A NNALES DE LA FACULTÉ DES SCIENCES DE T OULOUSE
A. B UHL
Sur les transformations et extensions de la formule de Stokes
Annales de la faculté des sciences de Toulouse 3
esérie, tome 6 (1914), p. 301-355
<http://www.numdam.org/item?id=AFST_1914_3_6__301_0>
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SUR LES TRANSFORMATIONS ET EXTENSIONS
DE
LA FORMULE DE STOKES
PAR M. A. BUHL
QUATRIÈME MÉMOIRE(I)
Ce nouveau Mémoire est divisé en trois Parties dont chacune
prolonge
unebranche des recherches
précédemment entreprises.
, ’Dans la
première,
on ne trouverapoint,
àproprement parler, d’applications
nou-velles de la formule de Stokes ; mais
j’ai
tenu à éluciderquelques questions
nées àpropos de ces
applications,
notamment celle de familles de surfaces surlesquelles
un même cône
découpe
des aireséquivalentes.
Le théorème leplus curieux,
à cetégard,
est celui(n° 5) qui
montrequ’un angle solide,
de sommetS,
habituellement mesuré sur unesphère
de centreS, pourrait
l’être aussi bien sur d’autres surfaces de révolutionayant
pour méridiens des lemniscates de Bernoulli. A coup sûr cela n’est pasplus pratique
que derecourir
à lasphère,
mais c’estbeaucoup plus
inté-ressant et curieux. Ce théorème et
quelques
autres du même genre ont d’ailleurs unaspect
élémentairequi permettrait
de les isoler et de les démontrer directement. J’aipréféré
donner la méthodequi m’y
a conduit etqui
les rattache tous àl’équation
Dans la seconde Partie il
s’agit
surtout de combinaisons de la formule de Stokesavec des théorèmes abéliens
plus
ou moinsspéciaux,
combinaisons telles que dessommes abéliennes de volumes
(coniques, tournants, etc.)
soient indifféremment(1)
Ces quatre Mémoires ont étéprécédés
par deux autres : Sur les applicationsgéomé- triques
de laformule
de Stokes et Sur laformule
de Stokes dansl’hyperespace, publiés
aussidans ce Recueil. Le
présent
travail est donc, en réalité, le sixième d’une série depubli-
cations consacrées au même
sujet.
302
exprimées
par desintégrales
de surface étendues à des cloisons ou par desintégrales
de
ligne appartenant
au contour de ces cloisons.A cet
égard,
l’idéegéométrique
et fondamentale meparaît toujours appartenir
àM. G. Humbert
qui,
à l’aide d’un cônequelconque,
détermine sur lasphère
des airesdont il
exprime
la différence des deux manières enquestion.
Parmi les résultats
qui
rn’ont leplus intéressé, je
mepermets
de citer le cas duvolume
déterminé
dans lasphère
par un cônequelconque.
Onpeut
trouver, par desopérations algébriques,
une infinité de tels volumesayant
une valeurassignée, rationnelle, algébrique, etc.
Pour les volumes tournants
engendrés
par des contours fermésgauches,
il mesemble que les contours tracés sur
l’ellipsoïde (ou, plus généralement
sur une qua-drique)
donnent un théorème aussiremarquable (n° 36)
que celui de M. G.K0153nigs
se
rapportant
aux contoursplans
tournant autour d’un axequelconque.
Les résultats de cette seconde Partie ont été très sommairement résumés dans
une Note Sur les
applications géométriques
du théorème d’Abel et de laformule
deStokes
(Colnptes
rendus de l’Académie desSciences,
27 mars1916).
Dans la troisième
Partie, j’ai repris
sommairement les extensions duproblème
deBâcklund. Il
s’agit
de certaines classesd’équations, analogues
auxéquations
deMonge-Ampère,
classes entrelesquelles
certains liens familiaux me semblent pou- voirs’apercevoir,
de manièreparticulièrement élégante,
en faisant usage des déter- minantssymboliques
quej’ai
introduits - ouqui plutôt
s’introduisent naturelle- inent - dans les extensions de la formule de Stokes.PREMIÈRE PARTIE
~
Arcs plans.
-Compléments
surles aires cylindriques
etsphériques.
[1]
Nous allons d’abord voirrapidement
ce quepeuvent donner, quant
à l’éva- luation des arcsplans,
les méthodesexposées,
pour l’étude d.es airesgauches,
dansle Mémoire
précédent.
Pour éviter d’incessants renvois à ceMémoire, l’exposition qui
suit est
rédigée
de manière à se suffire à elle-même autant quepossible.
Bien que certaines
comparaisons
entre arcs et aires aient une féconditéqui
vajustement
être mise àprofit,
il n’en reste pas moins que laquestion
des arcs est, debeaucoup,
laplus restreinte,
la moins riche en cassimples.
La remarque adéjà
étéfaite dans la Préface du Mémoire
précédent,
et nous avons vuqu’on pouvait
trouver,sur
l’ellipsoïde,
par desprocédés
trèsgénéraux
etélémentaires, dès
airesrationnelles,
ou à irrationnalités
données,
ou liées par des relations données... Aucontraire,
onne
peut
trouver de même, dans les mêmes conditions degénéralité,
des arcsd’ellipse présentant
de tellespropriétés.
Soit la courbe
plane
Ed’équation
,f
étanthomogène
d’ordre m.. Hors de cettecourbe,
prenons deuxpoints A’,
B’d’abord sans aucune relation avec
elle,
cespoints pouvant
être réunis par un arc A’ B’FIG. 1.
également
sans relation avec E. Les deux rayons vecteursOA’,
OB’ déterminentsur E un arc AB que
j’appellerai
Deux rayons vecteurs infiniment voisinscoupent
A’B’ enm(x, y),
déterminant un élément d’arc ds pourlequel
la normale aura descosinus directeurs «,
~.
Ces mêmes rayonscoupent
AB enM(X, Y),
déterminant unélément d’arc dsE pour
lequel
la normale aura pour cosinus directeurs :Enfin
j’appellerai p
lerapport
variable de Oin àOM,
cequi permet
d’écrireet détermine p en fonction
de x,
y.Ceci
posé,
si l’élément d’arcds,
situé en estprojeté
sur la circonférence de centre 0 et de rayonOn2,
laprojection
estSi l’élément
dsE,
situé enM,
estprojeté
sur la circonférence de centre 0 et de rayonOM,
laprojection
estceci en vertu du théorème d’Euler et de ce que le coefficient de ds~ est
homogène
d’ordre
zéro,
cequi permet d’y remplacer X
et Y par lesquantités proportion-
nelles x, y. Si maintenant on observe que le
rapport
desprojections précédentes
doitêtre
égal à 03C1,
on al’égalité
qui peut
encore s’écrireUne telle formule
permet
d’évaluer un arc sE, tel queAB,
au moyen d’une inté-grale curviligne
étendue non à l’arc àévaluer,
mais à un arc s tel que A’B’.Une
première
remarques’impose.
L’arc AB nedépend
pas de tout l’arcA’B’,
mais seulement du choix des extrémités A’ et
B’ ;
cela faitpressentir
que les expres- sions(2)
ou(3)
sont des différentielles exactes, chose facile à vérifier. On aet, comme dans l’ensemble des termes
dépendant de f est homogène
d’ordre -2,on voit que ds~ est de la forme .
L’intégration
de la différentielle exacte dont ils’agit
est ramenée à une seule qua- drature tout comme l’évaluation directe d’un arc de courbe AB.[2]
Dans le Mémoireprécédent,
la courbe .E étaitremplacée
par une surfaceE, la
courbe A’B’ par une surface (1, le secteur élémentaire Om par un côneélémentaire.
On avait .
ou bien
On voit immédiatement la différence
profonde qui
va s’établir entre les expres- sions(2)
et(3),
d’unepart, (4)
et(5),
d’autrepart,
suivantqu’il s’agira
deconiques
ou de
quadriques,
c’est-à-dire des variétésalgébriques
lesplus simples
pour les-quelles
seposent
desproblèmes
derectification
ou deplanification.
Dans les deux cas, m = 2, mais(4)
necomprend qu’un
seul radicalquadratique,
d’où des pro-priétés d’intégration
élémentaires dont nous avonsdéjà profité
dans le cas del’ellip-
soïde,
tandis que(2) comprend
deux radicauxquadratiques
distincts engénéral
etne se
prête
alors à aucuneintégration
élémentaire immédiate.Certes,
on ne fait que constater ainsi un fait dontl’impossibilité
est reconnuedepuis longtemps;
maiscette
impossibilité,
dans le cas desconiques, masquait peut-être
un peutrop
cequi
était
possible
dans le cas desquadriques.
[3]
Courbesdifférentes
surlesquelles
deux mêmes rayons vecteursdécoupent
desarcs
équivalents.
-D’après l’équation (3),
enposant f-t
=6"t,
on voit que clsL aura mêmeexpression
toutes les fois queaura même
expression.
Comme 0 esthomogène
d’ordre -1, la somme(6)
sera homo-gène
d’ordre -4. Si donc onl’appelle
enposant
on a
l’équation
différentiellequi,
connaissant le second membre doitpouvoir
servir à déterminerpuis
6
et f,
d’où toute une famille de courbesf =
I pourlesquelles
les arcscompris
entredeux mêmes rayons vecteurs seront des arcs
égaux.
L’équation (j)
ne semble pasintégrable
engénéral
ou, dumoins,
elle ne l’est pas assezexplicitement
pourqu’on
enpuisse
conclure des résultatsgéométriques. Mais,
suivant les formes de
’f,
il y ad’importants
casd’intégrabilité.
Si le second membre
’f
est nul, lepremier
est leproduit
de deux facteurs.linéaires et, en
appliquant
la méthoded’intégration
deséquations
linéaires du pre- mierordre,
on trouve aisémentsi ~A.2 + B~ = o . Pour cette forme de ~, on a, en
effet,
Mais,
faitbeaucoup plus important,
ceci montre que, siR étant une constante,
l’équation
admet
1.’intégrale générale
Si l’on élimine C entre celle-ci et sa dérivée par
rapport
àC,
on trouve, deplus,.
l’intégrale singulière
.Remplaçant,
dans(8)
et(g),
iL pary , puis
formant 9, on voit finalement que leséquations,
àpremier
membrehomogène
d’ordre -1,sont celles des courbes
qui
doivent avoir des arcségaux
dans tout mêmeangle ayant
son sommet àl’origine.
On tombe sur ce théorème : : Tous les cerclesayant
pour.diamètres les rayons d’un cercle
fixe
de centre 0 et ce cerclefixe
ont des arcséquiva-
lents dans tout
angle
de somm.et 0. .Cet énoncé tout à fait
élémentaire,
et même évidentd’après
lespropriétés
des.angles
inscrits au cercle, serait inutile s’il neprésageait,
de par la méthodeemployée~
des extensions dans
l’espace qui
ne sont pas aussi évidentes.[4] Cylindres différents
surlesquels
un cônedécoupe
des aineséquivalentes.
-Reprenons l’expression (5) qui permet
d’évaluer l’aire 03C3Edécoupée,
par un cône de sommet0,
sur une certaine surfaced’équation f(x,
y,z)
== ioù f
esthomogène
d’ordre rrt Si cette surface est un
cylindre
degénératrices parallèles
àOz,
sonéqua-
tion devient
f(x, y) =
1 etl’expression
entrecrochets,
dans le second membre de(5),
devient
avec, cette
fois, /
Alors 6 esthomogène
d’ordre - 2 et la somme(6)
homo-gène
d’ordre -6. Si onl’appelle x^6~! (u),
enposant
on a
l’équation
différentiellequi,
connaissant doit déterminerpuis
fiet f,
d’où une famille decylindres , f(x, y)
= i, et vraisemblablement aussi uncylindre enveloppe,
surlesquels cylindres
un cône de sommet 0 devra
découper
des aireséquivalentes.
L’équation (11)
a des casd’intégrabilité qu’on peut apercevoir
engénéralisant
laméthode
employée
pour(7). Pour §
nul on a icisi A~ + B~ = o . Pour cette forme de 9 on a, en
effet,
Ce
qui
estbeaucoup plus important,
c’esttoujours
de remarquer que, siR étant une constante,
l’équation
admet
l’intégrale générale
Éliminant
C entre celle-ci et sa dérivée parrapport
àC,
on a, deplus, l’intégrale
.
singulière
Remplaçant,
dans( 1 2)
et( 1 3),
u pary x, puis formant b, on voit que les équations,
’
à
premier
membrehomogène
d’ordre - 2,sont celles de
cylindres
droits surlesquels
tout cône de sommet 0 doitdécouper
des aires
équivalentes.
On reconnaît aisément les sections droites et on a cethéorème :
Les lemniscates de Bernoulli r2 = R2 cos
2(03B8
-C)
et leur cercleenveloppe
r = Rsont sections droites de
cylindres
droits surlesquels
tout cône desommei
0découpe
desaires
équivalentes.
[5] Surfaces
derévolution,
d’axe Oz, surlesquelles
uncône,
de sommet0, découpe
des aires
équivalentes.
-Reprenons
encore la formule(5),
relative aux aires de l’es-pacé,
et supposons que la surfacef(x,
y,z) -
I soit une surface de révolution_
f(r, z)
= r . On a r~ = x~ +y~
etf
esthomogène,
d’ordre m, parrapport
à r et z aussi bien que parrapport
à x, y, z .Dans ces
conditions,
on aet
l’expression
entre crochets dans(5)
devientavec
f -~ = 8"i.
Trouver toutes les sommes( r 5) ayant
une mêmeexpression
en r et zest une
question
absolumentidentique
à celle duparagraphe précédent.
Les résultats,en x, y
déjà
trouvés se conserventidentiquement
enremplaçant
x et yrespecti-
vement par r et z. On obtient ainsi des surfaces de révolution d’axe Oz
[dont
le mé-ridien,
dans leplan Orz,
a pouréquation f(r, z)=~]
surlesquelles
tout cône desommet 0
découpe
des aireséquivalentes.
Enparticulier
:La lemniscate de Bernoulli de centre 0 et le cercle
concentrique circonscrit,
tour-nant autour d’une droite
quelconque
de leurplan
etpassant
par 0,engendrent
respec-.
tivement une
surface
de révolution et unesphère
surlesquelles
tout cône de sommet Odécoupe
des aireséquivalentes.
Ce théorème doit être considéré comme l’extension à la
sphère
du théorèmeénoncé pour le cercle à la fin du
paragraphe
3. Sa recherches’imposait après
l’étudedes travaux, relatifs aux aires
sphériques,
dus à NI. G.Humbert,
car les résultats del’éminent
géomètre
montraient que le théorème duparagraphe
3 ne segénéralisait
pas en
remplaçant simplement
les cercles par dessphères.
Le Mémoire de M. Hum-bert,
Surquelques propriétés
des airessphériques (Journal
deMathématiques, 1888),
contient
précisément (notamment
auparagraphe 8)
d’intéressants théorèmesparti-
culiers visant certains cônes
qui,
inscrits à lasphère,
ydécoupent
une aire de pro-priété comparable
à celle de l’arcdécoupé
sur un cercle par unangle inscrit;
maisle rôle des surfaces de révolution à lemniscate méridienne restait à mettre en évi- dence.
Le théorème n’est pas seulement
élégant
dans sagénéralité;
il estsusceptible
de vérifications
partielles
élémentaires etfort remarquables
queje
vaisindiquer
brièvement.. ’
[6]
Ceci n’est d’ailleursqu’un
exercice d’un caractère extrêmementsimple.
Soit la lemniscate .
De
y=rsin0,
ds2 = dr2 + r2 d03B82 et del’équation
de lacourbe,
on tire immé-diatement
’ FIG. 2.
Par
suite,
pour l’aireengendrée
par l’arc SM tournant autour deOx,
on a, avec les notationsindiquées
sur lafigure,
Ceci est bien l’aire du
segment sphérique engendré
par la rotation de SN autour de Ox.Si
simple
que soit le théorème ainsiprésenté,
il n’en est pas moins fort curieux.Ainsi faisons varier la
position
initiale de la lemniscate méridienne par rotation dans leplan méridien;
c’est faire varier C, c’est-à-direl’angle
SOx. Laissonsimmobiles,
au
contraire,
lespoints
N et N’. L’arc de lemniscate MM’variera,
mais son aire de r~évolution parrapport
à Ox ne variera pas.Présenté
ainsi,
le théorème est d’unaspect
si intéressant et si élémentaire quej’ai
été fort étonné de
n’y point
voir un résultat connu et énoncépartout
comme corres-pondant
à une despropriétés
lesplus simples
des arcs de lemniscate.Les ouvrages de MM. H. Brocard de
Bibliographie
des Cour°besgéomé- triques, Bar-le-Duc, 18g ~),
G. Loria(Spezielle
ebeneLeipzig, go~),
F. GomesTeixeira
(Traité
des courbesspéciales remarquables, Coïmbre, IgoB),
H. Wieleitner(Spezielle
ebeneKurven, Leipzig, I908)
consacrentd’importantes monographies
à lalemniscate de
Bernoulli,
mais sans mentionner lapropriété
de l’aire due à la rotation de l’arc.Ceci est d’autant
plus
étonnant que, pour la courbe r~p = R~ cos 26, la rectification estpartout
basée surl’égalité
.qu’il
suffisait d’écrire r sin 03B8ds = R2 sin 03B8d03B8 enremarquant
que ceci se conservait pour 6remplacé
par fi - C.Il
existe,
par ailleurs, des relationsdéjà
étudiées entre la lemniscate de Bernoulli et des courbessphériques.
Ainsi M. H.Brocard,
consulté parmoi,
m’asignalé
unthéorème de II. D’Arrest et Delaire
(Sur
un théorème de Géométriesphérique,
Nou-velles
Annales, 1856) qui
réunit parprojection stéréographique (donc conique)
lalemniscate et la courbe de Viviani.
Mais,
si invraisemblable que celapuisse paraître,
le théorème en
litige
n’est pas encore identifié. Je crois suffisamment faire com-prendre qu’une
réclamation depriorité,
seproduisant
à sonsujet,
me semblerait la chose laplus
naturelle du monde.[7]
Cas oùl’équation ( ~)
est dutype
deLagrange.
-Après
lepremier
cas d’inté-grabilité
étudié auparagraphe 3,
nous en aurons un second, pourl’équation (7), quand
cetteéquation
admettra pour solutionparticulière 03C6=a,
si adésigne
uneconstante. Elle devient alors
De o = a, on
déduit, toujours
avec les notations du début duparagraphe
3,L’intégration
del’équation (16) correspond
donc à ceproblème
Déterminer des courbesplanes
tellesqu’un
arccompris
entre deux rayons vecteursquelconques
soitégal
ausegment
déterm.iné sur une droitefixe
par ces mêmes r~ayons. Ici la droite fixea pour
équation
x = a.Si l’on cherche à traiter directement ledit
problème,
on al’équation
différentiellequi,
enposant
prend
exactement la forme(16).
Enposant,
poursimplifier l’écriture, -~’=p,
onpeut
écrirel’équation (16)
qui,
linéaire en u et c~, est une de ceséquations
deLagrange qu’on intègre
par une dérivationpréalable.
Dérivant parrapport
à u, on a, eneffet,
C’est là une
équation
linéaire pourlaquelle
la méthode ordinaire donnePortant cette valeur de u dans
(18),
on aura p en fonctionde p d’uù,
demême,
x
et y
par les formules(17).
Les courbes cherchées ne sont obtenues ici que par l’intermédiaire d’unequadrature elliptique;
il ne serait pas difficile de les construire d’une manièreapprochée,
mais elles ne semblentpoint
offrir depropriétés finies
aussi exactes et
élégantes
que celles trouvées dans lepremier
casd’intégrabilité.
Notons que
l’équation
-exprime
encorequ’un
arcquelconque
d’une des courbes enlitige
a, parrapport
àOy,
un moment d’inertieproportionnel
à l’airecomprise
entre l’arc et les rayonsvecteurs de ses extrémités.
[8J
Cas où est dulype
deLagrange.
- Pour 2p - a,l’équation ( I I ) prend
la formeOn a
alors, d’après
leparagraphe
4,L’intégration
del’équation ( 1 9) correspond
donc à ceproblème :
Déterminer descylindres,
àgénératrices parallèles
à unplan fixe,
telsqu’un
cône de sommetfixe découpe
des aireséquivalentes
sur cescylindres
et sur leplan fixe.
Ici leplan
fixe etson
symétrique
parrapport
àOyz
ont pouréquation ~x~ = a;
lesgénératrices
descylindres
sont naturellementparallèles
à Ozpuisque
nouscherchons,
pour cette famille decylindres,
uneéquation f(x, y)
= i ne contenant que x et y.En
opérant
commeprécédemment,
on tire de(19) :
’Les résultats ne sont pas
plus explicites
que dans lepremier problème.
Théori-quement
on connaît maintenant p oup’
en fonction de u et(19)
doitdonner ~ (u).
D’où
pour
équation
de la famille decylindres
cherchée.Quelque imparfait qu’il soit,
ce résultat a un intérêtmultiple.
Outre leproblème souligné,
il en résout d’autres.Pour
simplifier
lelangage appelons cylindre
r l’un de ceuxappartenant
à la famille dont nous venons, tout aumoins,
de démontrerl’existence;
soit y son inter- section avec leplan Oxy.
Soit,
demême,
II leplan fixe,
surlequel
le cône de sommet 0découpe
lamême aire que sur l’un des
cylindres
r, et (j l’intersection de II avecOxy.
Au
point
de vueanalytique,
nous venons d’étudier une famille de solutions 9pour une
équation
de la formeOr cette forme se conserve pour toute rotation autour de 0
qui,
dans leplan Oxy, change (x, y)
en(x’, y’).
Il est d’ailleurs absolumentévident,
aupoint
de vuegéomé- trique,
que leséquivalences d’aires,
étudiées sur lescylindres
r et leplan FI,
seconservent
lorsque
lafigure
tourne, d’un certainangle
et tout d’unbloc,
autourde Oz . . ’
Si
maintenant,
conformément à la remarquedéjà
faite auparagraphe 5,
on rem-place
dans(20),
x et yrespectivement
par r et z, la droite -Q et les courbes y de- viennent des méridiens de surfaces de révolution autour deOy
devenu Oz. Nous associons ainsi aucylindre
circulaire des surfaces de révolutionayant
la même pro-priété
que lescylindres,
à section droite en forme delemniscate,
étudiés au para-graphe
4.Prenons maintenant la
transformée,
en x’y’,
del’équation (20).
La droite ~peut prendre
alors une inclinaisonquelconque
surOy’ et,
enremplaçant
x’ ety’
par r et z, cette droite devientgénératrice
d’un cône de révolution d’axe Ozcependant
que lescourbes
yengendrent
des surfaces de révolution autour du même axe, surfaces surlesquelles
un cônequelconque,
de sommet0, découpe
des aireséquivalentes
à cellesqu’il découpe
sur le cône de révolution.En
résumé,
la solution donnée d’abord dans le cas duplan
II entraîne l’existence de solutionsanalogues,
fournies pour lescylindres
et cônes derévolution,
par des surfaces de révolution.[9] Surfaces
Eayanl
mêmesurface
OE. - Dans leémoire.précédent,
considérant lecône,
de sommet0, découpant
une aire 6~ sur une surfaceE,
nous l’avons faitcouper en outre une certaine surface 6, suivant un contour dont la
projection
surOxy
enfermait aussi une aire aE. Nous nous sommesposé,
auxparagraphes
24 et 25du dit
Mémoire,
laquestion
de déterminer différentes surfaces Eayant
une mêmesurface e; c’est évidemment cette
question
que nous venons detraiter,
en cequi précède,
sinon d’une manièregénérale,
du moins dans des casparticulièrement élégants.
Ainsi nous savons que lasphère
admet comme surface 6simple
et inté-ressante une surface de révolution
ayant
pour méridien une trisécante(loc. cit.
n°10) ;
,
c’est évidemment là une surface c
qui appartient
aussi aux surfaces derévolution,
àlemniscate
méridienne,
considérés ici auparagraphe
5.Les résultats
précédents
ont tous été rattachés à l’étude del’équation (20);
ce, n’était pas d’une nécessité absolue comme nous l’avons
déjà
vu(n° 7).
De même lethéorème
souligné,
à la fin duparagraphe 3, peut correspondre
à lasimple équation
différentielle ds = a
dO ;
le théorèmeanalogue
relatif à lasphère peut correspondre à.
une
équation
aux dérivéespartielles qu’il
est loisible de former directement. Maisl’usage
del’équation (20)
meparaît
bienpréférable;
c’est lier laquestion
avec uneéquation qui
intervient dans bien d’autresproblèmes
de Géométrie. EnMécanique,.
(20)
estl’équation
de Jacobi pour le mouvementplan
d’unpoint
matériel.DEUXIEME PARTIE
Le théorème d’Abel pour intégrales doubles
et laformule de Stokes.
~10~
Volumesconiques.
- Avant de faire véritablement intervenir le théorèmed’Abel,
nous allonsétudier,
sanslui, quelques
volumesconiques.
Nous verronsensuite que ces
premiers
résultatspeuvent
être considérés comme des casparticu-
’liers
d’applications géométriques
du célèbre théorème etqu’ils peuvent
servir de vérifications à cesapplications géométriques plus générales.
Soit
toujours
une surfaceE, d’équation f(X, Y , Z)
_ ~,avec f homogène
d’ordre m.Sur
E,
enM(X, Y, Z),
soit l’élément d’aired03C3E
dont le contour sert de directrice à uncône élémentaire
déterminant,
enm{x,
y,z),
sur une surface a indéterminée pour le moment, un élément dcrayant une
normale de cosinus directeurs (x,(1,
y.Soit cfï le volume
conique compris
entre 0 et de;» d"CE » 0 0 » d6E.
On a
si p désigne
lerapport
de Om àComme,
deplus,
d’où
on a enfin
~
et
. Ainsi le volume
conique
Te, de sommet 0, de basegauche
est déterminé parune
intégrale
double étendue à la cloison c déterminée par le cône sur une surface.complètement indépendante
de[11] Reprenons
maintenant la formule de Stokes sous la formedéjà
utiliséeRéduisons-la à
en
désignant par S
le contour de la cloison (J. Dans cette formule, H doit être homo-gène
d’ordre - 2 et, parsuite, H~ homogène
d’ordre -3 ; lesintégrales
doubles de(i)
et(3) peuvent
donc être identifiées. On aen
désignant
par Q une fonctionhomogène
d’ordre - 2qu’on peut
fairedisparaître.
Si l’on
prend 2H=constante=-h,
on al’équation
Celte
équation (4) représente
unesurface
a, tellequ’un
contour ~ y tracédonne,
sur
Oxy,
uneprojection
II servant de base à uncylindre droit,
de hauteurh,
dont levolume est
égal
au volumeconique compr~is,
dans le cône0~,
entr~e 4 et lasurface
E.J’emploie
la dénomination de « surface Gt » paranalogie
avec celle de « surface c oemployée,
dans le Mémoireprécédent,
lors de l’étude des aires. Et de même que l’étude des aires sur une surface E a été faite au moyen des surfaces c, l’étude des volumesconiques
OEpeut
être faite au moyen des surfaces Si l’on connaît l’uned’elles,
lespropriétés
attribuées arbitrairement au volumecylindrique
hII(expression rationnelle
ou au moyen d’irrationnellesdonnées,
relations entreplusieurs
de cesvolumes
cylindriques, etc.) appartiendront identiquement
au volumeconique
OE.Si le
problème
est l’évaluation du volumeOE,
il est ramené à la recherche de l’intersection E et à l’évaluation de l’aireplane
II.-
Si la surface E est un
plan,
le volumeconique
OE estégal
à l’aire GE de la base .plane
Emultipliée
par le tiers de la distance de 0 auplan E,
c’est-à-diremultipliée
par un facteur constant.
Entre GE
et II iln’y
adonc,
à un facteur constantprès, qu’une correspondance
entre airesplanes analogue
à d’autresdéjà
étudiées.Rien de nouveau non
plus,
en vertu d’une remarque tout à faitidentique,
pour , le cas où E est unesphère
de centre 0.[12]
Volumesconiques
inscrits à lasphère.
- Considérons unesphère
de rayon Rtangente
en 0 auplan Oxy.
Onpeut
la considérer comme une surfaceE,
avecf
homo-gène
d’ordre i, car sonéquation peut
s’écrireL’équation (4)
des surfaces si est alorsUne telle surface n’est pas nécessairement de
révolution,
mais nous serons dansce cas
particulièrement simple
pour Q = o.Alors,
enposant Xi
+yi
=rB l’équa-
tion
(6)
devientElle
représente
lapodaire
centrale d’uneellipse
dont lesaxes
desymétrie,
delongueurs
2a et2b,
sontrespectivement dirigés
suivant Or et Oz. On a. La
figure représente,
enAB,
lequart
de lapodaire méridienne ;
la forme est à peuprès
celle duquart
del’ellipse qui passerait
aussi par lespoints
A etB,
maisqui
n’apas été
tracée. _Fic.4.
Faisons tourner la
figure
autour de Oz et, sur la surface de révolution traçonsun contour fermé 1 ; le cône 0E
doit,
avec lasphère E,
délimiter un volumesphéro- conique égal
àhIl,
si II est l’aire contenue dans laprojection
de E surOxy.
Ce résultat
général
estsusceptible
d’une vérificationpartielle
élémentaire.Évaluons
directement le volumeengendré
par OPCO. Soit al’angle
POA.Ce dernier
volume, d’après
le théorèmegénéral,
doit êtreégal
à 7thON2 et, par- tant de(j)
et del’équation z=r tang 03B1
du rayon vecteurOPM,
on trouve, pourl’abscisse r de M, ’
Pour 7thON2 on retrouve bien le résultat obtenu directement.
[13]
Première remarque. - On sait que lespoints
d’une courbealgébrique F(r, z) = o
où latangente
estparallèle
à0? jouent
un rôlecapital
dans l’étude deces courbes. Ici, pour les courbes méridiennes des surfaces il y a à faire d’inté- ressantes remarques sur la situation
possible
de telspoints.
Ils nepeuvent
se trouversur un rayon tel que
0PgiI ,
assimilable à un cône infiniment délié de sommet0,
carce
cône, en OP,
contiendrait un volume infinimentpetit
non nul et ildonnerait,
enM,
un élément
de 03C31
dont laprojection
surOxy
serait nulle. Ce serait une contradiction .avec le théorème
général
relatif à l’évaluation de nos volumesconiques.
Ainsi,
sur lafigure
4, nous pouvons affirmer que l’arc depodaire
ABn’a,
endehors de
A,
aucunpoint
detangente parallèle
àOz;
lapropriété
doit forcémentavoir lieu pour la
podaire
enlitige
bien que ce ne soit pas du tout unepropriété
,appartenant
auxpodaires
centralesd’ellipses
pourlesquelles a
et b auraient des’ valeurs
plus quelconques
que celles mentionnées en(8).
La
vérification directe est aisée.L’équation (j)
étant mise sous la forme F = o,l’équation Fz == 0 peut
s’écrireElle ne
représente
que la droite OA ou le cercle de centre 0passant
par A.Donc A est bien le seul
point
detangente parallèle
à Oz.Pour des surfaces a1 autres que des surfaces de
révolution,
il y aurait évidemment des remarquesanalogues
à fairequant
à l’existence ou à la non-existence depoints
àplans tangents parallèles
à 0z..[14]
Seconde remarque. - Enpartant
d’un raisonnement élémentaire tel que celui fait comme vérification sur lafigure
4 onpourrait
retrouverl’équation
de 6,.En effet, si l’on
reprend l’expression
de Vol(OPC),
si onl’égale
à 7trth en admettantque r
représente
l’abscisse ON d’une courbe 6, d’ordonnée z = rtangos
on retrouve aisémentl’équation (7). Ensuite,
en faisant varier infiniment peu (x,puis
en faisanttourner la
figure
infiniment peu autour de0z,
on fera décrire à P, sur lasphère E,
un
quadrilatère
infinimentpetit
d. Le cône O03C9’donnera,
enM,
un autrequadri- latère pL qui
en donnera un troisième v enN,
et,ainsi,
le volumesphéro-conique
O 15sera bien
égal
à celui d’uncylindre
droit de hauteur h et de base v. Finalement cettecorrespondance
élémentaire s’étendra au cas d’un cônequelconque
de sommet 0.Une telle remarque
pourrait
êtrefaite,
avecquelques variantes,
pour d’autresexemples
élémentaires traitésci-après.
Elle aurait pu servir à passer du théorème élémentaire duparagraphe
6 au théorèmegénéral
terminant leparagraphe
5.’
Mais pour l’étendre à des surfaces E
quelconques
il faudrait des raisonnementsspéciaux beaucoup
moinssimples
etgénéraux
que celuiqui,
dans ceMémoire, joue
le rôle fondamental.
[15]
Autresurface
c1 pour lasphère (5).
- Nous allons obtenir ici une autresurface 03C31 qui peut paraître
fortquelconque parmi
toutes celles que l’onpeut
tirer del’équation (6) ;
son véritable rôle sera d’être retrouvéeplus
loin(n° 25)
comme véri-fication de considérations
plus générales.
Pour
l’équation (6)
devientSi h
et R sontpositifs,
comme on l’atoujours implicitement supposé jusqu’ici,
cette surface est
imaginaire,
mais onpeut
laremplacer
par une surface réelle enchangeant
R en -R. Cela revient à chercher une surface Gt pour unesphère E’ symé- trique
de E parrapport
auplan Oxy,
et, comme la surface obtenue est alorssymé- trique
parrapport
à ceplan,
onpeut
évidemment revenir de E’ à E. Pour lasphère (5),
nous avons donc la nouvellesurface 03C31
Pour
z == p sin ù),
on a pouréquation pola i re
de la courbe méri- dienneCette courbe passe par un
point
A deOr,
normalement à cet axe, et s’élève lelong
d’une
asymptote
d’abscisse OB. On a OA = a,OB ~ b, ~
si a et b sont les valeurs dé- finies en(8).
Une vérification
partielle
du résultatpeut
être faite comme auparagraphe
12.Le volume