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Problème A : transformation de Fourier

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

PSI* — 2019/2020 Pour le 10/01/2020.

D.M. 5

Problème A : transformation de Fourier

Notations

On désigne parAleC-espace vectoriel des applications deRdansC, parI le sous-espace des fonctions continues et intégrables sur R (c’est-à-dire telles que +∞

−∞ |f(t)|dt existe, |f(t)|désignant le module def(t)). On considère l’application linéaire F deI dans Adéfinie par :

f −→F f où f(x) =

+∞

−∞

e−ixtf(t) dt pour toutx deR. La fonction f est appeléetransformée de Fourier de la fonction f.

I — Généralités et premiers exemples 1) Dans cette question,f désigne une fonction appartenant à I.

a)Justifier la définition de la fonction f.

b)On suppose que la fonction f est à valeurs réelles. Montrer que si f est une fonction paire, alors f est une fonction paire et à valeurs réelles. Que peut-on dire de f si la fonction f est impaire ?

2) Premier exemple : on considère la fonction pdéfinie sur Rpar p(t) =



1−t lorsque t∈[0,1]

0 lorsque t∈]1,+∞[ p(−t) lorsque t∈]−∞,0[

. a)Montrer que p appartient àI.

b)Expliciter p(x) pour toutx∈R. La fonctionp appartient-elle àI ?

3) Deuxième exemple : pour tout entier natureln, on considère la fonctionEn définie sur Rpar En(t) =|t|ne−|t| où |t| désigne la valeur absolue det.

On se propose de déterminer la transformée de Fourier En de cette fonction.

Pour cela, on fixe x dansR, on désigne par αle nombre complexe1−ixet l’on pose Kn=

+∞

0

tne−αtdt.

a)Montrer que En appartient à I et exprimerEn(x)à l’aide de la partie réelle deKn. b)ExprimerKn en fonction de netα.

c)Expliciter E0(x),E1(x),E2(x).

d)Montrer qu’il existe une fonction β, définie sur N, à valeurs réelles, que l’on explicitera, telle que En(x) = 2 (n!) cos (n+ 1) arctanx

(1 +x2)β(n) . e)La fonction En appartient-elle àI ?

II — Transformée de Fourier de H0

Dans cette partie, on désigne par H0 la fonction définie surRparH0(t) =e−t2/2 et l’on se propose de déterminer la transformée de Fourier de H0 . Pour cela, on fixe xdans R.

1) On rappelle que +∞

0

e−u2du=

√π 2 .

En déduire que H0 est intégrable sur Ret calculer +∞

−∞ H0(t) dt.

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PSI* — 2019/2020 — D.M. 5 Page 2/3

2) On définit surR la suite de fonctions(gn)par :

gn(t) =t2ne−t2/2 pour toutn∈N.

a)Montrer que, pour tout nappartenant à N, la fonctiongn appartient à I. b)On considère l’intégrale In=

+∞

0

gn(t) dt, pourn∈N.

Établir une relation de récurrence entre In+1 etIn. En déduire une expression simple de In (2n)! . 3) Montrer la convergence de la série

n≥0

(−1)n x2n

2n·n! et préciser la valeur de sa somme.

4) Vérifier que la fonction définie surRpar t→e−t2/2cos (xt) est intégrable sur R. 5) Justifier avec soin l’égalité :

H0(x) = 2

+∞

n=0

(−1)n x2n (2n)!

+∞

0

t2ne−t2/2dt.

(On rappelle que : ∀θ∈R cosθ= Ree =

+∞

n=0

(−1)n θ2n (2n)!.)

6) Déduire de ce qui précède l’existence d’un nombre réel λ0, que l’on explicitera, tel queH00H0.

Problème B

Notations : on désigne respectivement par J l’intervalle ]−1,+∞[,F l’ensemble des applications de J dans R, B l’ensemble des applications continues et bornées sur R+ = [0,+∞[, à valeurs réelles et E l’ensemble des applications f continues sur R+, à valeurs réelles et telles que la fonction t→ f(t)

1 +t2 soit intégrable surR+.

Objet du problème

Dans la partie I, on définit une application linéaire T :f →T[f]sur E.

Dans la partie II, on étudie certaines propriétés des fonctions T[f],liées à la dérivation.

Dans la partie III, on étudie l’injectivité deT.

Partie I 1) Prouver queE est unR-espace vectoriel contenantB. 2) Vérifier que la fonction γ:t→√

tsintest élément de E, mais n’appartient pas àB.

On retiendra donc pour la suite du problème qu’un élément de E n’est pas forcément de signe constant, ni borné sur R+.

3) Soit f ∈ E. Montrer que, pour toutx∈J, la fonction t→ f(t)

1 +t2+x est intégrable sur R+. Dans toute la suite, pour f ∈ E, on note T[f]la fonction à valeurs réelles définie sur J par

∀x∈J T[f] (x) =

R+

f(t) 1 +t2+xdt.

4) Montrer que T :f →T[f]est une application linéaire deE dansF.

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Partie II Dans cette partie, f désigne un élément fixé de E.

1) Prouver que la fonction T[f]est de classeC1 sur J et que

∀x∈J (T[f])(x) =−

R+

f(t)

(1 +t2+x)2dt. (1)

2) a)Prouver plus généralement que T[f] est dérivable à tout ordre p sur J et exprimer (T[f])(p)(x) à l’aide de l’intégrale suivante :

Fp(x) =

R+

f(t)

(1 +t2+x)p+1dt.

b)Qu’obtient-on pour x= 0?

Dans la suite, on note, pour p∈N, Ip=

R+

f(t) (1 +t2)p+1dt.

3) a)Vérifier que, pour tout p∈N, on a :

R+

|f(t)|

(1 +t2)p+1dt≤

R+

|f(t)|

1 +t2dt. (2)

b)Montrer que, pour tout réel x dans l’intervalle ]−1,1[, on a : T[f] (x) =

p=0

(−1)pIpxp. (3)

c)On désigne par C(J,R) l’espace vectoriel des fonctions de classeC sur J, à valeurs réelles.

L’application T : E → C(J,R) f → T[f]

est-elle surjective ?

Partie III 1) Soit f un élément de E. On définit une fonction ΦsurR+ par

∀t∈R+ Φ (t) =

t 0

f(u) 1 +u2du.

a)Vérifier que la fonction Φest bornée sur R+.

b)Montrer que, pour tout k∈N,la fonction t→ tΦ (t)

(1 +t2)k+1 est intégrable surR+ et que

R+

tΦ (t)

(1 +t2)k+1dt= Ik

2k (4)

(où Ik a été défini dans la partieIIaprès la question II.2)).

Dans toute la suite de cette partie, on suppose que f ∈ KerT, c’est-à-dire que f ∈ E et T[f] est la fonction nulle sur J.

2) Montrer que, pour tout k∈N, on aIk = 0.

3) On considère la fonction ϕ: [0,1]→Rdéfinie par : ϕ(0) = 0 et ϕ(u) = Φ 1−u

u si u∈]0,1].

a)Montrer que ϕest continue sur [0,1]et que

∀k∈N

1 0

ukϕ(u) du= 0. (5)

b)En déduire que ∀u∈[0,1] ϕ(u) = 0(on pourra utiliser le théorème de Weierstrass : il existe une suite de polynômes qui converge uniformément vers ϕsur [0,1]).

L’application T est-elle injective ?

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