NATIONS UNIES
CONSEIL
ECONOMIOUE ET SOCIAL
PROVISOIRE
E/CN.14/C1/SH.10 (V) 27 fevrier 19^3
Original : FRMCAIS
COMMISSION ECONOMIQUE POUR L'APRIQUE
Cin^uieme session
Leopoldville, fevrier - mars 1963
COMITE I
COMPTE REHEU AHALYTIQUE HROVISOIHE DE LA DOTE S
tenue au Palais de la Nation, a Leopoldville, lc maropodi 27 fevrior 1963, & 9h 30.
SEAHCE
President^ :
M. Lissouba (Congo, Brazzaville)
Sfloretaire :
P^leaes aonetaires, financiers, de ocMneroe exterieur et de produits de base (suite)
rectifications
Addis-A'bfi'ba, Ethiopi
63-LEO-93
e/cn.14/c.i/sr.io(v)
■ HrBLMES MONETAIRES, FINANCIERS, DE COMMEECE E :.;:,.;-:. ' DE PROBUITS EE BASE (suite)
"> ; - (E/CN.14/174, 190, 205, 206, 207, 208, I" 153)
" M. CARHEY (Sierra Leone), continuant son expose do la vellle
sur le commerce, estime qu«il y a lieu d-elaborer une politigue des pris pour I'aehat de produits primaires, afin d'encourager la production. .
" Passant ensuite a 1' influence du systeme deS zones monSt^res. sur. 1+
commerce intra-africain, il constate^e 1-expose present. par:: la, delegation du Royaume-Uniest passe a cote de la o,uestipn. Un. systeme, monftaire necons.
titue pas en soi un obstacle au commerce;exterieur, mais il existe plusi.urs systemes monetaires dans une meme souB-region d-Afrique et cela constitue indiscutabl&ent un obstacle. £aou des pays voisins ont des systemes mone- ta'ires differents, il se pose immediatement des problems de change, ce qui
pose une entrave au commerce. ■ . ■'
M. Carney se refere onsuite au paragraphe 28 du rapport du Comite perma nent du commerce sux sa premiere session (e/CN.U/174) ou il est ^ueation de la concurrence que se font de nombreuses productions africaines. Cela
est vrai, mais M. Carney fait une resorve . les pays d'une m6me region ont un souoi de complementarity plutot: aue de concurrence. Le commerce en Afrique
ne s'effectue paS tant dans une meme sous-region au"entre des sous-regions differentes ou la concurrence n'est pas aussi direote.
Abordant le projet de creation d'un oomite permanent des transports, M. Carney indioue que sa delegation, rejoignant en cela oelle.de la Eepu- blique Arabe Unie, prefere que ledit comite soit independant du Comite per manent du commerce. Toutefois, ces deux comites devraient se maintenir en .
oO'it^ct e"troit. .. . ... .
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«. SBMUS.0
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rt
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dee que l'appartenanoe de nombreux pays africains a la zone franc, qui cons- titue finalement une'zone de cooperation monetaire, n'est en rien un. frein au developpement des echanges avec 1-exterieur. En effet, ces pays sont abso- lument libres en inatiere de negooiations commercials. En 1962, Us ont oon-
olu plus de 60 accords de' commerce avec dee pays divers, Ils etablissent progressivement des rapports commercial avec tous les pays du monde. P'ail- leurs, les statistics montrint que la part relative de la France dans le commerce de la zone a sensiblement diminue depuis cliques annees. La part
■de-la France &an» les expor-iations'de, pays africains metres est passee de 78 $ en 1949 a 49 i eu1962. Sa part dans les importations est passee de 7t$ sn 1951 a 61 % en 1962. Les echar-ges des pays d'outre-mer de la zone franc ont sensiblement iiminus a^c la France, mais se sont beaucoup deve-
loppes avec les pays tiorcc
II ressort de tous■-co: faits que la zone franc n'a pas empSche lea Etats membres de diWsifier laur oommerco international. Us peuvent, en
^pratique, commercer aveo n'inporte gu.l pays UtffrV Si le commerce intra- afr^cain est.encore peu devoloppe, si 1'on ■ lvalue en termes monetalres, pela tient a la non-coinplemGntarite dos et-oaomies en presence at non a r* ex istence do la-zone franc. En effst, les Stats d'Afrique produisent surtout des produits agricoles et des matieres premieres .industrielles pour lea-
quels des debouches n'existent pas encore en.ifrique. Seuls les pays indus- trielB, ..au oontrcire, peuv^it c^tisfairo :lo^r3 besoins en produits manufactu-
res et en biens d1equipoment. .
Si ces. Etats opereirt des eohanges zsroc- des. Pay3 appartenant a une zone
monetaire different*, oala re constitue pas u:i .marque a gagnor pour ces
pays lorsque. 1'Etat interest, poursuit 'one politiqve tDC-n-efaire' saine et que
sa monnaie ^ou.t c'u^e .r-civ, d-3--je inc^,ton^e, ce $u± "esf le cas pour
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pays de la sone
eorges e*pXique ensuite Is danger des -^ de olearingl, ,
t a une MXateraXisation defavora.Xe du oommeroe ^ fc ^ .^
arti.icieX des ,cbanges au niTeau le plus bas< s± oe syst&me
l ^ oela entralneralt une balkMisation moMve ^
de pression et de discrimination.
explique
au continent iX retireralt a bon n
dont ils ,en.ficient du fait de ta
elles 9t que .
monnaie.
En tenant, „. Oeorges insiste sur U fait qUe Lappartenance de
afriOains
a lal
franosooiation qui
mOnde entie,
de oe
que toute
ooramun,
obstaoles>
t-at de 1. CEA qui est X. seule institution cOmmUne a tous Zee EtatS a«
o-s doit 1.. aide, a ,eter imm,diatement XeS tases de oette assooiation
qu il fattdra beauooup de temps pour realiser.
M. B^OM (Hiseria) d.cXare que Son pays oonsid.re Xa Communaut
nomique euroP,enne =omrae un defi a Xa soXidarit, africaine. TouS Xes
autres pays importants ^^ ^^^ membres ^ ^^ ^ ^ ^
-Peots de Xa Co.munaut, est darter une assistanoe financi.re « «.t.
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associes, afin de lee enoourager a diversifier la production, mais ses prix sont superleurs au niveau mondial. tt-*a*«h« commun europeen. veut instaurer en Asie et en krique une nouvelle *V colonies •MiVta consider* oom- me une tentative pour separer1 leV i>^ afrioaias abodes de ceux qui ne !•
eont pas. Tant que des pay, to Continent afrioain verront en la Communauie Itespolr de.lWr emancipation iponomiau.,, la solidarite afrioaine ne sera
au'un ^te^out payS d'ATpi^ qul 9>e«,oie.« gxpupe des Si» doit eavoir qu-il eat desay^tag^ au depart ,t au'il ugg^ a une aesiStance te^orai- re le»-J»TBpe«t*»!M d'un, developPem;ent eoonomigue harmonieux.^ des otoe«v tif. de la Communaute est de faire; 4eS Etats as?poies une source perpetuel^
le de matieree premieres et des importateurs a vie des produits manufactures de la Communaute/Si elle reussit, elle elevera son niveau de vie aux d^pens du niveau de vieles Etats africains. En effet, la production de matiSres premieres oomporte beauooup d-exigences et peu d'avantages, alors qu6 la pro-
; Auction de produits manufactures e8t teauooup plus profitatle. La demand* de produits primaires est inelasti^e alors\n la demande de produits manufac tures est souple; si les prix de ces derniers baissent, leS fabrioants arri- vent a maintenir les :Prix en agissant de concert, comme e'est le, oas. dans
le cadre'de la Cotnmunaute. Tous les pays membres du groupe des. Six ont.re- legue 1'agriculture a 1•arriere-plan au benefice de 1- industrialisation et i-1 n'6st absolument pas dans leur interet d-aider les Etats associes a diver- . eiflwlwr economie. Or I'Afrioue ne peut pas continuer a avoir une agricul- ,,ture primitive, ^lledoitaa.n.oderniser. Elle a besoin d^une economie equi- -,. librae d^s, laquelle le commerce, 1' Industrie: et les transpo^s pourront .. -jouer uw,rftle. aussi -important que 1 -agriqulture. L'Afrique doit s'unifier
si all*.*, veut pas continuer \ 6tre exploitee, la diversification de son
^onomie est pour elle une question de vie ou de mort^I^^e. fautpaa que le personnel qualifie dont 1'Afrique dispose aille a 1-etranger exercer ses
aptitudes•
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La delegation nigerienne aimerait que chacun des 18 E;tats-; ass.ooies se demande e-'il est vraiment dans son intir.St, a la longue, de.-maintenir spn association avec la Communaute* ou e'il ne devrait pas plutdt ae joindre aui autres pays d'Afrique et insist©* pour obtenir des prlx raisonnables au lieu d'une simple aide financiere bu de- sulpvent ions .; _
La CEA devrait en outre, et c1est'la deuxieme suggestion que fait la delegation nigerienne, forger"tro'is unions douanieres-pour-1'Afrique du n6rd I1Afrique oenVrale et 1'Afrique occidentale,1 en prenant" oomme modele 1'union douaniere de l'ifrique orientale. Eriifin" ©lie deVrait' Siabiir un meoanisme
permettant la creation d'un marche comraun afribain. ' r ' ' f ::
,. , ,.^. ( M* HAWSEN; President du Comite preparatoire de la Conference des Watiojis Unies sur le commerce et le developpement, espere que oette confe rence constituera un tournant de I'histoire en donnant une direction nouvelle a. la pensee internationale et en adaptant diverses politiques a la conception
moderns de la solidarity mondiale,
■'"■'■ ' ;' ' ■ ■ [■■' - " ■■■' ■ ' ' - f :■■' ':': '..■■>■■ j" ■--■:: ;..;■'.;.:• .
-:.Oette odnference cherchera :des solutions concretes: au probleme du .commer-.
oe. envisage dang la .perspective de la oroiss-ance economique et s^ciaaer^es pays et dans, le contexte de Xa resolution de l'Assemblee;generate sur -la Decennie pour le daveloppemerlt.- ■;,-,. ... ■ . . . . - .>■
M. Hans en oroit inutile d'insist eir sur 1'importance d'une etroite ool- laborailon entre le Comit^ preparatoire, la CSA ©t tous le;s gouvernements.
le Comite prepafatoire ecoutera tres attentivoment la voix des peuples afri-
cains et s'efforcera de connaitre leurs besoins reels et de prendre lesmo-
sures propres a or^er'des detouchds pour leurs produdtions aotuelles et fu
tures. Le Comite preparatoire^prie; les peuples afficains de le ^uider dans
ses travaui afin que oette4 conference aboutisse a''^integration"mondiale.
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, ,. „.,•- . ■} M, KATS-StJCSX, (Pologne) estj.me que 1© problems de k'integration doit Stro itudie de tree presj malneurousement, le document prepare. p.ar le
secretariat ne repond pas entierepwmt aux besoins -des membres de la CEA.
Si les statisHques qu'il: content sont valables, il n?analyse cependanfc:
pas suffisamment les effets- de-1 'integration sur les ^ohan«©s oomffi©rcia»i des pays africain* *v«« les *ut3^«« continents.. D'autr© part, les declara tions faites au Comite" ©t a la Commission, tendent a donner une rue trop optimiste des ©ffets de I1integration.^A son avis, le prooessus d© I1inte gration oomporte de graves dangers pour 1* development <i«s pays qui vien- nent d'aoc^der a 1'ind£pendan©«. Aa lieu de Jeter un j>ont sur le fosse qui
separe oes pays, des pays developpes, il peut eontriljuer a augmenter la
division du monde. . ...,,. . -.
m6me, il n'est. pas-e3:act de dire que les pays d'Europe ocGidentale ne connaissent pas Men- 1'Afriquei oe continent #tait leur terrain de ohas- se favori* En *ssooiant l«a pays afrioains a leur groupement economique, ile essayent de soumettre l'Afrique aux pays oonid&ntaux industrialises. On
ne peut guere parler d'equilitre et de reciprocity dans une assooiationj.n- tre des pays producteurs de matieres premieres et des pays hautement indus trialists. Les pays africains sont fatalement* dans une situation desavan-
tageuse,
On a fait remarquer que les pays socialistes preconisent egalement, 1'integration. C'est exact. Le plan d'assistance mutuelle des pays sooialis- tes accord© a tous les participants les m&mes droits et les mSmes avantages.
Son "but est de resoudre les problemes comarBrciaux et de diversifier la pro duction afin de permettre aux participants de fournir les biens d'^quipoment
dont l'Afrique peut avoir besoin.
. Quant a la.question-desavoir si. le; commerce africain doit ae d^ye
per sur une base bilaterale ou multilaterale, M. Kata-Suchy pense qufau
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stade aotuel du developpement des pays africains le commerce bilateral est preferable parce qu'il permet une plus grande diversification de la produc tion. Le oommerce multilateral offre de grands avantages, a condition d»8tre place sous les auspice d'une nouvelle organisation qui sache dresser des plans a Xong terme et proteger les pays africains des fluctuations des prix. Tel est le but de la prochaine conference des Nations Unies sur le
commerce et le developpement.
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,;M. TSHILUMBA (Congo, Leopo^yille) rappelle que la Republique du Qongo- (Leopoldville,) a^.^ri.te d'yn crvmmerce ezterieur multilateral et con tinue, a ,pratiquer la politi^ue commerciale. de-la porte ouverte, ■ tant en ce qu ooncerne la.^estination de ,ses exportation^ que 1'origine et la provenance de ses importations. C'est afin de maintenir ses echanges a 1'echelle mon^
diale que le Congo (Leopoldville) continue d'appliquer a tcutes les parties oontractantes du GATT les dispositions^de 1'Accord general sur les tarife douanieres et le commerce, sous reserve de reciprocity.
. . Le do.oument present! ,par le secretariat■■(e/CB.14/174) mentionne lee dif- fioultes que lea pays africains:rencontrent dans 1'exportation des produits manufactures vers les marches des pays industrialis8s. Ces difficul^es pro- viennent du fait que les pays africains ne. peuvent pas fabriquer.pour le mo ment en quantites importantes des marchandises qui puissent concurrence^ a qualite egale, celles des pays industriellement developpes. Leurs prix de revient greves de frais de transport sont trop eleves.
Dans le secteur .des ;matier.es premieres, ou la concurrence des ,p*odu-its de remplacementest la plus, a qraindre, la Communaute economique europeenne a adopts un principe realiste en prevpyant la franchise pour. -oert.adns pro^
duits, notamment le ooton, le caoutchouc et le cuivre. En s'assooiant a la CEE, lo Congo (Leopoldvill-s) ne cherohe pas a obtenir un developpement relati-
vement plus important de ses echanges au detriment de ses amis afrioains o*
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d'autres pays en voie de developpement; il vise simplement a. maintenir ses
e'ehanges avec lea six pays europeens du Marche commun.Dans le domains des relations commerciales intra-africaines, le Congo (Leopoldville) projette de conolure des acoords commerciaux avec ses amis de I1 Union douaniere'equatoriai'e et par" Ik! suite avec les autres pays afri- cains. La cherte relative des transports par cabotage empgche 1'extension rapide de ces echanges. Quant aux zones monetaires qui existent en Afrique, le Gouvernement congolais estime qu'elles ne constituent pas un obstacle au oommerce intra-africain, mais il souhaite voir intervenir une formula qui
resolve les problemes qui se posent.Enfin, la delegation congolaise appuie la recommandation du Groupe de travail de ,1'Afrique de l'ouest relative a I1adoption de la Nomenclature
de Bruxelles par les pays africains qui utilisent un systeme different.
:■ Se referant au rapport ;&e la Reunion afrioaine sur la stabilisation des produits de base (e/CN.14/205) M. Tshilumba estime que les caisses de sta bilisation et les cooperatives de commercialisation sont preferables auz offices statutaires de commercialisation, oar elles laissent la responsabi- lite au.producteur et stimulent ainsi l'interSt du secteur prive. En oe qui concerns les mesures Internationales de stabilisation, il est d'avis que les
problemes poses par le desequilibre fondamental entre lee prix des produits de base et ceux des produits industriels au desavantage des premiers ne peu-vent Stre resoius qiie par des mesures appliquees a l'echeldn mondial.
M..ZERRAD (Maroc) insists sur 1'insuffisance de oommerce intra-afri- cain. Le oommerce exterieur du Maroc est oriente vers les pays industriels)
c'est la un oourant traditionnel tres difficile a changer, en 65pit de tousles efforts que le Maroc deploie dans ce sens, Les pays africains doivent penser a "acheter africain", m^me si cela entralne des sacrifices. La dele
gation marocaine appuie le projet de resolution (e/GN.14/L»153) depos^ par
e/cn.14/c.i/sr.iq'(v)
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1© Ghana et d'autres.pays concernant la creation d'un marche commun afri- cain. C'est la en effet le, seul moyen pour 1'Afrique d'atteindre son indepen- dance eoonomique et de s'industrialiser. Le secretariat devrait entrepren- dre des etudes dans ce sens.
ItE PRSSIDENT met en discussion le projet de resolution (E/CN.14/L.153)
relatif au marohe commun africain.
...,,,,:,. M. KIANO (Kenya, et Zanzibar) appuie le projet de resolution, qui
revele..un veritable esprit de cooperation. La balkanisation eoonomique doit disparaltre du continent africain et le marche commun africain sera extre"- mement utile dans ce sens. Les futurs membres de oette association doivent eviter de prendre actuelleraent des fnesures qui pourraient constituer, un ou deux ans plus tard, des entraves a sa creation. Si un pays africain devient membre d'un autre march^ cominun regional dont certaines dispositions pour—
raient entrer en conflit ave:c le marche commun africain^ il, commettra une grave erreui?/" ' ■ ~'i tits .:■-■:':;;■..:;:::. .' ■ .."":'..■,' . ,. .; .- ■ '.ft ^vt,i
M. RAZAFINDHABE (Madagascar) nfaaucune objection majeure a faire
oontr© le projet de resolution, mais il insiste sur le fait qae la creation du marche comraun africain reqriiert beaucoup de temps, meme si l'Afrique va
vite- Ne pas s'engager avec d'autres groupements eobnomiques, comme le repre—
sentant du Kenya l?a pr^conise, lui semble une exigence excessive.
... M. BAILA (Senegal) appuie le projet de resolution, a la presenta
tion duquel sa delegation desire s'associer. Au sujet de I1expose fait par le representant de la France, il estime que les paiements qui'sont actuelle- ment effectues par le marche des changes de la Franoe devraient Stre'faitsdirectement entre pays producteurs et pays consommateurs. Si les pays afri- cains pouvaient harnioniser leurs legislations, cela eliminerait de nombrear
obstacles•
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M. RAFFET (Dahomey)!'appuie le projet'de resolution; il reconnait avec le representant du Senegal, qu'Il'faut africaniser les institutions
monetaires. " ' ' ' ' " 'M. WEEKS (Liberia) appuie le projet de resolution; il sera tres
utile que le Secretaire executif instaure des etudes intensives sur les pro—blemes essentiels d'un marche oommun afrioain. II propose d'ajouter au troi sieme alinea du preambule, apres le mot "douanes", les mots "systemes mone taires differents", et apres le mot "legislation", les mots "et autres questions" .
M. MAHIRAKIZA (Burundi) appuie vivement le projet de resolution
et demands que le nom de son pays figure parmi ceux des auteurs du projet*i, M. CURTIS (Guinee) appuie egalement. le projet de resolution, II
propose toutefois de remplacer, au deuxieme alinea du preambule, les mots:
"le fait qu'il est souhaitable" par les mots "la necessite" et d'ajouter . a la fin du paragraphe 1 du dispositif les mots "prevue pour le mois de mai prochain",
M. SHEMILAH (Libya) desire :que le nom de son pays figure parmi
ceux des auteurs du projet de resolution. II propose d'ajouter a la fin du troisieme alinea du preambule, les mpts.l'et autres questions", afin de mon- trer que 1'.enumeration n'estpas limitative,II rappelle que la Commission, a sa troisieme session, avait demands au secretariat de preparer une etude aussi detaillee que possible sur les offets des zones monetaires sur le commerce intra—africaln. Comme cette etu de ne figure pas parmi les documents de travail de- la presente session, il demande au secretariat de la faire diatribuer le plus t6t possible.
M. WGAKDO-BLACK (Cameroun) appuie le projet de resolution, car son
Gouvernement est en faveur de la creation d'un marche commun africain*
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II fait quelques remarques en reponse aux. declarations faites par cer tains representants. Tous-les pays africains desirent 1'unite africaine dans les domaines politique et economique• Tous s'efforcent d1elever, le plus rapi- dement possible le niveau de vie de leur population. Toutefois, 11 faut e"tre realiste: la creation d'un marche oommun exige une longue preparation et wie etude judicisuse des divers problemes qui se posent a. l'Afrique, II serait vain de oroire nu'une telle entreprise puisse 8tre menee a bien en peu de
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t empe•
Certains pays africains sont devenus membres associes du Marone oommun europeen en attendant la constitution d'un marche commun afrioain parce qu'ils e"taiont realistes. Divers orate-ars ont demande a. ces pays de renoncer a. cette association. M. Ngando-Black se permet de leur repondre que ces pays ont adhere a. ce groupement economique en toute connaissance de'cause et qu1 ils he peuvent renier la parole donnee. II demande done a ces orateurs de modifier leur attitude et drexaminer objectivement la question.
M. BABALOLA (Nigeria) croit comprendre que les mambres du Comite
reconnaissent la neoessite de creer un marche commun africain. Corame le re- presentant du Cameroun l'a signale, une tells entreprise est un travail de longue haleine. C'est pourquoi il ne faut pas sous-estimer les avantages que les pays africains retirent de leurs associations aveo certains pays metro- politains et lea inconvenients~ dbnt ils souff r.^ raient pendant la periode de transition.
M. BAYOME (Congo, Brazzaville) appuie egalement le projet de re
solution. II attire l'attention des membres du Comite sur le fait que-l'tt- dhesion de certains pays africains a des groupements economiques extra-
africains ne peut constituer un obstacle a la creation du marche commun africain.
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M. TSHILUMBA (Congo, Leopoldvill©) appuie ohaleureusement le pro-
jet de resolution, tout en precisant que la creation de cg marche ne doit pas avoir pour effet de cloisonner 1'Afrique.M. ZERRAD (Maroc) propose d'ajouter a la fin des premier et qua-
trierae alineas du preamfcule les mots tlet du Comite permanent de l'industrie et des resaources naturelles",M. MENSAH (Ghana) accepte, au nom des auteurs du projet de resolu
tion, tous les amendements qui ont ete proposes.
Le PRESIDENT declare le projet de resolution E/CN.14A-153 adopte
a l'unanimite, avec tous les amendements qui ont et^ proposes. Les noms des pays suivants seront ajoutes a la liste des auteurs du projet i Burundi, Libye et Senegal.
La seance est levee a 12h 40*