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Comité II : compte rendu analytique provisoire de la première séance

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(1)

NATIONS UNIES

CONSEIL

ECONOMIOUE EJ SOCIAL

mm

COMMISSION SJOGNOMHiUJS POUR L'AFRI Oinguiems session

Leopoldvillo, fevrier - mars 1963

PEOVISOIEE

E/0W.14/G.2/SR.1 (V)

23 fevrier 1963

Original1

COMITE II

COMPT.K; RmHU ANALYTIQUE PROVISOIRB DE LA PRMIIiJKE SEAKOE

Tenue au Palais &9 la Nation, a Loopoldville le samedi 23 fevrier 19^3» a 16 hour©s

President*

Secretaire1

M. Kande (Senegal)

Mllo Raghot

SOMMAIRiL'i

Eloction du vice-prosidont ot du rapportoux

Developpemont ©conomiCLuo ot sociali Administration publique

Les represontants qui desiront apportor des rectifications au present compts rendu sont pries de transcriro cos roctifications sur un exemplairo du compte rondu qu'ils devront fairs parvenir 1g plus tot possible a la Section do traduction, bureau No. 20, Palais d© la Nation, Leopoldvillo? apres la vondredi ler mars, les rectifications devront etro adreesecs a la Soction do tra&uotion* OliiAj B.P, 3001, Addis-Abebas ISthiopio.

63-LSO-75

(2)

BT DU RAPPORTEUR

Mi BaJtri (Soudan) ost .elu Vico-President.

M. Oamay (Sierra Loono) oat elu Rapportour.

SWfiSL&PfmmZ ECONOMICS 33T SOCIAL t ADMINISTRATION PUBLIQUE (S/ON.14/180 ot 218)

■ M. LAB^RGIi (Socretariat) expose quo 1g sorvico do 1'Administra

tion publique recomment cree" au secretariat do la GBA doit assumor las fonctipns*suivantesi consoillor le socretariat on mati&ro d1administra tion publique, organiser- cortainos aotivites regionales ot sous-re"gio- nalss tallos que oyclas d1etude, reunions d1experts, rochorchoss onfin, a la domando dss gouvornemGnts, Gntroprundre dos etudes sur cortains problemos administratifs particuliors.

Le programme soumis a. la Commission est fonde sur lss rocommanda-

tions figurant dans la rapport (^/i>N.14/l80) du Oyclo d'etude sur los

problemas administratifs urgonts dcs gcuvornQments africains, -qui sfest tenu en octcbro 1962, Lo socretariat gspare qua ce programme sora

approuve", ' ;

M. Laborge'enumero ot commcnte los cing groupos d'activites quo comporto lo programmo. II rappoilo q.u'un effort special doit otro fait pour apportor dans los divers pays dos reformos qui ont pour but d1 ame- lioror los structuros administrative^ ot los rnethodos do travail, ot do former une fonction publiquo composeo d'oleconts competonts.

M. BAKEI (Soudan) dit quo lo passage do la non-autonomie a

1'indepcndanoo ores forcemont do nombreux problemos dans Is domaino de' I1 administration publicj.uo- Los gouvornom&nts doivont accepter quo los ; oadxes nationals soient temporairemont d'un niveau insuffisant, mais il

importo do romedi^r le plus tot possible a cet etat do cLosgs. C'est

pourquoi la Commission doit accordor- uno. haute priorite auz activit^s

du secretariat dans cg doraaine, GhaquG pays pourrait aussi creer un

Comite special charge do la mise on oeuvro d'un programme a, long torme

4e formation do fonctionnaircs*

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age 2

II faut determiner le genre d'organismes qui doivent sfoccuper de la planification et de I1execution d'es programmes.'Sinon, les meilleurs projets demeureron> de yains espoirs. En plus des- etudes ,

entrepuiaes par le secretariat, un echange de vues et d1experiences entre les divers gouvernements permettrait un'e collaboration fructueuse en vue du prompt ideveloppement eaonqroique et.;so,oial: to,,continent a$$$pp$&

II y a quelciues annees? le Soudan a cre6 un Institut d1 administration pu>liq;U9 ^^es.-regul-tat.s obtenus sont ^areniaouragean-ts-vCe genre

d1 inatitut. pota?r;ait ^tre ,-qtabU .etgaleiacnt. dans- "tous:. ,les,.pa,yf .^ro-foain^i^

aioins1qu«..-aj^u^t;es-time pr&fierabld-de fonder-un Institut re-gional.- Cette'derniere solution oontribuerait sans doute a 1'unification des

pays africains.

En -terminant, M. Bakri annonce que sa delegation presentera

avec d'autres delegations un parojet de resolution coinoernant I1 administration

publique.

1 K. HMQUET (Organisation das Nations Uniss pour l'Educatiorii la Science et la Culture) declare que 1'UHESCO ea\ consciente de

l'importance decisive, pour les pays africains, de la mise en place d'une structure administrative adaptee a leur developpement. Bile se felicite de voir que les activity :de la CBA comportent un programme portant specifi^uement sur les problymes generaux ds I1administration

publique.

Seule parmi les institutions speoialisees das Nations Uniee?

I'TOTESCO est dotee d'une competence speciale S l'egard des problemes adiainistratifs interessant les organismes publioa charges de I1 education ainai.que des questions touchant la formation ou le perfectionnement iu personnel qu'.ils omploient. -Cest dans le cadje de cette competence generale que. "3ont envisagees les aotivttes de I'UtfESCO qui sont

decrites dans le document E/CN.14/2X8.

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E/CN.14/C2/SR.1(V)

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L'UHESCO souhaito voir la CEA s'assooiqr a certains de ses projet3?

notamment a 1'organisation d'un cycle d1 etude sur les sciences politiques Gt I1administration publiques a I1intention de jeunes africains choisis parmi les pratioiens ot los universitaires dans les pays de langue anglaisa% Ce cycle d1 etude se tiendra vers la fin de 1963, probableraent en Nigeria? et lo theme general portera sur les aspects politicoes

et administratifs de I1activity e*conomique de 1'Etat. En outre, l'UNESCO oxganisera5 probableraent en 1964j une conference des pays africains sur l'enseignement -©t la recherche dans le domaino social? ou les probleraes poses par I1administration publique aeront examines afin de poursuivre les travaux entropris lors de la conference sur 1*enseignement superieur

en Afrique.

M. PARKER (Liberia) estirae que le probleme de 1'.administration

publique est un probleme commun a tous.lea Etats africains* C'est

pour.quoi il suggere que la CEA etablisse un coniito permanent de,

I1administration publique. Oette proposition pourrait figurer dans le projet do resolution que la delegation du Soudan a 1Tintention de presenter. . .

M. OIBBO1TS (Royaume^Dhl) oroit lautile ^'lasister aur

I1importance de I1administration publique. Comme 1'indique le rapport du cyole d'^tude qui s'est tenu en ootobxe dernior, des etudes doivent 6tre entrepriaes sur 1'organisation et 1'administration. D'autre part, il faut etablir ou renforcer dans tous lqs pays africains un organe charge de la planification et de la coordination des activites dans le domaine de 1'assistance technique. M. Gibbons insiste sur la necessite de la coordination afin de tirer le plus grand profit possible de cette

assistance,

Dans le domaine de la formation ot de 1'amelioration de

I1organisation de I1administration publique, son Gouverneraont est

toujours dispose a collaborer' avoc'l'OflU, la CEA et les pays africains.

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E/CH.14/C2/SR.1(V) Page 4

M. CAEUEY (Sierra Leone) attire 1'attention des membres ct du - secretariat .sur le manque de personnel qualify qui «e fait scntir dans ^

lea pays a'Afrique depuis le depart du personnel metropolitan Beaucoup '

de personnes qualifies se rendent dans d'autres pays et les pays d'Afrique sont alors obliges de Jftire appel a des experts etrangers. Cette situation se double parfois d'une mauvaise utilisation-du personnel qualifies et d'un -nlaadue de coordination parmi les services d'experts dont les efforts sont

souvent tres disposes. C'est pourquoi 11 est plus indique, comma 1'indique le paragraphs 4 du rapport du Cycle d'etude sur les problemes administratifs urgents des gouvcrnements africains (s/CN.U/lSO), de developper les

services existarits et d'engager certains etablissements de formation a se specialiser dans quelques sujets importants, afin d'oviterdes doubles-

1 eraplois. ■ ' ■•■.-.

■ ' Un projet tres interessant oonsiste h dresser- im catalogue de

1"administration puMique et des differents types qu'elle 'revet dans tous les pays afrioains; cependant, pour que-oe soit plue qu'un simple

catalogue, il convient de fairc quelques suggestions; ce catalogue devrait 6tre aussi une etude comparative montrant la pertinence-des trois types d'aatnittistiaiii&fo qui distent eftt^ique ;0.o?idantale (les types francais, teitannique et ia.mericain)- par-rrapport au rythme-et le progres du

^developpement ecoaoraique-.-«* Afrique. H. Carney expose..qu'il existe deux types'de constitutions politiques et-admi-niBtratives dans les democraties ocoidentalesi le regime parlementaire 3t le regime preSidentiel. Le premie* tend a ohoisir des hommes politiqties et non des adminStrateurs5 le deuxieme, qui choisit ses executifs oUarges de mettre en oeuvre les program*'b«b mm* conoideration politique, seams plein de prcmosses pour le continent africain qui est desireux de changer.rapidement ses

structures-economiques et ^ocialee. II consent dene d'etudier le regime le mieux adapts aw programmes de developpement economique et social, et

ciest la un sujet auquel le jwqrttaria* devrait.recorder une certaiae

priorite. Passant ensuito \ un autro aspect du rapport, M. Carney estime

ju'il convient d-encour^gerla creation d'une association professionnelle

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E/CN.14/a.2/SR.l(v)

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administrates publics ainsi que ft^ bulletin professionnel ^^

au Bulletin economise pour 1 .Africa. Ces deux initiatives aideraient a oreer un esprit de corps entre lee administrators publics des pays d'Afr14ue, esprit de corps dont 1-absence se fait sentir a tous les

mveaux parnu leB fonctionnaires africains. En oe ,ui oonoerne les services d'achat des gouvernements, on demande aux pays d-Afria.ue de prendre axsaple sur ceux des Etats-Unis qui ne sont absolvent pas a

1 eohelle des pays d'Afri.ue. Ces derniers devront etablir une institution a 1 echelon regional. M. Carney se reserve le droit d-intervenir a

nouveau ulterieurement sur le rapport E/CN.I4/I8O.

*. DIALIO (Mali) felicite M. Carney gui s-est montre un expert en matxere de questions administratives et souligne que les solutions des problen.es dependent des pays eux-*8meB. par exemple, oe sont eux ,ui d01vent decider s'ils veulent utiliser ou non des experts autochtones.

Les experts internationauxs eux, doivent travaiHer dans un cadre impose.

La oration d-un institut d-etudes administratives en Afrique portrait de faire une synthese des experiences des different* Etats et de proceder a des echanges. Le Centre de documentation que 1-UUESCO se declare prete 4 oreer ne serait pas moins utile pour le continent afric,in. En tenant, M. Biallo approuve 1* suggestion du representant du Soudan tendant a

foPMler toute proposition concrete sous forme de resolution.

M. SOGLO (Bahomey) remercie le secretariat de s'etre occupe du probleme de 1'administration publi.ue, si important pour'les jeunes Etats d-Afrique, il serait fallacieux d'avoir un program de developpe.ent

»ux ne serait pas londe sur un appareil etati.ue bien structure. II y a

4 cela^une condition prealable, la formation des cadres en vue de la.uelle deux methoues salient particuliere^ent indices, la formation dans les

unxversites, ,ui pose certains problemes de coordination, et la formation sur place. On cree actuellement en Africjue des ecoles nationals

d administration et autres instituts qui per^ettent aux fonctionnaires de

se famxlxariaer avec 1 ■enseignen.ent. II se-nble cependant que juso^u-a

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B/CN.14/C,2/SH.l(V) Page 6

present 1'enseignoment suporieur ait ote neglige. Or il est necessaire de savoir In part que le budget de :ohaque pays entend oonsacrer a, la formation &t a 1'enseignement. [ ,; -. . ■

Quant" a la question des experts, M. Soglo felicite son collegue du Mali de 1'avoir si bien exposee; il reconnait avec lui qu'il appartient a ohaque Etat de definir nettement le champ d'-vction de ses experts.

Passant ensuite au sujet du statut de la fonotion publique, M, Soglo insiste sur le fait que lea Etats et le secretariat doivent presenter un projet qui permettra de jeter les bases d'un statut de la fonction publique.

Tres souvent, ap'res avoir fait des etudes a 1'Stranger, des etudiants ou des fonctionnaires reviennement dan3 leurs pays et ne trouvent aucune planification. II est done tout a fait normal qu'ils preferent aller a l'etranger, dans des pays qui leur offront certaines garanties quant a leur carriere* M. Soglo termine on soulignant que e'est la un probleme grave qu'il faut avoir le courage d'aborder.

M. GINTRAND (France) expose le point de vue do la delegation francaise sur le rfile que 1'assistance exterieure peut jouer pour tenter de resoudre le probleme de 1'administration publique.

La France contribue a la formation du personnel administratif c la fois en France et en Afrique, grace a differonts instituts et egalement grace ai^ personnel do 1'assistance technique. Le Ministere do la

cooperation est charge de s'occuper dc ce personnel de 1'assistance teohniquo et de negocier les besoins des Etatss cela avec eux et dans le cadre d'uno' convention d'assistance technique. M. Gintrand explique ensuite qu'il existe plusieuro categories d'agents de formation.

Le personnel de 1'assistance technique est place dans les cadres de l'Etat? sous 1'autorite du Gouvernement local, ct remplace des fonctionnaires africains soit paroe que ces derniers n'ont pas acheve leux formations

soit parce qu'on ne Igs a pas encore recrutes. L'africanisa-tion des cadres permettra dans un avenir proche de ne plus faire appel a ce personnel de

1'assistance technique,.

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Dos exports se rendont egaloment on Afrique pour ontreprendre dee etudes en dehors do 1'administration national©.

Enfin, il existo un programme do forrmation des fonctionnaires qui ost destine a des etudiants et egalement a des fonotionnaires qui offec- tuont des stages dont ils savant tiror oo qui ost transposable dans leurs

pays respoctifs. La formation administrative d'un etudiant africain on

Europe ost beaucoup moins profitatlo, car, n'ayant gen^ralomont aucune oxpdrience des problSmos do son pays, 11 ne sait pas discornor oe qu'il pout emprunter a 1'Europe dans oe domaine. Pour les etudianta? la forma tion sur place ou dans des ecoles nation^lcs d'administration ost bien

preferable,

M« Gintrand termino en disant quo los exports etrangers, lorsqu'ils arrivent dans un pays ou los probXSweo sent differents de ceux qui se posent dans le leur, doivent fairo preuvo d'une certaino humilite mental©

et d'un desir sinciro d'et-jiiior les real-t6s locales*

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