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Inversion de masse et solutions des équations de Dirac

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Academic year: 2021

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HAL Id: jpa-00236169

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00236169

Submitted on 1 Jan 1959

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Inversion de masse et solutions des équations de Dirac

K.H. Tzou

To cite this version:

K.H. Tzou. Inversion de masse et solutions des équations de Dirac. J. Phys. Radium, 1959, 20 (12),

pp.933-936. �10.1051/jphysrad:019590020012093300�. �jpa-00236169�

(2)

INVERSION DE MASSE ET SOLUTIONS DES ÉQUATIONS DE DIRAC

Par K. H. TZOU,

Institut Henri-Poincaré, Paris.

Résumé. 2014 On identifie les solutions des équations de Dirac engendrées par l’opération inver-

sion de masse M et par les opérateurs MG, G étant le groupe de symétrie {I, P, T, C, et combi-

naisons }.

Abstract.

2014

In Dirac’s theory, solutions generated by the mass reversal operation M and by the operators MG are identified, G being the symmetry group {I, P, T, C, and combinations }.

PHYSIQUE 20, 1959,

1. Introduction. Inversion de masse.

--

Dans

l’équation de Dirac,

-

e, x) + e, x)

=

0, (1) le signe devant le terme de masse x peut être aussi

bien « moins » que « plus o. Les deux possibilités

sont entièrement équivalentes au point de vue physique. La théorie de Dirac est en fait invariante par rapport à la substitution

si, sous M,

Les conséquences de cette invariance dans l’inter- action universelle de Fermi ont été étudiées par Tiomno sous l’hypothèse de la conservation de

parité [1] et par Sakurai sans conservation de

parité [2].

Nous nous intéresserons aux relations entre les solutions de l’équation (1) avec signe + devant x

d’une part et celles de l’équation avec signe

-

devant x d’autre part. En d’autres termes, si T(z, e, x) est une solution de l’équation (1) et repré-

sente un certain état bien défini, nous déduirons la

solution engendrée par lVl et puis identifierons l’état qu’elle représente.

Nous avons étudié la pareille question sous le

groupe GL composé d’opérateurs L, P, T, C et

surtout sous le sous-groupe G, groupe de symétrie composé de P, T, C [3]. (Cet article sera désigné

ultérieurement comme A, l’on trouve les défi-

nitions de tous ces opérateurs.) Dans la théorie de l’électron de Dirac, ces groupes doivent être com-

plétés par M de sorte que les groupes complets sont

enfin

Nous déduirons alors toutes les solutions engen- drées par le groupe de symétrie § à partir d’une

solution donnée et identifierons les états qu’elles représentent.

Nous avons montré dans A qu’à partir d’un état quantique donné, le groupe G et le groupe L

engendrent tous les états du problème considéré,

si G et L lui sont entièrement applicables. En fait,

M n’engendrera aucun état nouveau comme nous

allons le montrer plus loin. Dans cette note, nous

nous bornerons aux solutions engendrées par MG,

celles engendrées par G et L ayant été étudiées déjà dans A.

2. Solutions engendrées par MGL et MG. - Nous avons défini dans A-§ 2 les opérateurs L, P, T, C, A

==

L, P, LF j et A

=

A T. Si les propriétés

fonctionnelles des satisfont aux conditions

A-(9), A-(10) et (2), nous pouvons démontrer le théorème suivant : Si e, x) est une solution

de l’équation (1), alors

sont aussi des solutions de cette équation. Les

sont des matrices 4-4 qui ne sont en général pas unitaires ni hermitiennes. Elles satisfont aux condi- tions

(Pour les co e mcients x et À, voir A- § 2.) L es spineurs (3) sont les solutions engendrées

de ~Y’(x, e, x) par

Nous nous intéresserons surtout aux solutions

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphysrad:019590020012093300

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engendrées par lll G, qui sont les huit spineurs

suivants :

Les matrices r sont déterminées par les condi- tions

Toutes les r peuvent être unitaires et hermitien-

nes. En ce qui suit, nous les supposerons toujours

ainsi.

L’identification des états que représentent les

huit solutions (5) engendrées par MG dépend,

comme nous l’avons indiqué dans A, des gran- deurs constantes de mouvement du problème phy- sique considéré. Nous étudierons à ce propos aux

paragraphes suivants deux exemples simples

comme dans A : onde plane monochromatique et

électron dans un champ central électrostatique.

3. Onde plane monochromatique.

-

Les cons-

tantes de mouvement sont ici les trois composantes

de la quantité de mouvement p. A un p donné

correspondent deux solutions (à énergie positive et négative)

Les u satisfont aux équations

Sous ~1, ces équations deviennent

L’opération de sur l’avant-dernière équation

nous donne

On arrive donc à l’identification

identité aux constantes de normalisation près.

M n’engendre donc ni changement d’état d’éner-

gie ni changement de p.

En combinant ce fait avec les règles d’identi-

fication données dans A- ~ 4, nous pouvons iden- tifier les solutions (5) comme suit :

Les solutions engendrées par sont donc exactement les mêmes que celles engendrées par G

(cf. A-25)).

Si l’on veut préciser l’état de polarisation dans

un système de Lorentz donné, c’est-à-dire la valeur propre s ( == 1/2, -1~2) de la composante longitudinale du 3-vecteur spin, JpJ2

=

c;.p/21pl,

les solutions engendrées par MG sont encore les mêmes que celles engendrées par G, car, du fait que M n’engendre pas de changement de p, M n’engendre pas non plus de changement de

moment cinétique. En effet, nous avons, avec

s

= --

s,

On peut vérifier les identifications (8) et (9) par calculs directs en adoptant des solutions explicites

de x) et

-

~)..

4. Électron dans un champ central électro- statique.

-

Dans ce cas, les constantes de mouve-

ment sont énergie + Enh moment cinétique total

JJI

=

1) et une composante de celui-ci,

(4)

Jz

=

m. Conformément au fait que l’opération M n’engendre ni changement d’état d’énergie ni chan- gement de quantité de mouvement, elle n’engendre

aucun changement du moment cinétique J.

Ainsi, M ne change ni n, ni j, ni m dans le pro- blème du champ central.

En combinant cette règle avec celles citées

dans A-§ 5, les huit solutions (5) engendrées

par MG s’identifient de la manière suivante :

(m

= .r

m)

Comme dans le cas de l’onde plane monochro- matique, les solutions engendrées par MG sont ici aussi les mêmes que celles engendrées par G.

Les solutions e, r, t) sont en général

caractérisées par deux constantes de norma-

lisation. Si nous les décomposons d’après ces cons- tantes, c’est-à-dire (cf. A-(36)),

nous avons remarqué dans A- ~ 6 que s apparaît

dans les grandes composantes de sous la

forme q) et dans les petites composantes

sous ~). Ainsi, dans l’approximation non relativiste, j - s est le moment cinétique orbital

de l’électron. Dans tous les cas où énergie est une

constante de mouvement, la substitution x - - x

entraîne un échange entre grandes et petites compo- santes, c’est-à-dire que, sous M, Ym+ 1~2 deviennent

les grandes composantes et les petites.

L’opération M engendre donc un changement

de s : s - s.

Cette règle, avec celles données dans A- ~ 6, nous

amène à l’identification suivante :

Dans ce cas, les solutions engendrées par ne sont pas les mêmes que celles engendrées par G.

(Cf. A-(37).)

Dans le problème du champ central, seul le

groupe de symétrie complet §

_

1 G, MG 1 peut

donc engendrer à partir d’une seule solution, tY’n~~~1~2~ par exemple, toutes les huit solutions de même n et de même j. Séparément, G ou MG n’y

suffit pas.

On peut vérifier explicitement les identifi-

cations (10) et (11) avec les solutions de l’atome

d’hydrogène par exemple.

5. Conclusion et remarques.

-

Si l’on ne consi- dère que 1 es solutions « complètes », solutions à deux constantes de normalisation et relativistes (la dé- composition en deux parties d’après ces constantes

n’est pas un procédé relativiste), M n’engendre pas de changement d’état. Les états engendrés par MG sont ainsi toujours les mêmes que ceux engendrés

par le groupe G. Ce fait donne une raison de plus à l’hypothèse que les interactions des fermions doivent être invariantes par rapport à l’inversion de masse [1], [2].

Cette invariance est en fait l’invariance de chira- lité dont les conséquences ont été beaucoup étu-

diées dans les interactions universelles des fer- mions [2], [4] et dans les interactions boson- fermion [5]. Dans cette invariance de chiralité, il s’agit bien de l’invariance par rapport à M et non

pas de celle à CPT, bien que toutes deux soient caractérisées par la même matrice y5, ceci parce que

l’opération CPT engendre nécessairement un chan- gement d’état de chaque fermion, mais M n’en- gendre aucun changement d’état comme nous avons

vu plus haut.

Le fait =1 signifie l’invariance absolue de la théorie de Dirac par rapport à MCPT.

Comme M n’engendre aucun changement d’état de l’électron, l’invariance sous CPT s’ensuit automa-

tiquement. Il en est de même pour tous les champs

et même aussi pour les interactions des champs qui

sont invariantes par rapport à I,. L’invariance CPT peut donc être considérée comme la conséquence

de l’invariance absolue MCPT et de la caracté-

ristique de M.

Le principe de l’identification des solutions

engendrées par les groupes S,-¡ et L n’a été exa-

miné que dans les deux exemples les plus simples

dont solutions exactes existent. Dans les pro- blèmes plus compliqués, on a toujours recours aux

méthodes d’approximation ou aux solutions d’essai.

Dans ce cas, les règles d’identification établies dans A et dans le présent article concernant le groupe de symétrie § pourraient servir comme

des critères pour vérifier si les solutions appro- chées obtenues ou les solutions d’essai employées

sont acceptables ou correctes.

Dans l’équation de Dirac, le terme de masse

(5)

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pourrait être considéré comme valeur propre d’une

cinquième dimension ’t’, c’est-à-dire celle de l’opé-

rateur

-

iô la fonction propre étant e2xT. Dans

ce cas, l’équation de Dirac s’écrira

ou, d’une manière plus symétrique,

On retrouvera l’équation (1) en prenant, comme

solution particulière,

Dans cette formulation, l’opérateur .lll repré-

sentera la transformation suivante des coordonnées

(ou substitution de variables correspondante) :

.lll se place dans ce cas au même plan que P et T.

Manuscrit reçu le 22 juin 1959.

BIBLIOGRAPHIE [1] TIOMNO (J.), Nuovo Cimento, 1955, 1, 226.

[2] SAKURAI (J. J ), Nuovo Cimento, 1958, 7, 649.

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[4] SUDARSHAN (E. C. G.) et MARSHAK (R. E.), Phys. Rev., 1958, 109, 1860.

[5] STECH (B.), Phys. Rev. Lett., 1959, 2, 63. Tzou (K. H.),

C. R. Acad. Sc., 1959, 248, 1300.

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