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Détermination des sections efficaces de la réaction D + D = p + T + 4,03 MeV à des énergies inférieures à 15 keV

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Academic year: 2021

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HAL Id: jpa-00236204

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00236204

Submitted on 1 Jan 1960

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Détermination des sections efficaces de la réaction D + D = p + T + 4,03 MeV à des énergies inférieures à 15

keV

D. Magnac-Valette, E. Lacombe, R. Bilwes, P. Cüer

To cite this version:

D. Magnac-Valette, E. Lacombe, R. Bilwes, P. Cüer. Détermination des sections efficaces de la réaction

D + D = p + T + 4,03 MeV à des énergies inférieures à 15 keV. J. Phys. Radium, 1960, 21 (2),

pp.125-126. �10.1051/jphysrad:01960002102012500�. �jpa-00236204�

(2)

125.

DÉTERMINATION DES SECTIONS EFFICACES DE LA RÉACTION D + D = p + T + 4,03 MeV

A DES ÉNERGIES INFÉRIEURES A 15 keV

Par Mme D. MAGNAC-VALETTE, E. LACOMBE, R. BILWES et P. CÜER,

Laboratoire de Physique corpusculaire, Faculté des Sciences. Strasbonrg.

Résumé.

2014

Nous donnons ici des valeurs de la section efficace de la réaction D + D ~ p + T au-dessous de 15 MeV au moyen d’une cible épaisse dans laquelle le deutérium est occlus. La connaissance de ces sections efficaces est nécessaire dans les calculs thermonucléaires.

Abstract.

2014

Values of the cross sections of the reaction D + D ~ p + T are measured below 15 MeV with a thick target containing absorbed deuterium. These cross sections are necessary in thermonuclear calculations.

LE JOURNAL DE PUYSIQUE TOME 21,FÉVERIER 1960

Il est important, dans le calcul de l’évolution des mélanges thermonucléaires de connaître avec

précision les sections efficaces pour le calcul des coefficients av > .

Avant ce travail, le dernier point expérimental

connu de la réaction précédente était à 14,4 keV [1].

A des énergies inférieures, la mesure présente de

grosses difficultés. Celles d’Arnold et Tuck (en

cible gazeuse avec fenêtre très mince, donc à faible intensité) devenait pratiquement impossible, le

nombre d’événements comptés étant trop faible.

Nous avons construit spécialement pour cette mesure, un petit accélérateur de deutérons à basse tension et gros débit [2].

Nous avons utilisé un courant d’environ 1 mA et

une cible épaisse de laiton fixée à 450 du faisceau incident et dans laquelle le deutérium est absorbé.

Elle est refroidie par un courant d’eau. Le détec- teur est l’émulsion photographique Ilford El de

50 pL, placée à 900 du faisceau incident dans un

angle solide de 0,016 stéradians.

Les deutérons réfléchis et les tritons de la réac- tion sont coupés par une fenêtre d’aluminium de 20 li. Les particules émises mesurées sont les pro- tons. Comme on les compte, leur longueur de

parcours n’a pas besoin d’être connue avec pré-

cision ni, partant, l’épaisseur de la fenêtre.

La difficulté des mesures à basse énergie vient de

la composition du faisceau incident (courant neutre

ou chargé), mais, nous le verrons ci-dessous, cette

difficulté sera éliminée en prenant pour I effectif

un nombre proportionnel à I mesuré dans un

domaine d’énergie limité, le coefficient de propor- tionnalité pouvant rester inconnu. La deuxième difficulté vient de la cible dont on ne connaît pas la

composition (M nombre d’atomes cibles par cm3),

et la troisième, de la connaissance de la perte d’énergie dans la cible deldx. D’autre part, la

cible étant épaisse, nous mesurons à l’énergie E la

contribution de toutes les sections efficaces, allant

de l’énergie 0 à l’énergie E.

Soit AN le nombre de protons émis dans l’angle

solide 4n, Nous mesurons en réalité, le nombre de protons émis dans l’angle solide à 900. En faisant

une correction d’anisotropie qu’on peut estimer d’après les expériences -à des énergies plus élevées

on peut calculer dN. Soit dN le nombre de protons

émis dans 47t pour une énergie donné,- E

N, le nombre de protons incidents, est propor- tionnel à la durée de l’expérience et à I mesuré.

Nous avons vérifié que nous avions bien satura- tion de la cible à énergie donnée :

M(dxjdE) et donc M restent constants, quels

que soient I et t, à température constante (qui est

°

celle de l’eau de refroidissement).

Nous avons ensuite ramené tous nos résultats à

une même valeur de It, ce qui nous donne

En dérivant l’équation (2) sous le signe

«

somme

»

nous obtenons dans un intervalle d’énergie donné

infiniment petit dE :

Nous traçons donc la courbe dérivée de N

=

f(E).

Dans la région de 25 à 15 keV, nous connaissons

(JE d’après les résultats antérieurs [1]. Nous pou-

vons donc en déduire NlVl dxlde en fonction de E.

Nons avons constaté que cette fonction variait en

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphysrad:01960002102012500

(3)

126

raison inverse de E comme le montre Je taMeau r’i dessous.

Nous avons extrapolé ce résultat aux valeurs

inférieures de E sans chercher à l’interpréter, car

nous ne connaissons rien sur l’occlusion du deuté- rium dans une cible sous l’effet d’un faisceau de

particules. Si on admet avec Fermi-Teller [3] et

Warshaw [4], qu’aux très basses énergies, le pou-

voir d’arrêt

-

deldx varie avec VE, ceci signifie

que pour des intervalles d’énergie très petits et égaux, M varie comme 1 Iv lE .

FIG, t.

-

Courbe des sec;tinns efficaces,

Cette hypothèse nous a permis ci ’évaluer cr de 15 à 7 keV.

Pour la même valeur de 7V que dans le tableau

précédant :

Comme on le voit, notre hypothèse sur la cons-

tance de A est vérifiée à moins de 1,5 % entre 25

et 15 keV ; 1,5 % étant largement inférieur aux

erreurs expérimentales supposées.

Erreurs sur a :

Pour déterminer d(ON), nous faisons une erreur

due au passage de la courbe intégrale à la courbe

différentielle et une erreur due à la statistique

faible. Ces erreurs sont de beaucoup les plus impor-

tantes.

Les erreurs provenant de la variation supposée

de M sont comprises dans l’erreur sur k :

BIBLIOCXIR,APHIE [1] ARNOLD, PHILLIPS, SAWYER, STOVALL et TUCK, Phys.

Rev., 1954, 93, 483.

[2] BILWES (R.), SELTZ (R.), SUFFERT (M.), LIESS (M.),

NEHLIG (J. J.) et MAGNAC-VALETTE (D.), J. Physique Rad., 1958, 19,183.

[3] FERMI (E.) et TELLER, Phys. Rev., 1947, 72, 399.

[4] WARSHAW (S. D.), Phys. Rev., 1949, 76, 1759.

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