Analyse M1 ENSM Ch. Menini
El´ ements de correction du DS - vendredi 22 mars 2013
Exercice 1
1. Imm´ ediat car ( √
2 + 1)( √
2 − 1) = 1.
2. Soit la fonction f d´ efinie sur [0, 1] par f (x) = 2+x 1 . Cette fonction est d´ ecroissante sur [0, 1] ; f (0) = 1/2, f (1) = 1/3 donc f ([0, 1]) ⊂ [0, 1], la suite est bien d´ efinie.
3. Avec la question 1. f ( √
2 − 1) = √
2 −1, f 0 est continue donc born´ ee sur [0, 1] et avec l’in´ egalit´ e des accroissements finis
|u n+1 − ( √
2 − 1)| = |f (u n ) − f ( √
2 − 1)| ≤ sup
[0,1]
|f 0 | |u n − ( √ 2 − 1)|.
Pour tout r´ eel x de [0, 1], f 0 (x) = − (2+x) 1
2et sup
[0,1]
|f 0 | = 1/4 d’o` u la premi` ere in´ egalit´ e demand´ ee.
Rem : on peut aussi calculer |f (u n )−f ( √
2 −1)| =
1
2+u
n− 1
2+( √ 2−1)
=
( √ 2−1)−u
n(2+u
n)(2+( √ 2−1))
et terminer en remarquant que pour tout entier n, (2 + u n )(2 + ( √
2 − 1)) ≥ 4.
Montrons par r´ ecurrence l’assertion (H n ) : |u n − ( √
2 − 1)| ≤ 4 1
n. (H 0 ) est v´ erifi´ e car |0 − ( √
2 − 1)| ≤ 1.
Montrons que pour tout entier n, [(H n ) ⇒ (H n+1 )]. Avec la premi` ere in´ egalit´ e
|u n+1 − ( √
2 − 1)| ≤ 1
4 |u n − ( √ 2 − 1)|
puis avec (H n ), |u n+1 − ( √
2 − 1)| ≤ 1 4 × 4 1
n≤ 4
n+11 , soit (H n+1 ).
(H 0 ) est vrai, pour tout entier n, [(H n ) ⇒ (H n+1 )], donc (H n ) est vrai pour tout entier n.
4. a) Si u n est rationnel alors il existe (p, q) dans N × N ∗ tel que u n = p q et u n+1 = 2q+p q est rationnel. u 0 est rationnel, on termine par r´ ecurrence.
Rem : on a bien d´ etaill´ e la pr´ ec´ edente r´ ecurrence qui ´ etait elle aussi assez ´ evidente, on se permet donc dans cette question de “l’escamoter” un peu par soucis d’efficacit´ e.
b) 0 < 1 4 < 1 donc la suite g´ eom´ etrique 4 1
nn converge vers 0 ; la suite (u n ) qui est une suite de rationnels, converge vers √
2 − 1 qui est irrationnel.
5. La suite (u 2n ) n est d´ efinie par la relation de r´ ecurrence u 0 = 0
u 2n+2 = f ◦ f (u 2n ) ∀n ∈ N
La fonction f ◦f est croissante (compos´ ee de deux fonctions d´ ecroissantes) sur [0, 1], donc la suite (u 2n ) n est monotone.
u 0 = 0, u 2 = 2/5, u 2 ≥ u 0 et avec les r´ esultats sur les suites r´ ecurrentes la suite (u 2n ) n est croissante. De la mˆ eme fa¸ con puisque u 3 − u 1 = 5/12 − 1/2 est n´ egatif, la suite (u 2n+1 ) n est d´ ecroissante.
6. Les suites (u 2n ) n et (u 2n+1 ) n sont extraites de la suite (u n ) n qui converge vers √
2 − 1, elles convergent donc aussi vers la mˆ eme limite. De plus par monotonie des deux suites on a pour tout entier n
u 2n ≤ √
2 − 1 ≤ u 2n+1 .
Il suffit donc de trouver un entier p tel que u 2p+1 −u 2p ≤ 10 −3 ou encore un entier n ` a partir duquel |u n − ( √
2 −1)| ≤
1
2 10 −3 . Pour cela il suffit que 4 n ≥ 2000 et n ≥ 5 convient.
Un encadrement d’amplitude inf´ erieur ` a 10 −3 est 1 + u 6 ≤ √
2 ≤ 1 + u 5 soit 239 169 ≤ √ 2 ≤ 99 70 .
Un petit algorithme o` u l’on teste le premier p satisfaisant u 2p+1 − u 2p ≤ 10 −3 nous donne p = 2 et 41 29 ≤ √ 2 ≤ 99 70 . Exercice 2
1. a) f a (0) = R a
0 e −t dt = 1 − e −a et ϕ a (0) = 1.
b) Les fonctions puissances et exponentielle sont continument d´ erivables, en int´ egrant par parties f a (n + 1) =
t n+1 (−e −t ) a
0 + (n + 1) Z a
0
t n e −t dt = −a n+1 e −a + (n + 1)f a (n).
c) Avec la question pr´ ec´ edente
ϕ a (n + 1) = e a
1 + a n+1 e −a
(n + 1)! − f a (n) n!
= a n+1
(n + 1)! + ϕ a (n).
1
On obtient que pour tout entier non nul k, ϕ a (k) − ϕ a (k − 1) = a k!
ket en sommant de 1 ` a n ϕ a (n) − ϕ a (0) =
n
X
k=1
a k k!
soit le r´ esultat avec ϕ a (0) = 1.
2. Sur [0, a] la fonction t 7→ e −t est d´ ecroissante, t n est positif d’o` u e −a t n ≤ t n e −t ≤ t n et par positivit´ e de l’int´ egrale
Z a
0
e −a t n dt ≤ f a (n) ≤ Z a
0
t n dt ⇔ a n+1
e a (n + 1) ≤ f a (n) ≤ a n+1 n + 1 . 3. Notons u n = a n!
n, cette suite est ` a termes strictement positifs et u u
n+1n