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Troubles de la déglutition

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Academic year: 2022

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Troubles de la déglutition

INFORMATION INTERNE

Cette brochure contient des conseils utiles en cas de troubles de la déglutition.

Ces informations vous sont données par les Services de physiothérapie, ergothérapie, diététique et logopédie du Centre Hospitalier du Valais Romand (CHVR), que vous pouvez également consulter en cas de besoin.

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TROUBLE DE LA DÉGLUTITION (DYSPHAGIE)

Il s’agit de toute altération du transport des aliments, des liquides et de la salive, de la bouche jusqu’à l’œsophage.

Les principaux signes de dysphagie :

 une fausse route, signalée par une toux, pendant ou après avoir avalé (mais attention, il existe des fausses routes « silencieuses », sans réflexe de toux) ;

 une altération de la voix : « mouillée », qui « gargouille » ;

 une pneumonie, une fièvre inexpliquée ;

 le fait de baver ;

 des résidus d’aliments dans la bouche après le repas ;

 une sensation de blocage des aliments dans la bouche ou le pharynx ;

 etc.

Les principales causes de dysphagie :

 trouble neurologique (AVC, TCC, maladie neurodégénérative, tumeur cérébrale, …) ;

 atteinte de la sphère ORL (cancer de la cavité buccale, du pharynx ou du larynx, radiothérapie, trachéotomie, sonde naso-gastrique,…) ;

vieillissement (presbyphagie) ;

 infections, problèmes métaboliques, myopathies, médicaments, etc.

Que faire si un trouble de la déglutition est suspecté chez une personne ? 1) Test de déglutition au lit du malade

 protocole et vidéo explicative sur Intranet

2) Suggérer au médecin de demander un bon de logopédie.

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STRATÉGIES POUR ÉVITER LES FAUSSES ROUTES

Liquides :

 privilégier des liquides « stimulants » (chauds ou froids, avec du goût, des gaz, un peu épais,…) ;

épaissir les liquides avec de la poudre épaississante ;

 utiliser un verre échancré , et non la pipette ;

 stimuler à boire en fléchissant légèrement la tête vers le bas (« regardez vos genoux »).

Solides :

 ajouter de la sauce afin que les aliments trop secs glissent mieux ;

 éviter les aliments secs, râpeux, filandreux, qui s’éparpillent,… ;

 éviter les doubles consistances (ex. : potage avec morceaux, salade de fruit avec jus,…) ;

 adapter la texture des aliments aux capacités de déglutition : Haché fin logo Lisse logo

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INSTALLATION DE LA PERSONNE LORS DU REPAS

À éviter :

Assis au bord du lit

Installation au lit

Si la personne doit rester alitée :

 position semi-assise maximale (45°minimum) ;

 tête fléchie en avant, si besoin calée par des coussins ;

 bassin remonté dans l’angle du matelas ;

 table de lit devant elle, au ras des cuisses ;

 genoux légèrement fléchis ;

 utiliser le mode gonflage maximum de la surface thérapeutique Hill Rom, touche P.Max.

À privilégier :

Installation assise au fauteuil (roulant, de chambre) :

 Tête fléchie en avant, au minimum droite ;

 épaules alignées ;

 tronc droit ;

 bassin calé au fond du siège ;

 hanches et genoux à 90°;

 pieds au sol ou sur un marchepied ;

table à hauteur des coudes ;

 accoudoirs à hauteur des coudes ;

 cale-pieds réglés.

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Moyens auxiliaires spécifiques pour faciliter la prise de repas :

 verre échancré et/ ou adapté (verre pipette proscrit) ;

 couverts adaptés ;

 tapis antidérapant ;

 rebord d’assiette.

Adaptation de l’environnement du repas :

Place du soignant lors de la prise de repas : généralement assise en face, sauf si avis contraire (cf. logopédiste).

Présentation du repas : mettre le minimum sur la table, c'est-à-dire une assiette, un verre et une paire de couverts ; il faut laisser de la place aux membres supérieurs.

Créer une ambiance calme : fermer la porte de chambre, arrêter la télévision ou la radio, limiter les personnes.

Pour toute question concernant l’installation, les moyens auxiliaires ou les adaptations de l’environnement, n’hésitez pas à contacter le service d’ergothérapie pour vous aider !

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SUIVI NUTRITIONNEL

On trouve une réduction des apports alimentaires chez 50% des patients dysphagiques : 55% ont modifié leurs habitudes alimentaires (évitent certains aliments), et 44% ont perdu du poids durant l’année précédente.1

Les troubles de la déglutition augmentent donc considérablement le risque nutritionnel, comme le montre le schéma ci-dessous :

Mesures de base : adaptation des repas :

 éviter les régimes restrictifs, ou les cumuls de régimes ;

 adapter la texture aux problèmes masticatoires et dysphagiques, selon les indications du/de la logopédiste ;

 ajouter de la sauce aux repas ;

 si nécessaire, épaissir les boissons et les SNO ;

 tenir compte des goûts/dégoûts du patient, et si nécessaire, ajouter de l’assaisonnement (sel, poivre, sauce, herbes aromatiques, citron…) ;

 fractionner et enrichir l’alimentation.

       

1  « Social and psychological burden of dysphagia : it’s impact on diagnosis and treatment. » Dysphagia 2002

 

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Signes d’alerte de la dénutrition Alimentation – baisse des apports

 Inappétence ;

 douleurs buccales ;

 bouche sèche ;

 dysgueusie ;

 difficultés de mastication ;

 dysphagie ;

 écœurement, nausées, vomissements ;

 troubles du transit intestinal.

Poids : perte de poids, BMI <20 ou BMI >25, OMI…

Clinique : tempes creuses, clavicule saillante, amaigrissement, perte de masse musculaire…

Observation : bracelet de montre, habits trop grands, alliance sur

« le mauvais doigt »…

Une prise en charge pluridisciplinaire est indispensable et l’anamnèse d’entrée est capitale dans le dépistage des patients à risque de dénutrition.

Faire appel au service diététique pour les patients à haut risque nutritionnel (NRS ≥ 3).

RÔLE DE LA PHYSIOTHÉRAPIE

 Le/la physiothérapeute agit sur la conséquence de la dysphagie qui est l'encombrement pulmonaire ;

 il/ elle effectue des techniques de désencombrement bronchique spécifiques, en fonction des sons entendus lors de l'auscultation.

Il ne faut pas hésiter à faire appel au service de physiothérapie pour aider les patients à se désencombrer !

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CONTACTS

Hôpital du Valais – Centre Hospitalier du Valais Romand Secteur médicothérapeutique

Service de logopédie

Hôpital de Sion T 027 603 94 58 ou 027 603 94 57 Hôpital de Sierre T 027 603 94 53 ou 027 603 94 57 Hôpital de Martigny T 027 603 94 53

Service d’ergothérapie

CVP Montana T 027 603 81 20 Hôpital de Sierre T 027 603 71 50 Hôpital de Sion T 027 603 88 45 Hôpital de Martigny T 027 603 98 97 Clinique Saint-Amé T 027 604 66 29 Hôpital de Malévoz T 027 604 73 93

Service de physiothérapie

CVP Montana T 027 603 81 33 Hôpital de Sierre T 027 603 78 65 Hôpital de Sion T 027 603 88 45 Hôpital de Martigny T 027 603 94 39 Clinique Saint-Amé T 027 604 68 73 Hôpital de Malévoz T 027 604 73 93

© Tous droits réservés. Aucun texte de ce document ne peut être reproduit sans l’autorisation du Service de la communication de l’Hôpital du Valais.

Réf. 636 357 – 9.7 – 02/2017

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