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Description d'un cryostat à température réglable

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Submitted on 1 Jan 1962

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Description d’un cryostat à température réglable

G. Monod-Herzen, A. t’Kint de Roodenbeke, H. Giquelais

To cite this version:

(2)

147

DESCRIPTION D’UN CRYOSTAT A

TEMPÉRATURE RÉGLABLE

Par G.

MONOD-HERZEN,

A. T’KINT DE ROODENBEKE et H.

GIQUELAIS,

Laboratoire de Luminescence de la Faculté des Sciences de Rennes.

Résumé. 2014 L’étude de la thermoluminescence

exige non seulement la réalisation de basses températures, mais le contrôle de leurs variations, le plus souvent suivant une loi linéaire. On donne la description d’un cryostat destiné à tenir compte de ces conditions et dont les premiers essais ont été satisfaisants.

Abstract. 2014 Researches in thermoluminescence

require not only low temperatures, but the control of their variations with time, mostly linear. A cryostat has been

designed

to fulfill these requirements : its first performance is satisfactory.

LE JOURNAL D E PHYSIQUE ET LE RADIUM PHYSIQUE APPLIQUÉE

SUPPLÉMENT AU TOME 23, DÉCEMBRE 1962, PAGE

Les techniques

d’expérimentation

utilisées pour

l’étude des luminescences à différentes

tempéra-tures nous ont amené à concevoir et à réaliser un

«

cryostat

à

température

réglable »

avec :

Une gamme de

températures

d’études étendue de - 190 OC à + 100 OC environ

(A) ; la

possibilité

d’une remontée très lente de la

température

depuis

celle de l’azote

liquide jusque

l’ambiante

(B) ;

la

possibilité

de maintien

prolongé

du corps étudié à

basse

température (C) ;

la commande de la

remon-tée de

température

à des allures diverses et l’éta-blissement de

températures

sensiblement

cons-tantes à des valeurs fixées d’avance

(D) ;

l’exclu-FIG. 1. - Schéma,

sion de l’humidité à la surface de l’échantillon

étu-dié

(E) ;

une faible distance entre l’échantillon et les

appareils

d’observation

(F) ;

une surface

d’échantillon

pouvant

atteindre 20 cm2

(G) ;

un

minimum de

manipulations

de l’échantillon per-mettant une série d’observations sans modification

des conditions initiales

(H) ;

un minimum

d’en-combrement

compatible

avec les nécessités

d’adap-tation facile

d’appareils

d’excitation ou

d’analyse

de la lumière émise

(I) ;

la

possibilité

de mesure

des

températures

dans des conditions compa-rables

(J) ;

la facilité de

nettoyage

du

porte-échan-tillon

(K)

...

représentent

onze conditions

qui

nous

ont

guidé

dans la mise au

point

de

l’appareil

sui-vant

(fige 1),

dont 1 étude

technique

et la réali-sation ont été faites par M.

Giquelais.

Une

enveloppe

est constituée par une. boite en

chlorure de

polyvinyle 1

doublée intérieurement

1

FIG. 2.

(3)

148

d’une

paroi

en

aluminium

poli

2.

L’espace

de

45 mm existant entre les deux boîtes est

rempli

de

« laine de roche » stillite 3. Les passages

indis-pensables

des canalisations ou connexions

élec-triques

sont « tubés » par les éléments 4 en chlorure

de

polyvinyle.

Une boîte-tiroir 5 contient un

pro-duit desséchant du

type

Actigel

pour éliminer le

givrage

à l’intérieur de cette boîte.

Une enceinte en cuivre 6 constitue

l’enveloppe

d’un vase de Dewar

métallique ;

cette

enveloppe,

à l’intérieur de

laquelle

nous faisons le

vide,

est

polie

extérieurement et intérieurement et

comporte

les éléments de fermeture et d’accès nécessaires à

Fié. 3, - Détails de

montage.

l’utilisation de

l’appareil

7,

8. A la traversée de

cette

enveloppe

de cuivre par les

tuyauteries

du

fluide

réfrigérant,

une

pièce

emboutie

9,

en acier

inoxydable,

assure une coupure de liaison

ther-mique

et

permet

le libre

jeu

des dilatations

ou contractions dans le même sens que les

tubu-lures.

Un

récipient

central en acier

inoxydable

10 est destiné à recevoir le

fluide,

chaud-ou

froid, origine

des

températures

obtenues. Ce

récipient

n’est

sus-pendu,

au milieu de

l’ensemble,

que par ses tubu-lures

d’alimentation,

très

longues

en

égard

des

di-mensions de

l’appareil

et en métal mauvais

con-ducteur

thermique

(acier inoxydable).

Il faut

noter la forme en « col de cygne » du

tuyau

de

rem-plissage

qui

permet

de déterminer un niveau maxi-mum du fluide contenu.

Le bloc

porte-échantillon,

totalement en

cuivre,

est fixé par

brasage

au

récipient

10. Une

pièce

conique

évidée 11

plonge

presque totalement dans le fluide. Un bloc

porte-résistance

électrique

chauf-fante 12 vient

s’ajuster sur

une

portée

rodée à

l’intérieur de la

pièce

11. La résistance chauf-fante 13 est bobinée de

façon

non inductive et isolée de la masse. Une autre

pièce

de cuivre

14,

qui porte

quatre couples thermoélectriques

pour

mesure des

températures,

se trouve

simplement

posée

sur les

pièces

11 et 12. Les

quatre

thermo-couples,

soudés à 900 l’un de l’autre sur une courbe

spirale,

permettent

de mesurer

soit,

en

série,

une

température

globale

d’échantillon

soit, séparément,

les

températures

en

quatre

points

de

l’échantillon ;

il faut mentionner que les

thermocouples

«

Ther-mocoax

Philipps

» utilisés sont isolés de la masse

par construction mais réunis à la masse par leur

blindage.

Le

porte-échantillon,

constitué des

pièces

en

cuivre 15 et 16 vient se superposer par

vissage

sur

la

pièce

10 en

bloquant

sous lui la

pièce

porte

thermocouple

14. La mesure de la

température

de

l’échantillon

s’opère

donc au sein d’une masse de cuivre à moins de 1 millimètre de l’échantillon étudié

placé

horizontalement en

(X).

Il faut remarquer que le passage des fils d’ali-mentation de la

résistance

chauffante,

le passage des

thermocouples,

et aussi deux trous

permettant

le pompage de

l’air jusqu’au

niveau de la résistance

chauffante,

sont usinés

symétriquement

dans les

pièces

11 et 12 de

façon

à ne pas créer de

dissy-métrie anormale dans la

répartition

des

tempé-ratures au sein de l’échantillon.

Une

prise générale

de masse

permet

de relier

électriquement

toutes les

parties métalliques

de

l’appareil

à la terre. 1

L’accès et l’utilisation du

cryostat

sont rendus

possibles

par l’enlèvement de la

pièce

7

qui

peut

subir toutes modifications nécessaires à différentes

études,

pour autant que soient

prévues

les

(4)

travaux

préliminaires,

nous avons utilisé une

glace

en verre 7a.

Dans un même ordre

d’idées,

le

porte-échan-tillon

15, 16, qui

est

amovible,

est modifiable en

fonction des études

poursuivies

dans la mesure où

les dimensions se

rapportant

à l’encombrement et

aux moyens de fixation seront

conservées.

Cette

description

nous

permet

de faire les

re-marques suivantes : 10 la

conception

dïun b’oc

porte-échantillon

fixé de manière étanche à un

réservoir

comportant

une entrée et une

sortie,

répond,

pour autant que l’on utilise des fluides

différents en

stagnation,

en apport

périodique

ou en

circulation,

à la condition

A ;

20 la condition B se

trouve

remplie

par la très

f,aible

quantité

des

échanges

thermiques

due au

calorifugeage

de

l’appareil.

Les

échanges

par

rayonnement

et par conductivité ont été réduits à un minimum par le

choix des

métaux,

leur état de

surface,

le

vide,

l’épaisseur

et la

qualité

des matériaux

calorifuges.

Les effets les

plus

importants

semblent être liés à la condition F

qui

nous

impose

un

rapprochement

de

l’échantillon avec les

appareils

d’observation et

d’excitation extérieurs. En laissant s’effectuer naturellement la remontée de la

température,

à

partir

de l’air

liquide,

nous avons pu

obtenir,

en

fonction du

temps,

la courbe de la

figure 4,

sur

laquelle

nous pouvons

distinguer :

Fiv. 4.

X)

Une zone de stabilité due au contact

per-manent du bloc

porte-échantillon

avec un

liquide

en

ébullition ;

la

température

varie très peu, en fonc-tion de la baisse du niveau de

liquide

par

évapo-ration

et,

par

suite,

de

l’augmentation

de la dis-tance entre ce niveau et l’échantillon.

Y)

Une zone de remontée très lente de la

tempé-rature ;

il

n’y

a

plus

de

liquide

et seules les

pertes

thermiques

de

l’appareil provoquent

la variation de

température.

Z)

Une

dernière, zone,

d’allure

différente,

indique

l’approche

de

l’équilibre

avec la

température

exté-rieure.

Chacune de ces zones, considérées

seules,

corres-pond

à une remontée da la

température

à très peu

près

linéaire.

La

possibilité

de maintien

prolongé

à une très

basse

température,

condition

C,

peut

être

assurée,

avant

l’évaporation

totale du fluide

contenu,

par

l’apport

périodique

de fluide

complémentaire

(5)

150

gnant

constamment,le

bloc

porte-échantillon

et per-mettant la

prolongation

de la zone X de la courbe

de la

figure

4

(fig. 5(1)).

Par l’utilisation de la résistance

chauffante,

nous

pouvons accélérer

l’évaporation

du fluide

réfri-gérant

et la remontée de

température

jusqu’à

l’approche

surveillée de la

température désirée ;

arrètant alors l’alimentation de la

résistance,

nous

retrouvons la courbe de remontée

naturelle,

très

lente,

qui

permet

des observations suivant la condi-tison D

(fig. 5(2)).

L’établissement d’un courant

électrique

de

chauffage

permanent

permet

pour divers

réglages

de

l’intensité,

d’obtenir différentes allures de remontée

de la

température (fig. 6).

La

position

de

l’échantillon,

dans un milieu vidé

FIG, 6.

d’air,

permet

d’éliminer par pompage l’humidité que

peut porter

le corps

étudié,

condition

E.

Nous avons pu, par

construction,

satisfaire aux

autres conditions

exigées F, G, H, I, J,

K.

L’appa-reil

réalisé,

de faible volume et muni de

poignées,

peut

être

déplacé

et

adapté

à différentes études. Le corps étudié restant

enfermé,

sous

vide,

à

l’inté-rieur du

cryostat,

n’est soumis à aucune

manipu-lation ou contamination extérieure.

Les

premiers

essais de cet

appareil

ont été très

satisfaisants et nous pensons

qu’il

peut

rendre de

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