Exercice 1 - Applications en physique
Un courant électrique circulant dans un bobinage circulaire de rayon r exerce une force
( )
(
2 2)
52f x kx
x r
= +
sur un petit aimant situé à une distance x du centre du bobinage. Déterminer, en fonction de r, la valeur de x pour laquelle la force f(x) est maximale.
Etudions les variations de f:
( )
(
2 2)
5(
2 2)
522
f x kx kx x r
x r
= = + −
+ est de la forme u.v.
Fonction dérivée de f :
( ) (
2 2)
52(
5 22.) (
2 2)
72(
2 2) (
72 2 2 5 2) (
2 2) (
72 2 4 2)
f′ x =k x +r − +kx − x x +r − =k x +r − x + −r x =k x +r − r − x Etude du signe de f ’ : f′
( )
x est le produit de trois facteurs, les deux premiers étant strictement posi- tifs. Le troisième, r2−4x2, est positif si, et seulement si, 0 < x< r /2. (xest une distance, donc une quantité positive). Variations de f : f est donc croissante sur [0 ; r /2] et décroissante sur [r /2 ; +∞[.La force f (x) est donc maximale pour x = r /2. Sa valeur, non demandée :
( ) ( ) . . . .
52 5
5 5 2 5 5 5 4
2 2 2 2 2
4 4 16 4 16
2 2
2 5 2 5 2 5 2 25 5 25 5
2 4
r kr
k kr kr kr k
f r
r r r r
r r r
= = = = = =
+
Exercice 2 -
Étudier la fonction f x: ֏x5−5x+1 et en déduire que l’équation x5−5x+ =1 0 admet trois solu- tions réelles.
( )
5 4 5 5(
4 1)
.( )
0 4 1] [
1 1; .f′ x = x − = x − f′ x < ⇔ x < ⇔ x∈ − D’où le tableau de variation :
x -∞ -1 1 +∞
( )
f′ x ---+--- --- ---+---
f
Or f est continue et xlim→−∞f x
( )
= −∞ ; f( )
− =1 5 ; f( )
1 = −3 ; xlim→+∞f x( )
= +∞D’après le théorème des valeurs intermédiaires et du fait de sa stricte monotonie sur les intervalles cités ci-après, f prend la valeur 0 pour trois valeurs de x : une dans ]-∞ ; -1[, une dans
]-1 ; 1[ et une dans ]1 ; +∞[.
Exercice 3 -
Etudier les variations de la fonction sin
: x
f x x
֏ sur l’intervalle
] ]
0;π , grâce à l’étude des variations du numérateur de sa dérivée.( )
xcosx2 sinx. Soit( )
cos sin .( )
cos sin cos sin 0 sur] ]
0; .f x g x x x x g x x x x x x x
x
′ = − = − ′ = − − = − < π
Ainsi, g est strictement décroissante sur cet intervalle. Comme g(0)=0, g est strictement négative sur cet intervalle. La dérivée de f est donc strictement négative, et f est strictement décroissante.
Exercice 4 -
On considère la fonction f définie sur
[ ]
0,π par f x( )
=e−xsinx1) Étudier les variations de f sur
[ ]
0,π : établir le tableau de variations, en indiquant les extrema, puis tracer la courbe représentative C de f sur l'intervalle[ ]
0,π . Indication : on pourra prendre comme unités graphiques 5 cm sur l'axe des abscisses et 10 cm sur l'axe des ordonnées.( )
e xsin e xcos e x(
cos sin)
f′ x = − − x+ − x= − x− x
Cette dérivée est du signe de cosx−sinx, puisque e−xest strictement positif.
Elle s'annule pour
x= 4π et l'on voit que cosx>sinx quand 0
x 4π
< < et cosx<sinx quand
4 x
π < < π. On peut aussi montrer que la quantité cosx−sinx est décroissante sur
[ ]
0,π , en la déri- vant. On peut donc établir le tableau de variation :x 0
4
π π
f '(x)
+
0–
2 4
2 e
−π
f
0 0
Maximum pour
x=4π : 2 4
e 0,3224
4 2
f
−π
π
= ≈
courbe : en rouge
2) On considère maintenant C', (en vert ci-dessus), courbe représentative de la fonction g définie sur
[ ]
0,π par g x( )
=e−x. Montrer que C et C' contiennent toutes les deux le point A ;e 2 2−π
π
défini précédemment, et montrer que les deux courbes admettent la même tangente en ce point. Préciser la position relative des courbes C et C' sur l'intervalle
[ ]
0,π .On vérifie aisément que e 2sin e 2
2 2
f
π π
− −
π π
= =
et e 2
g 2
−π
π
=
, donc les deux courbes C et C' con- tiennent bien le point A.
Les tangentes de ces deux courbes en A ont pour coefficients directeurs les valeurs des dérivées des deux fonctions en
2 π :
cos sin
2 2
e e
2 2 2
f
π π
− −
π π π
′ = − = −
et e 2
g 2
−π
π
′ = −
également, donc les deux courbes C et C' admettent la même tangente en A.
Comme sinx≤1, on a e−xsinx≤e−x et donc f x
( ) ( )
≤g x ; donc la courbe C est sous la courbe C' sauf au point A où elles sont tangentes.Exercice 5 - élasticité
Soit une fonction f d'une variable x, définie sur
]
0 ; + ∞[
. En considérant une variation ∆x de x, on s’in- téresse à la variation ∆f de f (x) qui en découle, et plus particulièrement lorsque ∆x est très faible.Le rapport f
f xx
∆
∆ est la "sensibilité relative de la fonction f à la variation relative de sa variable x" ; par exemple, si une augmentation relative de 2% de x provoque une augmentation de f de 6%, alors cette sensibilité vaut 3.
On définit alors l’élasticité
ε
par : lim0x
f f xx
ε
=∆ → ∆∆ , à savoir : la sensibilité "locale", en un x donné et pour une variation infinitésimale de x.1) Montrer que
( )
( )
f x x f x
= × ′
ε
.( ) ( )
( ) ( ) ( )
( ) ( ) ( ) ( )
( ) ( )
lim lim lim
0 0 0
x x x
f x x f x
f x x f x x f x x f x x f x x
f x
x x f x f x x f x
x
∆ → ∆ → ∆ →
+ ∆ −
+ ∆ − + ∆ − ′
= ∆ = ∆ × = ∆ =
ε
2) Un produit nouvellement créé est à mettre sur le marché, au prix unitaire x (indéterminé, en €/kg).
Une étude statistique a montré que la demande potentielle dépendait de ce prix, selon l’expression :
( )
10x 1004f x x
= + +
où f x
( )
est la demande potentielle, exprimée en milliers d'unités, et où x ∈ [2 ; 10] (€/kg).a. Exprimer, en fonction de x, l’élasticité de la demande pour ce produit.
( )
( )( )
2
2
60
4 60 60
10 100 10 100 4 10 140 400
4
x x x
x x x x x x
x
−
+ − −
= × + = + + = + +
+
ε
b. Après avoir étudié les variations de cette élasticité sur l’intervalle [2 ; 10], dire pour quel prix uni- taire x elle est minimale, donner sa valeur, ainsi que la demande potentielle.
( ) ( )
( ) ( )
2 2
2 2
2 2
60 10 140 400 60 20 140 600 2400
10 140 400 10 140 400
x x x x x
x x x x
− + + + + −
= =
+ + + +
ε ′
Cette dérivée est négative ssi x2<40 ssi x<6,325 environ.
L'élasticité est minimale pour x= 40 et vaut alors –0,22515 environ et la demande potentielle cor- respondante est f
( )
40 ≈ 15,811.c. Interpréter concrètement le résultat précédent, au regard de l’explication donnée avant la ques- tion 1.
En fixant un prix à 6,325 €, la demande potentielle vaut 15811 articles et l'élasticité prend sa plus forte valeur négative (on peut constater numériquement qu'elle est négative sur [2 ; 10]) à –0,225 environ.
A ce stade, une diminution de 1 % appliquée au prix provoque une augmentation de 0,225 % de la demande potentielle, ce qui est le rapport le plus élevé atteignable : partout ailleurs sur [2 ; 10], une diminution de 1 % du prix de vente augmenterait la demande potentielle de moins de 0,225 %.
Exercice 6 -
Soit la fonction f x: ֏ex +x
(
lnx− −1 e)
, définie sur]
0 ; + ∞[
.1) a. Donner l'expression de la dérivée de cette fonction.
( )
ex ln 1 1 e ex e lnf′ x = + x+ − − = − + x
b. Donner l'expression, puis le signe sur
]
0 ; + ∞[
, de la dérivée seconde de cette fonction.( )
ex 1 ; comme *,( )
0.f x x f x
x +
′′ = + ∈ℝ ′′ >
c. Quelles sont alors les variations de f′
( )
x ?f′ est strictement croissante sur ℝ*+.
2) a. Justifier que f′
( )
1 =0 ; en déduire le signe de f′( )
x sur]
0 ; + ∞[
.( )
1 e1 e ln1 0f′ = − + = .
( )
f′ x est donc strictement négative sur
] [
0 ; 1 et strictement positive sur]
1 ; + ∞[
.b. Donner alors les variations de f ainsi que la valeur de son extremum.
f est donc strictement décroissante sur
] [
0 ; 1 et strictement croissante sur]
1 ; + ∞[
. Elle admet un extremum en x = 1, dont la valeur est f( )
1 = +e1 1(
ln1 1 e− − = −)
1.3) a. Donner la limite de f x
( )
et celle de f′( )
x lorsque x tend vers 0 par valeurs positives (on admet- tra que lim ln( )
0 0
x +x x
→ = ).
( ) ( ( ) ) ( ) ( )
lim lim x ln lim x lim ln lim
x x x x x
f x x x x x x
+ + + + +
→ = → + − − = → + → − + → = + − =
0 0 e 1 e 0 e 0 1 e 0 1 0 0 1 .
( ) ( )
lim lim x ln lim x lim ln
x x x x
f x x x
+ + + +
→ ′ = → − + = → − + → = −∞
0 0 e e 0 e e 0
Exercice 7 - Gravitation
A la surface de la Terre, la norme su champ de gravitation g est : 0 GM2
g g
= = R où G est la constante de gravitation, M et R la masse et le rayon de la Terre, considérée sphérique.
A l’altitude z, on a :
( ) ( )
( )
g z g z GM
R z
= =
+ 2 .
1) Soit la fonction f de variable u qui prend pour valeurs f u
( ) (
= +1 u)
−2.Donner le développement limité à l’ordre 2 de f en zéro.
( ) ( ) ( ) ( ) ( ) ( )
( ) ( ) ( )
f u u f u u f u u
f f f
− ′ − ′′ −
= + = − + = +
′ ′′
= = − =
2 3 4
1 ; 2 1 ; 6 1
0 1 0 2 0 6
Le développement limité à l’ordre 2 de f en zéro est donc :
( )
1 2 6u22 2( )
1 2 3 2 2( )
f u = − u+ +u ε u = − u+ u +u ε u 2) a. Vérifier que si on pose z
u= R, alors g z
( )
=g0×f u( )
.( ) (
GM)
GM GM z GM( )
.( )
g z u g f u
R R R
R z z
R R
− −
= = = + = + =
+
+
2
2
2 2 2 2 0
2
1 1
1
b. Justifier ainsi que pour z << R, une approximation de g z
( )
est app( )
z z
g z g
R R
= − +
2
0 1 2 3 2 .
Si z << R, alors u est très faible et donc 1 – 2u + 3u2 est une bonne approximation de f (u).
Ainsi, g0
(
1 2− u+3u2)
est une bonne approximation de g z( )
.3) Si le rapport z
u= R vaut 3%, calculer (et exprimer en pourcentages) : le rapport gapp
( )
zg0 , le rapport
( )
g z
g0 , le rapport
( )
app
( )
g z
g z et le taux d’erreur de l’approximation :
( ) ( )
app
( )
err
g z g z
t g z
= − .
( )
( ) ( ) ( )
( ) ( )
( ) ( )
( ) ( )
( )
%
%
%
%
app
app
app app
err
g z
u u
g
g z f u u
g
g z
g z
g z g z g z
t g z g z
− −
= − + = − × + × = =
= = + = ≈ ≈
≈ ≈ ≈
= − = − ≈ ≈
2 0
2 2
0
1 2 3 1 2 0,03 3 0,0009 0,9427 94,27
1 1,03 0,94259591 94,26
0,9427
1,00011043 100,011 0,94259591
1 0,00011043 0,011
4) a. Exprimer (le plus simplement possible) le taux terr en fonction de z u= R.
( ) ( )
( ) ( )
( ) (
2) ( )
22 2 3 2 3 4 3 4
1 1 2 3 1 1
1 2 3 2 4 6 2 3 1 4 3
app app
err
g z g z g z
t u u u
g z g z
u u u u u u u u u u
= − = − = − + + −
= − + + − + + − + − = +
b. Pour une certaine application, on considère comme acceptable un taux terr maximal de un pour dix mille. Donner un encadrement à 10-3 près du rapport z / R correspondant.
Avec l’expression précédente, assez simple, et en considérant que ce taux est très proche du résultat de la question 3, on recalcule ce taux pour des rapports u proches de 0,03 et on trouve rapidement qu’un taux terr de 10-4 est atteint pour 0,029 < u < 0,030.
Exercice 8 - Balistique
Un canon lance un projectile avec une vitesse initiale V0 fixée (dans [0 ; +∞[) et un angle α ajustable dans [0 ; π
2 ] (voir figure). Une fois lancé, ce projectile est en chute libre, c'est-à-dire soumis uniquement à l’action de la pesanteur (on néglige les forces de frottement de l’air, le projectile décrivant alors un arc de parabole).
On s’intéresse en particulier à la flèche H de sa trajectoire (hauteur du sommet) et à sa portée P (dis- tance à laquelle il retombe sur le sol), sachant que, pour des raisons simplificatrices, l’origine de notre repère est placée à l’embout du canon.
1) On admettra que, dans ces conditions, l’équation de la trajectoire parabolique
( )
T est :( )
.tan cos
y gx x T
V α
α
= −2 22 + 2
a. Par une étude de cette forme du second degré (y fonction de x), dire pour quelle valeur de x la hauteur y est maximale ; exprimer alors la flèche H en fonction de V0 et α.
Une forme y = ax² + bx + c atteint son extrémum (maximum si a < 0) lorsque x = b a
− 2 . Ici, y est maximal lorsque x = tan sin cos
. sin
. cos cos
V V
g g g
V
α
α α α
α α
− − =− − =
2 2 2
0 0
2 2
0
2 2 2 2
.
D’où : H =
sin
sin sin sin
sin .tan cos
g V
g V V V V
V g g g g
α α α α α α
α
−
−
+ = + =
2 2 0
2 2 2 2 2 2 2
0 0 0 0
2 2
0
2 2
2 2 2 2 2 .
b. Déterminer également en fonction de V0 et α l’expression de la portée P.
On peut dire que, par raison de symétrie, la portée est le double de l’abscisse du sommet ; on peut aussi résoudre l’équation y = 0. Dans les deux cas, on a : V sin
P= g02 2 . α
2) Comment choisir α pour que la flèche soit maximale ? Combien vaut-elle alors (Hmax) ? H est maximale lorsque sin2α l’est, donc lorsque sinα = 1.
Il faut choisir α= π
2 pour que la flèche soit maximale (tir vertical) et ainsi max V H = 0g2
2 .
3) Comment choisir α pour que la portée soit maximale ? Combien vaut-elle alors (Pmax) ? Quelle sont les coordonnées du sommet de la parabole correspondante ?
P est maximale lorsque sin2 l’est, donc lorsque α 2α = π2
(
2α∈[ ]
0;π)
.Il faut choisir α= π
4 pour que la portée soit maximale et ainsi max V P = g02. Le sommet a ainsi pour abscisse Pmax V
= 0g2
2 2 et après un calcul rapide de H on obtient son ordonnée : V
g
2 0
4 , qui se trouve être Hmax 2 .
4) On souhaite régler α de telle sorte que le projectile vise le point de coordonnées Pmax ,Hmax
2 2 , c'est- à-dire que la parabole contienne ce point. Montrer que cette condition imposée revient à résoudre l’équation tan2α−4tanα+ =3 0 .
On place dans
( )
T les coordonnées( )
x y, Pmax,Hmax V ,Vg g
= =
2 2
0 0
2 2 2 4 .
( )
T devient :( )
.tan .tan
cos cos
. tan . tan
cos cos
tan .tan tan tan
g V
V g V V V V
g V g g g g
g g g
α α
α α
α α
α α
α α α α
−
−
= + ⇔ = +
− −
⇔ = + ⇔ = +
⇔ = − + + ⇔ − + =
2 2 0
2 2 2 2 2
0 0 0 0 0
2 2 2
0
2 2
2 2
2
4 2 2 4 8 2
1 1 1 1
2 4
4 8 2
2 1 4 4 3 0
5) Résoudre cette équation et conclure concrètement (on pourra illustrer sa réponse par un schéma de principe).
On pose A = tanα . L’équation devient : A2 – 4A + 3 = 0, dont les deux solutions réelles sont 1 et 3.
Il y a donc deux solutions pour α : arctan(1) = π = °45
4 ou arctan(3) ≈1,249 rad 71,565≈ °.
On remarque que l’une des solutions correspond à la parabole citée en question 2b, dont le sommet a précisément pour coordonnées Pmax ,Hmax
2 2 .
L’autre solution correspond à un angle α plus élevé, voir figure :
45°
Hmax
2
Pmax
x y
max
2 P
° 71,565