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D153. Les deux cafards n’aiment pas la lumière

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Academic year: 2022

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(1)

D153. Les deux cafards n’aiment pas la lumière

Problème proposé par J. Nicot

Sur un sol plan, une tache lumineuse circulaire, de rayon R, se déplace d’un mouvement uniforme rectiligne à la vitesse V.

A l’instant t0, elle commence à éclairer un point P sur le sol. Un peu plus tard, à l’instant t1, elle cesse d’éclairer le point P.

Deux cafards, assimilés à des points, se déplacent sur le sol à des vitesses constantes en module, V pour l’un et W (supérieure à V) pour l’autre.

A l’instant t0, ils sont au point P, et, pour fuir la lumière, partent chacun d’un côté de la tache lumineuse tout en restant sur son bord.

A l’instant t1, par une coïncidence remarquable, la position de P et les vitesses sont telles que les deux cafards se retrouvent en P.

Sachant que R= 50 cm, quelles distances ont été parcourues par les deux cafards ?

(2)

Notations et remarques préliminaires

Introduisons un repère orthonormé principal dont l’origine O est le centre du disque lumineux à l’instant t0 et l’axe (Ox) la direction du déplacement de ce disque. Appelons θ0 la coordonnée angulaire du point P.

A l’instant t1, le disque s’est déplacé d’une distance l=V t(1t0).

P se retrouvant de nouveau à sa frontière, on peut écrire :2 cosR θ = =0 l V t(1t0).

P

O

l θ0

R

π-θ

0

(3)

Le premier cafard

Considérons la position du premier cafard. Appelons ( ), ( )x t y t ses coordonnées cartésiennes dans le repère principal et ( )θ t sa coordonnée angulaire dans le repère mobile associé au disque lumineux (en translation rectiligne

uniforme par rapport au repère principal). On a alors : ( ) ( 0) R cos ( )

( ) R sin ( )

x t V t t t

y t t

θ θ

= − +



 =

Le cafard étant en P aux instants t0 et t1, on a en outre les conditions limites θ( )t00, ( )θ t1 =π−θ0

Sa vitesse par rapport au sol ayant pour module V :

Il parcourt entre ces deux instants une distance l=V t(1t0). Ses coordonnées cartésiennes vérifient :

2 2

2

2 2

2

2

2 2 2

( ) ( )

( ) ( )

sin ( ) cos ( )

( ) ( )

2 sin ( )

( ) ( )

0 ou 2 sin ( )

dx t dy t

dt dt V

d t d t

V R t R t V

dt dt

d t d t

V VR t R V

dt dt

d t d t

R V t

dt dt

θ θ

θ θ

θ θ

θ

θ θ

θ

   

+ =

   

   

   

⇔ −  +  =

 

⇔ − +   =

 

⇔ = =

La première hypothèse s’élimine compte tenu des conditions limites.

Posons ( )

( ) tan 2

t θ t

τ = , d’où il découle

(

2

)

2

( ) 1 ( ) ( ) 2 ( )

1 ( )

2 1 ( )

d t d t d t d t

dt dt t dt t dt

τ θ θ τ

τ τ

= + ⇔ =

+ .

Ce changement de variable permet de résoudre l’équation différentielle restante :

( 0)

2

2 2 0

( ) 2 ( ) 2 ( ) ( )

2 sin 2 2 ( ) ( ) ( )

1 ( ) 1 ( )

Vt t

d t R d t t d t V R

R V V t t t e

dt t dt t dt R

θ τ τ τ

θ τ τ τ

τ τ

= ⇔ = ⇔ = ⇔ = ×

+ +

En opérant le même changement de variable aux conditions limites, on obtient

0 0

1

1 0 1

0

( ) ( )

( ) 1

( ) ( ) tan tan cot ( )

2 2 2 2 ( )

t t

t t t t

t

θ θ

θ π

θ π θ τ

τ

   

= − ⇒ =  − =  ⇒ =

   

Ce qui donne finalement (1 0)

2 2

2 2

2

1 0 0 0

2 2

1 1

( ) ( ) ( ) cos tanh

1 1

l l

Vt t l R R

R R

l l

R R

e e l

t t e t e

e e R

τ τ τ θ

− −

= × ⇒ = ⇒ = = =

+ +

En outre, puisque 2 cosR θ =0 l, on obtient finalement 2 tanh l l R= R.

Un logiciel de calcul permet de trouver la solution approchée (strictement positive) de cette équation : 1,915008048

l R

D’où l’on déduit en particulier la position du point P, définie par θ ≈0 0,2925762079.

Et on conclut finalement que la longueur parcourue par le premier cafard est approximativement l ≈ 95,75040241 cm.

(4)

Le second cafard

Considérons la position du second cafard. Appelons ( )θ t sa coordonnée angulaire dans le repère mobile associé au disque lumineux. Un raisonnement analogue au précédant permet d’obtenir l’équation différentielle régissant son mouvement :

2

2 ( ) ( ) 2 2

2 sin ( )

d t d t

R VR t W V

dt dt

θ θ

  θ

− = −

 

 

Résolvons cette équation de second degré en d ( )t R dt

θ .

Le second cafard, se déplaçant dans le sens opposé au premier, soit ( ) d t 0

dt

θ < , on ne retient que la racine :

(

2 2

)

( ) sin ( ) sin ( ) 1 avec

d t W

R V t t k k

dt V

θ = θ − θ + − =

D’où l’on déduit, d’après les conditions limitesθ( )t00, ( )θ t1 = − −π θ0 :

0

0

1

2 2 2 2 0

0

2 cos

sin cos sin cos

t

t

d V d V l

dt dt

R R R

k k

π θ

θ

θ θ

θ

θ θ θ θ

− −

= ⇒ = = =

− −

− −

Soumise à un logiciel de calcul, cette équation d’inconnue k révèle la solution approchée : 1,749311463

k W

=V

On peut alors conclure que la longueur totale parcourue par les deux cafards est approximativement :

(

1

)

2,632476789 m L= +k l

-0,6 -0,4 -0,2 0 0,2 0,4 0,6

-0,6 -0,4 -0,2 0 0,2 0,4 0,6 0,8 1 1,2 1,4 1,6

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