S ÉMINAIRE DE PROBABILITÉS (S TRASBOURG )
P AUL -A NDRÉ M EYER
Flot d’une équation différentielle stochastique
Séminaire de probabilités (Strasbourg), tome 15 (1981), p. 103-117
<
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FLOT D’UNE
EQUATION
DIFFERENTIELLESTOCHASTIQUE ( d’après Malliavin, Bismut, Kunita )
par P.A.
Meyer
Séminaire de Probabilités
1979/80
Cet
exposé peut être
considéré comme unparagraphe
détaché de la"géométrie stochastique
sans larmes" . L’étude des flotsd’équations
sto-chastiques
est un outil essentiel dans les travauxgéométriques
deMalliavin et de Bismut. Mais nous avons
essayé
ici deprésenter
cequi peut être
dit aussi dans le cas dessemimartingales discontinues,
et cela nouséloigne
del’esprit
de la"géométrie stochastique".
De
quoi s’agit
il ? Toutd’abord,
d’étudier la différentiabilité des solutions d’uneéquation
différentiellestochastique
en fonction des condi- tions initiales. Le résultat fondamental dans cette direction dit que, si l’onconsidère
la solutionX(t,w,x)
d’unetrès
bonneéquation
différentiel- lestochastique, correspondant à
la valeur initiale x, il enexiste
uneversion
qui
pour presque tout 00 estC°°en
x. Ce résultat estdû à Malliavin,
pour les
équations
dutype classique
sur lesvariétés,
et constitue l’une desétapes importantes
dans Sa démonstrationprobabiliste
des résultatsd’hypoellipticité.
Nous le démontrerons dans pour uneéquation gouvernée
par une
semimartingale
discontinue(
l’ext.ension est un exercice sans dif-ficulté,
sur lesinégalités
de la théorie deséquations
différentiellesstochastiques ).
Lés applicatiens ~t(w~,) ;
sont alorsanalogues
aud’une
équation
différentielle ordinaire. Dans le casdéterministe,
ce fletest un groupe
à
unparamètre
dedifféomorphismes.
Pour leséquations
dif-férentielles
stochastiques générales,
on nepeut espérer l’injectivité
que dans le cas
où
lasemimartingale
est continue, Dans le casoù
ils’agit
du processus de
Wiener,
Malliavin l’a effectivementdémontrée,
au moyen del’argument.
naturel de retournement dutemps,
et Bismut a démontré aussila
surjectivité (
dans le cas de~n ).
Ce n’est que tout récemment( 1980 )
que le cas
général
a ététraité,
sans retournement dutemps,
par Kunita( exposé
ducongrès
deDurham, à paraitre1).
Enfin,
lesdéveloppements
récents dusujet
concernent aussil’étude
des processus de la formeoù
le processusZt(oo)
substituéà
x est une
semimartingale :
Bismut a montré que ce sont dessemimartingales,
et les a
exprimés
au moyen d’une ’formule d’Ito"très intéressante.
Nous n’avons pas tenté deprésenter
cettequestion.
1. H. Kunita m’a
signalé
que les résultatsprésentés
ici ont été obtenusen collaboration avec S.R.S. Varadhan.
Il existe
plusieurs techniques
pour traiter leséquations
différentiel- lesstochastiques.
Pour ne citer que les auteursrécents ,
nous avons cellesde C.
Doléans-Dade, Emery, Protter, Jacod, Métivier-Pellaumail...
Laplus
accessible pour moi(
et pour lesstrasbourgeois )
est celle de Doléansrevue par
Emery (
ZfW41, 278,
p.241-262 ).
Nous allons enrappeler
l’es- sentiel.RAPPELS SUR LES
EQUATIONS
DIFFERENTIELLESSTOCHASTIQUES
Les
équations
étudiées parEmery
sont dutype suivant, où
le proces- sus inconnu X est un processuscàdlàg. adapté à
valeurs dans et le pro- cessus conducteur Z unesemimartingale à
valeursdans Rm :
(1)
Xt = Ht + t0F(X)s-dZs (1)
Ici H est un processus
càdlàg,
donnéà
valeurs dansRn,
et F est unefonctionnelle, appliquant
les processuscàdlàg. adaptés à
valeurs dansEn
dans les processus
càdlàg, adaptés à
valeurs matricielles(n,m),
et telleque
i. Pour tout t.d’a.
T , X T- =Y T-
=>ii.
(F(X)-F(Y))* ~ c(X-Y)* ( condition Lip(c))
(
cf.Emery,
p. 248), auxquelles
il esttrès
commoded’ajouter
iii.F(0) =
0( hypothèse
faite dans toute la suite).
Comme
d’habitude , X* désigne
sup(.
L’équation
que nous désirons étudier est d’untype
bienplus
classi- que : cesera(2)
(2) Xt1 = a= 1 ,...,m
avec la convention de sommation
usuelle,
les coefficientsa~
étanttrès
.réguliers.
Ramenons cetteéquation à
la forme SoitA(x)
la matrice(a~(x)),
Alors
(3)
=HXt +
avec
H~
= x +A(0)(Zt-Zo)
etF(Y)t
=A(Yt)-A(0)
pour tout processus Ycàdlàg
. Demême,
la différenceXx-Xy
de deux solutions de(2)
estsolution en y, pour x
fixé,
del’équation
dutype (1)
(4)
y-x +1.
L’intégrale
est sur]O,t],
de sorte que la valeur initiale de Z est indifférente. On pourrait la supposer nulle.~ $ t
2. Toutefois,
considéronsl’équation (1) générale F(Xs) ou
x parcourt un
8k
etl’application x ~ H~
estlipschitzienne
au sens de laconvergence uniforme. Le
même
raisonnement montreraqu’il
en existe uneversion
à trajectoires
continues en x.Le
principe
de la méthode de Doléans-Dade etEmery
consiste alorsà
- choisir un
exposant
p( ici,
on choisira p>n),
et travailler dansl’espace
2?
des processuscàdlàg. adaptés ( à
valeurs dansB.~
ou8m ) Y,
tels que(1) .
-
Supposer
la norme de lasemimartingale
Zpetite
dansH
:plus précisé- ment, majorée
par unequantité k(o,p) dépendant
del’exposant
p et de la constante deLipschitz
c deF,
et dont la valeur ne nous intéresse pas.Dans ces
conditions,
on a lamajoration
fondamentale(
lemme3,
p.248)
(5) ~X~Sp ~ 2~ H
~Sp
et de
plus
Xpeut
se construire par la méthode dupoint
fixe(
la constante2 n’a aucune
signification particulière :
elledépend
du choixexplicite
des
normes,sur H°°
et les espacesSp matriciels,utilisées
parEmery ).
Ensuite,
on s’affranchit de la restriction surZ,
en construisant unesuite croissante de
temps d’arrêt Tn ,
telle queTo=0, T too ,
etqui
" découpent
Z en tranchespetites
dansH~ " :
: chacune dessemimartingales Zn égales à
0 pour tTn , Zt-ZTn
pour Tn~tTn+1 Z Tn+1--ZTn
pour t~Tn+1a une norme
k(c,p)
dansH°° .
La solutionglobale
se construit alors par récurrence sur n : le satisfait uneéquation
dutype (1)
par
rapport à Z1 , puis
le processus satisfait uneéquation
dutype (1)
parrapport à Z2,
etc. Ce raccordement des solutions neprésente
que des difficultés de
notation,
et engénéral
nous le laisserons decôté
dans la suite.UN
THEOREME DE NEVEULa clef de tous les résultats de différentiabilité est un résultat de continuité de la solution par
rapport à
la donnée initiale x. Ce résultata été établi par Neveu dans son cours de 3e
cycle " Equations
différentiel- lesstochastiques
etapplications" ,
Paris1973,
pour leséquations (2)
du
type classique (
i.e.gouvernées
par des termes endBt
et dt).
THEOREME 1. Dans
l’équation (2),
supposons que les coefficientsaâ(;) soient
lipschitziens sur
XP.
Alors il existe une fonction surR+ 03A9 Rn
possédant
lespropriétés
suivantes :1)
Pour tout x, le processus est solution de(2).
2) Pour presque
tout w,l’application
x,--~X(,,w,x)
de$n dans
est
continue.
1. Ces espaces sont
appelés Rp
dans la nouvelle édition du livre"proba-
bilités etpotentiel".
Nousgardons
ici les notationsd’Emery.
[
0ndésigne
parl’espace
desapplications
càdlàg.
deR(resp.
dans avec la convergencecompacte ( uniforme)]
, DEMONSTRATION. Conformément
à
ce que nous avons dit audébut,
nous lais-serons de
côté
lesproblèmes
deraccordement(1),
et raisonnerons seulement;
dans le cas
où
Z esttrès petite
dansH°°,
, de sorte que l’estimation(5)
est valable.
D’après celle-ci, appliquée à
la différenceXx-Xy (
cf.(4))
on a
°~ ~
E[( sup )P] 2Plx-ylP
Comme p>n, nous sommes dans les conditions
d’applications
du lemme de Kol- mogorov, dont voici l’énoncé :Soit A l’ensemble des
dyadiques
deB.~,
et soit E un espacemétrique complet
pour une distance d. Pour toutxeâ,
soit§
une v.a.à
valeursdans E. On suppose
qu’il
existe des constantess->0, C>0,
p>n telles queAlors,
pour presque tout c~,l’application
sur A estprolongeable
en une
application
continue deR~
dans E.Ici,
nousappliquons
cela avecPour
obtenir
l’énoncé,
il suffit devérifier-que
leprolongement
est solution de(2)
pour tout et non seulement pour xeâ : c’esttrès
facile.REMARQUE. Supposant toujours
Zpetite
dans onpeut
démontrer un résul-tat un peu meilleur. Nous avons en effet = y-x +
et
SP = SP ( condition
deLipschitzO).
Or nous avons(Emery,
prop. 1 p.244) c p Sp
,d’où finalement,
par(5),
une
inégalité
et Onapplique
alorsle
lemme
deKolmogorov
dansl’espace H1
desemimartingales ( d’où
par ex.l’existence
de versions continues en x pour lapartie martingale
et lapartie à
variation finie deX séparément.
Attention : le raccordement desparties martingales
ne se fait pas bien si Z n’est pascontinue,
de sortequ’on
nepeut globaliser
ce résultat sansprécaution).
Supposons
maintenant que les coefficients del’équation (2)
soientseulement localement
lipschitziens,
et montronsqu’il
existe alors unesolution, peut être explosive,
mais " aussi continue quepossible" .
Nous considérons une suite(hi)
de fonctionsC°° à support compact, comprises
entre 0 et1,
tendant vers 1 en croissant de telle sorte que les intérieurs descompacts J
recouvrent8n .
Pourchaque i,
soit%(t,v,x)
la solutioncontinue,
fournie par lethéorème 1,
del’équa-
tion différentielle
lipschitzienne
obtenue enremplaçant
la matriceA(x)
1.I1 faut un peu d’attention pour les sauts aux instants de raccordement.
par la matrice
h.(x)A(x).
Soit aussiS.(w,x)= inf{t :
Pour tout
i,
et tout xfixé,
on a p.s.(~)
surces deux processus étant solutions de la
même équation
sur cet intervalle.Jetant hors de Q un ensemble de mesure
nulle,
nous pouvons supposer que(~)
a lieuidentiquement,
pour touti,
tout 00 et tout x rationnel. On a alors lamême propriété
pour toutye~.
Eneffet,
si desyn
rationnelsconvergent
vers y, on aliminfn
et la relation(*)
écrite pour les
yn
passeà
la limite.En
particulier,
on a Si nous notons lalimite de cette
suite,
nous avons lespropriétés
suivantes-
~(w,,)
est s.c.i. etpartout >0 ;
- il existe sur
[0,c((o,x)[
une fonctionX(.,o,x) unique, qui
estégale
à
sur pour touti ;
- Sur
[0,(((u,x)[, X(.,M,x)
satisfaità l’équation (2).
Eneffet,
ona sur donc et
Xi
satisfait
à (2)
sur l’intervalle.- L’une des
quantités appartient à Ui.
En
effet,
posons et supposonsueUi.
Alors
hi(u)=1,
et les deux processus ontmême
sautà
l’instant s, et donc aussi lamême
valeur : celle ciappartient à Ui
pardéfinition
deSi.
Il est clair
d’après la dernière propriété
que,joue
bien lerôle
d’une "durée de vie" : latrajectoire s’éloigne à
l’infinià
cetinstant,
sur l’ensemble
~(oD ).
Si x est tel que(((D,x)>t,
d’autrepart,
onpeut
affirmer que pour y suffisamment voisin de x, et queX(.,jj,y)
converge uniformément vers
X(.,(i),x)
sur[O,t] lorsque
y~ x, Le résultat est donc aussi satisfaisant quepossible.
Je ne suis pas parvenu
à
démontrer laconjecture
suivante : si pour tout x il existe une solution nonexplosive,
alors pour presque tout 00 ona
~(w,,)=+oo,
Il sepourrait
bienqu’elle
soit fausse : celasignifierait
que la fonction
X(,,w~,)
a des"pôles"
pour certaines valeurs de(t,x),
si
aigus
et mobiles que pour x fixé on ne passe p.s. pas par un"pôle".
Remarquer cependant
que la fonction(((o,.)
est s.c.i. et strictementposi- tive,
donc localement bornée inférieurement : il existe donc pour tpetit
toute une bande sans"pôles" ,
et leurapparition
ultérieure est un peu contraireà
l’intuition.Nous passons
à
l’étude de ladifférentiabilité,
due pour l’essentiel à Malliavin.LE THEOREME DE DIFFERENTIABILITE
Nous noterons
U(t,(u,x,u)
la dérivée deX(t,u),.)
dans la direction duvecteur u, si elle
existe,
c’està
dire .U(t,M,x,u)
=et en
particulier, lak-ième
dérivéepartielle
deX(t,(jo,.)
sera notéeU
(t,w,x ).
Un calcul formel montre que lecouple (X,U)
devraitêtre
solu-tion de
l’équation
différentiellestochastique
dansR2n (6)
=
xi
+Tri ui + /tD ai(X )Uk
convention de sommationt
"~ k a s- s- s
en k et aqui
est dumême type
que(1),
mais avec deux nuancesimportantes :
d’unepart,
X étantcalculé,
la secondeéquation
estlinéaire
enU,
doncparti- culièrement
excellente. D’autrepart,
si l’onconsidère (6)
comme uneéqua-
tion différentielle
stochastique
dutype (1),
celle-ci n’estjamais globa-
lementlipschitzienne.
Le
théorème
2 s’étendra immédiatement aux ordres de différentiabilitésupérieurs.
THEOREME 2. On suppose les
coefficients aâ
pourvusde
dérivées partielles d’ordre 1localement
lipschitziennes(
donc localementlipschitziens
1).
Alors, pour presque
tout w, la fonctionX(t,w,x) possède
lespropriétés
. suivantes :
1)
Pour toutt, X( t ,00, .)
estcontinûment dérivable(1) dans
l’ouvert)x: c(u),x)>tf
2)
Si l’on note sak-ième
dérivéepartielle,
etU(t,x,(D,u) = F~
alors pour tout(x,u)
leprocessus
est
càdlàg identiquement,
etsolution‘ (6)
sur[0,‘(,,x)[.
DEMONSTRATION. Nous fixons une constante N. L’ouvert
f~(w,.)>N~
étant réu- nion dénombrable-de boules fermées de centre et de rayonrationnels,
ilnous suffit de démontrer que .
Pour toute boule fermée B
(
de centre et de rayonrationnels,
mais peu,
importe ),
pour presque tout 00tel que ,(oo,x»N
pour toutxeB,
la fonction estcontinûment dérivable (1) .
Soit J
l’événement { pour
toutxeB, D’après
lethéorème 1,
pour tout weJ l’ensemble destrajectoires X(.,w,x)
sur[O,N],
xparcourant B,
estcompact
dans~(B~),
donc contenu dans une bouleB(0,R)
pour R assezgrand.
Nous pouvons donc nous bornerà
raisonner sur les 00 tels que cettepropriété
ait lieu avec R fixé.Désignons
par H l’ensemble de ces w, et 1. Enfait,
on démontre un peu mieux :l’application qui à
x associe latrajectoire
est de classeC1
surremplaçons -
sanschanger
de notation - la loi P par la loi conditionnellePH (
souslaquelle
Z est restée unesemimartingale ).
Nous pouvons donc établir lethéorème
sous les deuxhypothèses supplémentaires
suivantesPour tout
xeB,
on a et latrajectoire X(.,w,x)
restedans
B(0,R)
sur[0,N].
Remplaçons
alors -toujours
sanschanger
de notation - les fonctionsa~
par
ha:L , où
h estCooà support compact, égale à
1 surB(0,R),
et Z par lasemimartingale arrêtée ZN :
nous nous trouvons ramenésà
l’étude sur[0,ce[,
dans le cas globalement lipschitzien.Enfin,
comme dans la démonstration duthéorème 1,
nous pouvons supposer la norme de Z arbitrairementpetite
dansH°°, quitte à
faire ensuite unrecollement - que nous
négligerons
commeplus
haut.Commençons
alors la démonstrationproprement
dite. Nous allons résoudrel’équation
différentiellestochastique
(7) )
+ .où Xx
estdéjà
connu, et montrerqu’il
en existe une versioncàdlàg.
dépendant continûment
de x( même,
x~--~ continue deRn
dansD(~) .
~ .Nous montrerons ensuite que est dérivée
partielle k-ième
de au sens desdistributions,
pour t rationnel fixé. Il enrésultera, puisque
nous avonsdéjà
établi lacontinuité ,
quel’application
R ~
X(.,M,x) à
valeurs dans est fortementdifférentiable,
et admetcomme
différentielle U = Si-
1) Continuité
deUk
en x . Posons AlorsVit = t0(Djai03B1(Xxs-)Ujxks--Djai03B1(Xys-)Ujyks-)dZ03B1s
=
= Hit + t0 Vis-dYiks
, avec
Yiks
= s0Dkai03B1(Xys-)dZ03B1sSoit C une borne des
Dkai03B1
surB(0,R) ;
alors lesYks
sont dansH~,
avecune
norme ~ C1~Z~H~ ( C
1s’exprime
en fonction de C et de la dimensionm).
Donc la
majoration
fondamentale(5)
nous donne(
la fonctionnelle est icil’identité,
donclipschitzienne
derapport
1)
(
si est assezpetit ) >
Revenons à l’expression
de H commeintégrale stochastique :
on ad’après
les
inégalités
de base( Emery,
prop. 1)
~~~) S p Jâs
= ,Si donc nous pouvons prouver une
inégalité
du genrep clx-yl,
nousaurons et le lemme d e
Kolmogorov
nous donneraà
nouveaule résultai
de continuité cherché.Pour
majorer
S p ,
y il nous suffit de savoirmajorer
les normes dansS2p
desprocessus -
Djai03B1(Xys)-Djai03B1(Xxs) et
Ujxks
et
d’appliquer l’inégalité
de Schwarz. Pour lepremier,
nousappliquons
le
caractère lipschitzien
desDjaâ
surB(0,R),
et lamajoration
dedans S2p
donnée par lethéorème
1 ex( nous
nous sommes ramenés au casglo-
balementlipschitzien
I Noter aussi quel’exposant
p adoublé,
et il fautdécouper
Z en morceauxplus petits ).
Pour lesecond,
nous écrivons queUkt
est solution d’uneéquation exponentielle
~
Or les Y sont
petits
dansgCD ( déjà
vuplus haut ),
la donnée initiale est de norme~1 ,
donc la norme deUJ~
est uniformément bornée.2) Dérivabilité
faible deX(t,w,.).
Avant d’établircela,
faisons une remarque : l’existence de versions continues dejusqu’à
ladurée de vie étant
complètement établie,
nous pouvons ajouterà
notre construction dudébut,
parconditionnement,
lapropriété
que lessont eux aussi bornés par R pour
xeB ,
comme nous l’avons fait pour lesEmery
a démontré la convergence de la méthode deCauchy
pour la solu- tion deséquations
différentiellesstochastiques : désignons par § la
semimartingale qui
vaut sur[k.2 n,(k+1),2-n[ ,
et parX,
U lessolutions
correspondantes
de(6).
La relationn n
=
est
évidente, car
notre"équation
différentielle"(6)
est alorstriviale,
touts’exprimant
par des sommesfinies,
que l’on dérive en x termeà
terme.Le
théorème
sera donc établi si nous prouvons que, lelong
d’une sous-suiteconvenable,
on a p.s.X(t,c~,.)
-~X(t,c~~,)
~ ~ au sens des distributions.Pour la
simplicité
desnotations,
nous ne démontrerons que le résultatconcernant X,
mais il vaudra en fait aussi pour(X,U)
tout entier. Eneffet, d’après
notrehypothèse
auxiliaire concernantU ,
le processus(X,U)
toutentier prend ses valeurs dans un
compact,
et satisfait doncà
uneéquation
à
coefficientsglobalement lipschitziens.
Nous
appliquons
le résultatd’Emery
concernant la convergence de la méthode deCauchy (
prop.5,
p.252 )
surl’espace élargi
muni dela mesure
produit où
À est la mesure deLebesgue
normalisée sur la bouleB(0,R) où
le processus Xprend
ses valeurs. Ondésigne par j
la pro-jection de 3
surmn,
par n laprojection
surQ,
et comme d’habitude ondésigne
par lamême
notation une fonction h surQ,
et la fonctionhoj
surn .
Onadjoint à
la filtration la tribuindépendante engendrée
parj,
et on
considère l’équation
différentiellestochastique sur Õ
X, = j
+dont la solution est
Le théorème d’Emery
affirme que(
la norme de Z étantpetite
dansH°° ),
X-X tend vers 0 dansSp
surfi.
Par
conséquent,
pour une suite(nk)
convenablen k
03A3k supt |
X(t,03C9,x)-X(t,03C9,x)| e L(03BB(dx)P(d03C9))cette
fonction,
nous avons pour presque tout wAlors X (t,w,.)
-~X(t,w,.) B-p.p.
en restant borne parE{w,,)+ ( X(t,c~,,),
qui
estintégrable
sur la bouleB(0,R),
et donc nous avons bien la conver- gence au sena desdistributions.
Cette démonstration me
gêne
un peu, carl’argument
deconditionnement
que nous avons utilisé pour nous ramener au cas borné esttypiquement "semimartingalesque"
et nes’applique
pas au mouvement brownien. Je ne sais pas com-ment les
autres auteurs s’en tirent(
saufMalliavin,
dontla méthode repose sur des estimations browniennes
beaucoup
plus précises ).
Peutêtre
existe t’il une démonstrationplus simple ?
LE THEOREME D’INJECTIVITE
Nous laissons de
côté
ladifférentiabilité,
et revenonsà l’équation (5)
sousl’hypothèse lipschitzienne
locale.L’exemple
deséquations
dif-férentielles ordinaires
suggère
laquestion
suivante : lestrajectoires X(.,(j,x)
etX(.,(o,y)
issues de valeurs initiales différentespeuvent
ellesse rencontrer ? A
priori,
un résultat de non-confluence detrajectoires peut revêtir
deux formesprobabilistes :
Forme faible : : pour x et y distincts et
fixés,,
est nulle.
Forme forte : pour presque tout (o,
l’application
estinjective
pour tout t.
Ces deux énoncés sont
à
modifierlégèrement lorsqu’il
y a une durée de vie finie. Iln’y
a aucunespoir
d’établir la forme forte de la non-confluence dans le cas où Z est discontinue(
parexemple,
pourl’équation exponentiel-
leà
unedimension , Xt =
x +t0Xs- dZ ,
toutes lestrajectoires
confluenten 0
après
lepremier
sautde
Zégal à
-1).
Cela tient auphénomène
suivant :
plaçons
nous en untemps d’arrêt
T. Alors(8) ~ - ~ _ ~_ ~- +’
(
sommation en a comme d’habitude).
Si pour un w donnél’équation
v-u + 0 admet-une solution
(u,v)
avecu~v,
il suffirade déterminer x et y tels que pour observer une
confluence de
trajectoires.
Enrevanche,
la forme faiblepeut être espérée :
en
effet,
pour x et y fixés(8)
est une liaisonFT--mesurable imposée
ausaut i.e. une restriction
imposée à
la mesure deLévy
de Z : si celle- ci est"très diffuse",
onpeut
penser que lestrajectoires
issues de x et yne se rencontreront pas.
Après
ces considérationsheuristiques,
revenons au cas vraiment intéres- sant etsupposons Z
continue. La forme faible del’injectivité
a été établieindépendamment
parEmery (
sém.XIV )
etUppman(1) .
La’forme forte a étéétablie,
pour leséquations classiques,
parMalliavin,
Bismut. Pour leséquations générales,
nous suivonstoujours l’exposé
de Kunitaà
Durham(
résultats deXunita
etVaradhan ) .
THEOREME 3. Les coefficients
aâ
sontsupposés
localementlipschitziens,
et la semimartinxale Z
continue.
Alors pour presquetout
w, la fonctionX(t,w,x) possède
lapropriété suivante :
si
xet
y sont deux éléments distincts de l’ouvert ana .
DEMONSTRATION. Soit x l’ensemble des réunions finies de oubes fermés
à
centre etcôté
rationnel. Il nous suffit de démontrer que, pour tout élément K de K, on a lapropriété
suivante :pour presque tout weK tel que pour tout
élément
deK ,
on ainf ,
> 0 pour toutcouple (x,y)
d’éléments de K.Ayant
ainsi fixé Kcompact,
etN,
nous faisons un travailpréparatoire
comme pour le
théorème
2 : onpeut
se ramener au casoù
les coefficientsai a
sontglobalement lipschitziens (
et la durée de vie est donc infinie).
On n’a pas besoin d’une
préparation plus
raffinée.Nous
adoptons
alors les notations suivantes : p est unexposant positif
suffisamment
grand
et fixé( p>6n
parexemple ),
et q=-p ; e est unnombre,
d’abord
>0, puis
nulà
la fin de ladémonstration,
etNous
désignons
par C unequantité qui
peut varierde place
enplace, dépen-
dre des coefficients des
dimensions,
et de p, mais non de e. Nous posons enfin(~= X(-(
= y-x +/~H dZ~ ,
, H =aXY>-a P>
Voici l’estimation fondamentale .
1. A.
Uppman,
CRASParis,
t. 290(1980),
p.661-664.
LEMME. Pour
xeK, yeK,
on a(9) E[ ]
à
condition quej(ZJ) ~ ~ C,
suffisamment petit.Montrons d’abord comment ce lemme
entraine
lethéorème.
Toutd’abord,
la restriction concernant
~Z~H~
ne nousgêne
pas : ons’y ramène
endécou-
pant
Z en tranches. Faisant tendre e vers 0 dans(9),
nous voyons que, pour x et yfixés, W~
ne s’annule pas sur[0,N],
et nous pouvons donc poser pouru=(x,y),
ett~n
~
=Nous allons
appliquer
le lemme deKolmogorov à M~
dans KxKprivé
de labande
jx-y)6
autour de ladiagonale :
il en résultera que pour presquetout (J oo , le résultat
cherche.
Considérons donc
u=(x,y), u’=(x’,y’) ;
un calculsimple
montre queNous passons au
sup
sur[0,N),
etappliquons l’inégalité
de Hölder avecdes
exposants égaux à
p. Il vientE[( sup, )~]3/P ~
Les deux derniers termes se
majorent
par(9),
et restent uniformément bornés si)x-y)zô
, Lepremier
terme est relatifà
unexposant
p
positif,
et le calcul fait pour lethéorème
1( rappelons
que nous nous sommes ramenés au caslipschitzien )
nouspermet
de lemajorer
parElevant alors
à
lapuissance p/3,
nous pouvonsappliquer
l’énoncérappelé
avec le th.1,
avecl’exposant p/3
dans lesdeux
membres,
et commep/3>2n,
la dimension del’espace,
onpeut
conclure.Il reste donc
à
prouver(9).
Pourcela,
nousappliquons
la formuledu
changement
de variablesà
la fonctionr~, qui
est de classeC~
et bornéelorsque
e>0 :(10)
= + +Désignons
parVi , V ~
les termes au second membre. Si nous pouvons montrer pour chacun d’eux uneinégalité
dutype
(11) E[ CE[ supg ( de même
pourV’-’! )
nous aurons pour le
coté gauche
de(9),
quenous
notons A poursimplifier
A ~ rq(x-y)
+CA~Z~H~
donc
l’inégalité (9)
si~Z~H~
est assezpetit (
on sait queAoo,
carr~
estbornée )
Prouvonsdonc (11).
Pour cela on écritDir(x)
=x:Lr,
donc et
On en tire des
majorations
dutype
Les termes dupremier type (V~-)
s’écrivent alorsJ
E dZa où ]
(
condition deLipschitz ),
etl’inégalité (11)
estconséquence
de(5)
écrite pour
p=1.
Les termes du second
type
s’écrivent demême
03A303B103B2 t0 Dijrq(Ws)Hi03B1sHj03B2sdZ03B1,Z03B2>s
dont le sup sur
[O,N]
estmajoré
par( ).
Par définition de la norme
gOO,
le second facteur est majoré p. s. par une constanteQuant
au secondfacteur,
il estmajoré
parCsup , rq(Ws)
pour les
mêmes=raisons
que ci-dessus. Lethéorème
est établi. ~REMARQUE
SUR LE CASDISCONTINU.
Si l’on ne fait pasl’hypothèse
de conti-B
nuité de
Z,
la formule(10)
est modifiée de lamanière
suivante : une modi- fication triviale( remplacement
deW s
parWs- ,
de parqui n’altère
pas cequi précède,
et une modification nontriviale,
i.e.l’addition du terme de sauts
Vt
=Di
Supposons
que nouspuissions
établir pourVt
uneinégalité comparable à
(11) ;
nous pourrons alors par lemême
raisonnement établir lethéorème d’injectivité lorsque
estassez petit (
sous leshypothèses
auxi-liaires’de la démonstration : condition de
Lipschitz globale).Il
estvrai,
comme on l’a dit au
début,
que les sauts interdisent de raccorder lesinjectivités
locales. Maisprécisément,
on démontre ainsi un résultatgéné-
ral
qui
apeut être
unintérêt :
dans le casdiscontinu,
les confluences de trajectoires ne peuvent se produire qu’en des instants de sauts de lasemimartingale
directrice Z,( Uppman
avaitdéjà remarqué cela ).
Prouvons donc
l’inégalité
relativeà Vt :
nous écrivons(12) |rq(Ws)-rq(Ws-)-03A3i Dirq(Ws-)0394Wis ~ C|0394Ws|2supij |Dijrq(x)|
où
Is
est lesegment
d’extrémitésMajorant
par etremarquant
que le maximum derq-2(x)
est atteintà
l’une des extrémités dusegment,
et queAWg
=Ea
avecCr(Ws),
il nousreste pour le
côté gauche
de(12)
unemajoration
dutype
C(rq-2(W ~2
qui se majore
simplement
parsupg s).|0394Zs|2.
Il ne resteplus qu’à
sommer en s sur
[O,N].
LE COMPORTEMENT
A
L’INFININous continuons
à présenter
les résultats de Kunita. Nous supposonsles coefficients
globalement lipschitziens,
et nous allons continuer les calculsprécédents,
avec e>0 fixé(e=1
parexemple ).
La condition deLipschitz globale
va intervenir seulement par le fait que(12) ~a~(g)( 1 Cr(x) ( car ~aâ(x)-aâ(0)~ c~x~ : ) )
Il est d’ailleurs
classique
que lacondition
deLipschitz
locale,
et la conditionprécédente, entraînent
l’absenced’explosion
pour x fixé. Enregardant
d’un peuplus près
la démonstration du
théorème 1,
onpeut
montrerqu’elle entraine
que p.s.03B6(03C9,x)
oo identiquement. Nous laisserons cettequestion
decoté,
etresterons
sousl’hypothèse lip-
chitzienneglobale
poursimplifier.
Notre but est de montrer
THEOREME 4. Sous les
hypothèses précédentes,
on a pour tout Nfini,
etpour presque tout w
+ao
DEMONSTRATION. Nous ne
restreignons
pas lagénéralité
ensupposant
que la valeur initiale x estprise
hors d’une boule fixeB,
et que les coef- ficientsai(x)
sont nuls sur B. Lestrajectoires X(.,w,x)
nedépassent
alorsjamais
lafrontière
deB,
et nous pourrons considérertranquillement
leprocessus
1/X..
Notons enfin que notreprocédé
usuel de raccordementpermet
de se ramener au cas
où
constanteà
choisir.LEMME. Soit
qû.
On a pour~Z~H~
suffisamment petit(13) E[ sup rq(Xxs) ] ~ Crq(x)
Appliquons
en effet la formule duchangement
de variablesrq(Xxt) =
rq(x)
on
applique
lesinégalités
et onprocède
comme dans la démonstrationprécédente.
Passons
à
la démonstrationproprement
dite. PosonsM~
=1/r(X~)
sorte que Passons au sup en
t, appliquons
une
inégalité
de Solder avec desexposants égaux à p>3n,
le lemme avecq=-p et
l’inégalité (5)..
Il vientE[ supt|Mxt-Myt|p/3]3/p~C|x-y||x|-1|y|-1
du
côté
droit nous avons une distanced(x,y)
compatible avec latopologie
ducompactifié
d’Alexandrov deBc,
et si l’onajoute
lelemme,
on a lamême inégalité
aupoint à
l’infinicompris.
Cecompactifié
s’identifiantà
une calottesphérique,
onpeut appliquer
le lemme deKolmogorov à l’infini,
et le théorème en résulte
aussitôt.
REMARQUE.
Comme dans la démonstration duthéorème 3,
lapremière partie
de la démonstration marche aussilorsque
Z est discontinue. Mais le rac-cordement ne marche pas
bien,
comme le montrel’exemple
del’application exponentielle :
si Z a un sautégal à
-1à
l’instantt,
on aXS(w)=0
pourtout
x sis>t ,
et donc nes’éloigne
pasà
l’infinilorsque
x->oo.APPLICATION. Restons
toujours
sous leshypothèses précédentes,
et donnons le merveilleux raisonnementdû à Kunita, qui
vapermettre
d’établir aussi lasuractivité
del’application X(t,w,.)
pour t fixé(
t estarbitraire;
et
peut
doncdépendre
de w).
-
l’application X(t,w,.)=f(.)
est continue( th.1), injective (
th.3).
-
l’image
de~n
estfermée.
Eneffet,
soitye9,
et soient desxn
tels que
f(xn)y ;
lesxn
nepouvant s’éloigner à
l’infini(th.4),
pre- nons en unevaleur
d’adhérence x. Par continuité on af(x)=y.
- f est un
homéomorphisme
deRn
surf(R~).
Eneffet,
cela revientà
dire que si desconvergent
versy=f(x),
alorsxnx .
Mais x estla seule valeur d’adhérence
possible
pour(xn)
dans lecompactifié
d’Alexan-drôv de
Rn (
th.4).
D’après
lethéorème
d’invariance dudomaine,
tout sous-espace de~n homéomorphe à
une variété de dimension n est ouvert dansRn.
Doncf(Rn)
est aussi ouvert dans
~n.
Celui-ci étant connexe,La
surjectivité
avait étéauparavant
établie parBismut,
dans un cas moins
général
et par unedémonstration
délicate.Noter que,
lorsque
les coefficientsai03B1
sont assez différen-tiables,
onpeut
établir directementque f(Rn)
est ouvert : il suffit deregarder
lejacobien
et de vérifierqu’il
est~0
en toutpoint ;
cf, le th. 2 , On n’a donc pas besoin engénéral
durésultat
detopologie
un peu raffinéequ’est
lethéorème d’invariance
du domaine.Il est
peut être
intéressant aussi de noter que le raisonne- ments’applique
au casdiscontinu,
si est assezpetit.
APPENDICE : DEMONSTRATION DU LEMME DE KOLMOGOROV
Je n’ai pu trouver aucune démonstration du lemme de
Kolmogorov,
dansles traités de
probabilités usuels, qui
couvre le cas des processus indexés parRn.
Bien que ce soit une extension triviale du cas deR, je
vaisesquis-
ser la
démonstration,
avec les notations de la page 4. Nousdésignons
par A l’ensemble des nombresdyadiques
du cube[0,1]~ , par m
l’ensembledes xeD dont toutes les coordonnées sont de la forme
k2-m (0k2m) ( m-ième
réseau dyadique ).
Onpart
del’inégalité
que l’on écrit pour deux éléments x,ycontigus dans m ( donc ),
eton
applique l’inégalité
deTchebychev :
PI d(~~,~y)> 2-om 1
Regardons
maintenant l’événementA ,
ensemble des M telqu’il
existe deuxpoints contigus
x et y deA~
avecd(§ (M),§ (f)))~2"~ ! :
toutpoint
x deA ayant
auplus
nvoisins,
et le nombredes points
deA
étant2°~,
nousavons
P(A~) ~
On2~~"P)
Si or est assez
petit,
comme p>n nous avonsP(A ) c2**~ ,
avec c=nC et6 = p-n-ofe > 0 .
D’après
le lemme deBorel-Cantelli,
pour presque tout u) il existem
tel quepour tout pour tout
couple (u,v)
depoints
deA
voisins l’un del’autre,
on ad(03BEu(03C9),03BEv(03C9)) g 2-03B1m
Cela
entraîne
que la fonction x~-~~(~)
est uniformément continue sur A(
la conclusion désirée).
Eneffet,
soient x et y deuxpoints
de A tels que~x-y~2" "~ où
l’on supposek~m~ .
Considérons lesdéveloppements dya- diques des coordonnées de
x et y( ces développements
sontfinis )
~=u~r~a~
.où
lesa~, b~
valent 0 ou1,
et u,v sont deuxpoints
deA.
, confondus oucontinua.
Posonsu~==u, u~=u+a~~~2~’~, u~l~~k+2~"~~’" ~
~~~~ ~ ~
v~.v~... u
etu.
sont confondus ou voisins dansA.. , u.
etu~
confondusou voisina dans
~.o~’*’
donc .d(§~(M),~(~)) 2"~ ,
et demême
pourd(§ (~),~(M)).
Enfin,
on ad(~((o),~((u)) ~ 2"~~ ; d’où
par addition lamajoration
désirée pourd(~,§ ).
REFERENCES
Notre référence fondamentale est
l’exposé
de Kunitaà
Durham :KUNITA
(H.).
On thedecomposition
of solutions of stochastic differentialequations. Proceedings
of the LMSSymposium
onStoch.
Diff.Eqs., Durham,
Juillet
1980.
Aparaître probablement
auxLect.
Notes inM.
Voir les
références à
BISMUT età
MALLIAVIN dans labibliographie
de la«
géométrie stochastique
sans larmes », dans ce volume.Les
références à
UPPMAN et EMERY sont données dans le texte. Auxderniè-
res
nouvelles,
UPPMAN aurait par sa méthode(
utilisation desemimartingales exponentielles )
une démonstration améliorée des résultatsd’injectivité
forts.
Enfin,
sur lethéorème
deKolmogorov,
voir une note deI.
IBRAGIMOV( CRAS,
t.289, 1979,
p. 545).
J’extrais de labibliographie d’Ibragimov
les articles de SLUTSKII
(
Giornale Ist. Ital.Attuari, 8, 1937, p.183-199) qui
est sans doute la référence laplus ancienne,
et de DUDLEY(
Ann. Prob.1, 1973,
p.66-103 ).
Stroock m’aexpliqué
aussi que lelemme de Kolmogorov
est une variante des