Le point sur la réforme en première STL – novembre 2001 Page 1
ABSENCE DE CADRAGE POUR LA MISE EN PLACE DE LA REFORME STL
La réforme des premières STL a été mise en place à la rentrée 2012 avec peu de formation des équipes enseignantes (en moyenne une formation à la fin de l’année scolaire précédente dans chaque
académie) et sans accompagnement autre que les textes des programmes.
Les équipes ont du de débrouiller comme elles le pouvaient dans chaque lycée.
1/ EFFECTIFS ET FLUX D’ELEVES
On déplore assez généralement le sous-remplissage des premières STL. Les structures ont été maintenues en général dans les différentes académies cette année, mais on peut redouter des fermetures pour l’an prochain.
Souvent les élèves qui ont suivi en seconde les enseignements d’exploration « biotechnologies » et
« sciences et laboratoire » ne s’inscrivent pas dans les premières STL correspondant à ces spécialités Le manque d’informations sur la première STL et sur le bac STL rénovés en a sans doute découragé plus d’un.
Un petit nombre de sections STL ont été ouvertes dans des lycées où elles n’existaient pas, parfois sans moyens spécifiques attribués par la région.
2/ REPARTITION ENTRE LES ENSEIGNANTS DES ENSEIGNEMENTS TRANSVERSAUX ET D E L’ACCOMPAGNEMENT PERSONNALISE
La conception de l’enseignement CBSV (Chimie Biochimie Sciences du Vivant) diverge selon les enseignants :
pour ceux de biotechnologies CBSV un tout qui doit être assuré par un seul professeur pour la classe, recruté dans la discipline biotechnologie,
les professeurs de sciences physiques veulent séparer la partie chimie (en s l’attribuant) de l’enseignement de biochimie-biologie.
Des recommandations orales des inspecteurs ont été données, mais il leur est interdit de préciser les attributions de façon nationale.
En MI (mesure et instrumentation), c’est une lutte encore plus accentuée entre les professeurs de sciences physiques et de biotechnologie, qui revendiquent tous cet enseignement. Dans le meilleur des cas, il a eu un consensus en coupant cet enseignement en deux.
En ce qui concerne l’accompagnement personnalisé, contrairement à ce qui est préconisé, il n’est pas toujours attribué une heure à un enseignement de spécialité,
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Au final, les arbitrages dans les lycées ont été faits souvent dans le but de sauver des postes plutôt qu’avec un projet pédagogique. Comme le SNES l’avait pronostiqué, cette réforme crée des dissensions inutiles dans les équipes pédagogiques
3/ DECOUPAGE HORAIRE POUR LES ENSEIGNEMENTS TRANSVERSAUX ET DE SPECIALITES
On observe une très grande disparité selon les lycées en termes de dédoublements, pour CBSV , MI et les enseignements de spécialités (biotechnologies et sciences physiques) : cela va de zéro
dédoublement à tout dédoublé, surtout pour les spécialités. Toutes les combinaisons existent.
Parfois MI est couplé à un enseignement de spécialité.
Dans la spécialité biotechnologie, théoriquement les anciennes disciplines de biochimie et
microbiologie ne devraient plus apparaître séparément : un seul enseignant est censé tout enseigner sans distinction dans l’emploi du temps. Cela n’est pas respecté dans certains établissements.
Il en est de même pour « chimie » et « physiques » en STL-sciences physiques.
4/ REPARTITION DANS LES LOCAUX SPECIALISES
Pour les activités technologiques de CBSV, il est nécessaire de disposer de salles équipées avec un système d’expérimentation assistée par ordinateur, ce qui rentre en concurrence avec l’enseignement de SVT des filières d’enseignement général.
Pour les activités technologiques en biotechnologies, on retrouve une grande diversité, qui accompagne souvent le découpage horaire.
Sans certains lycées des salles séparées de biochimie et de microbiologie sont utilisées, parfois en parallèle, ce qui impose des contraintes d’organisation , parfois séquentiellement.
D’autres établissements ont fait le choix de transformer les anciennes salles spécialisées en salles polyvalentes.
On retrouve l’équivalent pour la spécialité sciences physiques entre les salles de physique et les salles de chimie.
Les différentes régions se sont montrées plus ou moins généreuses pour l’attribution de nouveaux équipements.
5/ ENSEIGNEMENT TECHNOLOGIQUE EN ANGLAISET LV2
Les textes imposant une co-animation ne sont pas toujours respectés : dans plusieurs lycée, un seul professeur de spécialité, qu’il ait ou non la certification, enseigne seul la spécialité en anglais ! Les heures d’anglais de la dotation sont alors détournées pour d’autres classes.
Souvent la deuxième langue vivante n’a pas été mise en place, en profitant du fait que cela n’est pas obligatoire, à titre provisoire.
6/ CONTENUS DES ENSEIGNEMENTS TRANSVERSAUX ET SPECIALISES
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Chaque équipe pédagogique se débrouille comme elle peut, sans indications précises de l’institution, autre que celle des programmes.
Les choix de thèmes et la manière de les traiter sont abordés de manière très inégale selon les lycées.
On déplore souvent un manque de cohérence entre l’enseignement transversal de CBSV et celui de spécialité, particulièrement en biotechnologies : des notions peuvent être abordées deux fois de manière redondante, alors que le programme est si lourd par ailleurs qu’il semble difficile de la boucler.
C’est également vrai pour le manque de cohérence avec l’enseignement d’exploration de seconde Il est plus que regrettable qu’il n’y ait aucune lisibilité sur le type de sujets d’écrit et d’épreuves pratiques au baccalauréat.
EN CONCLUSION
Les enseignants demandent un cadrage et une garantie de l’institution en terme d’horaires de dédoublement et de répartition des enseignements.
Il s’avère indispensable d’organiser des formations, en quantité et qualité suffisants, pour tous les professeurs de STL sur le temps de travail, avec une synthèse et une restitution vers les équipes pédagogiques.
Nous réclamons un bilan de la réforme en classe de première STL avant la fin de l’année scolaire.