HAL Id: jpa-00239861
https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00239861
Submitted on 1 Jan 1896
HAL is a multi-disciplinary open access archive for the deposit and dissemination of sci- entific research documents, whether they are pub- lished or not. The documents may come from teaching and research institutions in France or abroad, or from public or private research centers.
L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés.
Sur la chaleur de vaporisation et les dimensions moléculaires
L. Houllevigue
To cite this version:
L. Houllevigue. Sur la chaleur de vaporisation et les dimensions moléculaires. J. Phys. Theor. Appl.,
1896, 5 (1), pp.159-163. �10.1051/jphystap:018960050015901�. �jpa-00239861�
159 male
intérieure,
etégale à1 K- 1 D’autre part,
les forces
électrostatiques
directesproduisent
sur cls une forceopposée
à laprécédente
etégale
à La forceapparente
est donc:Comme on a,
près
duconducteur,
F =l’expression précédente
s’écrit :
ce
qui
est bien le résultat exact.Ainsi,
nous rendonscompte,
non seulement des attractions etrépulsions apparentes
des conducteursélectrisés,
niais aussi desforces
apparentes
dues à leurélectrisation,
et tendant à faire varier leur forme ou leurvolume, qui
sont, àcharges données,
en raisoninverse de
K,
comme lespremières.
En
résumé,
la théorieclassique
est d’accord avecl’expérience.
Laforce
électrostatique
estpartout
lamême ;
ils’y joint,
dams les diélec-tiques fluides,
unepression hydrostatique qui
est un effetindirect,
et intervient pour sa
part
dans les furcesapparentes.
SUR LA CHALEUR DE VAPORISATION ET LES DIMENSIONS
MOLÉCULAIRES;
Par M. L. HOULLEVIGUE.
I. - Tout le monde connaît
l’ingénieuse démonstration,
parlaquelle
sir W. Thomson a fait voir que la
pression
maximum de vapeur d’unliquide dépendait
de sa courbure. Onpeut ajouter quelque
chose à cette
question,
enremarquant
que la chaleur devaporisation,
x
température donnée, liquide, dépend
aussi de laforme
de sas2cr face .
Considérons,
à ceteffet,
unliquide
contenu dans un vase suffi-samment
large A,
etqui
s’élève à une hauteur h dans un tube derayon p. Soient
F, V,
L lapression maxima.,
le volumespécifique
dela vapeur et la chaleur de
vaporisation
enA ; F’,V’,L’
lesgrandeurs analogues
enA’,
et u le volumespécifique
duliquide.
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018960050015901
Faisons
parcourir
ausystème
lecycle isothern1ique
suivant :1 ° A l’aide d’une pompe fixée en
R’,
onvaporise
unpoids
trèspetit
du duliquide
affleurant enA’ ;
2° Le robinet R’ étant
fermé,
onagit
sur lepiston P,
de manièreà amener la
pression
de la vapeur contenue dans C de F’ àF ;
3° On
transporte
lerécipient
C enR ;
4° On
agit
sur P de manière à condenser en A la vapeur contenue dans le corps de pompe.Le
cycle
estfermé ;
onpeut
luiappliquer
leprincipe
del’équiva-
lence.
Dans la transformation
(1)
le travail effectué est(94
-- - la chaleurdégagée
en A’ estQ,
- --roL’ dg;
mais il y a aussi pro-duction
enA,
par suite de l’abaissement duniveau,
d’un volume udv de vapeur,auquel correspond
undégagement
de chaleur :On
peut négliger
le travail (;2 et la chaleurQ,.,
mis enjeu
dans latransformation
(2), en considérant,
pour la variation très faiblequi
l’amène de F’ à
F,
la vapeur comme un g°azparfait.
La transfor- - mation(3)
s’effectue sansdégagement
dechaleur ;
elle nécessite untravail
°3
-_ - hclw.l,a transformation
(4)
absorbe un travail°4
.- Fvdv etdégage
En
appliquant
leprincipe
del’équivalence,
G -EQ,
on a161 Si on
considère,
comme on l’a fait tout àl’heure,
que la vapeur, pourune transformation très
petite,
secomporte
comme un gazparfait,
ilen résulte F V -= et par suite :
On arriverait au même
résultat, si,
considérant que lecycle employé
est réversible et
isothermique,
on luiappliquait
le théorème deCarnot;
on aurait alorsSQ
= o, c’est-à-direQj + Qj + Q2 + Q4
= o.La
quantité Q2 peut
s’évaluer facilement. On a; eneffet,
qu’on peut
écrire trèsapproximativement :
Or,
F - F’ =hÕ, 0
étant lepoids spécifique
de la vapeur. Doncet comme V8 ---- 1,
En
remplaçant Q.~
par cette valeurdans EQ
--- o, on retrouvealors,
toutes
simplifications faites,
la relation(1).
Dans le cas d’une
dépression capillaire,
c’est-à-dire d’une surfaceconvexe, on obtiendrait facilement pour la chaleur de
vaporisateur
ou
bien,
enexprimant
h en fonction de la constantecapillaire A,
durayon de courbure p
(l’angle
de raccordementsupposé
de~.80°~,
etdu
poids spécifiquo
D duliquide,
L" diminue donc
quand
paugmente. O r ,
si on considère desgoutte-
lettes de différents
volumes, s’évaporant
dans uneatmosphère,
sir- Thomson a montré que les
plus
grosses devraient croître auxdépens
desplus petites.
La relation(~ bis)
nous montre enplus
que cette transformation estexothernlique.
- II. - On
peut
tirer de la formnle(2 bis)
uneconséquence
ausujet
des dimensions moléculaires : Si
petite
que soit lagouttelette
deliquide considérée,
saformation,
auxdépens
de la vapeursèche,
adû
dégager
de la chaleur. On adonc,
en écrivant que est néces- sairementpositif,
d’où
Cette formule n’est évidemment
qu’approximative;
enparticulier,
son
application
suppose la constance de A pour de trèspetites
quan- tités deliquide,
constancequi
est trèsproblématique.
Tellequ’elle
est,
elle nouspermettra cependant
deprendre
une idée des dimen-sions de la
plus petite goutte liquide qui puisse
se former.Pour faire les
calculs,
on remarquera que, si A estexprimé
à lamanière ordinaire
(en milligrammes
parmillimètre),
si E ==425,
pour
obtenir p
enmillimètres,
il faut diviser le second membre de la formule(3)
par ~.000 :Prenons comme
exemple
l’eau à latempérature
ordinaire pourlaquelle
L =600,
D =1,
A =8, ~~ .
On trouveLe diamètre de la
plus petite goutte
deliquide possible
est doncsupérieur
à un dix-millionième de millimètre.Ce nombre est d’accord avec ceux
qu’on
obtient par d’autres voies pour la limite des dimensions moléculaires : i LordRayleigh(’)
trouveque la
plus petite épaisseur
d’huilecapable
d’arrêter les mouvements ducamphre
sur l’eau mesure à peuprès ,3
millionième de milli-mètre ;
elle est donc 10 foisplus grande
que la limite inférieure de2p
donnéepar l’équation (3 bis).
Reinold et Riickert(1)
trouvent pourl’épaisseur
moyenne de la tachenoire,
dans les bulles de savon envi-ron 10
micro-millimètres,
c’est-à-dire des valeurs environ 75 foisplus grandes
que2p;
mais cette tache noire est, comme onsait,
creuséeelle-même de facules encore
beaucoup plus
minces. Du reste,(1) Sm W. THO)lS0X, Confél’ences scientifiques et allocutions, traduction Lugol,
page 48.
163 sir ~~. Thomson
(~ ), rappelant
les recherches faites sur cesujet, indique
lui-même la limite inférieure que nous venons de trouver :« Les résultats
généraux auxquels
conduisent lesquatre
modes deraisonnement
qui
sont fondésrespectivement
sur la théorie ondula- toire de lalumière,
sur lesphénomènes
de l’électricité de contact,sur l’attraction
capillaire
et sur la théoriecinétique
des gaz, s’ac- cordent à montrer que le diamètre des atomes ou des molécules de lamatière,
dans les conditionsordinaires,
doit être voisin dede centimètre ou
compris
entre 1de centimètre. »
III. - Les
équations (1)
et(2) peuvent
nous fournir encore unrenseig nement.
Elless’appliquent
à toutetempérature,
enparticulier
à la
température critique
duliquide
considéré. S’il y a alorsvapori-
sation totale du
liquide,
c’est que 1/ ou L" doivent être nuls en mêmetemps
queL ;
h doit donc êtreégal
à zéro dans les formules(1)
ou
(2),
c’est-à-dire que la constantecapillaire
doit être nulle exactes- ment à latempérature critique.
Il est à remarquer que la valeur des dimensions limites d’une
goutte liquide
fournie par(3 bis)
est alors indéterminée.ÉTUDE
GÉOMÉTRIQUE
DES ABERRATIONS DANS LES MIROIRSSPHÉRIQUES;
Par M. P. LUGOL.
L’étude des aberrations dans les miroirs
sphériques peut
être faitetrès
simplement
par voiegéométrique.
Soient : A un
point luinineu; j
Ao un axesecondaire ;
AI un rayonincident;
I A’ le rayon réfléchicorrespondant ;
IT latangente
aupoint
d’incidence. On sait que, si l’oncompte,
sur l’axesecondaire,
les distances à
partir
dupoint
opositivement
vers la droite etnéga-
tivement sur la
gauche,
on a, enposant
oA = ~ et oA’ = a’, larelation
générale
Considérons sur oy,
perpendiculaire
à ox, lepoint At
tel que(1) Ouvrage cité, page 109.
(2) Ouvrage cité, page 96.