu’il
existe localement unchamp
de vecteurÇa (potentiel vecteur)
dont
Hap
est le rotationnel :Ha3 = v-(3Y;a..
Leséquations (2.9)
défi-nissent le vecteur courant
électrique
J~. Onpeut décomposer
J(3 en unecomposante
colinéaire à uf3 et unecomposante
raorthogonale
à u[3 etsatisfaisant à
l’hypothèse d’Ohm,
i. e. 1~ = =crHa.sua. :
Ó est la densité de
charge
propre, cr la conductivité du fluide. Alors est le courant deconvection,
ra =6uaHaa
= 03C3e03B2 le courant de conduction.On démontre facilement que :
Cette identité traduit la loi de conservation de l’électricité.
ANN. INST. POINCARÉ, A-!!-3
3. LE
TENSEUR D’IMPULSION-ÉNERGIE
ÉLECTROMAGNÉTIQUE
A
partir
de on construit le tenseurd’impulsion-énergie
électro-magnétique
dont ladivergence
donne la densité de force électroma-gnétique.
Engénéralisant
un résultat connu dans le cas sans inductions(Go:a
=H03B103B2
=Fa3),
on obtient :Tenant
compte
deséquations
deMaxwell,
on en déduit :Pour
interpréter
cesrésultats, exprimons
’ra.f3 en fonction des vecteurs ea,da.
ha~ ba~
ua : .où l’on a
posé :
On voit que dans le
repère
propre ~ooreprésente
la densitéd’énergie
élec-tromagnétique
A= 2 1 (epdp
+hpbP),
le vecteur dePoynting
v;, Tot levecteur
d’impulsion
w~proportionnel
au vecteur dePoynting
et le ten-seur des tensions
électromagnétiques
+ de Maxwell.De
même,
enexprimant
le second membre de(3.2)
en fonction de ea,ha,
ua, il vient :
les trois
premiers
termes du second membre constituentl’expression
deJ«Ha,,
ils
s’interprètent
comme la densité de forceélectrique,
la densité d’actionmagnétique
sur le courant de conduction et le travail des forces électroma-gnétiques (effet Joule).
Les deux derniers termes constituentl’expression
du terme
supplémentaire
dans(3.2).
Sila permittivité électrique
est cons-tante, le dernier terme
disparaît. Quant
au terme -(va
-wa.) ~03B2u03B1,
on lerencontre
déjà
enphysique classique;
il est nul si vx = 0(wa.
= 0aussi)
ou si u" est un
champ
à dérivée covariante nulle.MAGNETOHYDRODYNAMIQUE RELATIVISTE 155
4.
ÉQUATIONS
DE LAMAGNÉTOHYDRODYNAMIQUE
La
magnétohydrodynamique
est l’étude des fluides de conductivité infinie.Le courant de conduction
ra
= ae« devant resterfini,
on en déduit quenécessairement e03B1
=0, = 1 Ha a
et :le tenseur
d’impulsion-énergie électromagnétique
a alors pourexpression :
où l’on a
posé | h |2
= - 0. Il estsymétrique,
alors que dans lecas
général
il ne l’est pas.Le tenseur
d’impulsion-énergie
enmagnétohydrodynamique
est la sommedu tenseur
d’impulsion-énergie
du schéma fluide considéré en l’absence duchamp électromagnétique
et du tenseurd’impulsion-énergie
électroma-gnétique (4.2).
Pour un fluideparfait
de densité propre p, depression
p, il a pourexpression :
On supposera dans la suite que le fluide admet
l’équation
d’état p =cp(p)
et que la
permittivité magnétique y
est constante. Les résultats restent valables dans le cas > variable.Les
équations
relativistes de lamagnétohydrodynamique
sont alors cons-tituées par les
équations d’Einstein,
les conditions de conservation et leséquations
de Maxwell du 1 er groupe :De
(4.6)
on déduit parmultiplication
par u~ eth~
en tenantcompte
des relations=== 4
et = 0 :les conditions de conservation
(4.5)
s’écriventexplicitement :
En
multipliant
ceséquations
par u~, il vient en tenantcompte
de(4.8) l’équation
de continuité :On en tire les
équations
du mouvement :Par
multiplication
des conditions de conservation parh~,
en tenantcompte
de
(4.7),
on a encorel’équation :
On
peut
doncprendre (4. 9), (4.10)
et(4. 6)
pour leséquations
du mouve-ment d’un fluide
parfait
de conductivité infinie.5.
L’INTÉGRATION
DES
ÉQUATIONS
DU CHAMPL’intégration
locale deséquations
duchamp
peut êtreenvisagée
au moyen d’uneanalyse
duproblème
deCauchy.
On se donne unehypersurface
ini-tiale S orientée dans le
temps (i.
e. à un instantdonné)
les et oncherche à déterminer les divers
champs
ga3,h«,
zix, p auvoisinage
de S.En faisant un
changement
de coordonnées onpeut toujours
supposerl’hypersurface
Sreprésentée
localement par x° =0,
les données deCauchy
sont alors les valeurs sur S des
quantités
et on a à calculer les valeurs sur Sde p,
u«,puis
deLes
équations
d’Einstein(4.4)
sontéquivalentes
à l’ensemble des deuxsystèmes :
MAGNÉTOHYDRODYNAMIQUE RELATIVISTE 157
où les
Fi;
etS~
ont des valeurs connues sur S. Leséquations (5.1) jointes
aux relations
ga,uOEu3
= 1 et p = permettent de calculer les valeurs de ua., p sur S. Leséquations (5.2)
déterminent les~00gij
si :Les dérivées sont données par les conditions de conser-
vation
(4. 5)
et leséquations
de Maxwell(4. 6)
ou encorepar le système
deséquations (4. 7), (4. 8), (4 . 9), (4 .10), (4 .11 ) qui
en dérivent. Le calcul montreque les dérivées
30p, v-oho, V-o 1 h 12
sont données par lesystème :
où
Hi, H2, Ha, H4
sont connus surS,
si le déterminant H descoefficients
n’est pas nul. Les dérivées sont ensuite déterminées par lesystème :
où
Aï, A2
sont connus surS,
si le déterminant A des coefficients n’est pas nul.Ainsi si
l’hypersurface
S n’est pasexceptionnelle,
i. e. si0, H # 0, A #
0 les dérivées~0 [
h[2 ; ~0ui, ~0hi
sont bien déter- minées et continues à la traversée de S. Les mêmes conclusions s’étendentaux dérivées d’ordre
supérieur.
Deplus
leur détermination ne fait pas inter- venir leséquations :
où
Q03B103B2
=Sotp
-x.Ta.s,
E(3 =qui
seprésentent
comme desconditions
auxquelles
doivent satisfaire les données deCauchy.
Ces condi-tions sont nécessairement satisfaites au
voisinage
de S. En effetsi { h«,
p, est une
solution,
il résulte des conditions de conservation et de la définition de cette solution que l’on a= 0,
=0,
soit :où
BIX{3, r~
sont des fonctions continues. Ceséquations
étant linéaireshomogènes,
on en déduit que si = £0 = 0 surS,
elles restent nulles auvoisinage
de S.Ainsi si
l’hypersurface
S portant les données deCauchy
n’est pas excep-tionnelle,
leproblème
deCauchy
est déterminé et l’existence et l’unicité locale dessolutions
deséquations
duchamp
est assurée. Dans le cas ana-lytique,
la solution serait connue par undéveloppement
suivant lespuis-
sances de xo.
6. LES
VARIÉTÉS CARACTÉRISTIQUES
Si
l’hypersurface
Sportant
les données deCauchy
estexceptionnelle,
i. e. si
g°°
=0,
H = 0 ou A =0,
les dérivéesv-oogij ; ôop, V-o 1 h ]2 ; 3oM’, v-ohi peuvent
être discontinues à la traversée de S et ilpeut
exister une infinité de solutions distinctes deséquations
duchamp correspondant
auxmêmes données de
Cauchy.
Dans la théorie deséquations
aux dérivéespartielles, l’hypersurface
S est une variétécaractéristique
deséquations
du
champ, tangente
enchaque point
au cônecaractéristique
C.D’après
l’étude duproblème
deCauchy,
on a à considérer les variétéscaractéristiques SE
deséquations
d’Einstein et les variétéscaractéristiques
des
équations
du mouvement dufluide,
celles-ci sedécomposant
en varié-tés
Sa
etSA.
Ces trois sortes de variétéscaractéristiques SE, Sa, SA
satis-font chacune à une
équation
aux dérivéespartielles
obtenues en rendantinvariante l’une des trois conditions
g°°
=0,
H =0,
A = 0.Les variétés
caractéristiques SE
vérifientl’équation
aux dérivéespartielles :
Elles sont
tangentes
enchaque point
au cônecaractéristique
CE dualdu cône
C*s d’équation :
i. e. au cône élémentaire de
Vu.
Les variétéscaractéristiques SH
vérifientl’équation
aux dérivéespartielles :
Elles sont
tangentes
enchaque point
au cônecaractéristique Cn
dualau cône
C*H d’équations :
MAGNÉTOHYDRODYNAMIQUE RELATIVISTE 159
Enfin les variétés
caractéristiques SA
vérifientl’équation
aux dérivéespartielles :
Elles sont
tangentes
enchaque point
au cônecaractéristique CA
dual ducône
C*A d’équation :
7. PROPAGATION DES ONDES
Dans la théorie de la
propagation
par ondes tellequ’elle
découle des travaux deHugoniot
etHadamard,
les variétéscaractéristiques
deséqua-
tions du
champ
constituent leshypersurfaces
ou fronts d’ondes et les cônescaractéristiques
les cônes d’ondes dansl’espace-temps,
parce que sesgéné-
ratrices sont
tangentes
auxbicaractéristiques
i. e. aux rayons d’ondes.On
peut
définir la vitesse locale de l’onde. Si celle-ci estreprésentée
parl’hypersurface
Sd’équation
=0,
sa vitesse v dans unrepère
lorent-zien {x,
x E S estégale
à la pentespatio-temporelle
dans cerepère
du
3-plan tangent
en x à S. Siê~ = û,
v est donnée par la formule :le vecteur
03B1
=uPu«), composante orthogonale
à ua. du vec-teur
Xa
= définit la direction depropagation
de l’onde dansl’espace
associé à u. De
plus l’exigence
relativiste v 1 entraîne quel’hypersurface
Sreprésentant
l’onde est orientée dans letemps
ou à la limitetangente
au~ cône élémentaire.
L’application
de ces définitions conduit aux résultats suivants :Les variétés
caractéristiques
deséquations
d’Einsteinreprésentent
lesondes
gravitationnelles qui
sepropagent
à la vitesse limite 1. Ceci est uncaractère propre à la
mécanique
relativiste :VE = 1.
Les variétés
caractéristiques
deséquations
du mouvementreprésentent
les ondes
magnétohydrodynamiques qui
sedécomposent
en ondeshydro-
dynamiques (discontinuités
des dérivéesde p
et descomposantes
normales~ ~
de u et
h)
et en ondes d’Alfvèn(discontinuité
des dérivées des composantes~
- -
tangentielles
de u eth).
Les ondeshydrodynamiques Sa
se propagent dansune direction donnée avec deux vitesses différentes vH racines de
l’équa-
tion :
où
hn
est lacomposante
de h suivant la directionspatiale
depropagation,
soit :
Les ondes d’Alfvèn
SA
sepropagent
avec la vitesse :On vérifie que toutes ces vitesses VHI, vH2, VA sont inférieures à 1 si
cp’
> 1 et que la vitesse vA estcomprise
entre les deux vitesses v~i et ~2.8.
REPRÉSENTATION
DES CONES D’ONDES DANS R3On
peut représenter
les cônes d’ondesCÉ, C:, C:
dans R3 de la manière suivante. Onprendra
unrepère propre {
x,~c }
tel que eo = u et que ei soitporté
par h. Aux cônes d’ondesC§ , C; , Ci correspondent
les indicatrices d’ondes~~, qui
sont des surfaces de R3d’équations :
Ces surfaces sont de révolution autour de Ox.
Il
suffit d’étudier leurs méridiennes dans leplan
des x, y.1~
est unesphère
de rayon r. En cou-pant En
par une droite issue del’origine,
on voit que~~
se compose deMAGNÉTOHYDRODYNAMIQUE RELATIVISTE 161
deux nappes, la nappe inférieure
LHl
est convexe, tandis que la nappe exté- rieure estasymptote
auxplans :
L’indicatrice
~A
des ondes d’Alfvèn est formée de deuxplans.
En déter-minant les intersections de ces surfaces avec l’axe
des x,
on a :Il en résulte que le cône
C~
coïncide avec le côneélémentaire,
le côneCn
se compose de deux nappes et le cône
CA
de deuxplans tangents
àCH
suivant desgénératrices
situées dans le2-plan (u, h),
sauf dans le cas où côneCH
admet deuxgénératrices
doubles.Si
c~’
= 1CHI
vient se confondre avecCE
etC~~
avecCA.
Pour obtenirles cônes
caractéristiques,
il suffit deprendre
lespolaires réciproques
deLE,
~H’ L"A
parrapport
à lasphère
unité :CE
coïncide avecC:.
i. e. est côneélémentaire; CH
est un cône du 4e ordre etCA
est formé de deux droites orientées dans letemps.
9. CHOCS
MAGNÉTOHYDRODYNAMIQUES
Une onde de choc
magnétohydrodynamique
est unehypersurface
S orien-tée dans le temps à la traversée de
laquelle
les ua,ha, p
sont discontinus.Les et étant continus dans le domaine
d’espace-temps considéré,
les
équations
du mouvement i703B1H03B103B2
= 0 et~03B1T03B103B2
= 0 s’écrivent en coor-données locales :
où
f3
etga
sont des fonctions continues par morceaux dans D. La vérifi- cation au sens des distributions de ceséquations,
par lesquanti-
tés u~,
ha, p
discontinues à la traversée de S entraîne la nullité des mesuressingulières portées
parS,
introduites par les dérivationsfigurant
aux pre- miersmembres,
soit leséquations
du choc :où na.
est la normale à S et où l’ondésigne
par le sautde f,
i. e. la diffé-rence f + - f-
des valeursde f de part
et d’autre de S.Le
problème
consiste à déterminer les discontinuités de ua,ha,
p. Pourcela,
il est commode de choisir unrepère orthonormé { x, e03B1 } x
E S tel que el = n, e2 normal au3-plan (n,
u-, h -),
e3porté
par le vecteur :- - - -
qui
estorthogonal
à ei et situé dans le2-plan (u, h),
enfin eoorthogo-
nal à
(ei,
e2,e3).
Les deux vecteurs ei, e2 sont orientés dansl’espace,
le vec-teur e3
(resp. eo)
est orienté dansl’espace
ou letemps
suivant que laquantité :
est
négative
oupositive (resp. positive
ounégative).
Le cas = 0(e3
iso-trope)
est un cassingulier.
Le vecteur a03B2 = 2014 est continu à la traversée de S et sa seule
composante
non nulle est a3. On en déduit que lesprojections
de Met
A
sur le3-plan (0, 2)
sont colinéaires et on a depart
et d’autre de S :D’autre
part,
dans lerepère choisi, u 2 - h E - 0,
leséquations (9.1)
et
(9.2) avec p
= 2 s’écrivent :On en déduit
uf == 0 si(p +~ + ~JA ~)+ + (M~)’ - ~(A~)’ ~ 0,
c’est-à-dire si S n’est pas une onde
d’Alfvèn,
de sortequ’on
a encore depart
et d’autre de S :
10.
ÉTUDE
DESDISCONTINUITÉS
Il nous faut déterminer les discontinuités de p,
( h 12,
il suffit de calculer les discontinuitésde p, ul, k,
1. Ce calcul fait intervenir l’orientation des vecteurs e3, eo. On est conduit àinterpréter
lesigne
de H résulteMAGNÉTOHYDRODYNAMIQUE RELATIVISTE 163
de la définition de la vitesse de
propagation
v de l’onde de choc que a03B1a03B1 a mêmesigne
que :e$ est donc
spatial
si le cosinus del’angle
duchamp magnétique
avec lanormale à l’onde de choc dans le
repère
propre est inférieur(en module)
à la vitesse de
propagation v
de cetteonde ;
il esttemporel
dans le cascontraire et
isotrope
s’il y aégalité.
Trois cas sont à considérer :
, - - - 2014~
,
1. Dans
l’hypothèse
cos2(h, n) v2,
e3 estspatial,
eo esttemporel
et définitun
temps
local et e2,3)
définitl’espace
associé. Laquantité :
est
toujours positive. L’hypersurface
S nepeut
pas être une onde d’Alfvèn et on atoujours
u2 + = h2 + = 0.Or,
les conditionsg03B103B2u03B1u03B2
=1,
= 0 donnent :où :
est continu à la traversée de S comme on le vérifie sur
(9 .1 ) avec p
= 3.On en déduit ensuite :
Les
équations
de choc(9.1) avec ~
= 3 et(9.2) avec [3
=0, 1,
3 condui-sent aux relations :
qui
déterminent les discontinuitésde p, (ui)2, k,
1.Dans le
repère
de Galilée associé aurepère
lorentzienconsidéré,
lesvecteurs
champs
et inductionsélectriques
etmagnétiques ei
= =Go;,
* *
hi
=Go;,
b’ =Ho~
ont pour valeur : .On voit que la
perméabilité magnétique
resteégale
à {J. etqu’il apparaît
une
permittivité diélectrique s = 1 .
Le vecteur vitesse du fluide défini parP’
=Ui/UO
a pourcomposantes :
2. Dans
l’hypothèse
cos2(h, n)
>v2,
É esttemporel,
eospatial.
Les rela-tions
(10.2), (10.3)
sont àremplacer
par :ou : ~ o
et les relations de choc
qui
définissent les discontinuitésde p, u1, k,
1 sont :Dans le
repère
de Galiléeassocié,
lechamp
et l’inductionélectriques ~, ~
sont
nuls,
tandis que lechamp
et l’inductionmagnétiques h’,
b’ sont coli-néaires au vecteur
vitesse [3
du fluide :C’est le cas traité par Hoffmann et Teller.
MAGNÉTOHYDRODYNAMIQUE RELATIVISTE 165
Dans le cas
exceptionnel
où l’onde de choc S coïncide avec une onde d’AlfvènSA +, ui
=h 2
= 0 n’entraîne pasuf , h f nuls,
mais ilapparaît
cescomposantes
telles que :et il y a lieu de
reprendre
leséquations
initiales(9.1)
et(9 . 2)
pour étudier le choc.3. Dans
l’hypothèse
cos2(h, n)
=v2, l’hypersurface
Sd’équation f(x03B1)
= 0représentant
l’onde de choc vérifiel’équation
aux dérivéespartielles :
-
-+
S est telle que le
plan
tangent passe par la droiteisotrope - h h coli-
néaire a a.
Pour étudier les
discontinuités,
onpeut
introduire lerepère
lorent-zien
(x,
dont eb 2 ont été définisprécédemment
et dont eo et ea sont~ ~ ~
choisis dans le
2-plan orthogonal
à(ei, ez)
tels que le vecteur a ait pourcomposantes
ai = a2 =0,
a3 = a°. On a alors depart
et d’autre de S :BIBLIOGRAPHIE
[1] Y. BRUHAT, Fluides relativistes de conductibilité infinie. Astronautica Acta, vol. VI, 1960, p. 354-365.
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C. R. Ac. Sc., t.245,
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Magnétohydrodynamic
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Rev.,t.
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Étude électromagnétique
etthermodynamique
d’un fluide relativistechargé.
J. Rat. Méch.Anal.,
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(Manuscrit reçu le 2 novembre 1964) .