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Vibrateurs et librateurs classiques perturbés par chocs

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HAL Id: jpa-00206583

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Submitted on 1 Jan 1967

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Vibrateurs et librateurs classiques perturbés par chocs

C. Brot

To cite this version:

C. Brot. Vibrateurs et librateurs classiques perturbés par chocs. Journal de Physique, 1967, 28 (10),

pp.789-795. �10.1051/jphys:019670028010078900�. �jpa-00206583�

(2)

VIBRATEURS

ET LIBRATEURS

CLASSIQUES PERTURBÉS

PAR CHOCS

Par C. BROT,

Laboratoire de Chimie Physique, Faculté des Sciences, 9I-Orsay.

Résumé. - On calcule, en

mécanique classique,

la fonction d’autocorrélation des élon-

gations

d’un ensemble de vibrateurs

harmoniques perturbés

par chocs aléatoires. Les chocs sont

supposés

instantanés. Ils ne

produisent

pas de discontinuité dans

l’élongation,

mais seule- ment dans la vitesse. Une certaine « mémoire » de la vitesse avant le choc

peut cependant

être conservée, dans une mesure

qui dépend

de la masse des

particules

constituant le bain

thermique.

La fonction d’autocorrélation obtenue

permet

de calculer la

dispersion

et

l’absorption

d’une onde

électrique

par l’ensemble de vibrateurs.

L’absorption

obtenue est voisine d’une courbe de Lorentz

quand

la

fréquence

moyenne des chocs est très inférieure à la

fréquence

propre des vibrateurs, mais dans d’autres cas limites le résultat trouvé en diffère considéra- blement, et semble

plus

réaliste.

Le cas des librateurs se déduit très

simplement

du cas des vibrateurs.

Abstract. 2014 The classical correlation function of the

positions

of an ensemble of harmonic vibrators

subject

to random collisions is calculated. The collisions are

supposed

instantaneous

(adiabatic). They

do not

produce

any

discontinuity

in the

positions,

but

only

in the velocities.

A certain

"memory"

of the

previous

velocities can however be conserved, the

degree

of which

depends

on the masses of the

colliding particles (thermal bath).

Using

this correlation function, the

dispersion

and the

absorption

of an

oscillating

electric

field

by

the vibrators are calculated. The

resulting absorption approximates

a Lorentzian

curve when the mean collision

frequency

is much smaller than the proper

frequency

of the

vibrators. However, in other

limiting

cases, the behaviour is

considerably

different from that of Lorentz or of Van Vleck and

Weisskopf,

and seems more realistic.

(See Table.)

The results obtained are extended in a

straight

forward manner to the case of librators

(torsionnal oscillators).

La theorie

classique

de

1’absorption 6lectromagn6- tique

des vibrateurs

perturb6s

par chocs est dominee

par les noms de Lorentz

[1]

et de Van Vleck et

Weisskopf [2].

Ces auteurs

restreignent

leur traite-

ment au cas ou le choc efface toute « memoire » de 1’etat anterieur du

vibrateur,

et ils sont amenes a ne

tenir

compte

que d’un seul choc par vibrateur.

On

dispose aujourd’hui

d’une methode

d’approche

du

problème beaucoup plus puissante :

1’6tude de la fonction

d’autocorrelation, qui permet

de ne pas introduire

explicitement

le

champ applique.

Dans le

present article,

nous utilisons cette methode

pour un traitement

plus general

et

plus rigoureux

du

problème.

Nous

adoptons l’hypothèse

usuelle selon

laquelle

les chocs sont instantanes

(ou

«

adiabatiques »),

mais

nous supposons

qu’ils

ne

provoquent

pas de disconti- nuit6 dans la

position

des

vibrateurs;

ils modifient

seulement leurs vitesses dans une mesure variable selon le mod6le

adopt6.

De

plus,

nous suivons les vibrateurs pour un nombre de chocs tendant vers

l’infini.

Apr6s

avoir calcule la fonction de correlation

correspondant

a ce

mod6le,

nous en d6duisons les

propri6t6s électromagnétiques

du

syst6me.

On

peut

montrer que la fonction d’autocorrelation de la

position (1’elongation) x (t )

d’un vibrateur lineaire

(un

seul

degr6

de

liberte),

soit :

doit avoir pour

d6veloppement

limite aux

petits temps

ou m est la masse du vibrateur et b2

1’elongation quadratique

moyenne de 1’ensemble des vibrateurs a la

temperature

T.

D’une

fagon analogue,

si on consid6re un rotateur

rigide

lineaire

jouissant

d’un seul

degr6

de liberte

(rotateur plan)

et si le vecteur unitaire

u (t )

d6finit

l’orientation du rotateur a

l’instant t,

la fonction d’autocorrélation d’un ensemble de tels rotateurs,

qui s’écrit u (0) . u (t),

doit avoir pour

d6veloppement

limite :

I 6tant le moment d’inertie du rotateur. Ceci est

equivalent,

pour un rotateur

plan,

au

d6veloppement

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:019670028010078900

(3)

790

donne par Gordon

[3],

dans le cas

du rotateur a deux

degr6s

de libert6.

Les coefficients

qui figurent

devant t2 dans ces

d6veloppements

sont obtenus par

application

du th6o-

r6me de

1’equipartition classique

de

1’energie cinetique.

Quant

a 1’absence de termes lineaires en t, elle resulte du fait que toute discontinuite de

position

est

interdite a un

syst6me

inerte. Tout modele

qui

ne

respecte

pas cet

imp6ratif

ne peut etre

qu’approch6,

avec pour

consequence

une

absorption 6lectromagn6- tique

non nulle aux

frequences

infinies.

Nous traiterons d’abord le cas des vibrateurs et nous en deduirons ensuite tres

simplement

la fonction d’autocorrelation de librateurs

(c’est-A-dire

oscilla-

teurs rotationnels :

1’elongation angulaire, supposee petite,

varie sinusoidalement dans le

temps).

I. VIBRATEURS

Soit Ox la direction commune de vibration de 1’ensemble des vibrateurs.

Nous considerons pour

chaque

vibrateur une serie

d’etats de vibration d’indices 1 ...

(n

+

1)

...

s6pa-

r6s par des chocs instantanes

ayant

lieu aux instants

t1

...

tn.

Dans chacun de ces

6tats,

le mouvement est

harmonique,

de

frequence identique

coo, tandis que

l’amplitude

est différente. L’instant initial t =

0, qui

servira a construire la fonction

d’autocorrélation,

est

pris pendant

1’6tat d’indice 1.

Nous ecrivons la

position

instantanee d’un vibrateur durant l’état n + 1 sous la forme :

qui

assure bien la continuite de la

position

de x lors

du choc de l’instant

tn. bn

est une «

amplitude

par- tielle » aleatoire de moyenne

nulle,

tandis que 1) est

un

parametre compris

entre -1 et + 1

qui

d6finit

le modele de chocs

adopte :

en

effet,

la vitesse dans l’état n + 1 s’6crit :

La vitesse initiale a la suite du choc est donc en

moyenne :

Certains cas

particuliers

sont interessants :

-

Si N

est peu inferieur a

l’unite,

le choc

perturbe

peu la vitesse : il

s’agit

alors d’un modele que nous

nommerons « brownien ».

- Si 1) =

0,

la vitesse initiale

apres

le choc ne

depend

pas en moyenne de la vitesse anterieure : c’est le modele « boltzmannien ».

- Si 1)

= - 1 ’

le choc renverse la vitesse : « rebon- dissements ».

Si les chocs sont

produits

par les

particules

d’un

bain

thermique,

un calcul

classique

montre que -n ==

(m

-

M)f(m

+

M),

of M est la masse des par- ticules du bain. On est ainsi en

presence

du modele

« brownien »

lorsque

les

particules

du bain

thermique

sont

beaucoup plus légères

que les vibrateurs

6tudi6s,

et du modele « boltzmannien »

quand

ces

particules

ont meme masse que les vibrateurs ou sont constituees par les vibrateurs eux-memes.

Enfin,

dans le dernier cas, les

particules

du bain sont

beaucoup plus

massives

que les vibrateurs.

CONSERVATION DE

L’EQUIPARTITION

DE L’ENERGIE.

- La moyenne

quadratique de bn

est donnee par :

En

effet, l’ énergie

totale dans 1’6tat n + 1 est :

dont la moyenne

sur bn

est, en tenant compte de

(5) :

Si on fait la moyenne de cette

quantite

sur les diff6-

rents etats n

anterieurs,

la moyenne du

premier

terme

est

1’energie potentielle

moyenne

1/2 kT,

tandis que le crochet du second terme est

egal

a

1’energie

cin6-

tique

moyenne

1/2

k T. On obtient donc pour

1’energie

totale moyenne dans l’état n + 1 la valeur

k T,

en

accord avec

1’equipartition classique.

Fonction dlautocorrdlation des

positions.

- Nous

ecrivons le

premier

6tat des vibrateurs sous la forme :

xo et

bo

6tant des «

amplitudes partielles »

dont la

moyenne est nulle et dont la moyenne

quadratique

est la meme que celle

des b. (6galit6 (5)).

La fonction d’autocorrelation de

position

pour 1’ensemble des vibrateurs est obtenue par une moyenne

sur les «

amplitudes partielles » b1

...

bn,

sur les

instants de

choc,

sur le nombre de chocs

d6jh

subis

par les différents vibrateurs a

l’instant t,

et sur les

deux

paramètres

xo,

bo

du

premier

etat :

Calculons

d’abord x(t) )bl...bnt1,..tn,n).

Faisons d’abord la moyenne de cette

quantite

sur

bl

... .

bn.

(4)

Nous noterons

Xn+1(t),

cette moyenne

qui

est une

fonction

de t, t1’ .. tn,

n. A cause du caractère lineaire

en bn

du

syst6me

recurrent

(3), (4),

on a :

syst6me

que nous utiliserons ultérieurement.

Pour tous les vibrateurs

qui

ont subi n

chocs, quels qu’aient

ete les instants de ces

chocs,

et

qui

sont donc

dans leur n + 1 ième

6tat,

la moyenne de

Xn + 1 (t )

est :

La moyenne sur la totalite des

vibrateurs, quel

que soit le nombre de chocs

qu’ils

ont subis

(quel

que soit l’indice de leur

etat),

est donnee par une distribution de Poisson

ponderant

chacun des etats.

Soit Tc le temps

caracteristique

de cette distribu-

tion de Poisson

(,r,

= intervalle moyen entre deux

chocs) :

ou :

Nous posons

également :

et :

Ceci va nous permettre, a l’ aide de la recurrence

(8), (9),

de calculer la moyenne

(10)

cherchee. Du meme coup, nous obtiendrons d’ailleurs la fonction d’auto- correlation des

vitesses,

comme on le verra.

En

portant (8)

dans

(11),

nous obtenons :

ou, en

changeant

le nom de la variable

d’integration tn :

D’une

façon analogue,

en utilisant

(9)

et

(12) :

Posons :

En mettant

1/,r,,

en facteur a

partir

du second terme

de ces sommes et en utilisant

(15), (16),

on obtient :

ou

I1(t)

=

xl(t)

est donne par

(6)

et ou :

Si n ---+ oo, les limites

S(t)

et

T(t)

de

Sn(t)

et de

Tn(t)

sont solutions du

syst6me d’equations int6gra-

les de Volterra obtenu en

supprimant

les indices n,

n -1 dans

(17), (18).

Pour resoudre ce

syst6me,

nous en prenons les transformees de

Laplace

membre a membre. Soit

Y(p)

la transformee de

Laplace f 0 00

e-Pt

S(t)

dt de

S(t),

(5)

792

et soit

ff (p)

celle de

T (t) .

Nous transformons ainsi les

produits

de convolution en

produits simples.

Nous

obtenons,

en tenant

compte

de

(6)

et

(19) :

Nous cherchons d’abord la fonction de correlation des

positions V(t).

Sa transformee de

Laplace j/(p)

est, en utilisant la forme

(7)

et les

egalites (10)

et

(13) :

11 suffit donc de r6soudre le

syst6me (20), (21)

en

Y(p) apr6s

avoir

supprime

les termes en

bo,

et de

remplacer p

par

( p

+

1 /,r,) . x2 0 >s’61imine

et 1’on

obtient finalement :

Nous introduisons un

temps caracteristique T qui

resume a la fois le

type

des chocs et leur

frequence

moyenne :

et nous obtenons pour

F(p)

une forme a un seul

paramètre :

Pour obtenir la fonction de correlation

cherchee,

nous faisons la transformation de

Laplace

inverse.

Plusieurs cas sont

possibles,

nous obtenons :

- Si .ùo

1/,T:,

on obtient la valeur

(24)

ou les

fonctions

trigonométriques

sont

remplac6es

par les fonctions

hyperboliques correspondantes.

Dans les trois cas, le

developpement

limite de

V(t)

est I En utilisant

(5),

on voit

que

V(t)

a bien le

developpement

limit6 correct

(1).

Fonction dlautocorrdlation des vitesses. - Celle-ci

est par definition :

Le calcul se m6ne de

façon

tout a fait

symetrique.

La transformée de

Laplace

de

W(t)

est :

On obtient

finalement,

en

adoptant

encore la

definition

(22) :

d’ou :

- Si wo >

1/,r :

- Si (do

1/’r,

on a la meme formule que pour wo >

1/’r,

mais avec les memes modifications que dans le cas de la fonction d’autocorrélation des

positons.

Le

developpement

limit6 de cette fonction

comporte

un terme lineaire en t. Ce resultat était a attendre car nos chocs instantanes

produisent

des discontinuités dans les vitesses

(collisions

de «

spheres

dures

»).

Nous ne reviendrons pas sur la fonction d’auto- correlation des vitesses.

Signalons

seulement

qu’elle peut

etre utile dans des

probl6mes

ou existent des

couplages magn6tiques.

Propridtds spectroscopiques.

- Il est connu

[4]

que

1’absorption-dispersion

d’un milieu dans un

champ electrique

sinusoidal est directement reli6e a la trans-

form6e de

Laplace imaginaire (transformée

de Fou-

rier

monolat6rale)

de la fonction d’autocorrélation du moment

electrique.

En

supposant so

peu different de Eoo =

1,

de

façon

a éviter les

probl6mes

de

champ interne,

on a, dans

nos notations :

avec,

d’apr6s (23) :

d’oii :

les

symboles R

et J

signifiant

«

partie

reelle de » et

«

partie imaginaire

de »

respectivement.

(6)

Si a est le coefficient

d’absorption

par unite de

longueur, (27)

permet d’ecrire :

c 6tant la vitesse de la lumi6re.

Pour notre ensemble de

vibrateurs,

et en supposant le

champ applique

selon

Ox,

la constante

dielectrique statique

est donnee par :

DISPERSION. - A 1’aide de

(26),

on trouve :

d’oii :

Si Cùo --+

0,

le milieu devient conducteur

(porteurs libres).

La constante

dielectrique

est alors inferieure a

1,

comme il est bien connu.

ABSORPTION CX. -

(28)

donne :

Ecrivons

la

quantite occ/47r qui

n’est autre que la conductivite du milieu :

La formule de Lorentz

(complete) correspondante

est :

(cf

formule

(9)

du m6moire de

V.V.W.).

La formule de Van

Vleck-Weisskopf

correspon- dante est :

(cf.

formule

(17)

du dit

memoire).

APPROXIMATION DE

L’OPTIQUE (raie d’absorption

de

faible

largeur relative).

- Dans ce cas, on a :

avec

(W2 - W2) - 4W2(W - WO)2

et

1/1:4 négligeable.

Les formules

(30), (31), (32)

se reduisent alors

toutes trois a :

qui

n’est autre que la formule de Lorentz

tronquee («

courbe de Lorentz »

usuelle).

AUTRES CAS LIMITES. - Il est int6ressant de compa-

rer les trois theories en

presence lorsque

la

frequence appliquee

0 tend

respectivement

vers zero ou vers

1’infini. Nous ferons cette

comparaison

dans le cas

ou la

frequence

propre coo est finie et dans le cas ou elle est nulle. Dans ce dernier cas, si la

charge

et la

masse des vibrateurs restent

inchangées,

on est en

presence

d’un milieu de

porteurs libres, puisque

la

constante de force

mwo

s’annule

(tandis

que si on

suppose que celle-ci reste constante, la masse m doit tendre vers

l’infini).

Les formules obtenues sont resumees dans le ta-

bleau

I,

dans

lequel

les

petites

lettres renvoient aux

commentaires suivants :

Cas ou la

ftiquence propre

reste

finie.

-

(a)

La

transparence

n’est pas retablie a

frequence infinie;

ceci est du au fait que V.V.W.

(1)

introduisent

(1)

V.V.W. : Van Vleck,

Weisskopf.

TABLEAU I

VALEUR DE

(XC/47T

DANS DIFFERENTS CAS LIMITES, POUR LES TROIS THEORIES EN PRESENCE

(7)

794

lors d’un

choc,

non seulement une discontinuite dans la

vitesse,

mais aussi dans la

position («

strong colli-

sions

»),

ce

qui

introduit dans le mouvement des composantes de Fourier a

frequences

« infinies ».

V.V.W. etaient conscients de cette insuffisance de leur theorie

(cf.

leurs « Remarks

») .

(b)

La transparence est retablie : dans le mod6le de

Lorentz,

tout se passe comme si la collision arretait les oscillateurs a l’instant ou ils

passent

par leur

position d’equilibre (x

=

dx/dt

= 0 a l’instant du

choc).

Il

n’y

a donc pas de discontinuite de

position.

Mais le

couplage

avec le

champ

est

suppose

nul à

partir

de l’instant du

choc,

et il en resulte

qu’apres

un temps

long,

c’est-h-dire

après

que tous les oscilla-

teurs eurent subi un

choc,

ils cessent tous d’etre

couples

avec le

champ :

dans la theorie de

Lorentz,

la cons-

tante

dielectrique statique

est

6gale

a celle du vide

(cf. equation reproduite

en

(10)

par

V.V.W.,

ou l’on

fait co =

0).

(c)

La transparence a

frequence

infinie est assuree

dans notre modele du fait de l’absence de disconti- nuit6 de

position.

Cas CM la

ftiquence propre

est nulle. -

(d), (e), (f)

En

adoptant

T =

2"t’c’

c’est-a-dire le

type

de chocs

que nous avons

appeles

« boltzmanniens »

(les particules

du bain ont meme masse que les por-

teurs),

on a pour I conductivit6 Ne2 2 ’7, c

teurs),

on a pour la conductivite

20132013 201352013B , .

m co 2 +

C 2 qui qui

donne pour les

frequences

tres inferieures a la fr6- quence moyenne de chocs une conductivite

Ne2 -r,

en accord avec la theorie

classique

d’un milieu de

porteurs

libres. La

presence

de m2 au denominateur dans

(dJ

r6tablit la transparence du milieu aux tr6s hautes

frequences (f).

(g)

V.V.W. obtiennent une

absorption

de

Debye (c’etait

d’ailleurs la un des buts essentiels de leur

travail),

mais dont

1’amplitude 1/(02 0

est

infinie,

à

moins que la masse m devienne infinie. Si c’est le cas,

I’amplitude

de leur domaine

d’absorption, qui

est

Ne 2 1

et ui devient Ne2 b2 kT en utilisant nos nota-

2013 m mo w 1 0 2

et

qui

q devient

Ne 2b2/kT

en utilisant nos nota-

tions,

reste finie. e2 b2 est le moment

quadratique moyen ( y2 )

du vibrateur. Le fait que V.V.W. consi- d6rent ce moment comme constant leur

permet

de traiter le

probl6me

du rotateur

perturbé

par chocs en etudiant

1’absorption electromagnetique

des

projec-

tions de ce moment sur des axes

fixes, projections qui

ont un mouvement vibratoire. Ils retrouvent ainsi la formule de

Debye

pour

l’absorption

de relaxation

dipolaire quand

coo --->- 0. Notre

theorie,

au

contraire,

a pour limite naturelle la theorie de la conductivite d’un milieu de

porteurs libres,

ce

qui

était a attendre

6tant donne le caractère translationnel du mouvement

d’un vibrateur lin6aire.

Pour revenir a la

question

de

l’absorption dipolaire,

que ce soit dans le cas ou la

perturbation

est faible

(rotation

presque

libre)

ou dans le cas limite de

Debye (relaxation),

il est

plus simple aujourd’hui

pour r6sou-

dre le

probl6me

de traiter directement le mouvement du

moment

permanent

dans

l’espace

en écrivant sa fonction

d’autocorrelation. C’est ce

qu’ont

fait r6cemment

plusieurs

auteurs

[5], [6], [3].

Gordon

[3]

et Shimizu

[7]

en

particulier

ont traite

des mod6les dans

lesquels,

entre les

chocs,

les mole-

cules sont en rotation libre. Ces mod6les sont

appli-

cables aux gaz

comprimes

et

probablement

a certains

liquides. Cependant,

dans de nombreuses

phases condensees,

le mouvement orientationnel des mole- cules

présente,

soit

pendant

un

temps

assez

long (liquides

«

microcristallins »,

cristaux «

plastiques »),

soit de

façon permanente (solides rigides)

essentiel-

lement un caract6re de libration. 11 est donc int6res-

sant de calculer la fonction d’autocorrelation cor-

respondante.

II. LIBRATEURS

L’orientation

d’equilibre

du librateur est

supposee

fixe selon

Oz,

et le librateur est

assujetti

a rester dans

le

plan

zOx

(librateur monodimensionnel).

Soit

u (t )

le vecteur unitaire determinant l’orienta- tion du librateur a l’instant t.

Soit

§(t) 1’elongation angulaire,

c’est-a-dire

1’angle

que fait u avec Oz a l’instant t.

Soient k et i les vecteurs unitaires selon Oz et Ox

respectivement.

On a

u (t )

=

k cos 03BE (t )

+ i

sin g(t).

La fonction d’autocorrelation du vecteur u est par definition :

On a :

Nous supposons les

amplitudes

de libration

petites :

Nous

adoptons

le modele de la libration

harmonique perturb6e

par chocs aleatoires comme dans le cas du vibrateur.

A un instant

quelconque, §

est de la forme :

On a :

Si le moment d’inertie du librateur est

I,

son

energie cinetique 1/2

kT en th6orie

classique

est :

soit en

posant

ct2

)/2

=

p2

=

elongation quadra-

tique moyenne : p2

=

k T /IC02 0 (analogue

a

(5)

du

vibrateur).

(8)

Donc : o o

La moyenne

qui

reste a faire a ete faite a propos du calcul de la fonction d’autocorrelation du vibrateur.

Celle-ci etait d6finie par aux

notations

près. Avec ç2(0) > == p2,

on obtient pour

la fonction d’autocorrelation d’un librateur mono-

dimensionnel :

La

partie

variable de la fonction d’autocorrelation d’un librateur

harmonique

est

donc,

a une constante

pr6s proportionnelle

a la

temperature,

la fonction d’autocorrelation du vibrateur

correspondant.

On

v6rifie aussi que le resultat obtenu admet bien

(2)

comme

developpement

limit6.

Manuscrit reçu le 27 mai 1967.

BIBLIOGRAPHIE

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LORENTZ

(H. A.),

The

Theory

of Electrons, note 57.

[2] VAN VLECK

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et WEISSKOPF

(V. F.),

Rev. Mod.

Physics,

1945, 17, 227.

[3]

GORDON

(R. G.), J.

Chem. Physics, 1966, 44, 1830.

[4]

Voir par

exemple,

ZWANZIG

(R.),

Ann. Rev. Phys.

Chem., 1965, 96.

[5] COLE (R.

H.), J.

Chem. Physics, 1965, 42, 637.

[6]

STEELE

(W. A.), J.

Chem. Physics, 1963, 38, 2411,

et 1965, 43, 2598.

[7]

SHIMIZU

(H.), J.

Chem.

Physics,

1965, 43, 2453.

COURBES DE POTENTIEL DES

ÉTATS ÉLECTRONIQUES

DE LA

MOLÉCULE

AsO

Par RAYMOND

GRANDMONTAGNE, JEAN-PIERRE

GOURE et

JEAN D’INCAN,

Laboratoire de Spectroscopie et de Luminescence de l’Université de Lyon, Physique Premier Cycle,

43, boulevard du II-Novembre, 69-Villeurbanne.

Résumé. - On trace les courbes de

potentiel

des ét ats C

203943/2,

C

203945/2

et B 2~ de la molécule AsO par la méthode

employée

par Eido ; on déduit de ces calculs une valeur de la constante 03C9e~e

de l’état B203A3.

Abstract. - The

potential

curves of C

203943/2’

C

203945/2

and B 203A3 states of the AsO molecule have been constructed

by

the method used

by

Eido ; a value of the constant 03C9e~e for the B203A3 state is deduced.

LE JOURNAL DE PHYSIQUE TOME 28, OCTOBRE 1967,

1. Introduction. - Le

spectre

connu de la mole- cule AsO est constitue de

syst6mes

de bandes 6lectro-

niques correspondant

a des transitions aboutissant tou- tes au niveau fondamental.

L’analyse

de la structure

de rotation des

syst6mes A , -* X2fl , B2Z -*

X 2II

et

D2£ -

X 211

[1], [2], [3], [4]

et

plus

recemment

celle du

SySt6Me

C 2A ---+ X 2II

[5]

ont

permis

de

determiner les constantes de rotation des etats corres-

pondants.

Les courbes de

potentiel

des deux 6tats

electroniques

D et X ont ete tracees dans un travail anterieur

[6].

On s’est

propose

de

completer

le trace

de la courbe de

potentiel

du niveau fondamental X

2fl 3/2

et d’effectuer celui des niveaux

electroniques

C2ð.3/2

et

C2ð.5/2.

En outre, comme seules les bandes

correspondant

au niveau de vibration v’ = 0 du

syst6me B 2E -* X

2II

apparaissent

sur les

cliches,

la

valeur de la constante

co’x’

de 1’etat

superieur

n’a pu etre d6termin6e

experimentalement.

Un essai de calcul

de cette constante a ete tente en utilisant la v6rification de la

quantification

de

l’int6grale

d’action et le calcul

de la constante de rotation.

2. Mdthode

employde.

- Les courbes de

potentiel

ont ete tracees en

appliquant

la methode 61abor6e par Eido

[7]

et

d6jA

utilisee pour les etats D et X

[6].

Cette methode consiste a admettre tout d’abord que

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