HAL Id: jpa-00234432
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Mesures d’absorption des neutrons thermiques par la
modulation d’une pile
P. Benoist, L. Kowarski, F. Netter
To cite this version:
La mesure faite donne comme
résultat :
Nous pouvons comparer ce résultat avec celui obtenu par J. Sturm au
spectromètre
à cristal(loc.
cit.).
La courbe donnée par cet auteur montreque pour un canal débouché de la
pile
à eau lourded’Argonne,
latempérature
de la distribution deMaxwell est de
[, 00°
K et que la queueen L,
commenceà environ o,2 eV. Les résultats obtenus sur la
pile
de Châtillon sont dans ce cas sensiblement
iden-tiques
à ceux obtenus sur lapile d’Argonne.
Il estintéressant de constater que
malgré
latempérature
relativement basse sortant d’un canal débouché la queue
en E
estplus importante
que dans les mesuresprécédentes.
Manuscrit reçu je 15 décembre 1950.
BIBLIOGRAPHIE.
[1] BRANCH M. 2014
Rapport déclassé américain M.DD.C. 747.
[2] STURM W. J. 2014
Phys. Rev., I947, 71, II, 757.
[3] HARRIS S. P., MUEHLHAUSE C. O. et THOMAS G. E. 2014
Phys. Rev., I950, 79, II.
[4] FERMI E., MARSHALL J. et MARSHALL L. 2014
Phys. Rev.,
I947, 72, I93.
[5] ADAIR K. 2014 Rev. Mod.
Phys., I950, 22, 3, 249.
MESURES D’ABSORPTION DES NEUTRONS
THERMIQUES
PAR LA MODULATION D’UNE PILE
Par P.
BENOIST,
L. KOWARSKI et F. NETTER. Commissariat àl’Énergie
atomique.
Sommaire. - On module la densité des neutrons
thermiques dans une pile en déplaçant un échantillon
absorbant alternativement de l’extérieur vers le centre du milieu multiplicateur et vice-versa. Afin d’éviter de mesurer des signaux trop intenses on fait osciller, solidairement avec l’absorbant, un bouchon de graphite qui réfléchit les neutrons vers le centre de la pile et produit ainsi un signal réglable de
signe contraire. L’application à la mesure de l’absorption de neutrons thermiques conduit,
pour les sections efficaces, aux premiers résultats suivants, corrigés pour tenir compte des neutrons
suprathermiques et exprimés en unités I0-24 cm2 : 03C3 (bore) = 7I0; 03C3(aluminium) = 0,2I9 ± 0,006;
03C3(lanthane) = 8,35 ±
0,I0; 03C3(yttrium) = I,25 ± 0,20.
LE JOURNAL DE PHYSIQUE ET LE RADIUM. TOME 12, MAI
1951,
PAGE 584.I. - Modulation de la
puissance
d’unepile
pardéplacement
d’une substance absorbante. A.Principe
de la méthode. - L’introductionpériodique
dans unepile
d’un corps diffusant et absorbant lesneutrons, ,
provoque une variationsuivant la même
période
de la densiténeutronique
en tous
points
de lapile
[1,
2,
3].
Laperturbation
relativeAN
de la densiténeutronique
mesurée dansune
région quelconque
estindépendante
de lapuis-sance de fonctionnement de la
pile;
elleest,
d’autrepart,
si la substance étudiée estpurement absorbante,
proportionnelle
à sa section efficaced’absorption
pour les neutrons de la
pile,
cequi permet
de mesurer ces sections efficaces en valeur relative.L’opération
s’effectue ici dans le canal axialvertical de la
pile
de Châtillon.L’échantillon,
après
être descendurapidement
dans larégion
dumaximum,
de densiténeutronique
de cecanal,
yséjourne
pendant
untemps
nettementsupérieur
à la durée dedescente,
puis,
après
une remontéerapide,
séjourne
dans unerégion
de très faibledensité
neutronique,
les deuxséjours
étant enprincipe
d’égale
durée. Avec une nouvelle descente lecycle
recommence.Les fluctuations de la
pile
sont étudiées à l’aide d’une chambre d’ionisation àBF3
située dans le réflecteur engraphite, qui
permet
de mesurersimul-tanément la
composante
continue N et lacomposante
variable àN. ’
Les trois
caractéristiques
de la méthode sont :io Les deux
positions
extrêmes de l’échantillon585 sont choisies de
façon
à réaliser le maximum decontraste
quant
à la densiténeutronique.
2° La
position
de l’échantillon sur l’axe vertical est une fonction non sinusoïdale dutemps;
lesdeux arrêts sont
séparés
par destrajets
trèsbrefs,
defaçon
àabréger
leplus possible
la transition d’une valeur de la réactivité de lapile
à une autre. 30L’appareil
de mesurese
trouveloin de
l’origine
de la
perturbation.
Iln’enregistre
donc pas les effetspurement
locaux de celle-ci. Lesphénomènes
dedéphasage
étudiés[4,
5]
dans le réflecteur de lapile n’apparaissent
pas; seule la modulation transmise à travers l’ensemble de lapile
est détectée. B. Réalisationexpérimentale. - i°
Dispo-si1if
d’oscillation(fig. i).
- L’échantillon estsus-Fig. i. -
Dispositif d’oscillation.
pendu
par unetige
de dural et un fil d’acier à uneplaquette
d’acierqui,
en fin de course, vientbuter sur les armatures de deux électro-aimants
distantes de 120 cm. La hauteur de
suspension
estajustée
de tellefaçon
que l’échantillon se trouveplacé
au centre des densitésneutroniques
lorsque
la
plaquette
est à l’arrêt en bas. Lesdéplacements
de laplaquette
sont commandés par untreuil,
actionné par un moteur. Un mouvement
d’horlogerie
entraîne un groupe de
quatre
cames déclenchantdes
interrupteurs qui
provoquent
ledémarrage
etl’arrêt du moteur,
changent
son sens derotation,
et mettent en fonction les électro-aimants à l’instant
de
chaque
arrêt afin d’éviter un rebondissementde la
plaquette.
La
période
ducycle
est de28,2
s(la
régularité
est assurée à mieux de o,1 sprès).
Cette valeurde la
période
a été choisie defaçon
à se conformeraux
caractéristiques
du matérielrécepteur
dispo-nible(voir ci-dessous).
L’ordre degrandeur
dequelques
dizaines de secondes sembles’imposer,
puisqu’il
faut que cettepériode
soit nettementsupérieure
à celle de laplupart
des neutrons différéset,
par ailleurs, aussi courte quepossible
pour queles fluctuations de la
pile
ne deviennent pastrop
gênantes
et que les mesures’ soient assezrapides.
La durée destrajets
dépend
du choixrigoureux
ducontrepoids
équilibrant
laplaque
et latige.
On a sensiblement montée = descente =1,4
s. Les stationnements sont voisins de 12,7 s. Il n’est d’ailleurs pasindispensable
d’obtenirl’égalité
stricte des deux durées d’arrêt : il suffit que lecycle
soittoujours
exactementreproduit.
20
Réception
dusignal.
- Les fluctuations decourant
enregistrées
dans la chambre d’ionisationà
BF3
sontenvoyées
par l’intermédiaire d’unconden-sateur dans
’un
galvanomètre
résonant(dont
lapériode
nous aimposé
la valeur exacte de lapériode
dudéplacement
du corpsabsorbant).
On mesurel’amplitude
D(d’un
extremum àl’autre)
de dévia-tion duspot
dugalvanomètre, prise
en moyenne surplusieurs
cycles
pendant
que lapile
reste très stable. Lacomposante
continue du courant G est mesurée à la sortie de la résistance de fuite de la chambre à l’aide d’un autregalvanomètre,
afin depouvoir
noter au même instant les deuxcomposantes.
Mais avantchaque
mesure en courantvariable,
un commutateurpermet
de mesurer lacomposante
continue sur le mêmegalvanomètre
sensible,
soit g
cette valeur. On détermine ainsi à
chaque
fois lerapport
(G/g)
initial. Finalement lesignal S qui
(g)constitue le résultat est défini par
L’ensemble du
dispositif
deréception
permettant
la mesure des deuxcomposantes
avec le mêmegalvanomètre
a été étudié et mis aupoint
parMM.
Ertaud,
Raievski et Breton à l’occasion de leurs mesures par la méthode dedéphasage
[5].
30 Marche d’une mesure. - Les barres de contrôlesont
réglées
de tellefaçon
que la moyenne de laen absence de l’échantillon absorbant ou
diffusant).
La
puissance
defonctionnement,
choisie pour des raisons desécurité,
est voisine de 300 W.Les mesures relatives effectuées ici
exigent
engénéral
la détermination d’unsignal
témoinSo,
dusignal
Sproduit
après
addition de l’échantillonétudié,
et lacomparaison
de l’accroissement A =(S
-S,)
avec celui que donne un échantillon étalon(bore).
C.
Reproductibilité
et additivité dessignaux.
Limitation
imposée
à ceux-ci. - En examinantpendant plusieurs
mois lessignaux
produits
pardivers
échantillons,
tant degraphite
(essentielle-ment
diffusant)
que debore,
demanganèse,
etc.(absorbants),
nous avons pu conclure à larepro-ductibilité d’une mesure à mieux de i pour 100
près.
Laprécision
est limitée par lesperturbations
de la densité
neutronique
en cours de mesure,indépendantes
de celle-ci et inhérentes aufonc-tionnement de la
pile.
Si l’on n’introduit que des
quantités
d’absorbantne
dépassant
pas, autotal,
une dizaine de millimètres carrés(rappelons,
pour fixer lesidées,
que cetteaire
d’absorption correspond
à2,5
mg debore),
lesignal
Aproduit
simultanément parplusieurs
échantillonsdisposés
defaçon
quelconque
lelong
de latige
desuspension
estégal
à la somme dessignaux
que chacun d’euxproduirait
en absence de tous lesautres,
à condition derespecter
rigou-reusement
l’emplacement
sur latige.
En d’autrestermes,
lesignal
dû à un absorbant croît linéaire-ment avec laquantité
de celui-ci tantqu’elle
restepetite.
Lesignal
produit
par ledispositif
desus-pension
lui-même vient en déduction desquantités
d’échantillons tolérables dans les limites de linéarité: il serait intéressant
d’employer
undispositif
desuspension
extrêmementléger,
mais la brutalité dumouvement et la
rigidité
nécessaire pour assurer une définitionprécise
des hauteurs desuspension
interdisent
l’emploi
desuspensions
très minces etimposent
ainsi unsignal parasite
irréductible. L’étui danslequel
ondépose
l’échantilloncrée,
luiaussi,
unsignal parasite.
En faisant osciller une substance
(graphite)
beau-coupplus
diffusantequ’absorbante,
nous avonscons-taté que, dans certaines conditions
géométriques,
lessignaux
obtenus sontnégatifs,
c’est-à-dire font dévier legalvanomètre
dans le sensopposé
à celui déterminé par l’oscillation d’un absorbant. L’utilisa-tion de cessignaux
permet
d’échapper
à la limitationétroite de
l’amplitude
dessignaux d’absorption.
II. - Procédé de la tare en
graphite.
Application
à la mesure des sections efficacesd’absorption.
A. Utilisation designaux
de diffusion comme tare. - Nousavons étudié en détail le
signal
produit
par un
cylindre
degraphite
en fonction de la hauteur desuspension
et de lalongueur
ducylindre;
un tel bouchon diffusantsuspendu
au-dessus du centre de densiténeutronique
améliore la réactivité de lapile
(il
diminue lespertes
par le canal axialouvert).
Les valeurs du
signal S
donné par uncylindre
de665 g
degraphite
pour différentes hauteurs desuspension
(repérées
par la cote Z du centre degravité
ducylindre
au-dessus dupoint
d’attachede l’étui à
échantillon)
sontportées
sur. ungra-phique (fig. 2);
lesignal produit
par latige
deFig. 2. -
Signal donné par un cylindre de 665 g de graphite,
repéré par la cote Z de son centre de gravité au-dessus
du centre des densités neutroniques. (L’unité pour S
correspond à un peu plus de mm2 de capture.)
suspension
nue estfiguré
par l’abscisse dupoint
T;
celui que donnerait toute la masse absorbante liée augraphite
(absorption
propre dugraphite
et deson
support
enaluminium),
si elle était concentrée au centre des densitésneutroniques,
estreprésenté
par le
point
D, l’effet de cette masse absorbante étant d’ailleursplus
faiblelorsqu’elle
est localiséeailleurs
qu’au
centre.On constate ainsi
qu’une
substance diffusantesuspendue
à une cote Z > oproduit
un effetopposé
à celui d’une substance
absorbante,
et cet effet estdiffusante se manifeste aux environs de Z = 80 cm
(la
cote exacte est difficile àfixer,
car dans cetterégion
la distribution des densités estparticulière-ment sensible aux fluctuations
générales
de lapile)
alors que, pour cette hauteur de
suspension,
l’actiond’un absorbant est moins
grande
qu’au
centre. Entre cet extremum et le centre, une variationlinéaire du
signal
degraphite
en fonction de Z est mise en évidence(par
exemple
lecylindre
de 665 g degraphite produit
dans cetterégion
delinéarité,
suivantqu’il
estsuspendu
à la cote Z ou Z +3,5
cm,des
signaux
dont la différence estégale
ausignal
que fournirait un absorbant
de 4
mm2placé
dansl’étui).
On vérifie
qu’un signal
de diffusion et unsignal
d’absorption
produits
simultanéments’ajoutent,
compte
tenu de leurssignes.
Il est doncpossible,
grâce
à une tare réflectrice engraphite,
que l’onsuspend
à une hauteur convenable au-dessus desabsorbants,
deréduire
à volonté lesamplitudes
résultantes.
Ce
procédé
permet,
tout en restant dans le domaine dessignaux
linéaires(absorption
1 omm2),
de mesurer des absorbants dont l’aire decapture
estsensiblement
plus
grande
(jusqu’à
environ20 mm2);
il suffit de choisir unsignal
témoinSo
négatif
àpartir. duquel
l’accroissement dû à l’absorbant A = S -So
= S +
80
1
peut
atteindre une valeur double de celle admiseprécédemment.
On remarque d’autre
part
que lesignal
diffusantest, dans de
larges
limites,
proportionnel
à lalongueur
ducylindre
degraphite
considéré(pour
une cote Zde son centre de
gravité déterminée).
Ainsi,
enréglant
la hauteur desuspension
et lalongueur
dugraphite
defaçon
à obtenir une actionréflectrice
intense,
il devientpossible
d’introduire unesuspension
et desempaquetages
correspondant
àplusieurs
centaines de millimètrescarrés,
s’il estnécessaire.
y De
plus,
sans rienchanger
à lasuspension
età la tare
actuelles,
onpeut
comparer des absorbants inconnus à des absorbants à peuprès
équivalents,
étalonnés en
bore;
on mesurera ainsi des airesd’absorption
allantjusqu’à
80mm2
environ(ou
plus,
enchangeant
latare).
Pour effectuer une mesure avec un échantillon
inconnu,
nous commençons par un essaigrossier
fixant l’ordre de
grandeur
dusignal.
Nous en déduisons laposition
du bouchon tare assurant unsignal
So négatif
convenable(en adjoignant
aubesoin au
système
« à vide » un témoin absorbantétalon que l’on ôtera
lorsqu’on disposera
l’échan-tillon).
Cetteposition
doit êtremécaniquement
définie avec
soin,
car une modification en coursde mesure de 1 mm de hauteur de
suspension,
pour la tare que nous utilisonsordinairement,
équivaudrait
environ à une variationd’absorption
de
0, I 2 mm2
dans l’échantillon.B. Sensibilité. - La méthode est caractérisée
par l’existence d’un seuil de sensibilité. L’erreur
relative sur une détermination diminue
lorsqu’on
augmente
la masse de l’échantillon.Pour un
signal
de diffusion constant(on
obtient une cônstance très satisfaisante en définissant la masse degraphite
ào,5 g
près),
ondistinguera
aisément les
signaux
produits
par deux absorbantsqui
diffèrent de 0,1 mm2. Ensoignant
la mesure onpeut
admettre,
pourchaque signal,
une erreurde o,05 mm2 de
capture,
soit déterminer une diffé-rence(S- So) fi
-l- o, I mm2près.
Laprécision
est améliorée en mesurant
plusieurs
fois la mêmegrandeur
et enprenant
la moyenne.Il est
essentiel,
pour atteindre cetteprécision,
que la
pile
soit très stable.Lorsqu’elle
présente
une dérivesystématique,
parexemple
si elle se refroidit et que sa réactivitécroît,
il estpossible
d’obtenir une
quasi-stabilité
enréglant
les barresde contrôle de
façon
à faire décroître très lentementla
puissance;
on aboutira alors à un minimum depuissance (avant
que K ne revienne au-dessus deI ),
durant
lequel
on effectuera la mesure. Dans cesconditions les fluctuations sur les valeurs de D
notées à
chaque
cycle
peuvent
être très faibles(parfois
moins de I pour100)
et il suffit de retenir unpetit
nombre decycles.
La durée desopérations
est
cependant
assezgrande
parce que l’obtentiond’une
puissance quasi
stationnaire,
définie ci-dessus, demande dutemps.
C.
Comparaison
dessignaux
de diffusion etd’absorption
au centre des densités. - Il fautpouvoir corriger
les mesures de sections efficacesd’absorption
de l’effet dû à la diffusion et auralen-tissement des neutrons. En étudiant les
signaux
donnés au centre par dugraphite (dont
lepouvoir
ralentisseur est trèssupérieur
à celuide
toutes lessubstances,
plus
lourdes,
envisagées
par lasuite)
nous avons constaté que, pour un même nombre
de millimètres carrés
(et
en admettant que, pourle graphite 03C3diff
)
1 signal de diffusion-
1 legraphite,
- ~ 1000)
1 signal de diffusion 1-",
2 soo *g p
o-cap
=
1000
signa[d’absorption
-2 500
Le
rapport
varieappréciablement
avec unpetit
déplacement
de la hauteur desuspension;
lesignal
dû à la diffusionpeut
changer
designe,
mais savaleur absolue reste faible.
D.
Application
à la détermination de lateneur en
impuretés
absorbantes dans legra-phite.
- L’étude des substances très faiblementabsorbantes
(C,
Be,
etc,) exige
des échantillons volumineuxqui
occupent
une hauteurappréciable
du canal axial(1).
Lessignaux
de diffusionrelati-vement
importants qui
sont alorsproduits
sont très sensibles à la manière dont la masse de substanceest
répartie
lelong
de cette hauteur. Nous avonsamorcé une étude
spéciale
à cesujet.
L’existenced, de ., 1 t diffusion
d’une zone de
suspension
ou lerapport
diffusion
absorption
reste très
petit
semble autoriser àenvisager
l’appli-cation de cette méthode à la détermination de la
teneur en
impuretés
dugraphite.
Grâce à lasensi-bilité
indiquée,
il estpossible
de travailler sur deséchantillons de
graphite
de l’ordre de 100 à 200 g. E. Mesure des sections efficacesd’absorp-tion (c f .
[1, 2, 3, 6, 7,
8]). - 10
.Principe. - On
déter-mine,
en faisant usage d’une tare convenable(voir
plus haut),
et enopérant
dans les mêmes conditionsgéométriques
et dans le même état de lapile,
les accroissements designaux
Ax
etAB
produits
parune masse mx de corps étudié et une masse mB
convenablement choisie de bore
(mB
est choisie defaçon
àpouvoir
mesurerAB
avec une bonnepréci-sion).
On a alorsen
désignant
par M les massesatomiques.
Il est nécessaire de déterminer mx par une
pesée
précise,
et d’avoir des étalons de bore(dépôt
de
B407Na2
surpapier
filtre,
avec témoin depapier
sansdépôt)
bien dosés.2° Corrections. - La diffusion des noyaux X
est en
général négligeable,
ainsi que celle des noyauxchimiquement
associés(cas
du lanthane où la substance estLa20:;).
Nous prenons soincependant,
puisque
les mesures sont effectuées dans un flux’ de neutrons dont unepart
notable estsuprather-mique,
de considérer l’effet des résonances de diffusion éventuellesd’après
les résultats du labo-ratoired’Argonne
[9].
La diffusion et
l’absorption
possibles
des noyauxchimiquement
associés et desimpuretés
sont calculéesen millimètres carrés de
capture.
On évalue la massede bore
qui
donnerait le mêmesignal
que ces noyauxparasites
et on la retranche del’expression
mi,Ax
AB
déterminée
expérimentalement.
Il est
indispensable
d’avoir
lesproduits
lesplus
purspossibles (aluminium
à 99,99 pour 100, autresproduits
«Specpure
» deJohnson-Matthey).
Cepen-dant certaines
impuretés
sont inévitables(Y2 03
«
Specpure
» contiento,05 pour
100 deEr20,
et 0,01pour 100 de
Ho203)
et leurabsorption
est évaluéed’après
les résultatspubliés
[8, 10]..
La
self-absorption
estnégligeable,
car on nedépasse
pas une section decapture
deplus
de 1 mm2 : cm2.
30 Correction de
l’effet
des neutronssuprather-miques.
- Le résultat de la mesure est unecompa-raison entre la
capture
des neutrons depile
par la substance X étudiée et lacapture
par le bore. Si lasubstance X suit la loi
en 1 ,
yx définie ci-dessus estv
identique
à la section efflcace Q"t1i pour les neutronsmonocinétiques
de v = 2 200 m : s(vitesse
deréfé-rence usuelle pour le
spectre
thermique),
dès quel’on
prend
pour an la valeur relative aux mêmesneutrons;
ceci
reste vraiquel
quesoit,
dans delarges
limites,
lespectre
neutronique
de lapile.
L’égalité
03C3X = 7,1, est enparticulier
valable avec une assezgrande précision
pour le lanthane et,dans une mesure
plus
limitée,
pourl’yttrium (voir
plus loin).
Si X ne suit pas la loien 1 ,
03C3Xprend
en vgénéral
une valeur 03C3pile> 03C3th[6]
à cause de la contribution des neutrons de résonance. Dans leprésent
travail,
nous nous bornerons à étudier les substances telles quel’aluminium,
qui
neprésentent
pas de résonances accentuées, afin d’avoir un terme
correctif
petit
surlequel
de fortes erreurs sont tolérables et afin depouvoir négliger
dans ce calculla
self-absorption
liée à la résonance.La correction utilise la notion de cc
rapport
decadmium 1), en admettant que la
capture
conduituniquement
à une activation.Rappelons
que lerapport
de cadmium R est lerapport
de l’activité1tot
d’un échantillon irradié dans un certain
champ
neutronique
à l’activitéI>cd
du même échantillon inséré dans uneenveloppe
de cadmium et irradié dans le mêmechamp.
Si nous nous bornons à la
considération
dessubstances dont les déviations de la loi
en
sev
situent au-dessus de
l’énergie
de coupure ducadmium,
il est facile de voir queoù n est le nombre de noyaux
présents
dansl’échan-tillon,
K et K’ sont des coefficientsqui
nedépendent
pas de la substance
(en
supposant
les activités mesurées à saturationpendant
une unité detemps)
et où les a- sont définis comme ci-dessus. On en déduit
ou
Désignons
parRo le
rapport
de cadmium pour unélément
en v ; il
vient de mêmev
Finalement,
589
elle s’évalue à
partir
des mesures derapport
de cadmium dans larégion
de lapile
où s’effectuel’oscillation,
en faisant intervenir.Ro,
qui
estcarac-téristique
de lapile
et .Rqui dépend
à la fois de lapile
et de la substance.On montre d’ailleurs aisément que cette
correc-tion
peut
se mettre sous la forme d’unproduit
de deuxfacteurs,
l’unqui
caractérise lespropriétés
de la substance àl’égard
des neutrons derésonance,
l’autre
indépendant
de lasubstance,
mais déterminépar les
propriétés
duchamp
neutronique
de lapile.
Lepremier
de ces facteurs resteidentique
dansune autre
pile;
aussi les correctionspeuvent-elles
être calculées à
partir
de résultatsacquis
ailleurs,
par
exemple
dans lapile d’Argonne [9],
à conditionde les affecter d’un coefficient
indépendant
de la substanceenvisagée.
Remarques.
- Aluminium : La valeurindiquée
concerne de l’aluminium pur à 99,99 pour oo. Pour’un échantillon d’aluminium contenant
quelques
millièmes
d’impuretés
(Fe,
V,
Mn,
Cu,
etc.),
nousobtenons 0-th =
o,236 + o,oo5;
l’écarts’interprète
bien par
l’absorption
due auximpuretés.
Lanthane : Nous supposons que les déviations
de la loi
en v
peuvent
êtrenégligées
(d’après
les courbes de transmissionpubliées [11]).
Yttrium : La
quantité
de 600 mg deY2O3
utiliséeconstituait le maximum
disponible;
laprécision
de la mesure en est affectée. Il
n’apparaît
donc pas nécessaired’opérer
une correction pour obtenir 0-lhcar ap’le - I = I
B (j’th I40Les mesures concernant Y sont intéressantes
étant donné les contradictions des mesures
précé-Nous avons
comparé
les mesures derapports
de cadmium faites à Châtillon à cellesd’Argonne,
enparticulier
pour lemanganèse
et l’or. Pour lespoints
d’opération respectifs,
et lesépaisseurs
de cadmiumutilisées,
lerapport
de la correction03C3pile ‘ I
Qth
valable à
Châtillon
à celleapplicable
àArgonne
est trouvé
égal
à1,06.
Nous pouvons donc évaluer cette correction pour de nombreuses substancesà l’aide des résultats
publiés [9], lorsque
la déterrtmination du
rapport
de cadmium n’a pas été effectuée à Châtillon(cas
del’yttrium)
ou l’a étéavec une moindre
précision
(cas
del’aluminium).
4°
Résultats. - Lespremiers
résultats sontrésumés
ci-dessous,
en admettant 03C3B === 710 barns(un
barn = 10-24.cm2).
dentes,
dues enpartie
à la difficulté d’obtenir cetélément libre de toute contamination par certaines terres rares très absorbantes. Pour le lanthane l’ordre de
grandeur
de la section efficace étaitdéjà
fixé par les mesures antérieures. Il se confirme ainsique les noyaux à 50 ou 82 neutrons
présentent,
pour les neutrons
thermiques,
des sectionsnotable-ment
plus
faibles que celles des noyaux situés unpeu
plus
loin dans la suite naturelle[12].
Dans la
présente
étude,
nous avons bénéficié duconcours de nombreux travailleurs du Fort de Châtillon. Nous remercions
plus particulièrement
MM.Surdin,
LeMeur, Weill
etDupuy
pour l’étude et la construction dudispositif
d’oscillation,
M. Fisherqui
a mis à notredisposition
des substances très pures et MlleHerczeg
qui
a confectionné nos étalons debore,
ainsi que M. Ertaud et sonéquipe
desopérateurs
de lapile
de Châtillon.Manuscrit reçu le 23 décembre 1950. BIBLIOGRAPHIE.
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