HAL Id: jpa-00237541
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Submitted on 1 Jan 1879
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Machine magnéto-électrique
Marcel Deprez
To cite this version:
Marcel Deprez. Machine magnéto-électrique. J. Phys. Theor. Appl., 1879, 8 (1), pp.313-315.
�10.1051/jphystap:018790080031301�. �jpa-00237541�
3I3 moyenne, on obtient une
représentation simplifiée
du mode d’ac-tion de la
poudre
danschaque
cas considéré.L’accélérographe peut
êtreemployé
à l’observation dephéno-
mènes autres que ceux de la combustion de la
poudre ;
il a servidéjà,
parexemple,
à mesurer les variations depression produites,
lors du
tir,
dans lescylindres, remplis
tantôt d’eau etd’air,
tantôtd’eau
seulement,
mais munis alors d’orificesd’écoulement, qui
servent de freins dans les nouveaux affûts
hydrauliques
des bouches à feu de gros calibres. Onpeut
enimaginer
aisément d’autresapplications.
MACHINE
MAGNÉTO-ÉLECTRIQUE;
PAR M. MARCEL DEPREZ.
Lorsqu’on
examine ladisposition adoptée
dans toutes les ma-chines
magnéto-électriques
danslesquelles
onemploie
des aimantspermanents,
on estfrappé
de ce fait que lapuissance
inductricedes extrémités
polaires
est seuleutilisée, probablement
parce que l’on apensé
que laprésence
des massesmagnétiques
ou des cir-cuits mobiles
placés
devant lespôles
diminue considérablement l’eflet inducteurdisponible
des autresportions
de l’aimant. DesFi g. T.
-
expériences
fortsimples m’ayant
montré l’inexactitude de cettemanière de
voir, j’ai
construit une machinemagné to-électrique
dont les organes sont
disposés
de la manière suivante : ADB est un aimantpermanent
en fer àcheval,
entre les branchesduquel
setrouve une bobine Siemens
FGHE,
mobile autour de l’axe FE etmunie d’un
simple
commutateur à renversement depôles C,
contrelequel
frottent deux balais 1 et Jqui
servent à recueillir et re-Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018790080031301
3I4
dresser le courant. La
longueur
de la bobine Siemens est presqueégale
à celle desparties rectilignes
des branches del’aimant,
defaçon
à utiliser toute lapuissance
inductrice de ces branches. La bobinereçoit
autour de son axe FE un mouvement de rotationrapide
transmis par unpignon
ou unepoulie
depetit
diamètre.Il est facile de voir que cette
disposition remplit
toutes les con-ditions
exigées
pour obtenir le maximum de rendement. On enjugera
d’ailleurs par les résultats obtenus. Lepremier
modèleréalisé avait les dimensions suivantes :
La force
électromotrice,
variable avec lavitesse, équivaut,
à lavi tesse
normale,
à un peuplus
de 5vo1ts. Cettepetite
machinepermet
deproduire
tous les effetsque l’on
obtient dans lapratique
ordinaire avec 3 éléments de Bunsen. Elle est réversible et con-
stitue un excellent moteur de laboratoire. Elle est munie en outre
du
régulateur
de vitesseque j’ai
décrit dans le Bulletin des séances fie la Société dePliysique ( séance
du I b aoûtI878),
etqui
luiassure une vitesse absolument constante. Voici les résultats que ce
moteur m’a donnés avec une
pile
Bunsencomposée
d’un nombre d’éléments variant de i à 8 :(1) Ces résultats sont représentés avec une exactitude tout à fait suffisante par la
3I5
Ce
petit
moteurdéveloppe
donc un travailsupérieur
à 1 kgmpar seconde avec une
pile
de 5 Bunsens. Je n’ai pudépasser
cerésultat avec
une
machine Gramme munie d’unpuissant
aimantpermanent, pesant
au moins 30kg.NOUVELLE FORME
D’ÉLECTROSCOPE;
PAR M. A. GUEROUT.
II résulte des recherches de sir W. Thomson que, dans les
expé-
riences d’électricité
statique,
lesdéperditions
d’électricité ontlieu,
non
point
par la vapeur d’eau contenue dans l’airambiant,
maispar l’humidité
qui
se condense sur les colonnes de verreemployées
comme
supports
isolants. Sir W. Thomson a étéconduit,
parsuite,
pour rendre ces colonnesparfaitement isolantes,
à dessécherpar l’acide
sulfurique
l’airqui
les entoureimmédiatement,
etM. Mascart a
imaginé
dans ce but unflacon-support
d’une formeparticulière, très-commode,
etqui
a été décrit dans ceJournal,
tome
VII,,
p. 2I7.C’est ce
support
isolant que nous avons utilisé pour la con- struction de notreélectroscope
à feuilles d’or. Dans cetappareil,
la
tige
centrale dusupport
isolant seprolonge plus
que d’or- dinaire au-dessus dugoulot,
et elle estgarnie
d’une douille de cuivre .Cette douille
porte
à sapartie supérieure
lesplateaux
condensa-teurs et latéralement une
petite tige
de0m,06
àüm,07
delongueur,
servant de
support
aux feuilles d’or. Celles-ci se trouvent ainsi sus-pendues
sur le côté du flacon. Ce dernier estplacé
au centre d’unsocle
carré,
et une cage de verre ou deglace percée
d’un trourecouvre
l’appareil,
en laissant sortir seulement lesplateaux
conden-sateurs ; enfin deux
tiges
de cuivre àboule,
que l’onpeut
faireformule
dans laquelle N désigne le nombre d’éléments et T le nombre de kilogrammètres par seconde.