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Valentin Rongier, serial bosseur

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Mag to Sports

@KevinGuisnel Flashez,

visitez !

evin Web to Sports

L’INSEP,

temple du sport français

DIVERS

Gilles Durand

Au BCBL,

on cultive la jeunesse

BASKET

D.R

Valentin Rongier, serial bosseur

FOOTBALL

MAG TO SPORTS

L’info sur un plateau L’info sur un plateau

(2)

SOMMAIRE

Pages 4 à 7

Pages 8 à 15

Page 16 à 21

Pages 22-23

Zoom sur le BCBL

Axe prioritaire du Basket Club Basse Loire, la forma- tion. Depuis plusieurs années, les jeunes sont nom- breux à affluer à Saint-Jean-de-Boiseau. Explications.

L’INSEP, lieu sacré

Entretien avec Valentin Rongier

“Quelque chose de grand”

Valentin Rongier entame sa quatorzième saison au FC Nantes. Celle-ci n’est pas anodine, puisqu’il est devenu, cet été, joueur professionel

36% des médaillés de Londres sont issus de l’INSEP.

Immersion dans le temple du sport français, où ont évolué les grandes gloires françaises.

Devenue championne d’Europe par équipes juniors, Océane Guisnel nous en dit plus sur son intégration à l’INSEP et ses objectifs de la saison.

Septembre 2014

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ÉDITO

CHANGEMENT DE DÉCOR

Non, le Kévin Web to Sports n’est pas mort. Certes, on peut affirmer qu’il s’essoufle (de moins en moins de contenu, un design graphique fortement limité, etc.), mais le pronostic vital est à sortir, immédiatemment, des crânes déjà imprégnés d’une vie sans le KWS. Dommage pour eux, il revient au galop avec des intentions nouvelles, et des idées fraîchement conçues. En effet, si le site internet n’apportait pas un succès transcendant, il fallait repartir d’un cap légèrement excentré , sans tomber dans l’excès de disparité non plus. Que fallait-il faire

? Conserver cette page page internet, au détriment de la rigueur et du confort de lecture ? Ou tout simplement la rayer de la carte pour ne plus jamais en parler ? Là était la question.

La réponse aurait, pourtant, bien pu sauter aux yeux dès le départ, mais il faut savoir prendre son mal en pa- tience pour (enfin) décrocher la lubie qui fera la différence. C’est ainsi qu’est venu, un de ces jours de réflex- ion, l’idée d’une édition magazine. Avec en véritable atout, le confort de lecture revalorisé. Et cette fois-ci, à la sauce personnelle. Terminées, donc, ces prises de têtes incessantes pour modifier, ne serait-ce, qu’une partie graphique du site internet. Désormais, place à la liberté visuelle et à la construction personnalisable, pour votre plus grand confort. De plus, cette édition magazine, qui va rameuter différents sujets dans un seul et même lieu, va permettre de jouer avec l’intéraction technologique (QR code, liens hypertextes, etc.). Ainsi, le site internet du Kévin Web to Sports se positionnera en parfait co-pilote, pour retrouver photos, vidéos et contenus non transmissibles par le format papier.

Pour le moment, je ne saurais vous en dire d’avantage sur la périodicité des parutions, ayant quand même des études à mener à côté. Effectivement, à dix-neuf ans, titulaire d’un BTS en Communication, je suis actuel- lement un cursus Licence 3 des sciences de l’information et de la communication à Angers (49). Une année d’apprentissage qui me permettra une présentation aux rudes concours des écoles de journalisme. Métier dans lequel j’imagine mon avenir. Tout particulièrement dans un domaine qui me passionne, le sport. Rien de plus simple. Voici comment le Mag’ to Sports s’est retrouvé face à vous ? Alors, prêts ? Lisez...

KEVIN GUISNEL

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basket club

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Le BCBL sur sa mise

formation

REPORTAGE

basket club

basse loire

TEXTE ET PHOTOS KÉVIN GUISNEL

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soigner son apparence extérieure, ont fait de la jeunesse un axe prioritaire de travail. Cette jeunesse qui détermine et promet l’avenir d’une structure.

UNE RENTRÉE ATTENDUE

Si bon nombre des écoliers appréhendent la rentrée scolaire, les jeunes basketteurs du BCBL, eux, n’attendent que celle de la salle des Genets, lieu du stage de reprise. Il faut dire que l’environnement n’est pas similaire aux bancs et aux chaises d’une salle de classe fer- mée. Tentes, grandes tablées et jeux de société rythment, notamment, les temps de repos. Là, il s’agit bien d’une ambiance particulière que les jeunes apprécient fortement. “Ce stage, c’est l’opportunité d’y inculquer plusieurs valeurs”, avoue Annie Blot, une de ces nombreuses bénévoles du club. Sur le terrain, il est ques- tion d’appréhender une notion épineuse qu’est

“l’arbitrage”. En dehors, le savoir-vivre prime.

À savoir “la vie en collectivité” et “l’entreaide”.

L

a jeunesse montre l’homme comme le matin montre le jour. Cette période de la vie où l’insouciance est maître, et où la passion dépasse tout entendement. Ce grain de folie, il ne suffit pas d’aller bien loin pour en trouver trace.

Quand on parle de ballon rond, à dominante orange, que l’on fait rebondir sur un parquet (à savoir le basket), beaucoup se tourneraient, instinctivement, vers l’un des plus gros centres de formations reconnu en Loire-Atlantique.

L’Hermine de Nantes. Certes, la formation y est de qualité, mais pour un club évoluant, tout de même en Pro B, cela paraît normal.

Moins attractif - et pourtant - en terme de niveau de jeu, le Basket Club Basse Loire prouve depuis plusieurs années déjà, qu’il ne faut pas parler basket dans le département (si ce n’est dans la région) sans évoquer ses ini- tiales. B.C.B.L ! Quatre désignations que l’on pourrait détourner de manière plus flatteuse.

“Bon Chic Bon Look”, par exemple, pour ce club aux allures “BCBG” . L’envie de plaire, de

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Reportage au

B.C.B.L

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60

jeunes qui ont participé au stage de rentrée, organisé en interne.

235

basketteurs, de tout âge, qui sont licenciés au sein du club.

LE BCBL en chiffres, c’est...

Une fois sur le parquet, le ballon en main, ils savent troquer leur costume de jeunes adoles- cents ou même d’enfants insouciants pour ce- lui d’un basketteur à part entière. Parce que, lorsqu’il s’agit de s’entraîner, la structure du BCBL sait y faire. Sous formes d’exercices pour les plus grands, ou sous forme de jeu pour les plus jeunes d’entre eux, la qualité imprégnée par les entraîneurs est de mise. Du moins au niveau du label de formation (bronze) décerné par le CNOSF. Pour le président, Benoît Jaunin, “cela prouve que le club est actif”. Des preuves qui ne manquent pas. Les joueurs, eux-mêmes, montrent les valeurs du club au plus haut niveau.

À l’occasion du challenge national Benjamins/

Benjamines*, Léa Apoux a gratifié son talent d’une jolie dixième place à Bercy en fin de saison dernière. Cyprien Griffon a, quant à lui, manqué de peu la marche nationale.

Des performances dans la lignée d’une poli- tique bien définie au club. “Depuis six ou sept ans, nous avons décidé de se tourner réelle- ment vers l’avenir. Il était devenu primordial d’alimenter les équipes seniors. On s’aperçoit que le travail entreprit commence à payer”,

explique Benoît Jaunin. Effectivement, cette saison, ils seront plusieurs à intégrer les équi- pes seniors. Bien souvent en Régionale 3, ou en équipe réserve (Départementale 3).

DES BÉNÉVOLES DÉVOUÉS

Toute cette énergie et ce dynamisme n’est pas venu de nulle part. Il provient essentiel- lement d’un travail quotidien des bénévoles pour rendre plus agréable la vie du club. Pour Annie Blot, le stage de rentrée, par exemple,

“c’est l’occasion de fédérer les parties du club”.

À savoir les entraîneurs, les bénévoles, les joueurs et les parents de ces (jeunes) joueurs.

Cela crée forcément “un dynamisme qui fa- vorise la venue du public pour les rencontres du week-end”.

Pour Benoît Jaunin, si le club en est là, c’est

“avant tout, la reconnaissance du travail des bénévoles”. La vie d’un club en dépend directe- ment. Au BCBL, ils l’ont bien compris. Aimer, c’est partager et faire chacun un pas vers l’autre.

Et c’est quand l’homme regrette sa jeunesse qu’il est temps de passer le flambeau, et penser à la génération qui va suivre. C’est surtout ça le sport. Des générations se forment, se suc- cèdent, pour céder leur place tôt ou tard. Celle qui arrive promet un avenir radieux au BCBL.

- 7 -

*Individuel, ce challenge rassemble quatre épreuves (tirs, dribbles, passes, rebonds). Pour en savoir plus, il vous suffit de cliquer ici

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PH O TO A.D - f cn an tes.co m

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“Montrer que je suis

capable d’être au niveau”

ENTRETIEN avec...

Valentin rongier

19 ans, footballeur professionnel au FC Nantes

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Il a dix-neuf ans et entame -déjà- sa quatorzième saison au club. Valentin Rongier, pur produit de la formation canari, vit et respire FC Nantes. Son rêve de devenir professionnel a été exaucé cet été. Entraînements, convocations, déplacements, il fait tout avec le groupe et compte bien en faire autant (si ce n’est plus) pendant encore bien des années. Entretien, donc, avec l’un des joueurs qu’il faudra suivre dans les prochains mois et les prochaines années.

Valentin, tu es originaire du SHOC à Saint- Herblain. Comment es-tu arrivé à la maison jaune ?

Effectivement, j’ai fais une année de débutant au Saint-Herblain Olympique Club. Je suis ar- rivé à Nantes en Août 2000, et j’ai rejoins la Jonelière en Septembre 2001 pour

la reprise en débutant deux- ième année. Le club a ap- pelé mon père après des matchs qu’ils avaient vu. Je suis, donc, venu faire un essai, et dès le premier entraîne- ment, ils m’ont dit qu’ils me prenaient une licence l’année prochaine.

Tu entames donc ta quatorzième saison au FC Nantes. Tu as dû en vivre des choses ?

Effectivement, même si là, c’est com-

me si il y avait un nouveau départ. Cette sig- nature dans le groupe professionnel, c’est en- core autre chose. C’est complètement différent de ce que j’ai pu vivre auparavant.

Pendant ses treize dernières saisons, tu as eu plusieurs entraîneurs. Lequel t’a, éventuel- lement, le plus marqué ?

- 10 -

Entretien avec

Valentin Rongier

Il y a eu Samuel Fenillat en U17, Philippe Mao en U19 et Loïc Amisse en CFA. Les trois sont différents dans la manière d’aborder le foot- ball. Samuel Fenillat et Loïc Amisse ont joué à haut niveau, et apportent autre chose par expérience que Philippe Mao, qui lui dans la relation avec le joueur est plus proche. Il a besoin de savoir si

tout va bien, besoin de dis- cuter avec ses joueurs.

Leur approche est dif- férente, et aucun ne

m’a véritablement marqué. Ce sont

tous les trois de très bons entraîneurs.

Après tes années de U19 avec Philippe Mao, tu retrouves ce même entraîneur avec la CFA. Est-ce qu’il ne peut, finalement, pas servir de véri- table tremplin à ta carrière ?

Il m’a apporté beaucoup de choses, et m’a sur- tout fait confiance. Je sortais d’une saison U17 difficile, avec cette blessure à la cheville qui m’a bloqué pendant quatre-cinq mois. Philippe (Mao) m’a donné cette chance d’avoir du temps de jeu. Dès qu’il en avait l’opportunité, il me m’était sur le terrain. Ce qui fait que j’ai pu évoluer latéral, aillier et milieu de terrain.

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Ce coach-là a, effectivement, été un tremplin dans ma carrière. Il m’a apporté ce que je n’avais pas pu vivre au centre de formation.

Si je suis dans le groupe aujourd’hui, je lui dois quelque chose.

La saison dernière, tu avais le statut de sta- giaire professionnel. Ce n’était pas frus- trant de s’entraîner avec le groupe pro et jouer en CFA toute la saison ?

Non, la saison dernière, ce n’était que du bo- nus. Je n’étais pas dans le groupe dès le début de saison. Je ne m’attendais pas à faire des bancs ou des entrées en Ligue 1. Maintenant, cette année, c’est différent car je fais partie du groupe.

Cette saison a, donc, été un enrichissement personnel ?

Je suis satisfait de notre saison en CFA J’ai pu faire des bons matchs, d’autres moins bons. Tout cela m’aura, avant tout, permis de m’aguérir, de prendre des coups et de prendre conscience du niveau de CFA. Là où j’ai quelque peu échoué, c’est sûrement dans le fait de se montrer percu- tant. J’ai fais des passes décisives, sans pour autant marquer, chose que l’on demande désormais à un milieu de terrain.

“UN JOUEUR QUI N’EST PAS SUR LE TERRAIN, ON L’OUBLIE VITE”

Tu es pourtant d’avantage dans un rôle de passeur que de buteur...

Très certainement, mais il faut avoir cette double-casquette. Aujourd’hui, les grands milieux de terrain savent se montrer percutants. Cette année, ça démarre bien, j’ai déjà deux passes déci- sives et un but (face à Limoges). Il faut continuer comme ça.

Et depuis cette blessure à la cheville, plus aucun pépin physique ?

Je touche du bois, parce qu’il n’y plus eu depuis. J’essaye de prendre soin de mon corps et de rester sur le terrain. Parce qu’un joueur qui est en dehors du terrain, on l’oublie vite. Je mets tout en oeuvre pour y rester. Ça passe notamment par une hygiène de vie rigoureuse. Sieste tous les jours, pas d’excès non plus en dehors du terrain, même si on est obligé, de temps en temps, de se vider la tête. On fait des petites sorties entre nous (cinémas, bowlings) pour essayer de penser à autre chose. Après il ne faut pas faire que ça, parce qu’à un moment, on craque. Il faut savoir trouver le bon moment pour les faire. C’est notre métier de savoir rester sérieux et d’être présent sur le terrain. L’essentiel étant d’être performant, sans quoi ça peut jouer des tours.

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Tu as fais partie de la préparation estivale à Annecy. Comment as-tu vécu cette convoca- tion dans le groupe ?

J’étais, forcément, très content. En fin de saison dernière, le staff refléchissait encore sur le fait de m’intégrer au groupe pour ce stage à An- necy. Il y a des décisions qui ont été prises en ma faveur. Tant mieux pour moi.

C’est un bon premier stage de préparation. Je l’ai bien digéré, en restant sérieux sans jamais rater le moindre entraînement.

Ça été l’occasion pour toi de te faire bizuter par le groupe. Et tu as choisi de chanter du Stromae...

Oui, c’est vrai (rires). Je l’ai choisi lui parce que j’adore cet artiste. Je n’ai jamais eu l’occasion de le voir en concert, mais j’adore ce qu’il dégage dans ses chansons. Je les écoute à peu près toutes, et celle du moment était “Ave Cesaria”.

Ce pourquoi j’ai chanté celle-ci (rires).

La tradition de la montée à vélo a été re- spectée. Qui est-ce qui grimpe bien dans le groupe ?

Kian (Hansen). Mais c’est de la triche (rires).

Au Danemark, il faisait souvent du vélo et avait les cuisses pour. Sinon, Franck Kita et Olivier Veigneau montent très bien aussi.

Et toi, dans tout ça. En queue de peloton ? Non, même pas. J’ai dû terminer cinquième.

Pour une première année, c’est pas trop mal.

J’ai réussi à bien gérer le truc, et ne pas partir en trombe.

C’est l’occasion sûrement d’en connaître d’avantage sur ses coéquipiers. Tu t’y sens bien dans ce groupe ?

Oui, je me sens super à l’aise. J’ai cette capacité à m’entendre avec tout le monde, je n’ai jamais eu de problèmes. Je rigole bien avec l’ensemble du groupe, il y a beaucoup de respect entre les

uns et les autres.

Le groupe vient bien, donc ? Malgré les nom- breuses concurrences de poste...

Ça, tout le monde le sait. C’est difficile, mais il faut savoir s’imposer. La concurrence fait partie du football, mais elle reste saine dans le groupe. On voit même des anciens donnés quelques conseils aux plus jeunes pour pro- gresser.

“MONTRER QUE JE SUIS CAPABLE ET QUE J’AI MA CARTE À JOUER”

Tu le sais peut-être mieux que de nombreux joueurs. À ce poste de récupérateur, il y a énormément de concurrence. Comment vois-tu la chose ?

Oui, il y a beaucoup de monde au milieu de terrain. Après le coach nous avait parlé en début de saison pour nous dire que ce se- rait compliqué à ce poste. S’ajoute le fait que Kian est monté d’un cran. Ça fait un peu d’embouteillage, mais je prend ce qu’on me donne. J’essaye d’être le plus performant pos- sible aux entraînements, montrer que je suis capable d’être au niveau des autres et que j’ai aussi ma carte à jouer. On verra si le coach me fait confiance durant la saison. Peut-être en coupe, en championnat, on verra bien.

Effectivement, la recrue Kian Hansen est venue s’ajouter à la longue liste des joueurs pouvant évoluer au poste de récupérateur, et réalise même un bon début de saison. Com- ment le vois-tu ?

Kian est quelqu’un de très agréable à vivre. Il commence à franchir la barrière de la langue, c’est un bon point. Dès le départ, j’ai dis que c’était un très bon joueur et ça se confirme.

Même si c’est un milieu de terrain, je dois

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reconnaître qu’il m’a fait forte impression.

Cette formation nantaise est également en train de faire son “trou”. On pense notam- ment aux titularisations de Maxime Dupé (arrivé à l’âge de quinze ans), aux appari- tions de Georges-Kévin Nkoudou.

Ça montre que la formation nantaise est en- core là, et que le boulot de l’ombre des édu- cateurs fonctionne encore. Il faut continuer, il faut encore plus de jeunes. On doit montrer que nous sommes capables de reprendre le flambeau.

Après Jordan Veretout, Maxime Dupé a récemment été appelé en Équipe de France Espoirs. Est-ce quelque chose qui te trotte dans la tête ?

Pourquoi pas, c’est un rêve qui fait envie à tous les jeunes footballeurs. Pour cela, il faudrait que joue en Ligue 1, parce que jouer en CFA, ce n’est pas suffisant pour prétendre à une place.

Je ne veux pas me précipiter, ni même brûler les étapes. Je n’ai même pas commencer à faire une minute en Ligue 1, alors il ne faut même pas penser à la sélection en Espoirs. Il faut, avant tout, que je pense à ce qui se présente devant moi.

“LA TRIBUNE LOIRE EST LA MEILLEURE TRIBUNE DE FRANCE”

En attendant, tu étais dans le groupe lors de l’ouverture du championnat face à Lens.

Qu’est-ce que tu as ressenti, au moment de fouler la pelouse de la Beaujoire ?

En benjamin et en Gambardella, j’avais déjà eu l’occasion d’y jouer. Cette fois-ci, rien à voir. C’était en Ligue 1. Ça m’a donné des frissons. Quand tu t’échauffes devant plus de 30 000 personnes, et ce public qui te pousse

alors que le match n’a même pas commencé, ça donne des ailes.

Et cette tribune Loire. Elle t’impressionne ? Elle est magnifique. Pour moi, c’est la meil- leure tribune de France. Après je sais qu’il y a d’autres stades où l’ambiance est chaude, com- me Lens ou Saint-Étienne. Mais, c’est la Beau- joire et la tribune Loire qui fait la différence.

Ça pousse vraiment les joueurs ?

Complètement. Même moi qui était sur le banc, j’avais envie de rentrer sur le terrain, tel- lement c’était beau.

À l’inverse, après une première sélection dans le groupe à domicile, tu as vécu ta deuxième convocation à Bastia. Une belle expérience ?

Le fait d’aller à Furiani, c’est spécial. On sait tous que l’ambiance est plutôt chaude, et ça s’est vérifiée. C’était une bonne expérience à vivre, malgré tout.

Si tu avais un joueur sur qui prendre exem- ple, lequel serait-il ?

Marco Veratti, à coup sûr.

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Vivez l’expérience de la tribune LOIRE

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Il évolue sur le même poste que toi. Qu’est- ce qui te plaît chez l’italien ?

C’est vraiment un joueur que j’admire, par- ce qu’on est un peu dans le même profil, le même physique. Je trouve qu’il a du culot, et que le culot paye parce qu’il prend des risques démesurés et on a l’impression qu’il n’en prend pas quand il joue, alors que ce qu’il fait est su- per risqué. Il voit le jeu, il a la qualité technique pour réaliser ce qu’il a envie de faire. Chose qui n’est pas donné à tout le monde. Je sais très bien que je ne ferais pas la même carrière que lui, mais je ferais tout pour m’en rapprocher au maximum.

Sur Fifa 15, tu as été modélisé. L’occasion de te faire évoluer à ses côtés (rires).

Oui, c’est vrai. En tout cas, je suis content, ils

ont fait mon bouc. Par contre, la coupe de cheveux, c’est pas trop ça (rires).

Propos recueillis par Kévin Guisnel

Valentin Rongier

Né le 7 décembre 1994 (19 ans), à Macon (71).

Poste : Milieu défensif

Clubs : Saint-Herblain OC

(1999-2000), FC Nantes (depuis 2001)

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Temple sport du

NÇAIS NÇAIS

REPORTAGE

INSEP

TEXTE ET PHOTOS KÉVIN GUISNEL

REPORTAGE

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Reportage à

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l’INSEP

Il est dix heures trente, avenue du Tremblay, quand nous pointons devant le grand por- tail -accompagné de ses deux vigiles- d’un institut fréquenté par les plus grand sportifs français. L’INSEP, Institut National du Sport, de l’Expertise et de la Performance. “Terre de champion(ne)s”, peut-on lire sur les différ- entes façades et les nombreux bâtiments de brique qui composent le centre. Pas étonnant quand on découvre les personnalités qui ont construit leur succès, et leur gloire au coeur du bois de Vincennes.

Teddy Riner, David Douillet (judo), Marie- José Pérec, Jean Galfione, Alain Mimoun (athlétisme), Tony Parker, Ronny Turiaf (basket), Brahim Asloum (boxe,) Tony Es- tanguet (canoë-kayak), Malia Metella (nata- tion), Amélie Mauresmo, Guy Forget, Gaël Monfils, Jo-Wilfried Tsonga (tennis). La liste est longue. Interminable même. À tel point que 56% des médaillés de Londres (Jeux olympiques d’été 2012) sont issus de l’institut (dix-neuf des trente-quatre breloques). Plutôt un bon ratio.

Même histoire chez les paralympiques, avec une razzia de médailles significative du travail ef- fectué auprès des sportifs de haut niveau.

PLUS DE 600 SPORTIFS

Pour Jean-Pierre De Vincenzi, directeur gé- néral, son établissement est “prestigieux”. Pas étonnant, donc, que les sportifs eux-mêmes apprécient leur aventure parisienne. “Tous ceux qui sont passés ici décrivent l’INSEP comme étant le meilleur moment de leur vie”, ne cache pas celui qui dirige depuis l’année dernière. En effet, tout est mis à la disposi- tion pour que la vie y soit saine. “S’entraîner à haut niveau, c’est aussi savoir se soigner”.

Kinés, médecins, ophtalmos et même po- dologues sont à la merci des moindres tracas rencontrés par les sportifs de haut niveau.

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“L’important dans la vie,

ce n’est point le triomphe, mais le combat.

L’essentiel n’est pas d’avoir vaincu, mais de s’être bien battu.”

Baron Pierre de Coubertin, rénovateur des Jeux olympiques

“Le champion tire les leçons du passé,

concrétise le présent, pense le fu- tur.”

Luiz Fernandez, ex-joueur et ex-entraîneur de football

Sur les façades des bâtiments de l’INSEP sont inscrits les mémoires de grandes gloires sportives. Outre leurs performances sportives, leur(s) citation(s) ont marqué les esprits et omnibulent ceux des sportifs en place. En voici quelques une, chopées à la volée.

“L’important dans la vie,

ce n’est point le triomphe, mais le combat.

L’essentiel n’est pas d’avoir vaincu, mais de s’être bien battu.”

Baron Pierre de Coubertin, rénovateur des Jeux olympiques

“Le champion tire les leçons du passé,

concrétise le présent, pense le fu- tur.”

Luiz Fernandez, ex-joueur et ex-entraîneur de football

Sur les façades des bâtiments de l’INSEP sont inscrits les mémoires de grandes gloires

sportives. Outre leurs performances sportives, leur(s) citation(s) ont marqué les esprits

et omnibulent ceux des sportifs en place. En voici quelques une, chopées à la volée.

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Reportage à

l’INSEP

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C’est le nombre de disciplines représentées à l’institut

32

formations sont proposées aux sportif (du collège à l’université)

19

médailles aux J.O de Londres 2012 (sur les 34 au total)

L’INSEP en chiffres..

Au total, plus de 600 sportifs se croisent, ainsi que 150 entraîneurs et plus de 300 membres du personnel. Un cumul qui vaut largement les 28 hectares de terrain implantés. Rendez vous compte qu’il s’agit, tout de même, de 80 terrains de foot et plus de la moitié de l’État du Vatican. Tout ça rénové depuis quelques an- nées maintenant, où l’État y a tout de même injecté 225 millions d’euros.

Puisque, des années dans le rétroviseur, lorsque le général de Gaulle inaugurait, le 11 janvier 1945, la première salle

d’athlétisme fermée, l’enceinte de l’INSEP n’était pas aussi vaste, ni même aussi pétil- lante. Certes, elle avait d’avantage d’allure que l’école de Joinville en 1852, mais apparaissait bien loin de ce qu’elle est aujourd’hui.

Il faut dire que les moyens, financiers

notamment, sont venus appuyer les ambitions et cette volonté de rentrer dans le top 5 des na- tions olympiques et dans le top 10 des para- lympiques. L’INSEP travaille, donc, depuis des années sur le long terme et n’hésite pas à aller chercher ses sportifs à leur plus jeune âge.

Teddy Riner, grand judoka français six fois champion du monde, y a notamment fait son apprentissage. Du sport, certes. Mais aussi des études en informatique qu’il a validé en 2009 avec un baccalauréat professionnel.

Pour sa deuxième rentrée scolaire, Jean-

Pierre de Vincenzi, qui a succédé à Thierry Maudet , insiste sur l’importance de la réussite dans les études. Parce qu’en plus de travailler pour récolter les médailles dans les grandes compétitions, l’INSEP sème les diplômes pour prévoir un avenir sportif, parfois incertain.

ÉQUILIBRE SPORT/ÉTUDES

Le haut niveau ou l’oubli ? Et si la première solu- tion se présente, que faire après la gloire ? Sans

diplômes, il est bien compliqué de s’insérer dans un milieu profes- sionnel, autre que le sport. Certains restent dans la branche. Par piston, peut-être. Mais d’autres font le choix de laisser ces années dernières eux, et repar- tent sur de nouvelles bases. Ils sont rares, c’est vrai.

Ceci étant dit, l’importance d’une réussite sco- laire et universitaire reste primordiale, et ce même dans un établissement où le sport est roi. Le partage du pouvoir est parfois compli- qué pour ces sportifs, qui doivent jongler en- tre les cours et les entraînements. Ce n’est pas simple, mais lors de leur entrée à l’INSEP, ils le savent. Jean-Pierre de Vincenzi les prévient une dernière fois. . “Cette rentrée est un mo- ment important”.

Plus que quiconque rêve de tutoyer les som- mets.

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Interview

Océane Guisnel

“Quelque chose de grand”

Comme dirait l’autre, “l’été s’ra beau, l’été s’ra chaud”. En effet, si la période estivale est l’occasion pour de nombreux sportifs de prendre (un peu) de repos, Océane Guisnel, elle, aura travailler le métal. Jusqu’à en ex- traire l’or, à Riva del Garda (Italie), en juillet dernier. En devenant championne d’Europe juniors par équipes, Océane Guisnel forge d’avantage son palmarès, et n’a de cesse de polire son jeu. Tout récem-

ment rentrée à l’INSEP, la pongiste originaire de la banlieue nantaise re- vient sur ses exploits et son installation dans le temple du sport français.

Tout d’abord, félici- tations pour ton ti- tre. Justement, com- ment as-tu vécu cette aventure italienne ?

J’ai passé deux semaines magiques, dans une ambiance superbe, avec toute la délégation française. On ne partait pas du tout fa-

vorites pour l’épreuve par équipes, alors c’est un exploit que d’être aller chercher la victoire. C’est, en plus, une première chez les filles, et faire partie de cette équipe, c’est déjà grand. Même si je n’ai pas beaucoup joué, en étant sur le banc, c’est tout de même une aventure à vivre et cela restera l’une des meilleures compétitions de ma vie pongiste.

Tu viens justement de rejoindre tes coéquip-

ières des CEJ* à l’INSEP. Comment ap- préhendes-tu ton nouvel environnement ? Les locaux sont biens, c’est moderne. C’est agré- able de vivre là-bas. Je suis contente d’avoir intégrer l’INSEP, c’est quelque chose de grand pour moi. Je vais rencontrer pleins de grand sportifs, puisque c’est l’institut le plus reconnu de France. C’est une grande fierté. Les locaux sont parfaitement adaptés aux spor- tifs de haut niveau.

Tu quittes donc le cocon familial, ayant ta propre chambre là-bas.

Exactement. Je partagerais ma chambre avec Leïli Mostafavi,

qui a deux ans de moins que moi et qui a également

participé aux champion- nats d’Europe cadettes.

Tu penses donc que ce sera une bonne expérience à vivre ? C’est une expérience à vivre. J’espère que cela va me plaire, mais je ne vois pas pourquoi ça ne le ferais pas. J’ai déjà effectué quelques semaines là-bas, et j’en suis assez satisfaite.

Tu vois ainsi déjà ce qui t’attend l’année pro- chaine.

Effectivement. Je n’ai pas peur, et suis même excitée à l’idée d’y suivre mon premier entraînement. J’ai de bonnes relations avec les entraîneurs, et nous som- mes un bon petit groupe. Ça va être sympa.

Et qu’est-ce que ça te fait d’être dans le même institut que de grands noms du sport français ?

* Championnats d’Europe Jeunes

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Son palmarès

Championne d’Europe juniors par équipes (2014) Vice-championne de France juniors (2014)

Sextuple championne départementale Quintuple championne régionale

Vice-championne de France cadettes de doubles (2009) Vice-championne d’Europe cadettes par équipes (2013)

Ici, son interview en vidéo

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C’est incroyable. Je ne pensais pas avoir cette chance.

C’est quelque chose de grand pour moi. Je vais les croiser dans l‘INSEP. Ils ont fait des grandes choses, j’espère faire comme eux. Ce sont un peu des modèles pour moi.

Quels sont tes objectifs la saison prochaine ? Gagner plusieurs places au classement mondial. Là, je suis quatre-centième, et j’aimerais passé au moins sous les trente-cent. Deux cent trente, ce serait bien.

Sinon, le titre aux championnats de France juniors et une médaille aux prochains championnats d’Europe.

Donc, dans le but d’atteindre ces multiples ob- jectifs, quel volume de travail hebdomadaire sera mis en place au niveau du tennis de table ? J’aurais environ trente heures de tennis de table par semaine. Je peux aussi m’entraîner le week-end, de temps en temps, voire même le dimanche.

Et d’ici un an et demi se profile les Jeux Olympiques de Rio (en 2016), est-ce qu’il faut, éventuellement, envisager une sélection ou faudrait-il attendre Tokyo (en2020) pour avoir sa chance ?

Rio, ça me semble juste. Après Tokyo, tout est pos- sible. C’est une qualification à prendre, je mettrai tout en oeuvre pour y arriver. En tout cas, le Brésil, c’est trop juste. Tokyo, pourquoi pas.

Propos recueillis par Kévin Guisnel

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