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Montrer que pour touta∈E, l’application fa(x) =d(x, a)−d(x, a0) est continue et born´ee de E dansR

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Texte intégral

(1)

ANN ´EE UNIVERSITAIRE 2016-2017 Licence de math´ematiques, Ing´enierie math´ematique, UE

TGM601U

Examen d’Analyse Fonctionnelle : Epreuve de A. Bachelot.

Date : Lundi 24 avril 2017 Heure :9h-12h.Dur´ee :3h.

Lieu : bˆatiment A33, Grand Amphith´eˆatre de Math´ematiques.

- Un aide-m´emoire d’une page est autoris´e-

Coll`ege Sciences et technologie

1 On consid`ere un espace m´etrique (E, d).

(1) Etant donn´e a∈E, montrer que l’application

x∈E 7→d(x, a)∈R

est continue de (E, d) dansRmuni de la distance associ´ee `a la valeur absolue.

(2) Soita0 un point de E. Montrer que pour touta∈E, l’application fa(x) =d(x, a)−d(x, a0) est continue et born´ee de E dansR.

(3) On note Cb0(E,R) l’espace vectoriel des fonctions continues et born´ees de E dans R. Pour ϕ ∈ Cb0(E,R) on pose

kϕk= sup

x∈E

|ϕ(x)|.

Montrer quek.kest une norme sur Cb0(E,R) et que (Cb0(E,R),k.k) est un espace de Banach.

(4) Etant donn´esa, b∈E, ´evaluer

kfa−fb k.

(5) En utilisant ce qui pr´ec`ede, construire un espace m´etrique complet ( ˆE,d), et une applicationˆ f de E dans ˆE tels quef(E) soit dense dans ˆE, et que pour tout a, b∈E on ait

d(fˆ (a), f(b)) =d(a, b).

2

Soit E = R[t] l’espace vectoriel r´eel des fonctions polynˆomes d’une variable, `a coefficients r´eels.

Pour f ∈E on pose

(1) N1(f) =

Z 1

0

|f(t)|dt, N2(f) =|f(0)|+ Z 1

0

t|f0(t)|dt, N3(f) =N1(f) +N2(f).

(1) Montrer que N1,N2 etN3 sont des normes sur E.

(2) Pour tout n∈Non d´efinit

fn(t) = 1−(1−t)n. Montrer que la suite (fn)n∈

N converge dans (E, N1) et dans (E, N2) vers des limites que l’on d´eterminera. Converge-t-elle dans (E, N3) ?

(3) On noteE3l’espace vectoriel des fonctions `a valeurs r´eelles, d´efinies et born´ees sur [0,1], d´erivables sur ]0,1], dont la d´eriv´ee est continue et born´ee sur ]0,1]. SurE3 on d´efinit encore des applications N1,N2 etN3 par les relations (1). Montrer queN3 est une norme surE3.N1 etN2 sont-elles des normes surE3?

(2)

(4) Montrer que la suite (fn)n∈N est convergente dans (E3, N3).

(5) H´el`ene d´eclare : ”Consid`ere, cher Agamemnon, un espace vectoriel r´eel E muni de deux normes N1 etN2, et une suite (xn)n∈NdansE, convergente dans (E, N1) vers une limite l1 et convergente dans (E, N2) vers une limite l2. Alors siN1 etN2 sont ´equivalentes,l1=l2.”

Agamemnon r´etorque : ”Fascinant ma ch`ere H´el`ene, toutefois il est inutile de supposer que N1 et N2 sont ´equivalentes. Consid`ere en effetN3=N1+N2, et ´ecoute mon raisonnement :

(1)N3 est une norme sur E.

(2) La suite (xn)n∈N converge dans le compl´et´e ˆE3 de (E, N3) vers une limite l3.

(3) N1 et N2 se prolongent de fa¸con unique en des applications d´efinies continues sur ˆE3, que je note encoreN1 etN2.

(4) On a :N1(l1−l3) =N2(l2−l3) = 0.

(5) J’en d´eduis quel1 =l3 etl2 =l3, ce qui montre, ma ch`ere H´el`ene, quel1 =l2!

Justifiez l’assertion d’H´el`ene, et justifiez ou critiquez les cinq points de l’argumentation d’Agamemnon.

3

SoitX la boule unit´e ferm´ee d’un espace de Hilbert (H,k.k).

(1) On consid`ere une application f de X dans X. On suppose qu’il existe C∈[0,1[ tel que pour tout x, y∈X, on ait :

kf(x)−f(y)k≤Ckx−yk.

On d´efinit la suitex0 = 0, xn+1=f(xn). Montrer que pour tout n∈N, on a kxn+1−xnk≤Cnkx1−x0 k.

En d´eduire que la suite (xn)n∈N est de Cauchy.

(2) Montrer qu’il existe un unique point x∈X tel quef(x) =x.

On consid`ere maintenant une application g deX dansX telle que pour toutx, y∈X, on ait : kg(x)−g(y)k≤kx−yk.

(3) Pour tout entiernon d´efinit gn(x) =n+1n g(x). Montrer qu’il existe une suite (xn)n∈

N⊂X tel que gn(xn) =xn.

(4) Montrer qu’il existe une suite extraite (xnk)k∈

N et un point x ∈X, tel que pour tout y ∈ H, on ait :

< xnk, y >−→< x, y >, k→ ∞.

(5) Montrer que

kg(xn)−g(xnk)k2≤kxnk2 +kxnk k2 −2<< xn, xnk >, o`u<z d´esigne la partie r´eelle du nombre complexez.

(6) En d´eveloppant le membre de gauche de l’in´egalit´e pr´ec´edente, en d´eduire que kxnk2≤ 2n

2n+ 1<< xn, x > . et

kxn−xk2≤kxk2

2− 2n 2n+ 1

<< xn, x > .

(7) Montrer que g(x) =x.

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