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1724 FMHL’impact des budgets sur les soins ambulatoires

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Academic year: 2022

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(1)

Bulletin des

médecins suisses

BMS – SÄZ Schweizerische Ärztezeitung – Bollettino dei medici svizzeri – Gasetta dals medis svizzers

Offizielles Organ der FMH und der FMH Services www.saez.ch

49 5 . 1 2. 2 01 8

1723 Editorial

Cui bono? De la polémique sur les revenus au budget global

1738 ASSM

Commentaire relatif au «tourisme médical»

en Suisse

1766 «Et encore…»

par Christina Aus der Au Soutien de l’âme pour personnes sans âme?

1724 FMH

L’impact des budgets sur

les soins ambulatoires

(2)

SOMMAIRE 1721

Rédaction

Dr méd. et lic. phil. Bruno Kesseli, membre de la FMH (Rédacteur en chef); biol. dipl. Tanja Kühnle (Managing Editor);

Dr méd. vét. Matthias Scholer (Rédacteur Print et Online);

Dr méd. Werner Bauer, membre de la FMH; Prof. Dr oec. Urs Brügger;

Prof. Dr méd. Samia Hurst; Dr méd. Jean Martin, membre de la FMH;

Dr méd. Jürg Schlup, président de la FMH;

Charlotte Schweizer, cheffe de la communication de la FMH;

Prof. Dr méd. Hans Stalder, membre de la FMH;

Dr méd. Erhard Taverna, membre de la FMH

Rédaction Ethique

Prof. Dr théol. Christina Aus der Au, p.-d.;

Dr phil., biol. dipl. Rouven Porz, p.-d.

Rédaction Histoire de la médecine

Prof. Dr méd. et lic. phil. Iris Ritzmann; Prof. Dr ès sc. soc. Eberhard Wolff Rédaction santé publique, épidémiologie, biostatistique Prof. Dr méd. Milo Puhan

Rédaction Droit

Dr iur. Ursina Pally, cheffe du Service juridique de la FMH

FMH

ÉDITORIAL: Jürg Schlup

1723 Cui bono? De la polémique sur les revenus au budget global 

MÉDECINE ET TARIFS AMBULATOIRES: Nora Wille, Jürg Schlup

1724 L’impact des budgets sur les soins ambulatoires Actuellement en Suisse, toutes sortes de «freins aux dépenses de santé» ou de façon explicite des «budgets globaux» sont régulière- ment recommandés pour les soins ambulatoires. Mais l’année dernière, l’impact négatif de ces budgets sur la pratique quotidienne des médecins a pourtant été relayé dans plusieurs médias allemands.

1726 Nouvelles du corps médical 

Autres groupements et institutions

OFSP: Nicolas Stritt, Thomas Flury, Annemarie Harwig

1727 La radiologie conventionnelle dans le domaine des doses modérées SANTÉ SEXUELLE SUISSE: Alain Pfammatter, Cate Esson

1730 Les consultations de santé sexuelle: à votre service!

SÉCURITÉ DES PATIENTS SUISSE: Stephanie Züllig, Jonas Marschall 1733 Dank Interventionsbündel mehr Sicherheit bei Blasenkathetern

SSHP: Frédéric Lador, Andrea Azzola, Silvia Ulrich

1736 La SSHP: un réseau d’experts contre l’hypertension pulmonaire ASSM: Commission Centrale d’Éthique (CCE) de l’ASSM

1738 Commentaire relatif au «tourisme médical» en Suisse

Courrier / Communications

1740 Courrier au BMS 1743 Communications

(3)

HUBER

SOMMAIRE 1722

Impressum

Bulletin des médecins suisses Organe officiel de la FMH et de FMH Services

Adresse de la rédaction: Elisa Jaun, Assistante de rédaction BMS, EMH Editions médicales suisses SA, Farnsburgerstrasse 8, 4132 Muttenz, tél. +41 (0)61 467 85 72,

fax +41 (0)61 467 85 56,

[email protected], www.saez.ch Editeur: EMH Editions médicales suisses SA, Farnsburgerstrasse 8, 4132 Muttenz, tél. +41 (0)61 467 85 55, fax +41 (0)61 467 85 56, www.emh.ch Marketing EMH / Annonces:

Dr phil. II Karin Würz, responsable marketing et communication, tél. +41 (0)61 467 85 49, fax +41 (0)61 467 85 56, [email protected]

tél. +41 (0)61 467 86 08, fax +41 (0)61 467 85 56, [email protected]

«Office de placement»: FMH Consul- ting Services, Office de placement, Case postale 246, 6208 Oberkirch, tél. +41 (0)41 925 00 77,

fax +41 (0)41 921 05 86, [email protected], www.fmhjob.ch Abonnements membres de la FMH:

FMH Fédération des médecins suisses, Elfenstrasse 18, 3000 Berne 15, tél. +41 (0)31 359 11 11,

fax +41 (0)31 359 11 12, [email protected] Autres abonnements: EMH Editions médicales suisses SA, Abonnements, Farnsburgerstrasse 8, 4132 Muttenz, tél. +41 (0)61 467 85 75, fax +41

ISSN: version imprimée: 0036-7486 / version en ligne: 1424-4004 Paraît le mercredi

© FMH

Le Bulletin des médecins suisses est actuellement une publication en libre accès (open access). Jusqu’à révoca- tion, la FMH habilite donc EMH à ac- corder à tous les utilisateurs, sur la base de la licence Creative Commons

«Attribution – Pas d’utilisation com- merciale – Pas de modification 4.0 International», le droit, non limité dans le temps, de reproduire, distribuer et communiquer cette création au public.

Le nom de l’auteur doit dans tous les cas être indiqué de manière claire et transparente. L’utilisation à des fins commerciales peut être possible

Note: Toutes les données publiées dans ce journal ont été vérifiées avec le plus grand soin. Les publications signées du nom des auteurs reflètent avant tout l’opinion de ces derniers, pas forcément celle de la rédaction du [BMS]. Les doses, indications et formes d’application mentionnées doivent en tous les cas être comparées aux notices des médicaments utilisés, en particulier pour les médicaments récemment autorisés.

Production: Die Medienmacher AG, Muttenz, www.medienmacher.com

FMH Services

1744 Seminare / Séminaires / Seminari 2019

1750 Emplois et cabinets médicaux (version imprimée uniquement)

Tribune

POINT DE VUE: Daniele Zullino, Daniel Büche, Sandro Cattacin, et al.

1758 Bons arguments, conclusions erronées

Horizons

SOUS UN AUTRE ANGLE: Erhard Taverna 1762 Haariges

HISTOIRE DE LA MÉDECINE: Iris Ritzmann 1763 Ein Maulaffe als Konkurrent

SOUS UN AUTRE ANGLE: Martine Pilloud-Meyer 1764 Le début d’une sclérose en plaques et vivre avec 1765 Prix et distinctions

Et encore…

Christina Aus der Au

1766 Soutien de l’âme pour personnes sans âme?

(4)

Cui bono? De la polémique sur les revenus au budget global

Jürg Schlup

Dr méd., président de la FMH

L’année 2018 se termine comme elle a débuté, par une polémique sur les revenus des médecins lancée par la politique. En janvier déjà, le conseiller d’Etat genevois responsable de la santé «estimait» – publiquement et sans citer aucune source – que les revenus des chirur- giens étaient «proches du million» [1]. Des propos repris le même jour au téléjournal par le chef du Départe- ment de l’intérieur (DFI): «Cela veut dire jusqu’à 80 000 ou 90 000 francs par mois payés par les primes» [2]. Ce qui est impossible: pour cela, un médecin devrait tra- vailler tous les jours 23 heures en ambulatoire.

Sur question du Parlement, le DFI a précisé le 16 mai 2018, toujours sans citer de source, qu’«il n’y a […] pas de transparence dans ce domaine» car «en ce qui concerne les revenus soumis à l’AVS des médecins exerçant en cabinet privé, il n’existe pas d’enquêtes systématiques autres que celles mandatées par la FMH» [3]. Ces ex- plications surprennent d’autant plus que l’Office fé- déral de la statistique (OFS) a publié le 10 avril 2018 l’évaluation 2017 des données fournies par 7000 cabi- nets, qui fait état d’un revenu de 155 000 francs, dont 138 000 issus des primes [4, 5]. Pourquoi avoir omis ces chiffres dans la réponse du DFI?

Fin octobre à nouveau, l’Office fédéral de la santé pu- blique (OFSP) lance une fausse image, en commentant son étude sur les «revenus des médecins en Suisse», qui ne couvre pas «90%» du corps médical comme affirmé [6] mais exclut le tiers des médecins aux revenus les plus bas. Dans sa communication, l’OFSP généralise à partir d’une petite minorité [6]: une lecture attentive de l’étude [7] montre que parmi toutes les disciplines et 21 347 médecins, seuls deux sous-groupes présentent un revenu médian aussi élevé que celui cité en intro- duction au communiqué de presse de l’OFSP, à savoir 26  neurochirurgiens sur 118 et 75  gastroentérologues

sur 233 [6]. Les auteurs de l’étude précisent d’ailleurs que les données sont à interpréter avec précaution en raison du faible nombre de cas [7], ce que l’OFSP ne mentionne pas dans son communiqué.

On peut se demander dans quel but mettre en avant le  0,5% de revenus médians les plus élevés parmi les 21 347 médecins étudiés, sans préciser la taille des groupes concernés. Cela rend toute discussion fondée très difficile, d’autant plus que l’OFSP a mis son étude de 128 pages à notre disposition seulement deux heures avant d’en informer les médias, alors qu’elle était dis- ponible depuis plusieurs semaines déjà.

A qui profite cette désinformation sur les salaires des médecins? Avant tout à ceux qui veulent atteindre une

majorité politique en faveur de plafonds budgétaires, comme le préconise le premier volet de mesures du DFI visant à maîtriser les coûts de la santé, actuellement en consultation. Il doit contraindre les partenaires tari- faires à piloter les coûts selon les objectifs fixés et avec une compétence subsidiaire de la Confédération [8].

Dans un premier temps, il est prévu de «définir ce qu’est une hausse des coûts ‹acceptable›, c.-à-d. justifiée» [9] – soit un budget global à ne pas dépasser, la sanction étant «une adaptation des tarifs» [9].

Certains ne l’ont peut-être pas réalisé: il s’agit là d’un projet de loi visant à introduire un budget global (ou un tarif dégressif). Plus les revenus des médecins sont décriés, plus les chances de ce projet augmentent.

L’article à la page 1724 [10] illustre clairement les consé- quences négatives d’une budgétisation, sur la rémuné- ration des médecins certes, mais avant tout sur les soins médicaux. La FMH va continuer à se battre pour l’autonomie tarifaire et contre les budgets globaux, synonymes de médecine à deux vitesses et de ration- nement.

Les références se t rouvent sous www.

bullmed.ch → Numéro actuel ou → Archives

→ 2018 → 49.

Dans quel but mettre en avant les 101 revenus les plus élevés d’une étude portant sur 21 347 médecins?

La désinformation profite avant tout à ceux qui poursuivent une majorité politique en faveur de plafonds budgétaires.

FMH Editorial 1723

(5)

Ou comment un médecin conventionné a voulu brûler son autorisation de pratiquer

L’impact des budgets sur les soins ambulatoires

Nora Willea, Jürg Schlupb

a Dr phil., collaboratrice scientifique du président; b Dr méd., président de la FMH

Actuellement en Suisse, toutes sortes de «freins aux dépenses de santé» ou de façon explicite des «budgets globaux» sont régulièrement recommandés pour les soins ambulatoires. Mais l’année dernière, l’impact négatif de ces budgets sur la pratique quotidienne des médecins a pourtant été relayé dans plusieurs médias allemands.

A l’automne 2017, le Dr Günter Krause, généraliste et médecin de campagne, a défrayé la chronique en Allemagne lorsqu’il a annoncé vouloir brûler publique- ment son attestation de médecin conventionné – c’est- à-dire l’équivalent allemand de son autorisation de fac- turer à la charge de l’assurance-maladie obligatoire.

Suite à ses études de médecine et sa spécialisation, ce médecin de 38 ans, décrit comme un «personnage agréable à  l’humour décapant» [1], est retourné dans son village natal, Hainewalde, avec ses 1500 habitants, où il a repris le cabinet de sa mère en 2014 après quelques années de collaboration familiale. En octobre 2017, son existence professionnelle ne lui semblait plus valoir la peine d’être poursuivie dans les conditions de travail misérables qui étaient les siennes. Il décida d’écrire une missive enflammée, dans laquelle il expli- quait vouloir fermer son cabinet. Sa protestation a sus- cité des réactions: plusieurs confrères et consœurs lui ont manifesté leur solidarité et les médias s’en sont emparés, d’abord dans le journal local (Sächsische Zei- tung [2]), puis dans un hebdomadaire de portée natio- nale (Die Zeit [1]).

A l’origine du problème: les traitements d’après les principes d’une économie planifiée

Les problèmes de prise en charge médicale évoqués dans la presse découlent de la budgétisation des soins ambulatoires instaurée en Allemagne. En effet, le Dr  Krause peut uniquement prescrire à ses patients (près de 1100 dont les résidents de plusieurs maisons de retraite) les prestations de santé que le budget im- posé lui permet. Ces «objectifs économiques prévus»

[2] répondent à des estimations moyennes, mais sont souvent épuisés avant le terme de la période de planifi-

cation, précisément lorsque les maladies des patients ne se déroulent justement pas comme souhaité par les répondants des coûts. Le Dr Krause doit financer de sa poche les dépassements de budget.

Voici ses mots pour décrire l’impact de ce système sur son travail quotidien: «Nous perdons notre temps pour de la bureaucratie et sommes en conflit permanent avec notre association de médecins conventionnés» [2]. Tous les médecins conventionnés sont obligés d’être affiliés à une telle association (Kassenärztliche Vereinigung), placée sous surveillance ministérielle et chargée de répartir les sommes globales versées par les caisses- maladie. Elle doit donc répartir entre les différents médecins l’ensemble du budget qui, pour l’essentiel, provient de la contribution à l’assurance obligatoire à hauteur de 14,6% du salaire brut, et vérifier les besoins de chacun.

Ecrasement administratif pour la justi­

fication des décisions médicales

Pour le Dr Krause, cette vérification s’est soldée en 2017 par trois contrôles des caisses en plus de ses journées de dix heures. Il a ainsi dû expliquer par écrit «pour- quoi les bas de contention, la physiothérapie et les médi- caments prescrits au patient X étaient nécessaires» [2].

S’il ne peut pas justifier suffisamment la nécessité des traitements prodigués ou des médicaments prescrits, il doit procéder à leur remboursement: «Je paie mainte- nant, et de ma propre poche, des traitements que j’ai pro- digués il y a près de trois ans et demi» [2], rapporte le Dr Krause au journaliste. L’avis des caisses-maladie et de son association de médecins conventionnés prime sur le fait de savoir si lui, en tant que médecin traitant, estime que les médicaments et les traitements étaient pertinents. Même sa mère (dont il a repris le cabinet

FMH Médecine et tarifs ambulatoires 1724

(6)

en 2014) est confrontée pendant sa retraite à des ac- tions récursoires des caisses avec des montants à cinq chiffres. La perte de motivation des médecins est faci- lement compréhensible lorsque leurs décisions thé- rapeutiques sont perpétuellement remises en ques- tion, à la lumière d’objectifs économiques planifiés. Le Dr Krause considère d’ailleurs que la liberté thérapeu- tique est inexistante et ajoute: «Je ne prescris aucun mé- dicament par plaisir» [2]. Il s’inquiète, «car, à ce rythme, la prise en charge par les médecins de campagne risque de disparaître prochainement» [2] – ce qui semble tout à fait plausible lorsqu’un médecin bien enraciné dans son village natal comme le Dr Krause a envie de tout arrêter.

Budget limité = actions récursoires et travail non rémunéré

Les problèmes engendrés par la budgétisation des soins ne touchent pas seulement les médecins de cam- pagne et les médecins de premier recours. Selon le Sächsische Zeitung, qui cite le porte-parole de l’associa- tion des médecins conventionnés de Saxe en lien avec le cas «d’un orthopédiste qui travaille gracieusement pendant certaines périodes suite à des dépassements de budget» [1], les caisses-maladie «ne mettraient à disposi- tion qu’un budget déterminé pour la majeure partie des prestations médicales. Mais cela ne suffirait pas à indem- niser entièrement toutes les prestations des médecins ins- tallés» [1].

Les déclarations du Dr Andreas Gassen, président de l’association fédérale des médecins conventionnés, lui- même orthopédiste, vont dans le même sens. Dans un interview avec la revue Spiegel, il explique qu’«au quo- tidien, les budgets fixes ont effectivement pour consé- quence d’obliger un médecin à calculer précisément ce qu’il prescrit et à quel patient, et combien de patients il peut se permettre» [3]. Ce qu’il évoque ensuite montre l’impact d’un budget global et la perte de ce qui devrait être une évidence: «Nous voulons juste que toute consul- tation avec un patient soit honorée, et surtout que le for- fait de base soit versé pour chaque première consultation de chaque patient» [3]. Contraint, lui aussi, de devoir traiter «quasi gracieusement» [3] un patient sur huit qui vient dans son cabinet, il comprend tout à fait «que des collègues dans une situation similaire réfléchissent trois fois avant d’accepter les derniers patients qui frappent à cinq heures moins cinq à la porte du cabinet si leur bud-

get est déjà épuisé» [3]. La budgétisation ne touche pas uniquement les patients en phase aiguë, mais se reflète également dans les temps d’attente pour obtenir un rendez-vous, jusqu’à 71 jours à Hambourg pour aller chez un cardiologue, contre seulement 19 pour les pa- tients assurés en privé [4].

La budgétisation: le début de la médecine à deux vitesses

La budgétisation des soins ambulatoires impacte ex- clusivement les assurés des caisses-maladie publiques, soit près de 90% de la population allemande. Celui qui paie de sa poche ou qui est affilié à une assurance pri- vée peut être soigné sans subir les restrictions budgé- taires. Les effets de la budgétisation se concrétisent donc indirectement par une médecine à deux vitesses.

L’orthopédiste A. Gassen rapporte par exemple que des massages médicalement pertinents, notamment contre la spasticité ou les troubles musculaires douloureux, peuvent être prescrits sans problème aux assurés pri- vés. «Avec une assurance publique, un médecin doit im- pérativement vérifier à chaque prescription s’il dépasse son budget – en d’autres termes, s’il peut continuer de prescrire des prestations pour le traitement de tous ses autres patients sans risquer un recours (une procédure d’économicité)» [3].

A la question du Spiegel, qui aimerait savoir com- ment,  selon le Dr Gassen, on pourrait rendre le sys- tème de santé plus juste, la réponse ne se fait pas attendre: «Très  simplement: il suffirait de supprimer les  budgets dans l’assurance-maladie obligatoire» [3].

Les expériences vécues par un médecin de campagne, le Dr Krause, et un orthopédiste, par ailleurs président de l’association fédérale des médecins conventionnés, le Dr Gassen, permettent donc de conclure que pour avoir une prise en charge médicale meilleure et plus juste en Allemagne, il suffirait de supprimer un prin- cipe dont l’introduction nous est présentée actuelle- ment en Suisse comme un frein aux dépenses sans effets secondaires néfastes.

Références

1 Reinhard D. Ihm reicht es. Die Zeit. 17.11.2017.

2 Heinke M. Landarzt will seine Zulassung verbrennen. Sächsische Zeitung. 28.10.2017.

3 Interview avec Andreas Gassen dans la revue Spiegel 7/2018, p. 65–66; titre: «Das ist eine Tortur».

4 Spiegel online. 17.7.2011. Ärzte diskriminieren Kassenpatienten systematisch.

Correspondance:

Dr méd. Jürg Schlup Président de la FMH Elfenstrasse 18 Case postale 300 CH-3000 Berne 15

FMH Médecine et tarifs ambulatoires 1725

(7)

Todesfälle / Décès / Decessi Fritz Egger (1932), † 6.11.2018,

Facharzt für Allgemeine Innere Medizin, 4500 Solothurn

Michel Frédy Monnier (1951), † 8.11.2018, Spécialiste en médecine interne générale, 1893 Muraz (Collombey)

Anton K. Gut (1924), † 10.11.2018,

Facharzt für Allgemeine Innere Medizin, 6280 Hochdorf

Daniel Pometta (1929), † 13.11.2018, Spécialiste en médecine interne générale, 1294 Genthod

Aargauischer Ärzteverband Zur Aufnahme in den Aargauischen Ärzteverband haben sich angemeldet:

Als ordentlich praktizierende Mitglieder:

Susanne Bachmann, 6210 Sursee, Fachärztin für Gynäkologie und Geburtshilfe, angestellt in Praxis in Wettingen seit 10. Oktober 2018 Christian Böni, 8967 Widen, Facharzt für Ophthalmologie, FMH, Praxiseröffnung in Praxisgemeinschaft in Bremgarten seit 1. Oktober 2018

Haldun Erdemir, 5708 Birrwil, Praktischer Arzt, Praxiseröffnung in Praxisgemeinschaft in Muri seit 1. August 2018

Susan Ghods, 5707 Seengen, Fachärztin für Radiologie, angestellt in Praxis in Lenzburg seit 1. November 2018

Christian Ilmer, 8603 Schwerzenbach, Facharzt für Orthopädische Chirurgie und Traumatologie des Bewegungsapparates, FMH, Praxiseröffnung in Praxisgemeinschaft in Bremgarten per 1. Dezember 2018

Als Assistenz- und Oberarztmitglieder:

Roland Arnold, 4310 Rheinfelden, Assistenzarzt in Praxis in Rheinfelden seit 1. November 2018

Brigitte Meier Reist, 5034 Suhr, Fachärztin für Anästhesiologie und Fachärztin für Intensiv- medizin, FMH, Oberärztin im Kantonsspital Aarau seit 1. Januar 2015

Diese Kandidaturen werden in Anwendung von Art. 5 der Statuten des Aargauischen Ärzteverbandes veröffentlicht. Einsprachen müssen innert 14 Tagen seit der Bekannt- machung schriftlich und begründet der Geschäftsleitung des Aargauischen Ärzte- verbandes eingereicht werden. Nach Ablauf der Einsprachefrist entscheidet die Ge- schäftsleitung über Gesuch und allfällige Einsprachen.

Ärztegesellschaft des Kantons Bern Ärztlicher Bezirksverein Bern Regio Zur Aufnahme als ordentliches Mitglied haben sich angemeldet:

Eva Gralla, Fachärztin für Radiologie, FMH, Radiologie Engeried, Riedweg 15, 3012 Bern Simon Meierhofer, Facharzt für Allgemeine Innere Medizin, FMH, Praxis am Sternen- platz, Sternenplatz 1, 3076 Worb

Einsprachen gegen diese Vorhaben müssen innerhalb 14 Tagen seit der Veröffentlichung schriftlich und begründet beim Präsidenten des Ärztlichen Bezirksvereins Bern Regio eingereicht werden. Nach Ablauf der Frist entscheidet der Vorstand über die Aufnahme der Gesuche und über die allfälligen Einsprachen.

Ärztegesellschaft des Kantons Luzern Zur Aufnahme in unsere Gesellschaft Sektion Stadt haben sich gemeldet:

Sophie Böhni, Fachärztin für Ophthalmologie, Pilatus Augenärzte, Kauffmannweg 7, 6003 Luzern

Darja Noureddine-Unger, Fachärztin für Allgemeine Innere Medizin, FMH, Pilatus Praxis, Hallwilerweg 2, 6003 Luzern Kathrin Schwedler, Fachärztin für Gynäko- logie und Geburtshilfe, FMH, Luzerner Kantonsspital, Frauenklinik, Spitalstrasse, 6000 Luzern 16

Einsprachen sind innert 20 Tagen nach der Publikation schriftlich und begründet zu richten an: Ärztegesellschaft des Kantons Luzern, Schwanenplatz 7, 6004 Luzern

FMH Nouvelles du corps médical 1726

Nouvelles du corps médical

(8)

La radiologie conventionnelle dans le domaine des doses modérées

Nicolas Stritta, Thomas Fluryb, Annemarie Harwigc

a Dr phil. nat., chef de section, Installations de recherche et médecine nucléaire; b Dr phil. nat., collaborateur scientifique; c Collaboratrice scientifique

En vertu de l’ordonnance sur la radioprotection, l’utilisation d’appareils de radio logie à des fins médicales est réservée aux catégories professionnelles ayant une forma- tion spécifique en radioprotection. La formation requise pour acquérir ces compé- tences est différente selon que les clichés réalisés relèvent du domaine des doses faibles, des doses modérées ou des doses élevées. Cet article présente l’enquête que l’OFSP s’apprête à mener et donne une vue d’ensemble des formations et des compé- tences dont doivent justifier les médecins et le personnel médical pratiquant la ra- diologie diagnostique conventionnelle. Vous trouverez des informations détaillées sur l’enquête de l’OFSP ainsi que sur les formations et les formations complémen- taires à l’adresse suivante: www.bag.admin.ch/rx-cabinets-medicaux

Dans le présent article, l’OFSP rappelle une nouvelle fois de manière claire et précise les conditions requises en matière de formation prégraduée et postgraduée afin de pouvoir pratiquer la radiologie conventionnelle dans le domaine des doses modérées. Ces informations concernent les médecins et les assistantes médicales CFC. Toutes et tous les collègues qui exécutent des radiographies conventionnelles dans le domaine des doses modérées ou les font exécuter par leur assistante médicale CFC sont cordialement invités à lire avec attention ces informations de l’OFSP.

Carlos Beat Quinto, Dr méd., membre du Comité central de la FMH, responsable du département Santé publique et professions de la santé

Figure 1: Formation aux techniques radiologiques conven­

tionnelles élargies dans les cabinets médicaux audités.

Audit dans les cabinets médicaux

Il y a quelques années, la division Radioprotection de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a soumis une centaine d’établissements à un audit [1]. Cette cam- pagne a donné l’occasion de sensibiliser les utilisateurs à des aspects importants de la radioprotection et à la formation requise en la matière. L’analyse des données recueillies a montré que les médecins comme les assis- tants médicaux (AM) devraient suivre la formation complémentaire en radioprotection requise par la lé- gislation afin de réaliser des clichés dans le domaine des doses modérées (examens radiologiques conven- tionnels de l’abdomen, de la colonne vertébrale et du bassin). Il a été constaté en particulier que plus de 80%

des AM qui prennent des clichés en utilisant des tech- niques radiologiques conventionnelles élargies n’ont pas suivi la formation nécessaire.

Une qualification et une formation adéquate per- mettent de garantir une radioprotection plus efficace

AUTRES GROUPEMENTS ET INSTITUTIONS OFSP 1727

(9)

et d’optimiser les doses délivrées aux patients lors des examens diagnostiques. Il est donc important pour la protection des patients que tout médecin exerçant en cabinet qui demande et analyse des clichés réalisés dans le domaine des doses modérées soit titulaire de l’attestation de formation complémentaire «Examens radiologiques à fortes doses (CMPR)» [2] correspondant à son activité. De plus, le cabinet doit compter au moins un AM ayant suivi une formation complémentaire re- connue dans le domaine des techniques radiologiques conventionnelles élargies pour effectuer les clichés.

Formation complémentaire pour les  techniques radiologiques conventionnelles élargies

La formation de base des AM (3 ans) les habilite à utili- ser des installations radiologiques dans le domaine des doses faibles (thorax et extrémités), sur prescription d’un médecin ayant la qualité d’expert.

L’exigence d’une formation complémentaire en radio- protection, requise pour la prise de clichés dans le domaine des doses modérées, a été reprise telle quelle dans la révision de l’ordonnance sur la radioprotection [3] et l’ordonnance sur la formation en radioprotection [4] du 26 avril 2017 entrée en vigueur le 1er janvier 2018.

Les 40 unités d’enseignement portent sur les tech- niques de positionnement pour la prise de clichés dans les régions de l’abdomen, de la colonne vertébrale et du crâne, et sur l’interprétation des paramètres de qua- lité des clichés (contraste, définition). Cette formation complémentaire donne la qualification nécessaire en

Figure 2: Qualification des médecins dans les cabinets médicaux audités.

Tableau 1: Activités autorisées et non autorisées en radiologie selon la formation de base et la formation complémentaire du personnel médical.

Radiologie conventionnelle Catégorie professionnelle

(abréviations selon l’ordonnance sur la formation)

Domaine des doses faibles:

thorax et extrémités

Domaine des doses modérées:

abdomen, colonne vertébrale, crâne

MP 7 AM avec CFC MP 9

Autres catégories de personnel médical avec for­

mation reconnue par l’OFSP habilitant à prendre des clichés du thorax et des extrémités

Manipulation de l’installation

sur  prescription d’un médecin expert

x

Non autorisé sans formation complémentaire dans le domaine

des techniques radiologiques conventionnelles élargies MP 8

AM avec CFC et avec une formation complémen­

taire dans le domaine des techniques radiologiques conventionnelles élargies

Autres catégories de personnel médical habilitées à prendre des clichés du thorax et des extrémités avec une formation complémentaire dans le domaine des techniques radiologiques conven­

tionnelles élargies

Manipulation de l’installation

sur  prescription d’un médecin expert

Manipulation de l’installation

sur prescription d’un médecin expert

MP 4/6

Techniciens en radiologie médicale ES/HES (TRM)

Manipulation de l’installation sur prescription d’un médecin expert

Manipulation de l’installation sur

prescription d’un médecin expert radioprotection et habilite les AM à utiliser des instal- lations radiologiques dans les domaines des doses modérées et des doses faibles sur prescription d’un médecin expert. Elle ne permet par contre pas à un AM d’effectuer des examens CT, des radioscopies ou des mammographies.

Attestation de formation complémentaire (AFC) «Examens radiologiques à fortes doses (CMPR)»

L’audit a également montré qu’environ 20% des méde- cins ne possédaient pas la formation complémentaire requise par la législation en radioprotection en vigueur.

AUTRES GROUPEMENTS ET INSTITUTIONS OFSP 1728

(10)

L’acquisition des compétences en radiographie dans le domaine des doses modérées requiert les formations complémentaires indiquées dans le tableau ci-dessus pour chaque titre postgrade fédéral pour les médecins.

Le titulaire de l’autorisation est garant des personnes (médecins et personnel médical) qu’il emploie pour réaliser les clichés: il s’assure qu’elles sont qualifiées et vérifie qu’elles possèdent les qualifications complé- mentaires requises dans le domaine des techniques radiologiques conventionnelles élargies.

Enquête en ligne pour évaluer la situation actuelle en matière de formation dans les cabinets médicaux

Fort de ce constat, l’OFSP avait écrit, il y a quelques an- nées, aux 3500 cabinets médicaux équipés d’une ins- tallation radiologique en leur expliquant ces lacunes dans la formation et que celle-ci devait être rattrapée.

La division Radioprotection de l’OFSP souhaite évaluer dans quelle mesure la situation s’est améliorée et sur quels aspects il convient de poursuivre les efforts.

Au cours des mois à venir, elle fera parvenir progressi- vement aux cabinets médicaux équipés d’une installa- tion de radiologie une invitation écrite à participer à une enquête en ligne afin d’obtenir des informations sur les aspects suivants:

– situation en matière de formation des médecins qui effectuent ou évaluent des clichés radiologiques;

– situation en matière de formation du personnel qui manipule les installations de radiologie dans le domaine des doses faibles (thorax et extrémités) et dans le domaine des doses modérées (abdomen, colonne vertébrale et bassin);

– statistique du nombre de clichés effectués par mois.

Informations

L’OFSP publie des informations sur la formation et les formations complémentaires requises ainsi que sur les activités autorisées en matière de radioprotection et donne des précisions sur l’enquête en cours à l’adresse suivante: www.bag.admin.ch/rx-cabinets-medicaux Références

1 Rapport final: Radiologie numérique dans les cabinets médicaux:

https://www.bag.admin.ch/bag/fr/home/gesetze-und- bewilligungen/gesuche-bewilligungen/bewilligungen-aufsicht- im-strahlenschutz/schlussberichte-aufsichtsschwerpunkte.html 2 Informations complémentaires concernant l’attestation de

formation complémentaire (AFC): www.kollegium.ch 3 Informations complémentaires concernant l’ordonnance sur

la  radioprotection (ORaP): https://www.admin.ch/opc/fr/

classified-compilation/20163016/index.html

4 Informations complémentaires concernant l’ordonnance sur les formations et les activités autorisées en matière de radiopro- tection: https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/

20163019/index.html Correspondance:

Office fédéral de la santé publique OFSP Division Radioprotection Schwarzenburgstrasse 157 CH-3003 Berne Tél. 058 462 96 14 str[at]bag.admin.ch

Tableau 2: Formation complémentaire requise par les législations pour les médecins afin d’acquérir des compétences dans le  domaine des doses modérées (bassin, hanches, abdomen, colonne vertébrale).

Radiologie conventionnelle Titres de spécialiste

(abréviations selon l’ordonnance sur la  formation)

Domaine des doses faibles:

thorax et extrémités

Domaine des doses modérées:

abdomen, colonne vertébrale, crâne MA 11

Tous les médecins

Justification, réalisation et évaluation de clichés radiologiques conventionnels

x

Non autorisé sans AFC «Examens radiologiques à fortes doses»

MA 6

Médecine interne générale Pédiatrie

Oncologie médicale Neurologie Médecin praticien Rhumatologie En plus avec

AFC «Examens radiologiques à fortes doses (CMPR)» (www.kollegium.ch)

Justification, réalisation et évaluation

de clichés radiologiques conventionnels

Justification, réalisation et évaluation

de clichés radiologiques conventionnels

MA 5 Chirurgie

Chirurgie orthopédique et traumatologie de l’appareil locomoteur

Justification, réalisation et évaluation

de clichés radiologiques conventionnels

Justification, réalisation et évaluation

de clichés radiologiques conventionnels

AUTRES GROUPEMENTS ET INSTITUTIONS OFSP 1729

(11)

Les consultations de santé sexuelle: à votre service!

Alain Pfammattera,Cate Essonb

a Responsable du domaine psychosocial, conseiller en santé sexuelle à la Consultation de santé sexuelle – planning familial de la Fondation PROFA, Vaud. Diploma of Advanced Study DAS en santé séxuelle;

b Médecin responsable adjointe de la Consultation de santé sexuelle – planning familial de la fondation PROFA, Vaud, MBChB (Glasgow) MRCGP

Les consultations de santé sexuelle:

une orientation possible

A l’heure d’internet, un grand nombre d’informa­

tions sur la contraception circulent. Certaines s’avè­

rent exactes. D’autres pas. Les patientes peuvent donc venir voir leur médecin traitant avec beaucoup d’inter rogations. Y répondre et leur permettre de choisir le contraceptif adéquat prend du temps.

1 A. Späth, C. Schneider, L. Stutz, S. Tschudin et E. Zemp Stutz (2017).

Schweizerischer Verhütungsbericht (Obsan Dossier 59) (Rapport suisse sur la contraception, publication en allemand avec un résumé en français). Neuchâtel:

Observatoire suisse de la santé.

Selon le rapport suisse sur la contraception,

1

une femme sur quatre ayant moins de 50  ans a recours à la pilule. Toutefois, depuis quelques années, de plus en plus de femmes utilisent d’autres méthodes et le nombre d’entre elles qui recherchent un contraceptif sans hormone est en augmentation. Les médecins traitants, tout comme les services spécialisés en santé sexuelle, sont confrontés à ces nouvelles demandes. Si l’on souhaite que chacun­e puisse vivre sa sexualité sans le risque d’une grossesse im­

prévue, l’enjeu central est que les femmes et leurs partenaires soient informés sur la gamme complète des méthodes contraceptives. La contra ception étant une affaire de couple, un choix éclairé pourra ainsi être fait selon la situation des deux partenaires.

SANTÉ SEXUELLE Suisse

est l’organisation faîtière des centres de conseil, services d’édu- cation sexuelle, organisations professionnelles et expert-e-s qui œuvrent dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive en Suisse. Elle est partenaire de l’Office fédéral de la santé publique pour la mise en œuvre du Programme national VIH et autres in- fections sexuellement transmissibles (PNVI). SANTÉ SEXUELLE Suisse s’engage pour la promotion de la santé sexuelle et le res- pect des droits sexuels aux niveaux national et international.

SANTÉ SEXUELLE Suisse est membre accrédité de l’Internatio- nal Planned Parenthood Federation (IPPF).

AUTRES GROUPEMENTS ET INSTITUTIONS Santé sexuelle suisse 1730

(12)

Comme alternative à l’information donnée en consultation médicale, les médecins peuvent adres­

ser leurs patientes à une consultation de santé sexuelle. Ses prestations incluent, parmi d’autres, l’in­

formation et le conseil sur la contra ception. Les pro­

fessionnels en santé sexuelle collaborent régulière­

ment avec des pharmaciens, des infirmières scolaires ou des éducateurs. Les médecins traitants peuvent également bénéficier de ces compétences spécifiques soit en orientant une patiente – pour une informa­

tion et elle reviendra chez son médecin pour la pres­

cription – ou lors d’un échange téléphonique. Un tra­

vail en tandem entre les médecins traitants et les consultations de santé sexuelle peut ainsi déboucher sur une prise en charge optimale des patientes pour leur contraception.

Des spécialités cantonales

Selon la loi fédérale sur les centres de consultation en matière de grossesse, les consultations sont gratuites, confidentielles et personnalisées (cf. encart 3). Elles sont assurées par des conseiller­ère­s en santé sexuelle formé­e­s spécifiquement dans le domaine. Certains centres, environ 50%, travaillent en interdisciplinarité avec des médecins, internes ou externes au centre.

Cette collaboration offre une complémentarité pré­

cieuse en matière de contraception. Les conseiller­ère­s en santé sexuelle reçoivent la personne, seule ou en

couple, et présentent toute la gamme des méthodes contraceptives. Les avantages et inconvénients de chaque contraceptif peuvent être abordés permettant l’élaboration d’un choix. En effet, une bonne contra­

ception est une contraception choisie. Ensuite, en fonction de l’organisation du centre, le/la conseil­

ler­ère transmet la personne au médecin afin de pro­

céder à l’anamnèse médicale pour l’exclusion des contre­i ndications et à la prescription. La personne peut aussi prendre elle­même le rendez­vous avec le mé decin. Selon les changements de vie ou les diffé­

rentes périodes de vie, il arrive qu’une contraception ne soit plus adaptée à la femme et au couple. Si la femme se questionne, est en manque d’informations ou hésite, le médecin peut la rediriger, avec son parte­

naire, vers le/la conseiller­ère afin de définir une nou­

velle méthode. La collaboration se fait ainsi dans les deux sens et la femme et le couple en sont les bénéficiaires.

«Je veux une contraception plus naturelle!»

Dans les consultations de santé sexuelle, de plus en plus régulièrement, des femmes recherchent des alter­

natives à la contraception hormonale. Elles disent ne plus vouloir d’hormones, en avoir pris depuis trop longtemps, ne plus les supporter, etc. Les centres spé­

cialisés en santé sexuelle ont la connaissance, l’expé­

rience et le temps de discuter des différentes options, car il en existe différentes (cf. encart 2). Les craintes ou les fausses croyances peuvent être confrontées aux faits et permettre à la femme ou au couple de prendre une décision informée. Parfois, suite à une discussion avec le/la conseiller­ère, il arrive que la femme réalise que la contraception qu’elle utilise est la plus adaptée à sa situation actuelle. D’autres fois, elle trouve une autre méthode qui répond davantage à ses attentes.

Il est important que la femme adhère au mieux à sa méthode contraceptive afin d’augmenter sa com­

pliance.

Les centres de santé sexuelle et planning familial

En Suisse, tous les cantons disposent de centres de conseil en matière de grossesse conformément à la loi fédérale SR 857.5 de 1981 (75 au total). Sur la base de cette loi, les centres de santé sexuelle et planning familial offrent des conseils gratuits, confi- dentiels et personnels. SANTÉ SEXUELLE Suisse en tant qu’or- ganisation faîtière apporte une contribution importante à l’assu- rance de la qualité du conseil et des prestations des centres.

www.sante-sexuelle.ch/centres-de-conseil-grossesse Contraceptions non hormonales à disposition en Suisse.

Méthodes barrières Méthode réversible à longue durée d’action (LARC*)

Méthodes dites naturelles Méthodes permanentes Préservatif masculin

Préservatif féminin Diaphragme avec spermicide Cape cervicale avec spermicide

Dispositif intra-utérin au cuivre:

classique Boule en cuivre Gynefix®

Méthode symptothermique MAMA – méthode de l’allaitement maternelle et de l’aménorrhée

Stérilisation masculine – Vasectomie

Stérilisation féminine

* Long-Acting Reversible Contraception.

AUTRES GROUPEMENTS ET INSTITUTIONS Santé sexuelle suisse 1731

(13)

5 bonnes raisons de collaborer

Des spécialistes formés

La plupart des conseiller­ère­s en santé sexuelle sont titulaires d’un DAS (Diploma of Advanced Studies, en Suisse latine) d’un MAS (Master of Advanced Studies, en Suisse allemande) en santé sexuelle. Ils sont donc qualifiés pour l’information et le conseil en matière de contraception. Leur champs de compétences s’étend à l’ensemble de la santé sexuelle et reproductive et per­

met une prise en charge holistique de la personne.

Du temps pour chaque personne

Financées par l’état, les consultations de santé sexuelle permettent à tous de s’informer. En matière de contraception, toutes les méthodes, hormonales et non hormonales, peuvent donc être expliquées ce qui permet à la personne de pouvoir prendre la décision la plus adaptée à sa situation.

Une prestation adaptée à chacun-e

Si toute personne est la bienvenue en consultation, les professionnels en santé sexuelle apportent une atten­

tion particulière aux jeunes, aux personnes en difficul­

tés sociales ou financières, ainsi qu’aux migrants.

Un personnel médical compétent

La moitié des centres de santé sexuelle sont médicali­

sés. On y trouve des médecins gynécologues ou géné­

ralistes avec une solide expérience dans le domaine de

la santé sexuelle. Ces médecins sont une ressource pour les médecins traitants s’ils ont besoin d’une réfé­

rence pointue lors d’une problématique rencontrée.

L’équipe des centres médicalisés est complétée par des assistantes médicales au bénéfice d’une grande pra­

tique dans le domaine d’activité.

Une collaboration avec des interprètes

Afin que toute personne puisse être comprise dans ses diverses demandes et être correctement informée, les consul tations de santé sexuelle font appel à des inter­

prètes professionnels. Dans plusieurs cantons, ces in­

terprètes sont au bénéfice d’une sensibilisation sur les questions de santé sexuelle.

Crédit photo

© Iakovenko123 | Dreamstime.com Correspondance:

Alain Pfammatter Alain.Pfammatter[at]

profa.ch Tél. 021 631 01 18

Sex-i.ch en onze langues

Pour vos patientes et patients de langue étrangère: Ce site Web de SANTÉ SEXUELLE Suisse contient des informations sur toutes les méthodes contraceptives, la grossesse, l’interruption de gros- sesse, l’anatomie des organes sexuels des hommes et des femmes et sur les infections sexuellement transmissibles. Les in- formations sont régulièrement mises à jour ou nouvellement dé- veloppées en collaboration avec des personnes expertes des centres de conseil, comme par exemple le complément actuel aux

«méthodes de contraception sans hormones». Les fiches d’infor- mation peuvent être générées sous forme de fichiers PDF dans les onze langues et distribuées aux patient-e-s. www.sex-i.ch

AUTRES GROUPEMENTS ET INSTITUTIONS Santé sexuelle suisse 1732

(14)

Ergebnisse des nationalen Pilotprogramms «progress! Sicherheit bei Blasenkathetern»

Dank Interventionsbündel mehr Sicherheit bei Blasenkathetern

Stephanie Zülliga, Jonas Marschallb

a Dr. sc. nat., Programmleiterin progress! Sicherheit bei Blasenkathetern, Patientensicherheit Schweiz

b PD Dr. med., Leiter Surveillance Blasenkatheter, Swissnoso

Wie internationale Verbesserungsprogramme gezeigt haben, kann der Einsatz von Blasenkathetern im Spital mittels eines evidenzbasierten Interventionsbündels erfolgreich reduziert werden. An die lokalen Verhältnisse angepasst lässt sich das Modell erfolgreich auf die Schweiz übertragen. Dies zeigen die Ergebnisse des nationalen Pilotprogramms «progress! Sicherheit bei Blasenkathetern».

«progress! Sicherheit bei Blasenkathetern» ist das dritte nationale Pilotprogramm, das im Rahmen der Qualitätsstrategie des Bundes im schweizerischen Gesundheitswesen durchgeführt wurde. Die Stiftung Patientensicherheit Schweiz und Swissnoso haben das Programm gemeinsam entwickelt und in den Jahren 2016–2018 umgesetzt. Das Bundesamt für Gesundheit (BAG) hat es finanziert. Das Programm hatte zum Ziel, die Verwendung von Blasenkathetern zu reduzieren

und damit die Häufigkeit von Katheter-bedingten Komplikationen wie Harnwegsinfektionen oder Trau- mata von Harnröhre und -blase zu senken. Dies vor dem Hintergrund, dass transurethrale Dauerkatheter, hier Blasenkatheter genannt, im Spitalalltag verbreitet zur Anwendung kommen, jedoch häufig ohne Indikation und ausreichende Notwendigkeit [1, 2].

Flankiert von einer Sensibilisierungskampagne imple- mentierten sieben Pilotspitäler ein evidenzbasiertes Interventionsbündel, bestehend aus den folgenden

drei Massnahmen: 1) Indikationsliste, 2) tägliche Über- prüfung der Notwendigkeit des Katheters (Re-Eva- luation) und 3) Schulung des Personals zum sicheren Umgang mit Blasenkathetern. Um die Wirksamkeit des Interventionsbündels aufzuzeigen, erhoben die Pilot- spitäler vor und nach Implementierung der Mass- nahmen im Rahmen der Surveillance während je dreier Monate Daten zur Katheternutzung und zu den dami t einhergehenden Katheter-assoziierten Harn- wegsinfektionen (Catheter-Associated Urinary Tract Infections, CAUTI) sowie zu verschiedenen nicht-infek- tiösen Komplikationen. Mittels Prozessvariablen wur- den darüber hinaus der Anteil indizierter Katheter und die durchgeführten Re-Evaluationen erfasst. Eine Mit- arbeiterbefragung untersuchte, ob sich Wissen und Einstellungen im Umgang mit Blasenkathetern im Ver- lauf des Pilotprogramms änderten.

Weniger Katheter, häufigere Überprüfung, weniger Komplikationen

Wie die Auswertungen zeigen, ging die Katheter- nutzung in den Pilotspitälern signifikant von 23,7 auf 21,0% zurück. Der Anteil der Blasenkatheter mit einer dokumentierten Indikation erhöhte sich signifikant von 74,5 auf 90,0%. Auch die Anzahl Überprüfungen, ob die Notwendigkeit des Katheters gemäss Indikati- onsliste noch gegeben ist, stieg signifikant von 168 auf 624 Re-Evaluationen / 1000 Kathetertage. Die Inzidenz von CAUTI war in den Pilotspitälern von Beginn an niedrig und änderte sich über die Dauer des Pro- gramms nicht (0,02 Infekte / 100 Kathetertage). Auch die Rate der Kathetertage blieb konstant und bewegte sich zwischen 17,4 (Vorher-Messung) und 13,5 (Nachher-

Résumé

Comme l’ont montré les programmes d’amélioration internationaux, l’uti- lisation de sondes vésicales à l’hôpital peut être réduite avec succès, grâce à un faisceau d’interventions basé sur des données probantes. Adapté aux conditions locales, le modèle peut tout à fait être appliqué à la Suisse. C’est ce que montrent les résultats du programme pilote national «progress!

La sécurité dans le sondage vésical».

Flankiert von einer Sensibilisierungskampagne implementierten sieben Pilotspitäler

ein  evidenzbasiertes Interventionsbündel.

AUTRES GROUPEMENTS ET INSTITUTIONS Sécurité des patients suisse 1733

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Messung) Kathetertage / 100 Patiententage. Hingegen ging die Rate nicht-infektiöser Komplikationen, wie Makrohämaturie oder Blutungen aus der Harnröhre, signifikant von 0,8 auf 0,6  Komplikationen / 100  Pa- tiententage zurück.

Mehr Wissen und veränderte Einstellungen bei Ärzteschaft und Pflegepersonal

Die Mitarbeitenden konnten nach Implementierung des Interventionsbündels mehr Wissensfragen korrekt beantworten. Zudem schätzten sie den Umgang mit Blasenkathetern innerhalb ihrer Organisation als re- striktiver und sicherer ein. Dies liess sich beispiels- weise an der gestiegenen Zustimmung zur Aussage

«Blasenkatheter auf der Abteilung werden nur als klar in- dizierte medizinische Massnahme gelegt» oder «die tägli- che Überprüfung, ob ein Blasenkatheter noch notwendig ist, ist bei uns selbstverständlich» ablesen. Bei den Mit- arbeitenden selbst liess sich eine erhöhte Bereitschaft feststellen, einen aktiven Beitrag zum sicheren Um- gang mit Blasenkathetern zu leisten.

Ein Blick hinter die Kulissen der  Pilotspitäler

Wie die Daten zeigen, hat sich das Interventionsbündel bewährt, und die Ziele des nationalen Pilotprogramms wurden erreicht. Die Pilotspitäler haben vorgeführt, dass das Interventionsbündel umsetzbar ist – sowohl im kleinen Regionalspital wie auch im grossen Uni- versitätsspital. Der Aufwand, den sie dafür leisteten, variierte und war abhängig von den zur Verbreitung und Umsetzung des Interventionsbündels ergriffenen Massnahmen, der Art und Weise, wie die Mitarbeiten- den sensibilisiert und geschult wurden (Online-Schu- lung, praktisches Training am Phantom) und von der

Surveillance. Zwar war das praktische Training zur Kathetereinlage mit einem beträchtlichen Organisa- tionsaufwand verbunden, es stiess jedoch bei vielen Mitarbeitenden auf ein Bedürfnis und wurde laut Angaben der Pilotspitäler sehr geschätzt. Auch die Surveillance erwies sich als aufwendig. Insbesondere die Erhebung der symptomatischen CAUTI benötigte viel Zeit, da zur Bestätigung der Infektion nebst klini- schen Symptomen auch der Nachweis von Erregern in der Urinkultur erforderlich ist. Die meisten Pilotspitäler mussten diese Informationen von Hand aus verschie- denen Dokumentationssystemen herausziehen.

Was es für eine erfolgreiche Verbesserung im Umgang mit Blasenkathetern braucht

Patientensicherheit Schweiz und Swissnoso empfehlen, das Interventionsbündel in allen Schweizer Akutspitä- lern zu implementieren und dessen Wirksamkeit zu monitorisieren. Die evidenzbasierte Indikationsliste stellt sicher, dass nur diejenigen Patientinnen und Patienten einen Blasenkatheter erhalten, die ihn benö- tigen. Mit der täglichen Re-Evaluation wird geprüft, ob die Notwendigkeit des Katheters gemäss Indikations- liste noch gegeben ist. Falls nicht, wird der Katheter entfernt. Die Personalschulung macht die Einlage und Pflege des Katheters sicherer.

Für die Einführung des Interventionsbündels ist es entscheidend, dass der Verbesserungsbedarf erkannt und der Wille zur Veränderung vorhanden sind. Wichtig ist, dass die einzelnen Massnahmen von den verant- wortlichen Stellen mitgetragen und gefördert werden.

Pilotspitäler, die zur Verbreitung und Umsetzung des Interventionsbündels sogenannte Champions einge- setzt haben, haben damit gute Erfahrungen gemacht und sind überzeugt, dass diese wesentlich zum Gelin- gen des Projekts in ihrem Spital beigetragen haben.

Tabelle 1: Indikationsliste «progress! Sicherheit bei Blasenkathetern».

Harnverhalt akuter Harnverhalt

symptomatische chronische Ausflussobstruktion PLUS >300 ml Restharn Urinmonitoring/Bilanzierung in regelmässigen kurzen Intervallen PLUS direkte therapeutische Konsequenzen

aus der Bilanzierung

Operation Operationsdauer >4 Stunden

perioperativ: aus operationstechnischen Gründen Urogenitalchirurgie und/oder Beckenbodenchirurgie epidurale/peridurale Anästhesie/Analgesie

Dekubitalulzera PLUS Inkontinenz Dekubitus Grad III oder IV oder Hauttransplantate sacral/perineal PLUS Inkontinenz*

Prolongierte Immobilisation aus medizinischen Gründen*, insbesondere zur Schmerzreduktion

Palliation PLUS Komfort terminal-palliative Situation PLUS Störung der Blasenfunktion PLUS/ODER Schwierigkeit einer normalen Miktion*

bei hohem Leidensdruck PLUS auf Wunsch des informierten Patienten

* Nach Ausschöpfung von Alternativmethoden zur kontrollierten Urinableitung.

AUTRES GROUPEMENTS ET INSTITUTIONS Sécurité des patients suisse 1734

(16)

Champions sind engagierte und von ihren Kolleginnen und Kollegen geschätzte Mitarbeitende, die sich dafür einsetzen, andere von der Notwendigkeit von Verbesse- rungsmassnahmen zu überzeugen und zur Mitarbeit zu motivieren.

Im Vergleich mit der Surveillance des Pilotprogramms lässt sich der Aufwand für das Monitoring reduzieren.

Eine Möglichkeit wäre es, sich auf die Erhebung der Katheternutzung zu konzentrieren und die Katheter- nutzungsrate (Kathetertage / 100 Patiententage) als

Surrogatmarker zu verwenden (d.h. ein auf Blasen- katheter bezogenes Device Stewardship) [3, 4]. Die Be- stimmung der Katheternutzungsrate ist deutlich we- niger aufwendig und trägt dem Umstand Rechnung, dass die Definition Katheter-assoziierter Harnwegs- infektionen auf teilweise unterschiedlichen labordia- gnostischen Parametern beruht, die eine Vergleichbar- keit erschweren. Die Katheternutzungsrate kann auf relativ unkomplizierte Weise aus der Pflegedokumen- tation (Einlage- und Entfernungsdatum des Katheters) sowie aus dem spitalinternen Klinikinformationssys- tem (Ein- und Austrittsdatum) des Patienten berechnet werden. Diese Messung ist auch für Spitäler mit einem

niedrigeren Automatisierungsgrad mit überschauba- rem Zusatzaufwand möglich.

Ausführlichere Informationen können im Update zur Schriftenreihe Nr. 9 «Sicherheit bei Blasenkathetern»

nachgelesen werden, das zum Abschluss des Pilot- programms im September 2018 publiziert wurde. Zu- sammen mit der Schriftenreihe bietet das Update um- fangreiches Hintergrundwissen und praxiserprobte Handlungsanleitungen zur Reduktion von (unnötigen) Blasenkathetern im Akutspital [5]. Beide Dokumente sind in den Sprachen Deutsch, Französisch und Italie- nisch online verfügbar unter www.patientensicherheit.

ch/blasenkatheter.

Literatur

1 Magill SS, Edwards JR, Bamberg W, Beldavs ZG, Dumyati G, Kainer MA, et al. Multistate point-prevalence survey of health care-associated infections. N Engl J Med. 2014;370(13):1198–208.

2 Munasinghe RL, Yazdani H, Siddique M, Hafeez W. Appropriateness of use of indwelling urinary catheters in patients admitted to the medical service. Infect Control Hosp Epidemiol.

2001 Oct;22(10):647–9.

3 Fakih MG, Gould CV, Trautner BW, Meddings J, Olmsted RN, Krein SL, et al. Beyond Infection: Device Utilization Ratio as a  Performance Measure for Urinary Catheter Harm.

Infect  Control Hosp Epidemiol. 2016;37(3):327–33.

4 Abrantes-Figueiredo JI, Ross JW, Banach DB. Device Utilization Ratios in Infection Prevention: Process or Outcome Measure?

Curr Infect Dis Rep. 2018;20(5):8.

5 Züllig S, Mascherek A. Sicherheit bei Blasenkathetern. Empfehlungen im Rahmen des nationalen Pilotprogramms progress! Sicherheit bei Blasenkathetern. Zürich: Stiftung für Patientensicherheit; 2016.

Korrespondenz:

Patientensicherheit Schweiz Asylstrasse 77

CH-8032 Zürich Tel. 043 244 14 80 zuellig[at]patienten- sicherheit.ch

www.patientensicherheit.ch

Im Vergleich mit der Surveillance

des  Pilotprogramms lässt sich der Aufwand für das  Monitoring reduzieren.

AUTRES GROUPEMENTS ET INSTITUTIONS Sécurité des patients suisse 1735

(17)

La SSHP: un réseau d’experts contre l’hypertension pulmonaire

Frédéric Ladora, Andrea Azzolab, Silvia Ulrichc

a PD Dr méd. phil., Past Président de la SSHP, Genève, membre FMH; b Dr méd., Président en exercice de la SSHP, Lugano, membre FMH;

c Prof. Dr méd., Lead Scientific Committee de la SSHP, Zurich, membre FMH

La Société Suisse pour l’Hypertension Pulmonaire (SSHP) célèbre ses vingt ans.

Nous souhaitons profiter de cet événement réjouissant pour susciter une réflexion sur son histoire et son évolution, sur les projets actuels et la maladie à laquelle nous consacrons tous nos efforts depuis deux décennies.

La réussite grâce à l’interdisciplinarité

L’hypertension pulmonaire est une maladie qui se caractérise par une pression artérielle élevée dans les artères pulmonaires. La Société Suisse pour l’Hyper­

tension Pulmonaire (SSHP) a été fondée en 1998 pour  contrecarrer au mieux les conséquences fatales de l’hypertension pulmonaire en Suisse et accroître la qualité de traitement pour les patient­e­s souffrant de cette maladie. Pneumologues, spécialistes de la méde­

cine intensive, angiologues, cardiologues, pédiatres et spécialistes de la médecine interne ont tous participé à la création de cette nouvelle société – l’interdisciplina­

rité reste aujourd’hui encore l’une des caractéristiques fondamentales de la SSHP. Notre société compte ac­

tuellement 90  membres issus de diverses disciplines qui continuent de centrer exclusivement leurs efforts sur les maladies, dont certaines sont rares, entraînant une hypertension pulmonaire.

Echange et soutien

Depuis la fondation de la SSHP, ses objectifs sont restés inchangés. Notre mission principale et fondamentale est toujours de garantir, mais aussi d’améliorer la qua­

lité de traitement des patient­e­s suisses atteints de di­

vers types d’hypertension pulmonaire, notamment en sensibilisant à cette maladie le milieu médical de notre pays et le grand public. Pour atteindre cet objectif, nous envoyons deux fois par an une newsletter à plu­

sieurs milliers de médecins spécialisés dans diverses disciplines. Cette newsletter, qui paraît également sous format électronique depuis de nombreuses années, offre des informations intéressantes pour les méde­

cins de multiples spécialités. Cette publication aborde depuis 15 ans sur quatre ou huit pages un ou plusieurs

sujets cruciaux de l’hypertension pulmonaire. Il nous arrive quelquefois d’y donner la parole à des expert­e­s internationaux. A l’occasion de nos vingt années d’existence, nous avons modernisé la présentation de notre newsletter et en avons varié le contenu. Chaque newsletter est consacrée à un sujet dans le domaine de l’hypertension pulmonaire et réunit les dernières in­

formations en matière de recherche et de traitement.

Les échanges scientifiques entre expert­e­s suisses et internationaux sont encouragés lors des ateliers et congrès de notre société. Les 8 et 9 novembre de cette année, le Palais de l’Athénée à Genève a accueilli des expert­e­s de l’hypertension pulmonaire lors du sep­

tième congrès international de la SSHP.

Une publication dans la newsletter de la SSHP ou la présen tation d’un projet actuel lors de l’un de nos évé­

nements ne sont pas les seuls moyens dont dispose notre société pour reconnaître les précieuses activités de recherche menées dans le domaine de l’hyperten­

sion pulmonaire. Depuis quelque temps, la SSHP dé­

cerne des prix et des bourses de recherche à des scien­

tifiques de tout âge qui déploient des efforts intenses et efficaces dans la recherche sur l’hypertension pulmo­

naire.

Swiss PH Registry

En tant que société, la SSHP apporte également sa contribution à la recherche dans le domaine de l’hy­

pertension pulmonaire en rassemblant des données épidémiologiques précises pour établir un registre ac­

tuel de toutes les formes et sévérités de l’hypertension pulmonaire en Suisse et aiguiser ainsi nos connais­

sances sur la maladie. Le «Swiss PH Registry» est utilisé depuis 1998 et a continué à être renouvelé. Une refonte majeure a eu lieu en 2014.

AUTRES GROUPEMENTS ET INSTITUTIONS SSHP 1736

(18)

Swiss CTEPH Board

Depuis janvier 2018, la SSHP dispose d’une nouvelle plateforme d’échange entre médecins créée pour les patients souffrant d’hypertension pulmonaire post­

embolique (CTEPH): le Swiss CTEPH Board. Celui­ci est dirigé par les équipes pluridisciplinaires des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) et Zurich (USZ) qui se consacrent depuis des années au traitement des pa­

tients atteints par cette forme particulière d’hyperten­

sion pulmonaire. Les collègues d’autres hôpitaux uni­

versitaires, hôpitaux cantonaux et cabinets peuvent rejoindre la plateforme et, après s’être inscrits par e­mail (cteph[at]sgph.ch), présenter leurs propres cas de patients. Les éléments du dossier médical sont alors  partagés en visioconférence et permettent aux spécialistes en pneumologie, cardiologie, radiologie, chirurgie thoracique et autres d’aborder la probléma­

tique de chaque patient lors d’un débat interdiscipli­

naire et de donner des recommandations de panel pour le traitement ultérieur.

Conseils et recommandations

Par ailleurs, nous avons à cœur d’élaborer des direc­

tives scientifiques en matière de diagnostic et de traite­

ment et de les actualiser régulièrement. En collabora­

tion avec un groupe de travail de la Société Suisse de Cardiologie (SSC), nous avons pour la première fois pu­

blié des recommandations dans le but d’aider nos col­

lègues médecins à effectuer un dépistage par échocar­

diographie transthoracique afin de déceler et évaluer

une éventuelle hypertension pulmonaire chez des patien t­e­s. Bien entendu, les expert­e­s de la SSHP par­

ticipent aussi à des consultations dans le cadre du traitement des patient­e­s souffrant d’hypertension pulmonaire. Cette fonction de conseil est également exercée par la SSHP au sein d’organisations de patients pour l’hypertension pulmonaire.

A l’avenir également, les missions principales de la SSHP consisteront à continuer à accroître la sensibilisa­

tion vis­à­vis de cette affection potentiellement fatale qu’est l’hypertension pulmonaire et à maintenir au ni­

veau le plus élevé la qualité du traitement des patients atteints d’hypertension pulmonaire en Suisse. En font partie des contrôles réguliers par les médecins trai­

tants, les spécialistes et les centres de l’hypertension pulmonaire, ainsi que la vérification de l’atteinte des objectifs thérapeutiques avec, si nécessaire, une adap­

tation du traitement. Afin de conserver un standard élevé pour le traitement d’une affection pulmonaire rare, une bonne collaboration interdisciplinaire dans quelques centres d’expertise s’avère indispensable. La SSHP, avec ses membres issus de différents domaines de spécialité, continuera à s’engager pour la coopéra­

tion avec d’autres sociétés de discipline dans l’intérêt des patient­e­s.

Correspondance:

Société Suisse pour l’Hypertension Pulmonaire SSHP

c/o IMK Institut für Medizin und Kommunikation AG Münsterberg 1 CH­4001 Bâle ssph[at]imk.ch

Vous trouverez d’autres informations sur l’hypertension pulmo- naire, la SSHP, les projets et manifestations actuels sur le site www.sgph.ch.

AUTRES GROUPEMENTS ET INSTITUTIONS SSHP 1737

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