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Étude de l'absorption ultraviolette du sulfure de carbone

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Academic year: 2021

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(1)

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Étude de l’absorption ultraviolette du sulfure de carbone

Odette Amiot, Henriette Marsac

To cite this version:

(2)

ÉTUDE

DE

L’ABSORPTION

ULTRAVIOLETTE DU SULFURE DE CARBONE

Par Mlles ODETTE AMIOT et HENRIETTE MARSAC.

Elèves de l’Ecole Normale

supérieure

de Sèvres.

Sommaire. 2014 Nous avons étudié la bande d’absorption ultraviolette du sulfure de carbone située vers

3200 Å, en vue d’essayer de mettre en évidence la structure complexe prévue par MM. Bruhat et Pauthe-nier.

Nous avons employé pour cela une source lumineuse parliculièrementintense et nous avons étudié le sulfure de carbone sous faibles épaisseurs, en dilution dans l’hexane.

Nous avons pu, dans ces conditions, observer la décomposition de la bande en six bandes élémen-taires.

Introduction. -

L’absorption

du sulfure de car-bone avait été étudiée par MM. Bruhat et Pauthe-nier

(1).

En confrontant la courbe

expérimentale

2 MY

donnant

(n

= indice de

re rac 1011, X.

indice

n

d’absorption)

en fonction de la

longueur

d’onde À et la courbe

théorique

déduite des formules

Ketteler-Helmholtz ’

ils avaient

prévu

que la bande

d’absorption

n’était pas

simple,

mais

qu’elle

comprenait plusieurs

bandes élé-mentaires

(ils

en

prévoyaient cinq).

Pour rechercher ces

bandes,

nous avons

employé

une source donnant un fond continu le

plus

intense

possible,

et réduit la masse du

liquide

absorbant tra-versé par le ~ rayons.

Au lieu de chercher à réaliser des cuves très minces

-

10 ~

d’épaisseur

et moins - nous avons dilué de

plus

en

plus

le sulfure de carbone dans un

solvant

inactif. Nous avons choisi

l’hexane,

liquide non polaire.

(Nous

avons

admis,

par

exemple,

qu’une

épaisseur

de

1/t00

de mm de sulfure

dexarbone

pur

correspond

à 1 mm d’une solution à

1/100

en

volume.)

i.

Montage

utilisé. - Source de lumière. - Nous

avons

employé

une

lampe

à

hydrogène particulièrement

puissante

- modèle Lainé - dont

dispose

le laboratoire

des Basses

Températures

à Bellevud. Son

régime

est de

4 A sous 3 000

V,

ce

qui correspond

à une

puissance

consommée de 1~ kilowatts.

Elle est en pyrex et le «

capillaire

» où passe la

décharge présente

sur le modèle

primitif

de

Chalonge

l’avantage

d’être muni d’un

système

de boules donnant assez d’élasticité pour éviler la

rupture

par dilatatioo. La

figure

1

représente

la coupe d’une moitié de la

lampe.

Fig. i .

filoiitage optique.

-

Le reste du

montage

est classi-que. La lumière issue de la

lampe

est reçue par une lentille de

quartz

Li, qui

en donne un faisceau

parallèle.

(1) C. R. ~924, t. 179, 153; C. R., 1925, t. 180, 1018; Annales de

mai-juin 192fi, 5, ~40; J. de

Pfiysique, 1925,

p. 36.

Ce faisceau traverse une cuve

d’absorption

C et une

lentille en

quartz

Lz

le condense sur la lente du

spec-trographe.

Le

spectrographe

était un

spectrographe Hilger

à

optique

de

quartz

(obligeamment prêté

au laboratoire

par RI’De Ramart-Lucas).

(3)

499

Fig. 2.

La

dispersion

était de 15 A par millimètre dans le milieu du

spectre.

Nous avons déterminé la meilleure inclinaison à donner au châssis du

spectrographe

en

photographiant

le

spectre

des raies du mercure. Ces mêmes raies nous ont

permis

de contrôler directement les indications données par la

graduation imprimée

du

spectrographe.

Cuves : nous avons

opéré

avec des cuves fermées par des lames de

quartz.

Celle

d’épaisseur

relativement t

grande

avait la forme

(a)

de la

figure.

(Modèle

employé

par NI. Scherer pour l’étude du

pouvoir

rotatoire

magnétique.)

Les autres

d’épaisseurs plus

faibles avaient été

percées

dans une lame de verre mince

(e

= 1,2

mm)

dont les faces avaient été convenablement t dressées. Voir

figure

(b).

Fig. 3.

Nous avons

pris

soin de

régler

les différentes

pièces

optiques

du

montage

par autocollimation.

2. Purification du sulfure de carbone et

prépa-ration des solutions. - On sait que le sulfure de car-bone est un

liquide

altérable et

qu’il

se

décompose

à la lumière avec

précipitation

de soufre. Nous

l’agitions

avec du mercore de

façon

à fixer le

soufre,

puis

nous distillions le résidu filtré, sur de la chaux vive : cette

purification

était faite immédiatement avant de

photo-graphier

le

spectre

du sulfure

(dilué

dans

l’hexane).

3. Résultats. - Nous avons constaté que la struc-ture

complexe

de la bande ultraviolette du sulfure de carbone

n’apparaît

que pour des dilutions

suffisam-ment faibles.

Aiiisi, quand

sur une même

plaque

et pour le même

temps

de pause, on

prend

les

spectres

correspondant

à des dilutions

décroissantes,

on constate que la

struc-ture

n’apparaît

bien que pour une dilution :

de

1/100

pour la cuve mince de

.~/10000

pour la cuve

épaisse

ce

qui

correspond

à une

épaisseur

de

12 p.

de sulfure de carbone pur, dans les deux cas.

Fig. 4.

La concordance des résultats obtenus pour deux dilutions très différentes semble vérifier

l’application

que nous avons faite à ce cas de la loi de Beer.

(4)

500

pause de trois secondes et une dilution de

1/’100

dans

l’hexane,

nous avons obtenu des clichés

qui

ont été

étudiés au

microphotomètre.

Ces clichés mettent en évidence 6

bandes,

dont 4

par-culièrement

marquées.

La

figure

montre en haut la courbe

théorique

de MM. Bruhat et Pauthenier et au-dessous une réduction d’un des

microphotogrammes

obtenus.

La bande située vers

3000 Á,

sur la courbe

expéri-mentale,

n’a pas sa

correspondante

sur la courbe

théo-rique.

Mais on voit

précisément

que, dans cette

région,

les

points expérimentaux

de MM. Bruhat et Pauthenier sont au-dessus de leur courbe

théorique.

Des mesures

photométriques précises

seraient néces-saires pour

reprendre

les calculs des termes de la for-mule de Ketteler-Helmholtz.

Nous avons pu effectuer ce travail

grâce

aux ressour-ces mises à notre

disposition

par M. le Professeur

A.

Cotton, qui

a bien voulu nous accueillir à son

laboratoire,

et que nous remercions très vivement.

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