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Quelques observations concernant un article intitulé « sur l'équation de Dirac »

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(1)

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Quelques observations concernant un article intitulé “

sur l’équation de Dirac ”

Al. Proca

To cite this version:

(2)

QUELQUES

OBSERVATIONS CONCERNANT UN ARTICLE

INTITULÉ

« SUR

L’ÉQUATION

DE DIRAC »

(1)

Par Al. PROCA.

Institut

Henri-Poincaré,

Paris.

Sommaire. 2014 L’auteur précise, du point de vue mathématique la relation qui existe entre les quatre composantes classiques de la fonction d’onde de Dirac, et les seize compo-santes introduites dans l’article cité.

1. Position du

problème. -

Soit H l’hamiltonien de l’électron de Dirac. On

inter-prète généralement l’équation symbolique

de Dirac

comme

l’équivalent

de

quatre

équations

aux dérivées

partielles

entre les

quatre composantes

de

~.

Cela revient au fond à admettre

que ~

est une matrice à une seule colonne un

produit

matriciel.

L’idée fondamentale de l’article cité consiste en l’observation

que ~

étant inconnue dans

l’équation Flf == Gon

ne sait rien

à JJr1’ori

surle nombre de ses

composantes ;

doit donc?

être en

général

considéré comme une matrice à

quatre

lignes

et

quatre

colonnes. On

peut

observer que F est un

quadri uaternion ; b

doit donc

être,

lui

aussi,

un

quadriquater-nion et

l’expression

li§

sera alors

simplement

le

produit

algébrique

de F et de

’f.

Le but de la

présente

note est de mettre en évidence les différences

qui

existent entre

la manière

classique

de

procéder

et celle

proposée

dans l’article

cité,

et de

préciser

ainsi le caractère de la

généralisation

obtenue. Accessoirement nous montrerons comment on

peut,

en utilisant les

quadriquaternions,

retomber sur le cas

particulier

qui

conduit aux résultats

classiques

de

Dirac ;

en effet

le ~

classique,

ensemble de deux

spineurs,

peut

parfaitement

être

représenté

par un

quadriquaterninn

à

restrictions,

c’est-à-dire par un

quadriquaternion

dont les

composantes

sont soumises à certaines conditions. Il

s’agit précisément

de trouver

ces conditions et de leur donner une forme

simple.

En dehors du fait

qu’elle

nous

renseigne

sur la différence

qu’il

y a entre le

classique,

et le ~

général,

cette manière

d’interpréter l’équation

de Dirac la rend

beaucoup

plus

maniable et

simplifie

énormément sa résolution surtout dans le cas

général,

ainsi que nous

essaierons de le montrer dans un

prochain

article.

2.

Changement

de base. - Le

système

des

quadriquaternions

est défini par 16

quel-conques d’entre eux,

qui

forment ce

qu’on

appelle

une base.

Jusqu’à

présent

nous avions choisi comme base les 16 unités suivantes

(2) :

les a sont définis par

(1) Journal de

Physique,

t. 1. (1930), p. 2’~5.

(2) Nous utilisons ici la notation généralement adoptée pour les matrices de Dirac.

(3)

Toute combinaison linéaire de ces nombres est un

quadriquaternion

et

peut

être

prise

-comme base.

Or, d’après

un théorème tout-à-fait

général,

le

système simple

d’ordre 16 - 4,

que forment les

quadriquaternions,

peut

se définir au

moyen des

16 unités

(i, ~; =1, ~,

.3,

4)

idempotentes,

telles que

D’après

ce

théorème,

il existe donc des combinaisons linéaires des a, satisfaisant à

(3),

eut

inversement,

des combinaisons linéaires des e~~ satisfaisant à

(2).

Il est facile de former,

-effectivement une telle combinaison.

Prenons,

en effet :

Les zk

définis par

(4)

satisfont à

(2)

si l’on tient

compte

de

(3).

La solution

(4)

n’est évidemment pas la seule : les nombres

S-1akS

satisfont

également

(2),

les étant

égaux

à

(4)

et S étant un

quadriquaternion quelconque

de la forme S =

!.Sike il.’

Le

système

d’unités

(3)

a une

interprétation

extrêmement

simple.

Les matrices

ayant

des éléments nuls

partout

sauf au croisement de la iième

ligne

avec la

colonne,

satisfont .à

(3)

et

peuvent

donc

représenter

les unités

(3).

Le passage des x aux ei, est donc

parallèle

à

la

représentation

matricielle des a.k.

Si les ei, sont

représentés

par de telles

matrices,

(4)

représentent justement

les matrices

.,des ak

dans la

représentation

dans

laquelle a*

est

diagonale;

par

exemple

Le

système

des eik n’a pas seulement

l’avantage

d’être

plus général;

il est aussi d’un

..emploi beaucoup plus

commode

(1).

En

partant

des

expressions (4)

on

peut

écrire toutes les unités x en fonction des eik et

vice-versa. On a, en effectuant les calculs :

~

Tout

quadriquaternion

peut

s’exprimer

maintenant en fonction des eik’

(t) F. SAUTER, Z.

Physik.,

63 (1930), p. 803; 64

(~930),

p. 295; 69 (i93~), p. ’~~2, employant au fond ce

système, sans le mentionner explicitement, a résolu élégamment un certain nombre de problèmes sans

(4)

Par

exemple,

prenons celui

qui apparaît

dans

l’équation

de Dirac écrite sous la forme

classique :

On aura :

3. Formules

générales. -

Un

quadriquaternion

quelconque

’~

s’écrit :

les

§

étant des nombres ordinaires. Il sera

commode,

pour la

suite,

de

séparer

les indices

et d’écrire

ou

donc

Dans

chaque

C;

tous les e ont le second indice

égal

à s,

et dans

chaque

L,,

tous les e ont leur

premier

indice

égal

à r.

On a, en tenant

compte

de

(3) :

et

Comme cas

particulier,

on

peut

prendre

qui

donne,

au facteur eu

près,

la valeur des

composantes

YSi’

Si l’on veut se débarrassser de ce facteur on

prendra :

On

peut

aussi écrire : 1

Posons

on aura :

4.

Equation

symbolique

de

Dirac ;

interprétation générale. -

Cela

étant,

con-sidérons

l’équation

de

Dirac,

que nous

écrirons,

pour

abréger

(5)

h ~ po

+

~--

a~~~., -~-

(J..3PJ + est un

quadriquaternion

qui

s’écrit dans la base eik

sous la forme F =

1 +°j,e;j, ;

les

F,,

sont donnés par les

expressions

(6).

Considérons

l’expression

(13)

dans son sens le

plus

général :

~! doit

être un

quadriqua-ternion à 16

composantes

de la forme

et F,~

un

produit

algébrique.

En

multipliant

F et en annulant les coefficients des 16 unités

hypercomplexes

a,,, on obtient 16

équations,

qui

ont été

indiquées

dans notre article

précédent.

Par addition

après multiplication

avec des facteurs convenables on

peut

voir

qu«elles se

réduisent en

fait,

à

quatre

équations

distinctes.

Ce

résultat,

indiqué

dans l’article

cité,

n’est

cependant

pas commode à obtenir en

partant

de la

représentation

x, mais il

apparaît

immédiatement et

’~

sont écrits au

moyen de la base e;~. En

effet,

écrivons F

et ~

comme suit :

En tenant

compte

de

(3),

on voit que les termes

rectangles

se détruisent et il reste

Les 16

équations équivalentes

à

(13)

se

partagent

donc en

quatre

groupes de 4

équations

chacun

Il est inutile

d’insister,

ce calcul consistant à

multiplier lignes

par colonnes les matrices

représentatives

de F et de

If.

On

peut

en tirer

cependant

des résultats intéressants.

Remarquons

que les

quatre équations

du groupe 1 sont distinctes en

général;

mais les

équations

des autres groupes n’en

diffèrent

que par le des inconnues. De

plus

ces

équations

sont

homogènes.

Il est donc clair

qu’il

suffira de trouver la solution de

quatre

équation

seulement,

pour résoudre

l’équation générale

de

Dirac,

avec à 16

composantes,

Soit

la solution des

équations

du groupe

1 ;

elle

dépend

d’un certain nombre de

cons-tantes et de fonctions arbitraires. Les solutions des autres groupes différeront de celle-ci

uniquement

par le choix de ces constantes et fonctions arbitraires.

Le

général

sera alors une fonction de

(17)

contenant en outre des fonctions arbitraires dont on ne voit pas clairement le rôle de la

façon

dont nous avons conduit le calcul. Mais cela ne nous occupera pas pour l’instant

(1).

Deux cas

particuliers

sont intéressants. Le

premier

est celui où l’on choisit

(6)

les mêmes

j’onctions

arbitraiJ’es pour les solutions de tous les

quatre

groupes. On a alors

c’est-à-dire

.1 j

~.et

le ~ général

s’écrit

Nous

appellerons

solution « normale ».

Mais on

peut

encore

prendre

comme solution du

système

(16)

la solution

(17)

du pre-mier groupe et pour les autres inconnues

’fuv

(u

=

1,

2,

3,

4 ; v

=

2,

3,

4)

la valeur

zéro,

,qui

est manifestement une solution de

(16).

Le

1-

correspondant

est alors

YD-ejlAj

-~-

+

e3j A, ~’

(

Dans la

représentation

par matrices

le ~

du

premier

cas,

(19),

est une matrice dont toutes les colonnes sont

identiques,

tandis que celui du deuxième cas est une matrice dont les éléments des trois dernières colonnes sont nuls. On

pourrait envisager

évidemment des

cas intermédiaires. ’

Revenons au cas

général.

Pour trouver la solution

générale

il suffit donc de résoudre

dans toute sa

généralité

le

système

du groupe 1 et trouver les

quatre

fonctions inconnues

A1, ~42, A3,

A4.

Or,

ce

système d’équations

fondamentales est

identique

au

système

de

Darwin,

c’est-à-dire aux

équations

ordinaires

qu’on

déduit de

l’équation

symbolique

par le

procédé

de Dirac. Il suffit pour s’en assurer d’écrire

explicitement

les

équations

du groupe

I,

compte

tenu des valeurs de

F,,,

qui

sont données par

(6).

..

Les

A,, A2, A3, A,

sont donc

identiques

à ce

qu’on appelle

les

quatre cOlnposantes

classiques

de la

fonction

d’onde. Il suffira de connaitre dans toute leur

généralité

ces

quatre

composante,

pour en déduire la solution

générale.

Mais du fait

qu’il n’y

a que

quatre

grandeurs qui déterminent Û

ne découle en aucune

façon

une

expression

définie

pour

celui-~i;

cette

expression

peut

être

(19),

(20)

ou une autre.

5.

Equation

symbolique

de Dirac.

Interprétation classique. -

Les

équations

.de Darwin se déduisent de

l’équation

(F~~ )

~ 0 en considérant comme une matrice et en

définissant le «

produit

»

(F~)

au

moyen de

quatre composantes

g, , ~2,

~4-

de la fonction -d’onde

par les

relations de définition du

produit

matriciel

(h,c~) :

Avec ces notations si l’on écrit

l’équation

(7)

Dirac il est inutile de passer par la définition

(21);

il suffit d’écrire

l’équation générale

sous

forme d’un

produit algébrique

de deux

quadriquaternions F et ~

.et de restreindre

la ,généralité

de dont toutes les

composantes,

sauf celles de la forme doivent être nulles :

Les

quatre composantes

non nulles sont les

composantes

de Dirac.

Mais remarquons que,

d’après (3),

spi 9

est un

quadriquaternion quelconque

on aura

toujours

-Donc

l’équation

où F est connu

et ~

un

quadriquaternion

général

inconnu,

nous conduira aux

équations

de

Darwin entre les

composantes

les

autres

composantes

étant arbitraires.

La solution de Dirac n’est

donc

qu’un

cas

particulier

de la solution

générale ;

elle

cor-respond

à

(20).

Nous pouvons enfin tirer la

règle pratique

suivante : Pour résoudre

l’équa-tion

classique

de

Dirac,

il suffit de trouver une

solution

de

l’équation générale

"F 0

(où

le

premier

membre est un

produit

de deux

quadriquaternions) et de

la

n’lultiplier à

droite par err, r étant l’un

quelconque

des nombres

1, 2,

8,

4. Cette

règle

semble réduire le

simple

au

compliqué; quelquefois cependant

la

symétrie plus grande

de

l’équation générale

rend le calcul et la notation

plus

faciles et

permettent

en tout cas de mieux saisir les

rap-ports

entre les diverses

grandeurs

du

problème.

Passons maintenant aux oc. - Posons

ou encore, en

remplaçant

les e par les a et en

posant bii == ~i

Il suffira de

multiplier algébriquemeîzt

cette

expression

avec

et d’annuler les

coefficients,

pour résoudre suivant la manière même de Dirac son

équation

et retrouver les

quatre composantes

classiques (1)

’ft, ’f2’ ~3, ’f4’

Ce

procédé

n’a pas seulement

l’avantage

de ne pas

préciser

la nature des

opéra-teurs a

(2);

il

permet

d’écrire le

premier

membre

F ~

comme un

produit algébrique,

forme

beaucoup

plus

maniable que celle de Dirac. C’est de cette

propriété

que nous aurons

besoin ultérieurement.

6.

Expressions

adjointes

et calcul des moyennes. - Une fois

l’équation

des ondes (1) Voir par exemple F. SAUTER, toc. -cita

(2) Plusieurs auteurs se sont posé ce problème; cf. SAUTER, loc. cit. Temple, Proc. Roy. Soc. A,127 (1930), p. 339.

(8)

résolue,

on

peut

calculer les densités des moyennes

physiquement

intéressantes,

comme le

courant,

etc. Celles-ci se

présentent,

comme l’a montré

Dirac,

sous la forme d’un

produit

symbolique

de la forme

est un

opérateur

la

grandeur

imaginaire conjuguée

de

,j¡.

Nous allons écrire ces

grandeurs

comme des

produits

aloébî-iques.

Nous verrons que, toute

question

de

principe

mise à

part,

le ’~

à i6

composantes

présente

des

avantages

mar-qués,

au

point

de vue de la

rapidité

et commodité des

calculs,

même

quand

on se limite à la

conception

de Dirac.

Considérons d’abord

un ~

à 16

composantes

Nous définirons le

quadriquaternion

«

adjoint

» 4S

par la condition

Si :

L’astérisque

désigne

la

quantité complexe

conjugué; si ~

était une

matrice, ~

serait la

matrice

transposée

et

conjuguée. +

satisfait à une

équation qu’il

est facile d’écrire en

partant

de

l’équation

de

Dirac,

mais que nous laisserons de côté pour le moment.

Considérons maintenant la solution

particulière

de Dirac :

les

Ar

étant les

composantes classiques

de la fonction

d’onde.

Le

correspondant

sera

- J ...II , ..,... , ,

Une autre solution

particulière

est celle

qui correspond

à une matrice

ayant

toutes les colonnes

identiques.

Nous l’avons

appelée

solution «

normale » ;

les diverses fonctions

arbi-traires sont choisies

égales

entre elles.

Le Y

« normal » est

et le ~ « normal » :

Considérons

quelques

formules

intéressantes ;

dans ce

qui

suit les

produits

considérés

(9)

et en

général, d’après

(3l’)

Les relations

(34),

(35), (36)

sont très intéressantes parce

qu’elles

nous

permettent

de

calculer immédiatement les covariants

quadratiques

bien connues au moyen

desquels

on

compare la théorie à

l’expérience.

Prenons par

exemple,

une des

composantes

du

courant ;

symboliquement,

Dirac la

calcule par le

produit (~

a1

~).

Nous avons vu

qu’on

arrive au même résultat si l’on effectue

algébriquement

le même

produit

entre

quadriquaternions,

à condition de

prendre

pour P

et ~

une solution

particulière,

à savoir

(DD

et

~D.

Or,

d’après (4),

on a :

*

donc .

ou,

d’après (34) :

Or,

la

quantité

entre crochets est

justement

la

première composante

classique

du

cou-rant,

à un facteur

numérique près.

De

même,

avec la solution « normale »,

4)N et

§N

Il est alors extrêmement facile de calculer les

composantes

classiques

du

courant,

du

spin,

etc.,

c’est-à-dire les densités des moyennes des 16

opérateurs

(~ 0152J

ou

en

général

d’un

opérateur

quelconque.

Soit $

un

pareil opérateur;

dès

qu’on

a son

expression

en fonction des eik

(par

le

tableau

(4),

par

exemple)

on

peut

immédiatement en déduire

l’expression

de

4JD i

’~D

ou

4JN i

Y~r

en fonction des

produits

At Ak ;

il

suffit de reniplacer

dans

l’evpression

de

ç.

Par

exemple,

on déduit de

(4)

On

a

donc,

immédiatement

(10)

immé-diatement et leur

façon

de se

comporter

par

rapport

aux transformations de Lorentz se

déduit

beaucoup

plus

aisément

qu’on

ne

pouvait

le’faire

jusqu’à

présent.

7. Cas

général.

- Soient

Ai,

A2,

A3,

~4

les

quatre

composantes

de la fonction d’onde

classique

de Dirac. Calculons

l’expression

en

remplaçant

les ers par leurs

expressions

en fonction des a,

d’après

les relations

(4).

On

a, ainsi

qu’on peut

facilement le vérifier en utilisant les

règles

que nous avons

données,

Toutes les

quantités

écrites entre

parenthèses

sont

réelles ;

elles

représentent

les 16

cova-riants

quadratiques

de la théorie

classique

de

Dirac,

c’est-à-dire les densités des moyenne des 16

opérateurs indépendants

formés en

multipliant

les ak.

(On

voit que pour obtenir des

quantités

réelles il faut mettre en évidence un i =

yi -

1 dans les unités a1 a,, .... dont les

carrés sont

égaux

à

- ~ ;

de cette

façon

les carrés de tous les coefficients des

parenthèses

sont

égaux

à

+

i. Cette

règle

est à

retenir.)

On

peut

donc obtenir â la

fois

toutes les moyennes relatives à

l’électron,

donc toutes les

quantités susceptibles

de mesure, en

partant

simplement

des

composantes

du

quadriquater-nion N == 4

Iers Ar

As*.

Cela

étant,

prenons la solution

classique ~.1.~D

de

l’équation

générale ;

on a

Prenons la solution

normale;

on a

également

Pour calculer les

grandeurs

quadratiques

d’un électron de Dirac il

suffit donc

de

prendre

les

composantes

du

produit

~D

(DD =

’fN

on

pourrait appeler

ces

composantes

les «

(11)

Passons maintenant à la solution

générale.

Ici nous n’avons

plus

quatre

fonctions

d’onde distinctes

Ar,

mais bien

seize;

nous savons

cependant

qu’elles satisfont,

par groupes de

quatre,

aux

équations

de Darwin, On a, en

général :

qu’on

peut

écrire

si l’on pose

Remarquons

que les

composantes

de K et de J

satisfont précisément

aux

équations

de Darwin. On a alors dans le cas

général :

qu’on

peut

encore écrire

Cette

expression

est du

type

1

On

peut

passer aux x en

remplaçant

les e~k par leurs

expressions

(4)

et l’on obtiendra

a,lors les cc tensions » dans le cas

,qénéral.

On

peut

aussi observer que

(45)

s’écrit

Mais les

~i,

’.(i

=

1, 2, 3,

4)

sont

quatre

grandeurs

qui satisfont

aux

équations de

Darwin;

il en est de même

de ’fi2

~i3,

~i~~

Par

conséquent,

donne par ses

composantes

les

grandeurs quadratiques, identiques

à celles de

Dirac,

et

provenant

du groupe 1 des

équations ;

de même

T2

correspond

au groupe II et ainsi de

suite;

(12)

correspon-dants à chacun des

quatre

groupes

d’équations

de Darwin en

lesquelles

se résolvent les

16

équations fonda>iieiitales.

°

Lorsqu’on

passe à la solution

classique,

on doit poser

et

(45)

se réduit à

(41).

Ceci montre clairement ia différence entre les covariants

quadra-tiques

généraux

et ceux de Dirac.

8.

Comparaison

avec le cas du

rayonnement. -

Pour le

rayonnement

la

situation est tout à fait

analogue ;

les

équations

du

rayonnement

peuvent

s’écrire

(1) :

où F

et ~

sont des

biquaternions :

les ~,

satisfaisant à et en

particulier

à

et les p étant

définis,

comme d’habitude par

Passons à des unités eik telles que

On

peut

exprimer

les ~,

en fonction des eik

(i, k = 1,2);

nous pouvons

prendre

par

exemple

(’) :

Avec cela on

peut

écrire

Formons

et annulons les coefficients des e; ; nous aurons

quatre

équations

qui

se

scindent en deux groupes de deux

équations

chacun

.

(1) Voir Journal de

Physique,

t. 111, (1932), p. 83.

(13)

1 et II ne

difèi-e>it

que par le nom des

inconnues;

+ e!r3,

Çj

+

i

vs

d’une

part

et

~1

-- 1 ~"

vo

-

’f3

d’autre

part

ne différent que par des fonctions arbitraires

d’intégration.

Pour

résoudre

complètement

le

problème

du

rayonnement

il suffira de

connaître,

daz2s toute

leur

généralité,

les solutions du groupe

1,

donc de

quatre

équations

réelles seuleutent. 10.

Equations

de Maxwell pour le vide. - Si l’on fait =

0,

les

équations

déduites de

(46)

sont

identiques

aux

équations

de Maxwell

(1).

Les conclusions

du

para-graphe

précédent

doivent donc subsister pour ces

équations

et nous conduire à des théo-rèmes tout à fait

indépendants

de

l’interprétation particulière adoptée

dans ce

paragraphe :

on

peut

par

exemple

conclure

qu’il

est

possible

de

séyarer

les

équations

de Maxicell en deux

groupes,

lesquels

ne que par le nom des inconnues.

Il

en est ainsi effectivement. Les huit

équations

de Maxwell dans le

vide,

écrites avec la

notation

habituelle,

sont

et les deux groupes sont formés

d’équations identiques

le

premier

entre

(-

E)

et

H,

le second entre H et E. Mais ces deux groupes ne

correspondent

pas exactement à la

décom-position

choisie

(50).

On

peut

écrire

(51)

en deux groupes comme suit :

Ces deux groupes sont formés

d’équations identiques

entre des inconnues

qui

portent

des noms différents. Il suffit pour s’en rendre

compte

de mettre en

évidence,

dans le groupe

I,

les nouvelles inconnues suivantes :

Le groupe II sera

identique

au

premier,

à cela

près

que les inconnues

s’appelleront

maintenant

et

qu’elles correspondront

une à une aux inconnues

(53).

Il est inutile d’écrire ces

équations.

On n’a

qu’à

poser dans

(52)

IJ Il

La

première équation

devient

(14)

Donc dans la théorie

classique

de Maxwell les

grandeurs suivantes,

formées à

partir

des

composantes

du

champ électromagnétique

et

satis font

aux mênles

équations

aux dérivées

partielles ;

cela ne veut évidemment pas dire

qu’elles

sont

identiques.

Mais en tout cas, on voit

qu’il

suffit de savoir

résoudre,

dans toute

leur

généralité

quatre

équations,

pour avoir la solution des

équations

de Maxwell pour le vide.

Les

équations

classiques

de

Dirac,

à

quatre composantes

ne

peuvent

pas se

séparer

en

deux groupes ne différant que par le nom des inconnues. Il y a là une différence de struc-ture d’avec les

équations

de

Maxwell,

qui

montre clairement

jusqu’où

peut

aller

l’analoqie

entre

photon

et un électron. ,

°

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