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Tout pour redonner espoir aux maladesp. 3

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Academic year: 2022

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L' Echo d'Oran L' Echo d'Oran

Respecter les valeurs de notre société, défendre notre pays, servir nos compatriotes

Q u o t i d i e n n a t i o n a l d ' i n f o r m a t i o n

Dix-Neuvième année - Numéro 5878 - Mardi 5 Novembre 2019 - Prix 20 DA

E E E E E Q

Q Q

Q Q uelle poque !

P. 12-13

ALGER

Lutte contre la criminalité

Plus de 230 personnes arrêtées octobre dernier

P. 12-13

TIPASA

Un terroriste abattu par un détachement de l’ANP

SÉTIF

Hassan Hammar condamné à trois ans de prison ferme

Deux filles enlevées, libérées dans deux opérations distinctes à Mostaganem Deux filles enlevées, libérées dans deux

opérations distinctes à Mostaganem

Alors que les campagnes de sensibilisation sur les dangers des produits pyrotechniques s’intensifient

16.468 UNITÉS DE PÉTARDS ET OBJETS PYROTECHNIQUES SAISIS À ORAN

16.468 UNITÉS DE PÉTARDS ET OBJETS PYROTECHNIQUES SAISIS À ORAN

P. 12-13

Haï Ouarsenis

L’état du CW44 exaspère les habitants

P. 2

MERS EL KEBIR

Redynamiser les centres régionaux de référence de prise en charge des personnes atteintes du VIH Sida

Des eaux usées à profusion à la cité des 1600 logements

P. 2

SIDI EL BACHIR

Congrès international sur les urgences respiratoires

Plus de 400 participants attendus à El Bahia

P. 3

ORAN

Le retard des logements fait le mécontentement des postulants

P. 4

SIDI BEL ABBÈS

Installation du nouveau commissaire d’Etat près le tribunal administratif

P. 4

TLEMCEN

Envoi prochain d’une commission ministérielle conjointe pour une

expertise sur le CHU

P. 4

MOSTAGANEM

MCO

Les joueurs sont

unanimes : «Apprendre à enchaîner»

P. 24

Tout pour redonner

espoir aux malades

P. 3

(2)

Oran aujourd'hui

Mardi 5 Novembre 2019

2

Direction - Rédaction - Administration Haï Fellaoucène - Résidence « DJEBBARI » - Oran Tél-fax:(041) -75-54-65 (041)-75-54-66 (041)-75-54-67

website : www.echodoran.com

Email : [email protected] / [email protected] Bureau à Alger : Maison de la presse Tahar Djaout Place

du 1er Mai - Alger N°Tél-Fax: 021-65-46-09

Les manuscrits, photographies ou tout autre document adressés ou remis à la rédaction ne seront rendus à leurs propriétaires qu'a leur demande et peuvent être conservés par le journal par necessité légale.

Reproduction interdite de tous les articles sauf accord de la rédaction.

L'Echo d'Oran

Respecter les valeurs de notre société, défendre notre pays, servir nos

compatriotes.

Impression: Ouest S.I.O - Centre S.I.A Distribution: (MPS) Tél: 041 53 81 19

Directeur de la Publication

Abdelkader BELALIA

L’Echo d’Oran est édité par la SARL MONDE INFOS

Président Fondateur

Youssef DJEBBARI

Rédacteur en chef Slimane Bensayah

Directeur technique Mohamed TAOUTI

L'Echo d'Oran

32 A32 A32 A32 A32 A32 A 32 A32 A

Commentaire Belhouari S.

Lorsqu’ils sont sollicités par les adultes pour pren- dre part aux actions citoyennes, les enfants ré- pondent systématiquement présents en y ajou- tant l’enthousiasme propre à cette catégorie de la population. C’est ce qu’ont fait, récemment, des chérubins d’El Barki qui ont pris une part active à l’action de nettoiement de leur quartier.

Faut-il lancer un nouveau programme de réhabili- tation des anciens immeubles de la ville d’Oran ? La question mérite d’être posée lorsque l’on voit que des bâtisses apparemment « bien portantes»

présentant des risques pour les familles qui les occupent et pour les passants. Cela est le cas, notamment, d’une belle bâtisse sise au niveau de la rue des Sœurs Benslimane, au centre ville où un pan de la terrasse risque de se détacher de la structure et de tomber sur les passants.

Théoriquement, le quartier d’Ed-Derb est vidé d’une grande partie de ses habitants. Alors com- ment expliquer qu’en dépit du relogement de cen- taines de familles originaires de ce quartier, certai- nes continuent d’y vivre malgré les conditions de très forte précarité qui y sévissent.

Campagne de nettoiement de l’environnement immédiat du Complexe olympique

Plus de 100 tonnes de déchets éradiquées

Sidi El Bachir

Des eaux usées à profusion à la cité des 1600 logements

A

Sid el Bachir, les eaux usées de la cité des 1600 logements sociaux où sont relogées les familles de l’ex bidonville de cette agglomération depuis maintenant une année se déversent a ciel ouvert a une cin- quantaine de mètres plus bas que les bâtiments. En effet, à Sid el Bachir, commune de Bir el Djir, les eaux usées de la cité des 1600 lo- gements sociaux se déversent a ciel ouvert a quelque pas unique- ment des bâtiments dans une tran- chée creusée spécialement pour l’écoulement des eaux usées les- quelles se jettent dans les terres agricoles situées dans la partie basse au vu et au su de tous, cet- te scandaleuse situation qui con- tribue dangereusement a la pollu- tion de la nappe phréatique ne sem- ble inquiéter aucun responsable,

pire encore, à Quelques pas uni- quement des bâtiments, se dres- se une station de relevage à proxi- mité de laquelle une importante fosse septique ouverte dans la- quelle stagnent en grandes quan- tités les eaux usées dégageant des odeurs nauséabondes laisse en-

tendre que cette cité ne dispose pas encore d’un réseau d’assai- nissement des eaux usées et que la protection de l’environnement et la protection de la santé des personnes ne sont en réalité qu’un vain mot chez nous.

A.Bekhaitia

P

lus de 115 tonnes de dé chets ménagers et autres ont été enlevées et collec- tées à proximité du complexe spor- tif olympique en construction à Belgaid (commune de Bir El Djir), dans le cadre d’une vaste opéra- tion de nettoiement, a-t-on appris dimanche auprès de la cellule de protection de l’environnement de la wilaya d’Oran.

Cette opération, initiée samedi par cette cellule, a ciblé dix points noirs portant sur le transfert des déchets vers le centre d’enfouis- sement technique des déchets CET de Hassi Bounif, avec la mo- bilisation de 90 travailleurs, cadres et élus ainsi que des représentants

de la société civile, de 13 camions, 7 bennes tasseuses, d’un bulldo- zer et de 3 grues, a-t-on indiqué.

La même source a fait savoir que l’opération se poursuivra cette semaine pour éliminer cinq points noirs restants qui altèrent le pay- sage général de l’entourage de cette importante infrastructure sportive.

Pour rappel, l’entourage du nou- veau complexe olympique d’Oran enregistre un tassement considé- rable de déchets à travers les rues et au sien des cités d’habitation dont le volume s’est accentué après la grève de plus d’une se- maine de l’entreprise de collecte des déchets domestiques «Bir El

Djir Net» chargée de la couvertu- re de cette région.

La campagne de nettoiement est aussi organisée par la direction des Ressources en eau, celle des équipements publics, l’Agence de wilaya de gestion et réglementa- tion foncière, les communes de Bir El Djr, Arzew et Benfréha, les en- treprises de nettoiement d’Oran et des CET de la wilaya.

Le complexe olympique d’Oran prévu d’être réceptionné avec ses structures en juin 2020 est l’un des plus importantes infras- tructures devant abriter la 19e édition des Jeux méditerranéens prévus à Oran du 25 juin au 5 juillet 2021.

Mers El Kebir (haï Ouarsenis)

L’état du CW44 exaspère les habitants

L

es voies d’accès menant à haï Ouarsenis, un quartier plus connu sous le nom de (Sardina), dans la commune de Mers El Kebir, daïra d’Ain El Turck, sont dans un état de très forte dégradation. La plus affec- tée par ce fléau est, incontestable- ment, la route principale reliant haï Ez-Zouhour, (ex- Roseville) à celle de haï Ouarsenis. En effet, cela fait plusieurs années que cette voie de communication se trouve dans un état déplorable à telle en- seigne que les automobilistes éprouvent les plus grandes peines du monde à se frayer un passage.

Ainsi, les usagers du chemin de wilaya 44, cet important et straté- gique axe routier de la corniche oranaise, reliant haï Ez-Zouhour à

celui de haï Ouarsenis attendent avec impatience l’intervention des responsables concernés pour re- médier à cette situation, car l’état dans lequel se trouve cette voie de communication est on ne peut plus catastrophique.

«Cette route, autrefois très fré- quentée se trouve actuellement abandonné à son triste sort et bou- dée par les automobilistes depuis longtemps, ce qui a isolé notre vil- lage et a menacé sérieusement nos commerces. Tout le monde préfè- re prendre la nouvelle route de la corniche oranaise», se désolent des habitants de haï Ouarsenis que nous avons abordés sur les lieux. Les usagers de cette route souhaitent voir les pouvoirs pu- blics intervenir pour lancer des

opérations de réhabilitation au ni- veau de la partie la plus touchée par cet état de fait.

Lahmar Cherif M

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Oran aujourd'hui 3

tag

Mardi 5 Novembre 2019

Redynamiser les centres régionaux de référence de prise en charge des personnes atteintes du VIH Sida

Tout pour redonner espoir aux malades

Transfert de l’enfant cancéreux du CAC d’El Hassi vers l’EHU

«Une démarche légale»,

selon la DSP

Le transfert d’un enfant cancé- reux du centre anti-cancer (CAC) d’El Hassi vers l’EHU d’Oran est une «démarche légale», a affirmé la direction de la Santé et de la Population (DSP). «Ce garçon a été transféré parce que son âge dépasse 15 ans, seuil maximal d’admission au niveau du service d’oncologie pédiatrique du CAC», a expliqué le chargé de communication à la DSP, Dr.

Youcef Boukhari. La commission qui sera dépêchée par le ministère de la Santé pour enquêter sur la situation au niveau du CAC d’Oran, aborde- ra également le cas de cet enfant, a encore indiqué le chargé de communication à la DSP. Le directeur du CAC, Abed Mohamed a fait savoir, pour sa part, que «cet enfant doit subir une greffe de la moelle osseuse (allogreffe), qui n’est pas disponible au CAC, ce qui nécessité son transfert au service d’hématologie de l’EHU qui assure ce genre d’interven- tion». Une vidéo, qui a eu un large partage sur les réseaux sociaux, montre l’enfant et sa mère dans une ambulance sensée les transférer vers le service d’hématologie de l’EHU d’Oran, la maman en larmes déclarant qu’il s’agit de

«représailles» à des propos tenus par son fils lors de la visite du ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière dimanche, où il dénonçait un manque de médicaments et une mauvaise prise en charge au CAC.

Le directeur de la Santé et de la Population d’Oran a préconisé de «redynamiser» les centres régionaux de référence en matière de prise en charge des personnes atteintes du VIH Sida afin de réduire la

pression sur le Centre Hospitalo-universitaire de la wilaya.

I

nterrogé par l’APS sur le nom bre sans cesse croissant des malades pris en charge dans cette structure hospitalière en dé- pit d’un manque de moyens, no- tamment concernant la disponibi- lité des médicaments traitant cette maladie infectieuse atteignant l’im- munité, Boudaa Abdanaceur a es- quissé deux solutions : l’orienta- tion des malades des autres wi- layas vers leurs centres de réfé- rence ou l’attribution d’un budget

«spécifique» au CHU pour cou- vrir les besoins de tous les mala- des. «Le ministère, qui est au fait de cette problématique, peut op- ter à redynamiser les autres cen- tres de référence régionaux ou at- tribuer une enveloppe financière spéciale pour les médicaments du sida, qui permettra au CHU d’Oran de prendre en charge les malades qui souhaitent s’y soigner», a-t-il indiqué.

Redynamiser les autres centres de référence régionaux implique no- tamment d’assurer l’anonymat des malades et de leur garantir de gar- der le secret médical s’agissant leur maladie, a estime M. Boudaa.

Pour le directeur du CHU, Hadj Boutouaf, seule une commission ad-hoc serait à même d’apporter une solution au problème.

Selon lui, le service concerné prend en charge près de 4.000 malades de toute la région Ouest et Sud ouest du payas dont 900 seule- ment seraient issus de la wilaya d’Oran. A ses yeux, il s’agit d’une situation «inadmissible» car, a-t-il dit, il existe dans la région trois autres centres de référence pour la prise en charge du Sida, à Sidi- Belabès, Tlemcen et Bechar, qui bénéficient d’un budget pour as- surer les médicaments aux mala- des de la wilaya et des wilayas li- mitrophes.

Au titre de l’année 2019, le CHU d’Oran aurait consommé une en- veloppe de 80 milliards de centi- mes pour l’achat des médicaments de traitement du Sida. Les prévi- sions exprimées par la Chef de ser- vice des maladies infectieuses, le Pr. Nadjet Mouffok, de 150 mil- liards de centimes, ont été rejetées par le Conseil du médicament de l’hôpital, qui ne lui a attribué que 50 milliards de centimes avec une rallonge de plus de 30 milliards plus tard. Pour le directeur du CHU, qui met en avant la nécessité de rationaliser les dépenses, les be- soins exprimées par la chef sont

«exagérés». «150 milliards de cen- times ça représente 70% du bud- get du CHU d’Oran. Je ne peux pas accorder une telle somme à un seul service, alors que j’ai 62 autres», a-t-il argué.

La solution, selon lui, résiderait dans l’orientation des malades qui affluent sur le CHU vers les autres centres de référence. «Je ne com- prends pas pourquoi je prends en charge des malades de Sidi-Bela- bes, plus de 200 malades, alors qu’il existe un centre de référence dans cette wilaya», s’est-il excla- mé. Pour diminuer la pression sur le CHU, les autres centres doivent jouer leur rôle, surtout qu’ils ont un budget pour acquérir les médi- caments et suivre les malades, es- time ce même responsable, souli- gnant que l’article 7 de la loi sani- taire stipule que «chaque malade doit être pris en charge dans son lieu de résidence». M.Boutouaf considère que c’est l’équipe mé- dicale du service infectieux qui doit faire le travail pour orienter les malades vers les autres centres de référence.

Une consigne a été donnée dans ce sens au début de l’année 2018, a-t-il assuré. De son coté, le Pr Mouffok a soutenu que la ques- tion est «beaucoup plus comple- xe». «Déjà, l’article 7 ne s’appli- que pas aux malades du Sida, qui ont un statut particulier, leur don- nant le droit de choisir leur centre de référence», a-t-elle rétorqué.

Cette spécialiste dénonce par ailleurs «l’absence» d’une carto- graphie qui lui permettrait de sa- voir vers où orienter les malades des wilayas qui n’ont pas de cen- tre, comme Tiaret, Mascara, Mos- taganem et Ain Temouchent. Pour elle, la direction de l’hôpital doit

«prendre ses responsabilités et tracer cette cartographie».

LE SECRET MÉDICAL MIS À MAL

Par ailleurs, le Pr. Mouffok expli- que que même si, théoriquement, il semble facile de «renvoyer» un malade vers sa wilaya de résiden- ce, il y a des considérations qui dictent le contraire. «Déjà, je ne peux pas renvoyer un malade qui préfère se faire suivre dans mon service, pour des considérations humaines», souligne-t-elle. «En suite, certains malades ont peur que leur entourage apprenne leur maladie, avec toute la stigmatisa-

tion qui en découlerait, alors ils préfèrent se soigner ailleurs, dans une autre région», note-t-elle en- core. La solution, selon la chef de service, consisterait à allouer un budget «supplémentaire» pour l’acquisition des quantités suffi- santes de médicaments et permet- tre à chaque malade de choisir où se soigner.

«La prise en charge des malades du sida est une question très déli- cate et l’abandon du traitement, par manque de médicament ou par découragement, peut avoir des incidences sur la santé du malade, exposé à l’échec thérapeutique, et sur la société, car le malade rede- vient contagieux», dit-elle. En at- tendant que le problème soit ré-

glé, en adoptant l’une ou l’autre solution proposée par les respon- sables, les malades craignent le pire : se retrouver sans médica- ment. Après une protestation pu- blique, le 21 octobre dernier, les malades se sont regroupés à main- tes reprises à l’hôpital. Ils ont été également reçus par le directeur du CHU qui s’est engagé à assurer la quantité nécessaire de médica- ments graduellement jusqu’à la fin de l’année 2019. Un premier quota pour couvrir les besoins de 500 malades a été déjà réceptionné.

Terrifiés par l’idée de ne pas avoir leurs médicaments, les malades tentent de s’organiser en syndi- cat ou en association pour défen- dre leurs droits.

Congrès international sur les urgences respiratoires

Plus de 400 participants attendus à El Bahia

L

’Etablissement hospitalier universitaire d’Oran 1er-No vembre abrite, demain, un congrès international de pneu mologie. Selon la cellule de communication de l’EHU, la rencontre qui s’étalera sur deux jours est organisée par le ser- vice de pneumologie de l’EHU en partenariat avec l’Association oranaise de santé respiratoire (AORD) récemment crée. Cette manifestation scientifique verra la présence de plus de 400 par- ticipants venant de tout le territoire national, ainsi que des spé- cialistes et des experts français et tunisiens. La rencontre est axée sur les urgences respiratoires et les pathologies affectant l’appareil respiratoires.

Ce congrès s’inscrit dans le cadre de la formation continue des médecins généralistes et des résidents, en vue de leur permettre d’acquérir des nouvelles techniques et de mettre à jour leurs connaissances. À ce titre, des ateliers de formation sont au pro- gramme portant sur la ventilation non-invasive, les pneumopa- thies interstitielles : apport du scanner thoracique, l’exploration radiologique du médiastin et les dispositifs inhalatoires. Dans le même contexte, un prix des laboratoires SOPHAL sera décerné à la meilleure communication affichée d’un jeune chercheur, a-t- on fait savoir de même source. Plusieurs communications orales et affichées seront programmées, à savoir « Urgences dans un hôpital de jour en allergologie : diagnostic et prise en charge » présentée par Dr. H. Douagui d’Alger, « Une vision nouvelle de la pneumologie basée sur les données factuelles et la médecine per- sonnalisée», devant être présentée par Dr. E.Lemarie de Paris, « La place des corticoïdes inhalés dans la prise en charge de la BPCO» devant $être présentée par Dr. A. Bennani

d’Oran, « Prise en charge de la crise d’asthme chez l’enfant», présentée par Dr. A.Hamzaoui de Tunis. Il convient de noter qu’en marge de cette manifestation scientifique, un hommage sera ren- du à deux grands scientifiques qui viennent de nous quitter. Il s’agit de feu Pr. Guezza Laredj, pneumologue et du feu Dr. La- houel Abdelkader médecin anesthésiste réanimateur, fondateur du SAMU d’Oran.

Mehdi A

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Régions

Mardi 5 Novembre 2019

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Sidi Bel Abbès

Le retard des logements

fait le mécontentement des postulants

Mostaganem

Envoi prochain d’une commission ministérielle conjointe pour une expertise sur le CHU

Une commission ministérielle conjointe sera dépêchée pour une expertise sur le centre hospitalo- universitaire (CHU) de Mostaganem, a annoncé, dimanche à Mostaganem, Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Mohamed Miraoui.

Nécessité de revoir la carte sanitaire de la wilaya de Mostaganem

Le ministre de la Santé, de la Po- pulation et de la Réforme hospita- lière, Mohamed Miraoui a insisté, dimanche à Mostaganem, sur la nécessité de revoir la carte sani- taire de la wilaya et la mise en pla- ce d’une stratégie en adéquation avec les spécificités de la région et en harmonie avec la politique nationale de santé.

Dans un point de presse en marge de sa visite dans la wilaya de Mos- taganem, M. Miraoui a déclaré

«nous devons œuvrer pour met- tre en place une carte locale per- mettant de fournir de meilleures prestations sanitaires aux ci- toyens, de former des médecins, des paramédicaux et des gestion- naires et de couvrir l’ensemble des régions surtout à Sidi Lakhdar et Achaacha». La moyenne d’une polyclinique pour 32.000 habitants est loin de celle nationale (une po- lyclinique pour 25.000 habitants), ce qui nécessite de revoir le dé- ploiement et la répartition des éta- blissements sanitaires (cliniques et hôpitaux), a-t-il dit, prévoyant

un bond qualitatif dans la gestion après la promulgation de la nou- velle loi de la santé. «Une carte sanitaire doit assurer un équilibre entre différentes régions et une équité entre les citoyens en terme de prestations sanitaires en pre- nant en considération la spécifici- té de chaque région et les priori- tés pour pouvoir s’adapter à la po- litique nationale de la santé», a expliqué le ministre. Dans le même sens, il a ajouté que cette carte doit respecter le déploiement des res- sources humaines, du matériel médical et le renouvellement per- manent des équipements surtout de transfusion du sang.

Au sujet de la situation des trois établissements hospitaliers de Mesra, Bouguirat et Achaacha (60 lits chacune), Mohamed Miraoui a déclaré que tous les services doivent entrer en fonction durant le premier trimestre de l’année pro- chaine après la promulgation des textes juridiques et l’affectation des ressources financières et hu- maines pour ces trois structures.

E

n inspectant l’hôpital universitaire de Kharouba (est de Mostaganem), le mi nistre a souligné qu’une commission mi- nistérielle conjointe des ministères de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique devra effectuer, en collaboration avec la direction de la santé et la population, l’université de Mostaganem, le partenaire social et les conseils médicaux, une expertise sur le CHU.

Cette expertise permettra de prendre des déci- sions pour l’intérêt de tous, notamment les étu- diants de la faculté de médecine à l’université de Mostaganem qui effectuent actuellement des stages dans des hôpitaux hors wilaya, a-t-il indi- qué. Le ministre a sommé les entreprises de réa- lisation de respecter le calendrier des travaux dont le dernier délai qui est décembre 2019 et de fixer une date de réception de cette infrastructure sa- nitaire et des équipements qui ne devra pas dé- passer le premier trimestre 2020.

Le taux de réalisation de cette nouvelle infras- tructure sanitaire de 240 lits d’un coût global de 3 milliards DA, s’ajoutant à l’enveloppe d’équi- pement en matériel médical de 1,25 mil- liards DA, a atteint 96 pour cent, selon les explications fournies par les responsables du secteur.

Cette infrastructure sanitaire regroupe plusieurs services médicaux dont le service de chirurgie composé de 6 blocs opératoires, le service de radiologie, celui de médecine légale et un pa- villon des urgences médico- chirurgicales doté d’une piste d’atterrissage d’hélicoptères (se- cours) qui sera utilisé en cas d’urgences exter- nes.

Le ministre a visité un hôpital de 60 lits à Bou- guirat (27 km au sud de Mostaganem) et l’insti- tut national de formation supérieure paramédi- cale de Mostaganem.

Il a assisté à un cours sur l’accueil des malades et de leurs accompagnateurs dans les établisse- ments hospitaliers.

Saida

Remise des clés de 20 logements publics

locatifs à Hassasna

Les clés de 20 logements pu- blics locatifs ont été attri- buées à leurs bénéficiaires, dimanche dans la commune de Hassasna (Saida), a-t-on appris de l’APC.

Ces logements de type F3 ont été réalisés au village de Ta- mesna et les clés ont été re- mis aux bénéficiaires à l’occa- sion de la célébration du 65e anniversaire du déclenche- ment de la guerre de libération nationale.

La wilaya de Saida recense un important programme d’habi- tat de plus de

15.200 LPL dont 10.800 loge- ments réalisés et le restant est en cours, selon la direction de l’habitat.

Tlemcen

Installation du nouveau commissaire d’Etat près le tribunal administratif

Le nouveau commissaire d’Etat près le tribunal administratif de Tlemcen, Benaouda Nasreddine a été installé, lundi, en remplace- ment de Aliouche Farouk affecté au même poste dans la wilaya de Sidi Bel-Abbes.

L’installation s’inscrit dans le ca- dre du mouvement opéré par le chef de l’Etat dans le corps des présidents des tribunaux adminis- tratifs et commissaires d’Etat près les tribunaux administratifs, a sou- ligné le commissaire au conseil d’Etat Mohamed Bennacer, repré- sentant le ministre de la Justice, Garde des sceaux lors de la céré- monie d’installation, qui s’est dé-

roulée en présence du wali de Tlemcen, Ali Benyaiche et des autorités civiles et militaires de la wilaya.

Le mouvement est opéré sur des postes de qualité au sein du sec- teur de la justice, à l’instar des autres institutions de l’Etat en charge de concrétiser des pro- grammes nationaux, a-t-il déclaré.

Il a, en outre, appelé les présidents des tribunaux administratifs et le corps judiciaire à poursuivre leurs efforts afin de consacrer davanta- ge la loi et son application avec intégrité et objectivité et à œuvrer pour l’amélioration des prestations au profit des citoyens.

3ème salon national du produit algérien

20 exposants y participent

Des dizaines d’habitants de la commune de Sfisef se sont rassem- blés, le lundi matin, devant le siè- ge de la wilaya de Sidi Bel Abbès, pour réclamer le lancement des tra- vaux du quota de logements AADL et exiger de rencontrer le wali.

Les responsables locaux ont im- puté le retard dans le lancement du chantier, au retard de la dési- gnation du terrain, sauf qu’en réa- lité le terrain est disponible et ne reste que l’approbation du wali, pour le lancement des travaux de construction, ont déploré les con-

testataires. Les pères de familles ont besoin d’un toit où abriter leurs enfants et ont versé les tran- ches d’argent exigées et ont de- mandé l’intervention du premier responsable de l’exécutif pour ré- gler leur problème.

Dans la commune de Sidi Lahce- ne, le retard de l’affichage de la liste des bénéficiaires des loge- ments sociaux locatifs, a fait sortir les postulants de leur silence qui ont bloqué la route nationale 13 reliant leur localité au chef-lieu de Sidi Bel Abbès. Pour les habitants il n’y a pas de raison pour retarder

la distribution des logements à leurs bénéficiaires éligibles, et fai- re le bonheur des familles qui vi- vent dans l’exiguïté et la précarité.

Les manifestants ont refusé de quitter les lieux et libérer la route aux véhicules qui étaient con- traints d’emprunter d’autres chaussées. Un dispositif sécuritai- re a été déployé sur place pour calmer les esprits et y faire régner la sécurité. Il faut rappeler que 327 logements sociaux locatifs ont été distribués le mois de juillet écou- lé, aux habitants de la daïra de Sidi Lahcene. Fatima A

Le complexe sportif 24 février 1956, de Sidi Bel Abbès abrite depuis le lundi, le salon national du produit algérien dans sa 3ème édition, avec la présence de 20 exposants issus de plusieurs wilayas du pays.

Ce salon s’adresse à l’ensemble des entreprises algériennes et constitue une occasion pour l’échange d’expériences dans di- vers domaines et conclusion de conventions entre exposants, a indiqué le président de la chambre du commerce et de l’industrie de Sidi Bel Abbès, Mr Khantar, ainsi que la promotion du produit algérien. Selon l’organisateur de la manifestation économique, la si- tuation économique actuelle a empêché les entreprises industriel- les publiques de participer à ce salon. Selon toujours l’interlocu- teur, une exposition nationale réu- nira les petites et moyennes en- treprises et les micros entreprises pour leur permettre de vulgariser leurs produits et échanger leurs expériences.

Le wali a procédé à l’ouverture du salon, qui se prolongera jusqu’au

9 novembre, et sera une occasion pour les visiteurs d’acquérir des produits de qualité fabriqués lo- calement.

Fatima A

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Régions

Mardi 5 Novembre 2019

5

Il se tient à Alger du 7 au 9 novembre prochains

13éme Salon international de l’optique et de la lunetterie

Boumerdes

Le taux d’éradication des chalets porté à 65%

Blida

Une trentaine de participants au 4ème salon de l’artisanat et des métiers de la wilaya

Tizi-Ouzou

Lancement d’un projet de transformation des plantes médicinales au profit des femmes rurales

Un projet de transformation et de valorisation des plantes médicina- les a été lancé récemment par l’As- sociation pour la jeunesse inno- vatrice et l’environnement (AJIE) de Tizi-Ouzou au profit des fem- mes rurales, a-t-on appris de la vice-présidente Sid-Othmane Da- lila.

Ce projet, initié dans le cadre du programme de renforcement des familles géré par AJIE, est destiné aux femmes rurales en difficulté (is- sues de familles à faibles revenus, divorcées et sans ressources), afin de leur permettre de créer leur pro-

pre activité et avoir une source de revenus, a ajouté même Sid-Oth- mane.

Appelé «Projet pour la valorisa- tion des plantes médicinales, pour la préservation de la biodiversité dans la wilaya de Tizi-Ozuou», cette initiative à laquelle ont ad- héré jusqu’à présent 10 femmes, a pour finalité d’apprendre aux inté- ressées à extraire des huiles végé- tales (huile d’olive et de figue de barbarie) et essentielles (pistachier lentisque, laurier, lavande stoecha- de), a-t-on ajouté de même sour- ce.

Le taux d’éradication des chalets installés, à travers la wilaya de Boumerdés, au lendemain du séis- me du 21 mai 2003, est actuelle- ment estimé à 65%, a-t-on appris, lundi, auprès du wali.

«Ce taux d’éradication représente 9.690 chalets sur un total de 14.917 unités installées au niveau de 94 sites, à travers 28 communes de la wilaya au lendemain du séisme», a indiqué Yahia Yahiatene dans une déclaration, en marge de la poursuite de festivités de célébra- tion du 65ème anniversaire du 1 Novembre 1954. Les chalets res- tants, au nombre de 5.227, «seront démolis progressivement selon un calendrier qui sera dicté par l’état d’avancement des travaux de réa- lisation des projets de logements dans la wilaya», a-t-il ajouté, as- surant que le «délai fixé pour leur éradication ne saurait dépasser la fin 2020».

Depuis l’entame de ce programme d’éradication des chalets à la fin 2016, la wilaya a enregistré le relo- gement d’une population globale de prés de 40.000 âmes à travers 20 communes de la wilaya, avec la récupération d’un foncier global de plus de 800 ha, destiné à l’im- plantation de nombreux program- mes de logements et d’équipe-

ments publics, a encore signalé le chef de l’exécutif. «Au moins 4.000 logements, en cours de réalisation à Boumerdes et dont la réception est prévue avant fin 2019, ont été destinés au parachèvement du programme d’éradication des cha- lets, à travers la wilaya», selon une déclaration précédente du direc- teur local du logement, Nabil Ya- hiaoui. La réalisation de ces loge- ments s’inscrit, avait-il ajouté, au titre d’un programme global de 40.484 unités, toutes formules con- fondues, affectées à la wilaya de Boumerdes depuis 2003, dont 21.245 unités ont été attribuées à ce jour, au moment où 8.900 unités sont en réalisation, et quelque 3.600 autres unités enregistrent un retard dans leur lancement, en rai- son «d’un déficit en foncier», avait-il précisé.

La réception de ce programme de logements permettra l’éradication

«quasi totale des chalets à travers la wilaya, vers la fin 2019 et début 2020», exception faite de deux si- tes à Zemmouri et Corso, «dont la démolition est prévue pour 2020, pour cause d’un retard accusé dans leurs programmes de réalisa- tion de logements en raison d’un déficit en foncier», avait expliqué M. Yahiaoui.

L

a 13éme édition du Salon international de l’optique et de la lunetterie

«SIOL’Alger» se tiendra du 7 au 9 novembre 2019, à l’Ecole supérieu- re de l’hôtellerie et de la restaura- tion de Ain Benaïn, avec la partici- pation de près de 50 exposants.

«Notre ambition est de fournir la meilleure exposition et offrir aux professionnels de la filière l’espa- ce pour mettre en valeur leur sa-

voir-faire et leur compétence, de communiquer et de nous permet- tre de respecter notre engage- ment: celui d’assurer une qualité», indique dans un communiqué son organisateur, Rachid Hessas, di- recteur général de RH. Internatio- nal communication.

Cet espace promet à ses visiteurs

«une véritable exposition des pro- duits et articles de la filière de ver- res, de montures optiques, de lu-

nettes solaires, de lentilles de con- tact, d’équipements de maga- sins d’optique, d’accessoires de lunettes et des porteurs de pro- jets d’investissements», ajoute-t- il.

Il est à noter, enfin, la programma- tion, durant cette manifestation, de journées professionnelles animées par des experts nationaux et inter- nationaux de la filière ainsi que par des ophtalmologues.

Une trentaine d’artisans ont pris part, dimanche, à l’ouverture du 4eme salon de l’artisanat et des métiers de la wilaya de Blida, abri- té par la commune d’Ouled Aich.

«Cette manifestation est inscrite au titre du programme d’activités de la célébration de la Journée na- tionale de l’artisan (9 novembre)», a indiqué, le directeur de la Cham- bre d’artisanat et des métiers (CAM) de la wilaya, Saàdi Ait Zar- rouk, soulignant la diversité des produits mis en exposition entre habits et bijoux traditionnels, pâ- tes traditionnelles, objets décora- tifs et articles en bois, en cuivre, bougies, savon naturel...et bien d’autres.

Il a, également, mis en avant la coïncidence de ce salon, organisé en collaboration avec la direction locale du Tourisme et de l’Artisa- nat jusqu’au 7 du mois courant, avec les festivités de commémo- ration du 65ème anniversaire du déclenchement de la Guerre de li- bération nationale, à travers la pro- grammation, au dernier jour de la manifestation, d’une cérémonie en l’honneur d’un nombre de moud- jahidines ayant exercé un métier artisanal, à l’instar de la confec- tion et réparation des armes. De nombreux dispositifs publics d’aide à l’emploi prennent, égale- ment, part à cette manifestation, en vue d’informer le public visi-

teur sur les différentes opportuni- tés offertes en matière de finance- ment des projets du secteur, a ajou- té le même responsable. Il a fait part, en outre, d’une session de formation ouverte dans la matinée, dans le domaine de l’extraction des essences végétales et florales, et la distillation de l’eau de roses. La session d’une durée de cinq jours, profitera à 25 participants des wi- layas d’Alger, Blida, Biskra, Mé- déa, Ain Defla, et Djelfa, a fait sa- voir M. Ait Zarrouk, signalant son encadrement par des experts du domaine, qui présenteront aux bé- néficiaires concernés des cours pratiques et théoriques sur l’ex- traction des essences végétales et florales, et la distillation de l’eau de roses. Selon le responsable, le choix du thème de cette session de formation, «fort apprécié par les artisans, a été dicté par l’emplace- ment de la wilaya de Blida dans la plaine de la Mitidja, et sa richesse en différentes essences végétales et florales présentes notamment dans les monts de Chréa et la ré- gion de Hammam Melouane», a-t- il expliqué.

Une autre session de formation aura pour thème les méthodes de création et gestion d’une micro entreprise et l’accompagnement assuré par les dispositifs de sou- tien à l’emploi, a-t-il ajouté, par ailleurs.

LE RÊVE D’AVOIR UN LOCAL POUR VENDRE SES PRODUITS

De nombreux artisans ayant pris part à ce salon n’ont pas manqué d’exprimer leur ambition d’élargir leurs activités, «à travers l’obten- tion d’un local, outre l’écoulement de nos produits sur les marchés», ont-ils dit «car nos ventes sont généralement saisonnières», ont- ils déploré.

Ceci est particulièrement le cas de Mme. Guouzi Amel (47 ans), une artisane spécialisée dans la con- fection de gâteaux et pâtes tradi- tionnels, qui a assuré qu’elle exer- ce ce métier depuis 27 ans, à son domicile. Une situation qui ne lui permet pas d’élargir ses activités, déplore t elle, car travailler à la maison «constitue une entrave pour mon ambition, et une gêne pour ma famille», affirme cette dame, qui rêve d’obtenir un local.

Elle a, également, déploré l’existen- ce d’un autre problème relatif à la commercialisation des produits de l’artisanat. «Mon travail est prati- quement lié à la saison des fêtes, et autres occasions festives en tous genres. En dehors de cela, je suis pratiquement au chômage durant les autres jours de l’année», a-t-elle soutenu, lançant un appel en direction des autorités locales en vue de l’«affectation d’espa- ces commerciaux fixes pour les produits de l’artisanat, tout au long de l’année». Le même problè- me est posé pour Mokrani Aoua- tif (24 ans), une autre artisane spé- cialisé dans la confection de bou- gies, qui s’est également plainte d’exercer son travail «à domicile avec une amie».

«Nous vendons nos produits via les réseaux sociaux, et ceci re- quiert un effort considérable de notre part, sans compter le problè- me de cheminement du produit jus- qu’au domicile du client», a-t-elle raconté, non sans exprimer son ambition d’élargir son projet et d’avoir un espace, qui lui est pro- pre, pour exposer ses réalisations.

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Tamanrasset

Parc national culturel de l’Ahaggar

Valorisation de l’importance culturelle et naturelle de l’espace

Le projet de voie ferrée Laghouat-Djelfa livré avant la fin de 2020

Le projet du chemin de fer reliant Laghouat à Djelfa sur une distance de 110 km sera livré avant la fin de l’année 2020, a-t-on appris di- manche auprès des services de la wilaya de Laghouat.

Inscrit au titre du programme quinquennal de développement 2014/2019, le projet, dont les travaux de réalisation ont atteint un avance- ment de 70%, sera livré dans les délais impar- tis, a-t-on précisé. S’agissant des structures d’accompagnement du projet, les services de la wilaya font état d’un taux d’avancement de respectivement 25 et 20% pour ce qui est de la réalisation des gares de voyageurs et de mar- chandises, et autant pour l’ouvrage d’art en- jambant Oued M’zi et la route menant à la ville de Laghouat. Le wali de Laghouat Abdel- kader Bradai a, lors d’une tournée d’inspec- tion au chantier de ce projet économique et commercial, mis l’accent sur le respect de la qualité des travaux et des matériaux de cons- truction utilisées et des délais de réalisation.

La réalisation du projet de la ligne ferroviaire Djelfa-Laghouat a été confiée au groupe Cosi- der, alors que le suivi technique est assuré par des bureaux d’études nationaux, selon les ser- vices de la wilaya.

«La mise en service de cette ligne entre dans le cadre du programme de développement de la SNTF visant à améliorer la qualité des pres- tations destinées à sa clientèle», a affirmé le chef de la gare ferroviaire de Touggourt, Lotfi Hadj Saïd.

Une étude concernant notamment les aspects techniques et économiques a été retenue pour garantir le bon fonctionnement de l’ensemble des installations et évaluer la rentabilité com- merciale de cette desserte qui sera desservie par un train de longues distances offrant des compartiments couchettes de 1ère et 2ème clas- ses, a expliqué M. Hadj Saïd. Dans son trajet, l’autorail transitera par plusieurs gares, telles que Biskra, Ain-Touta (Batna) et Bordj Bou Arreridj en aller-retour, a-t-il ajouté.

La gare de Touggourt dispose actuellement d’une ligne express vers Constantine, desser- vie par un train Coradia d’une capacité totale de 254 sièges, dont 60 en première classe, et assurant trois voyages par semaine (aller et retour) entre Touggourt et Constantine via Biskra, Batna, El-Gourzi et El-Khroub, indique- t-on. Concernant l’extension du réseau ferro- viaire dans la wilaya d’Ouargla, les travaux du projet de la nouvelle ligne reliant Touggourt à Hassi-Messaoud, dont le coup d’envoi offi- ciel avait été donné en janvier 2013, enregis- trent un avancement «appréciable», selon la direction locale des transports (DT).

D’une longueur de 150 km (96 km voie unique et 54 km double voie), cette ligne ferroviaire en cours de réalisation entre Touggourt et Hassi- Messaoud, via la ville Nouvelle de Hassi-Mes- saoud y compris sa Zone d’activité logistique (ZAL), est appelée à insuffler une nouvelle dynamique au développement socio-économi- que de la région Sud-est du pays, a-t-on fait savoir. Cette ligne ferroviaire, qui englobera sur son tracé (150 km) trois (3) gares pour voya- geurs et une (1) autre de marchandises, en plus d’un (1) atelier de maintenance et une vingtai- ne d’ouvrages d’art, fait partie de la future bou- cle ferroviaire Sud-est projetée dans le cadre du Schéma directeur national des infrastruc- tures (SDSF).

Ouargla

La SNTF envisage l’ouverture d’une nouvelle desserte Touggourt-Alger

Des démarches sont entreprises par la Société nationale des transports ferroviaires (SNTF) pour l’ouverture d’une nouvelle desserte reliant Touggourt (160 km Nord d’Ouargla) à Alger, a-t-on appris dimanche auprès des responsables locaux de l’entreprise.

El Bayadh

Ouverture du tribunal administratif et installation de son président

Le tribunal administratif d’El Bayadh a été ouvert dimanche et son président, Medres Benziane a été installé, de même que Lakhdari Abdelkader au poste de commis- saire d’Etat près le tribunal.

Chiboub Felah Djelloul, président de la chambre au Conseil de l’Etat, qui a présidé cette cérémonie re- présentant le ministre de la Justi- ce Garde des sceaux, a indiqué que cette installation entre dans le ca- dre du mouvement opéré par le chef de l’Etat sur le corps des pré- sidents de tribunaux administratifs et commissaires d’Etat. Le mouve- ment dans les postes de qualité

au sein du secteur de la justice, à l’instar d’autres institutions de l’Etat, a pour objectif de concréti- ser des plans et programmes na- tionaux, a-t-il souligné. Le même responsable a appelé les représen- tants de l’appareil judiciaire à four- nir davantage d’efforts pour im- poser la force de la loi en applica- tion avec intégrité et objectivité des directives du ministre de la Justice Garde des sceaux. Le pro- cureur général près la Cour d’El Bayadh, Gouasmia Farid a souli- gné, en marge de cette cérémonie, que cet établissement judiciaire dont a bénéficié la wilaya d’El

Bayadh vient renforcer les juridic- tions dans le cadre du rapproche- ment du citoyen de la justice. Ce tribunal devra rendre un grand service à l’administration et au justiciable surtout leur épargnant les déplacements vers le tribunal administratif de la wilaya de Sai- da.

La cérémonie d’ouverture du tri- bunal administratif et l’installation de son président et de son com- missaire d’Etat s’est déroulée en présence du corps judiciaire de la wilaya, du wali Kamel Touchene et des autorités civiles et militai- res.

L’importance culturelle et naturel- le du Parc national culturel de l’Ahaggar et la préservation de son écosystème ont été mis en évidence à travers les diverses activités de sensibilisation lan- cées dimanche à Tamanrasset, dans le cadre de la célébration du 32ème anniversaire de la création de l’Office de ce parc national cul- turel (OPNCA).

Pour le directeur de l’office, Mah- moud Amerzagh, cette célébration s’assigne comme objectifs la vul- garisation, auprès du grand public, des diverses missions du parc dans la conservation des biens culturels et naturels de la région et les mécanismes réglementaires régissant les activités de l’Office.

L’évènement est mis à profit pour examiner les voies à même d’impli- quer le citoyen dans les efforts de préservation du milieu naturel du parc, en vue d’assurer la pérenni- té de son patrimoine et sa riches- se naturelle, legs important de la culture locale et nationale, a indi- qué le directeur de l’Office.

Une série d’activités culturelles et académiques ont été prévue pour la circonstance et consistent no- tamment en l’animation de « Por- tes ouvertes » sur le musée rele- vant de l’OPNCA, une vitrine scientifique sur les multiples com- posantes naturelles de ce vaste espace culturel. Au programme commémoratif figurent aussi l’or- ganisation de journées de sensi- bilisation (3-5 novembre), de cam- pagnes de vulgarisation au sein de la population et des profession- nels en vue de les faire adhérer aux opérations de protection des com- posantes du parc des menaces susceptibles de porter atteinte à sa valeur culturelle et naturelle, ainsi que l’implication des acteurs concernés, spécialistes, cher- cheurs et étudiants dans cette im-

portante mission, ont indiqué les organisateurs. Le menu de cette manifestation prévoit l’animation, au centre universitaire de Taman- rasset, d’une journée d’étude con- sacrée à l’examen de questions af- férentes aux actions et missions des éléments du parc, la vulgari- sation des missions réglementai- res dévolues aux membres de l’OPNCA et des contributions de l’Office dans la promotion de l’his- toire civilisationnelle profonde de l’Algérie.

L’on relève également la présen- tation durant cette manifestation du projet de préservation de la bio- diversité d’intérêt mondial et l’uti- lisation durable des services éco- systémiques dans les parcs cultu- rels en Algérie, mené en partena- riat avec le programme onusien pour le développement (PNUD).

Des ateliers de sculpture et de taille d’outils en pierre, ainsi que des jeux traditionnels sont aussi programmés, outre une cérémonie en l’honneur de personnalités ac- tivant dans le domaine de la pré- servation du patrimoine local. L’of- fice a procédé, depuis sa création en 1987, à la mise en place de 50

postes d’observation et de sau- vetage, de 11 portes d’accès, à l’appui des efforts d’un person- nel constitué de 477 travailleurs, dont 37 cadres universitaires. Ces derniers sont chargés du recense- ment des biens du parc, de la sur- veillance du patrimoine naturel et géologique, de la protection de la richesse faunistique et floristique, du suivi des conditions de préser- vation de l’écosystème, dont les reptiles, les animaux amphibiens (batraciens) et aquatiques (pois- sons) vivant dans ces sites d’in- térêt mondial et à vocation touris- tique. S’étendant sur plus de 633.000 km2, le parc, délimité en vertu du décret présidentiel 231/

87 (novembre 1987), couvre qua- tre zones différentes.

Il s’agit de la chaine montagneuse de l’Ahaggar (1ère zone), celle de Tifdest, Mertouk et Amedghour (2ème zone), les monts d’Arak, Ohanet et Amidir (3ème zone) et la région s’étendant de la forêt pétrifiée d’In-Ghar et Foggaret- Ezzoua aux limites de la pente d « El-Hadjadj » et l’entrée du pla- teau de Tademaït, a-t-on fait sa- voir.

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Distribution de LPL à Sétif

La liste préliminaire de bénéficiaires contestée

Skikda

Collecte «depuis janvier dernier»

de 13.000 poches du sang

Khenchela

53 nouveaux bus pour renforcer le transport scolaire à travers plusieurs communes

Un total de 13.000 poches du sang a été collecté depuis le début de l’année 2019 à travers différents centres du sang de la wilaya de Skikda et par le biais des équipes mobiles, a-t-on appris d’un cadre de la direction de la santé et de la population (DSP).

La quantité enregistrée durant cet- te période est jugée «appréciable», a précisé le chef du service de la population, également chargé du dossier de gestion du sang au sein cette direction, Nabil Derdache qui prévoit la collecte «de pas moins de 16.000 poches d’ici à fin de l’année 2019». Une quantité si- milaire (16.000 poches) a été recen- sée dans la wilaya par les mêmes services au titre de l’exercice 2018, a-t-il rappelé, ajoutant que l’objec- tif escompté est de réaliser la col- lecte de 1.200 poches par mois.

Une quantité qui est qualifiée «suf- fisante» pour répondre aux be- soins de la wilaya.

M. Derdache a fait savoir dans ce même contexte que près de 20.000 personnes se sont rapprochées durant cette période, des structu- res du secteur local de la santé,

pour faire don de leur sang. De- puis le début de cette année, 25 sorties destinées à la collecte du sang ont été effectuées dans la wilaya par les services concernés qui prévoient d’atteindre «30 sor- ties à la fin de l’année en cours».

En ce qui concerne les groupes sanguins rares, le même respon- sable a affirmé que le centre de wilaya du sang s’intéresse à ce sujet et compte des donneurs per- manents et des porteurs de grou- pes rares, notant qu’ en cas de besoin, «ces donneurs sont immé- diatement contactés par le cen- tre».

Les services de la police, de la pro- tection civile et les différentes col- lectivités locales, figurent parmi les instances publiques qui partici- pent régulièrement à ces opéra- tions de collecte de sang marquées également par une contribution des citoyens à travers actions pro- grammées dans les mosquées et des centres du sang des hôpitaux de la ville de Skikda et des struc- tures de santé des localités d’Az- zaba, d’El Harrouch et de Collo, a- t-on noté.

Le transport scolaire dans la wi- laya de Khenchela sera renforcé

«prochainement» par 53 nouveaux bus de marque Mercedes Benz à répartir à travers plusieurs commu- nes, a annoncé le wali, Kamel Noui- cer.

«Une correspondance émanant du ministère de l’Intérieur, des Collec- tivités locales et de l’Aménage- ment du territoire portant attribu- tion à Khenchela de 53 nouveaux bus de transport scolaire a été adressée à la wilaya», a indiqué Kamel Nouicer en marge des tra- vaux de la deuxième session de l’Assemblée populaire de wilaya (APW). Ces bus de la société al- gérienne de fabrication de véhicu- les (SAFAV) de Mercedes Benz de la wilaya de Tiaret, seront récep- tionnés «à partir de la semaine pro- chaine», a-t-il dit. La distribution

de ces bus se fera en fonction des besoins exprimés par chaque col- lectivité locale, a précisé le wali, faisant part de l’organisation «ces jours ci», à cet effet, de réunion avec les responsables du secteur locale de l’Education et des chefs de daïras. Selon le chef de l’exécu- tif local, la wilaya de Khenchela exploite actuellement 110 bus de transport scolaire pour plus de 7.145 élèves scolarisés à travers 21 communes, tandis que le défi- cit est évalué selon les services de la direction de l’Education, à 9 bus, un déficit qui sera rattrapé une fois les 53 nouveaux bus devant assurer 1.600 places supplémen- taires.

Les 53 nouveaux bus de transport scolaire seront mis en service «du- rant le mois de janvier 2020 au plus tard», a ajouté la même source.

Tébessa

15 autorisations de fonçage de puits délivrés en 9 mois

Plusieurs dizaines de citoyens ont observé un mouvement de protes- tation hier devant le siège de la wilaya de Sétif suite à la publica- tion de liste préliminaire des béné- ficiaires de logements publics lo- catifs (LPL), a-t-on constaté.

Les manifestants dont le rassem- blement a duré plusieurs heures avant de se disperser dans le cal- me ont exprimé leur mécontente- ment de ne pas figurer sur la liste

«après plusieurs années d’atten- te» et ont demandé, selon les dé- clarations de certains d’entre eux, de concrétiser les principes de

«transparence» et d’»équité»

dans la désignation des attributai- res. Ils ont également demandé de revoir les listes des 1.200 bénéfi- ciaires affichées à l’occasion de la célébration du 65ème anniversai- re du déclenchement de la révolu- tion de novembre.

Le wali Mohamed Belkateb a indi- qué que ces listes sont «prélimi- naires» et peuvent être «changées au travers des recours qui seront déposés à compter d’aujourd’hui et pendant 8 jours». Dans une al- locution adressée aux habitants sur les ondes de radio Sétif, le wali a souligné que les listes affichées ont été étudiées par les services

de la daïra et de l’Assemblée po- pulaire communale conformément aux critères légaux d’éligibilité à ce type de logements publics. Il a éga- lement assuré qu’un autre quota de 2.000 logements LPL sera dis- tribué «au plus tard au début de l’année prochaine», ajoutant que les études et enquêtes en prévi- sion de cette distribution sont en cours.

Dix (10) bureaux ont été ouverts au siège de la wilaya pour enre- gistrer les recours dont le délai de dépôt court à partir de ce diman- che, selon la cellule de communi- cation de la wilaya.

Au total, 15 autorisations pour le fonçage de puits destinés à l’irri- gation agricole ont été délivrées dans la wilaya de Tébessa au cours des 9 premiers mois de l’année 2019, a indiqué dimanche le direc- teur local des ressources en eau, Zaki Benchikh El-Hocine.

Le même responsable a précisé que ses services ont reçu 17 de- mandes de creusement de puits entre le 1er janvier et le 30 septem- bre derniers dont 15 ont été accor- dées. «Les autorisations sont sou- mises à plusieurs conditions men- tionnées dans les cahiers de char- ge ainsi et nécessitent des études techniques réalisées par une com-

mission spécialisée pour détermi- ner les potentialités en eau sou- terraine de la région», a fait savoir la même source.

Il a également rappelé que 17 auto- risations ont été délivrées en 2018 sur un total de 100 demandes for- mulées, soulignant que la priorité est accordée à l’alimentation des citoyens en eau potable confor- mément aux instructions du minis- tère de tutelle.

Dans le même contexte, M. Ben- chikh El-Hocine a révélé l’installa- tion «récente» d’une commission mixte intersectorielle regroupant outre le secteur des ressources en eau, la direction des services agri-

coles (DSA), les Assemblés popu- laires communales (APC) et l’agence nationale des ressources en eau (ANRH) pour étudier les demandes d’autorisation de creu- sement de puits notamment dans les communes frontalières.

A noter que la superficie agricole irriguée dans la wilaya de Tébes- sa représente 9% de la super- ficie globale avec 29.569 hectares irrigués sur un total de 312.175 ha.

La wilaya de Tébessa compte ac- tuellement 6 retenues collinai- res, un barrage et 6 périmètres d’irrigation, a conclu le res- ponsable.

Plus de 120 foyers des communes d’Ogla Melha et d’Ouenza raccordés au réseau de gaz naturel

Au total, 122 foyers des commu- nes d’Ogla Melha et d’Ouenza (Tébessa) ont été raccordés ré- cemment au réseau de gaz naturel, a-t-on appris auprès de la direc- tion de l’énergie.

Soixante -dix (70) foyers de la com- mune d’Ouenza (Nord de Tébes- sa) ont été raccordés, la semaine dernière, au réseau du gaz naturel, a indiqué la même source, préci- sant que cette opération, ayant nécessité la réalisation d’un ré- seau de distribution de 1,6 km, a coûté un investissement de 5,5 millions de dinars.

Aussi, 52 foyers de la commune d’Ogla Melha (Nord Est de Tébes- sa) ont été raccordés au réseau du gaz naturel à la faveur de la réali- sation d’un réseau de distribution de plus de 1 km, a ajouté la source, soulignant que cette opération, qui vise à approvisionner en gaz na- turel les localités enclavées de cet- te wilaya frontalière, a nécessité la mobilisation d’une enveloppe fi- nancière de l’ordre de deux (2) mil-

lions de dinars. Par ailleurs, 90 foyers de la commune d’Oum Ali (Sud de Tébessa) ont été raccor- dés au réseau d’électricité rurale, dans le cadre du programme quin- quennal 2010-2014, en vue d’amé- liorer le cadre de vie des citoyens de cette commune frontalière, a-t- on fait savoir de même source, sou- lignant qu’un montant de plus de 101 millions de dinars a été alloué pour la réalisation d’un réseau de distribution électrique de 36 km li- néaires.

La wilaya de Tébessa avait béné- ficié, au titre de l’année 2019, d’une enveloppe financière de plus de 600 millions de dinars, dans le ca- dre du Fond de garantie et de soli- darité des collectivités locales, pour le raccordement de 3.729 foyers de 43 cités et lotissements à travers 20 communes de la wi- laya au réseau d’électricité, ainsi que pour l’acquisition de 64 trans- formateurs et la réalisation d’un réseau de distribution électrique de 130 km.

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Evènement

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Le président du CNDH reçoit le président du Syndicat national des magistrats

Amendement du Code de procédure pénale

Nouvelles dispositions pour préserver les deniers publics et élargir les attributions de la Police judiciaire des services militaires

L

e président du Conseil na tional des droits de l’Hom me (CNDH), M. Bouzid Lazhari a reçu, dimanche au siège du Conseil, le président du Syndi- cat national des magistrats (SNM), Issaad Mabrouk, qui était accompagné des représentants du bureau exécutif du SNM, a indi- qué, lundi, un communiqué du CNDH.

La rencontre s’inscrit dans le ca- dre «des missions légalement con- férées au CNDH, notamment pour la prise d’initiatives louables»,

soulignant que les discussions

«ont porté essentiellement sur la situation actuelle du secteur, no- tamment le mouvement annuel des magistrats, opéré le 24 octobre 2019», a précisé la même source.

La délégation «a présenté un ex- posé détaillé sur la situation pré- occupante que connaît le secteur, réaffirmant sa pleine disposition à contribuer à la résolution de ce problème qui doit être réglé sans délai». De son côté, le président du CNDH a promis à la délégation

«de transmettre, aux autorités con-

cernées, ses propositions visant à résoudre la crise», appelant tout un chacun à faire preuve de haut sens des responsabilités pour aboutir à une solution qui préser- ve l’intérêt suprême du pays».

«Le CNDH a saisi, cette occasion, pour exprimer sa profonde préoc- cupation quant aux échauffourées enregistrées au niveau de la Cour d’Oran», selon le même communi- qué, appelant les autorités publi- ques à agir selon les règles de pro- fessionnalisme, adoptées tout au long du Hirak populaire et exhor-

tant le corps des magistrats à se comporter de façon à préserver leur statut de magistrat et leur in- dépendance».

Le ministère de la Justice avait af- firmé, dimanche, dans un commu- niqué, au sujet de la grève des magistrats, «être ouvert à toute initiative dans le cadre du dialo- gue sérieux, respectant l’indépen- dance des institutions, les droits du magistrat, les intérêts des jus- ticiables et l’intérêt suprême de la société». Le ministère avait an- noncé la programmation d’une

deuxième session ordinaire du Conseil supérieur de la Magistra- ture (CSM), au cours de la troisiè- me semaine du mois de novembre pour examiner les recours intro- duits au sujet du mouvement an- nuel des magistrats», appelant

«l’ensemble des magistrats, qui s’estiment lésés à introduire leurs recours qui seront

tranchés dans le cadre des dispo- sitions de l’article 19 de la loi rela- tive à la composition du Conseil supérieur de la Magistrature, ses actions et ses prérogatives».

Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Belkacem Zeghmati a af- firmé, dimanche à Alger, que le pro- jet de loi amendant le Code de pro- cédure pénale visait «la préserva- tion des deniers publics», à tra- vers la facilitation de la mise en mouvement de l’action publique et «l’annulation des contraintes qui faisaient obstacles à la Police judiciaire lors de l’accomplisse- ment de ses missions».

Lors de son exposé devant la Com- mission juridique de l’Assemblée populaire nationale (APN), M. Ze- ghmati a indiqué que l’amende- ment du Code de procédure péna- le avait pour but de «consolider et renforcer le cadre juridique de lut- te contre la criminalité, à travers l’abrogation des dispositions à effet négatif sur la mise en mouve- ment de l’action publique et son exercice par le ministère public d’une part, et celles faisant obstacles à la Police judiciaire lors de l’accomplissement de ses mis- sions, d’autre part».

Pour ce faire, le projet de loi pro- pose l’abrogation des articles 6 bis, 15 bis, 15 bis 1 et 15 bis 2 du Code de procédure pénale relatifs aux conditions de mise en mouvement de l’action publique pour les cri- mes en lien avec les deniers pu- blics, ainsi que les attributions et missions des officiers de la Police judiciaire relevant des services militaires de sécurité.

MISE EN MOUVEMENT DE L’ACTION PUBLIQUE POUR LES CRIMES EN LIEN AVEC

LES DENIERS PUBLICS

Le texte propose également l’amendement de l’article 207 rela- tif au contrôle par la chambre d’ac- cusation de l’activité des officiers de Police judiciaire, notamment par la révision des mesures mise en place en vertu de la loi de mars 2017 portant habilitation des offi- ciers de Police judiciaire à l’exerci- ce effectif des attributions liées à cette qualité. Les mesures prévues

par le Code de procédure pénale de juillet 2015 ont vu l’introduc- tion de la condition de la plainte préalable des organes sociaux de l’entreprise économique pour la mise en mouvement de l’action pu- blique à l’encontre des dirigeants des entreprises économiques dont l’Etat détient la totalité des capi- taux ou à capitaux mixtes, pour des faits de gestion entrainant le vol, le détournement, la dégradation ou la perte de deniers publics ou privés.

Pour M. Zeghmati, le texte dudit article qui se voulait une sorte de protection des dirigeants des en- treprises économiques, tenus à l’abri des poursuites judiciaires qui pourraient être infondées au re- gard de la nature de leur travail, avait des répercussions «très né- gatives» sur la mise en mouve- ment de l’action publique pour les crimes en lien avec l’argent public.

Ces dispositions, ajoute le minis- tre, constituent un «obstacle» qui entrave l’activité des juridictions, en général, et du ministère public, en particulier, en raison de la posi- tion et des agissements des repré- sentants des organes sociaux des entreprises, lesquels «s’abstien- nent de porter plainte»contre les auteurs d’actes criminels, arguant de l’absence de la qualification pénale des actes objet d’enquête, qu’ils estiment, de bonne foi ou sciemment, être de simples «er- reurs de gestion qui ne s’apparen- tent pas à des crimes», alors que cela relève des prérogatives exclu- sives du juge.

Cette position étant répandue chez les représentants de ces en- treprises, les dispositions incluses dans l’article 6 bis constituent

«une véritable entrave juridique qui se répercute négativement sur le rendement du ministère public et de la Police judiciaire et réduit leur efficacité dans le domaine de la lutte contre le crime économi- que», a ajouté le ministre, estimant que l’abrogation de cet

article et le retour aux règles et prin- cipes juridiques consacrés en ma- tière d’enquêtes et de poursuites

«est à même de renforcer la pro- tection des deniers publics et la lutte contre les crimes financiers».

ELARGISSEMENT DES ATTRIBUTIONS ET MISSIONS DES OFFICIERS DE POLICE

JUDICIAIRE RELEVANT DES SERVICES MILITAIRES DE SÉCURITÉ ET CONTRÔLE DE

LEUR ACTIVITÉ

L’article 15 bis du Code de procé- dure pénale, introduit en mars 2017, a limité les missions de la police judiciaire des officiers et sous-of- ficiers relevant des services mili- taires de sécurité aux crimes d’at- teinte à la sûreté de l’Etat prévus dans le Code pénal, ce qui a réduit le rôle de cet organe dans les re- cherche et investigations relatives aux crimes».

La pratique sur le terrain a montré que la limitation des missions de ce service à certains crimes «a im- pacté négativement sur le dérou- lement» des investigations et des enquêtes dans des affaires de droit commun, notamment les affaires de corruption et d’atteinte à l’écono- mie nationale, dont les crimes transfrontaliers.

Partant de ce constat, le ministre a jugé impératif d’»élargir le domai- ne de compétence» dans ce corps de police judiciaire pour englober tous les crimes prévus dans la lé- gislation pénale

Quant au contrôle de l’activité des officiers de police judiciaire rele- vant des services militaires de sé- curité, le projet de loi propose l’amendement de l’article 207 rela- tif au contrôle de l’activité des of- ficiers de police judiciaire, confié à la chambre d’accusation qui est saisie par le procureur général con- cernant les manquements relevés à la charge de ces officiers de po- lice judiciaire dans l’exercice de leurs missions.

Compte tenu de la qualité de mili- taire dont jouissent les officiers de

Police judiciaire relevant de la Gen- darmerie nationale et des services militaires de sécurité, le Procureur général territorialement compétent se charge d’informer le Procureur général militaire sur le cas de sai- sine, si l’officier de police judiciai- re concerné relève du corps de la Gendarmerie nationale.

S’il s’agit d’un officier de Police judiciaire relevant des services militaires de sécurité, le Procureur général près la Cour d’Alger en- gage les procédures de saisine de la chambre d’accusation de ladite cour, seule habilitée à trancher ce type de manquements, et ce après consultation du Procureur géné- ral militaire territorialement compé- tent, lequel doit émettre son avis dans un délai n’excédant pas 15 jours.

PROPOSITION D’ABROGATION DE LA CONDITION D’HABILITATION DES OFFICIERS

DE POLICE JUDICIAIRE À L’EXERCICE EFFECTIF DES ATTRIBUTIONS LIÉES À CETTE QUALITÉ

Ledit projet de loi présenté devant la Commission juridique, propose également l’abrogation des deux articles 15 bis1 et 15 bis2 du Code de procédure pénale, lesquels sti- pulent que l’officier de Police ju- diciaire n’est en mesure d’exercer, de manière effective, les attribu- tions liées à sa qualité qu’une fois habilité, sur décision du Procureur général près la Cour de justice dont la compétence territoriale comprend le siège professionnel de l’officier en question, et sur proposition de l’autorité adminis- trative dont il relève.

Le même article confère cette pré- rogative au Procureur général près la Cour d’Alger, concernant les officiers de Police judiciaire rele- vant des services militaires de sé- curité, a précisé le ministre, esti- mant que cette décision avait «im- pacté négativement» le fonction- nement des services de Police ju- diciaire en réduisant l’efficacité de leurs performances, du fait de la

lenteur des procédures d’habilita- tion, outre la condition de renou- vèlement des procédures à chaque fois que l’officier concerné est transféré d’une Cour à une autre.

Mises en œuvre depuis plus de deux ans,ces dispositions étaient à l’origine de l’exclusion, des pro- cédures d’habilitation, de nombre d’officiers de Police judiciaire, en vertu des missions qui leur sont assignées en dehors de celles de Police judiciaire, par l’autorité administrative dont ils relèvent, ou pour non accomplissement des missions de Police judiciaire de manière permanente.

Pour M. Zeghmati, cette procédu- re d’habilitation «a montré ses li- mites en matière de performances de la Police judiciaire et n’a appor- té aucun plus à la qualité de ses prestations, d’où la nécessité de son annulation».

Le projet de loi prévoit, par ailleurs, l’amendement du conte- nu des articles 15 et 19 du Code de procédure pénale en vue d’adap- ter l’appellation d’officiers et agents de Police judiciaire de la Gendarmerie nationale et des ser- vices militaires de sécurité à celle consacrée dans les textes juridi- ques et réglementaires régissant ces deux corps.

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