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Largeurs totales en photon et modèle de capture de valence

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(1)

HAL Id: jpa-00208537

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00208537

Submitted on 1 Jan 1976

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Largeurs totales en photon et modèle de capture de valence

O. Harouna, J. Cugnon

To cite this version:

O. Harouna, J. Cugnon. Largeurs totales en photon et modèle de capture de valence. Journal de

Physique, 1976, 37 (12), pp.1377-1381. �10.1051/jphys:0197600370120137700�. �jpa-00208537�

(2)

LARGEURS TOTALES EN PHOTON ET MODÈLE

DE CAPTURE DE VALENCE

O. HAROUNA et J. CUGNON

Université de

Liège,

Institut de

Physique,

Sart

Tilman,

B-4000

Liège 1, Belgique (Reçu

le

20 juillet 1976, accepté

le 23 aofit

1976)

Résumé. 2014 Les

largeurs

totales en photon sont évaluées dans le cadre du modèle de valence pour la capture radiative de neutrons. La comparaison avec les valeurs expérimentales pour plusieurs

noyaux entre 40Ca et 60Ni indique que la capture de valence est importante dans cette région.

Abstract. 2014 Total photon widths are evaluated in the frame of the valence capture model for the neutron radiative capture. The comparison with experimental data for nuclei between 40Ca and 60Ni indicates that the valence capture is an important process in this region.

LE JOURNAL DE PHYSIQUE

Classification

Physics Abstracts

4.340

1. Introduction. - L’une des d6viations les

plus spectaculaires

vis-a-vis du modele

statistique

des

reactions nucl6aires est assur6ment l’observation de correlations entre les

largeurs

en neutron et les

largeurs

en

photon

dans les reactions de capture radiative de neutrons de basse

6nergie.

Ces correlations peuvent etre

expliquees

par le modele de

valence,

introduit par Lane et

Lynn [1],

et

developpe

r6cem-

ment par divers auteurs

[2-5].

Le modele est base

sur le fait que les noyaux pour

lesquels

les correlations sont les

plus importantes

sont aussi ceux pour

lesquels

les

largeurs

reduites en neutron sont les

plus grandes.

Aussi,

le modele

postule

essentiellement que dans 1’etat initial

(avant

emission du

photon),

sont surtout

importantes

les

composantes

d6crivant la cible dans 1’etat

fondamental, 1’amplitude

de celles-ci etant

proportionnelle

a la

largeur

en neutron. D’une

faqon plus sp6cifique,

pour A N 60 par

exemple,

on ne

retiedt dans 1’etat initial que les

composantes

d6crivant la cible dans 1’etat fondamental et le neutron dans 1’6tat

3s;

de

m8me,

dans 1’etat

final,

on ne retient

que les composantes d6crivant le meme etat de la cible et le neutron dans 1’etat

2p.

Le modele de valence

non seulement

reproduit qualitativement

les corr6-

lations,

mais en

plus,

dans bien des cas, rend compte des valeurs des

largeurs partielles

en

photon

avec une

precision acceptable [2],

6tant donne la

simplicite

du

modele. Cela ne constitue

cependant

pas une preuve suffisante de la validite du

modele,

car les transitions radiatives 6tudi6es

jusqu’ici

conduisent

g6n6ralement

a des 6tats finals ou le mouvement a une

particule

du neutron est peu

perturb6 (facteur spectroscopique 6lev6).

Un test

plus

severe du modele est de considerer les

largeurs

totales en

photon, puisqu’alors

on doit

sommer sur un assez

grand

nombre d’etats finals.

C’est ce que nous nous proposons de faire

ici,

en ce

qui

concerne la

region

3s

(40

A

70).

Dans la section

2,

nous

rappelons

brievement les formules du modele de valence et nous

presentons

les resultats de nos calculs pour des transitions

sp6cifiques qui

ont ete mesurees dans toute une serie de noyaux. La section 3 contient une discussion

qualitative

sur les valeurs moyennes des

largeurs

totales en

photon. Enfin,

la section 4 expose nos

conclusions.

2. Les

largeurs

totales on

photon

dans le mod6le de

valence. - Les formules sont donn6es dans la ref.

[5].

Rappelons

seulement 1’essentiel pour une cible de

spin

nul et pour une resonance 1 = 0. La

largeur

totale

peut

s’exprimer

par

ou f numerote 1’6tat final. Les

largeurs partielles

sont

donnees par

[5] :

ou

r;J1

est la

largeur

en neutron, eye

1’energie

du

photon, kn

est le nombre d’onde du neutron incident. Les

quantit6s

Z et A sont les nombre

atomique

et nombre

de masse du noyau r6siduel. Le facteur A vaut

1/2 n

ou

1/4 n

selon que le

spin

de 1’etat final est

3/2

ou

1/2.

Les

quantit6s a

sont d6finies dans la r6f.

[5]

et y sont tabul6es. Nous avons

adopt6

ces valeurs

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:0197600370120137700

(3)

1378

TABLEAU I

dans le

present

travail. Dans les calculs des lar- geurs totales

(eq. (2.1)),

nous avons somme sur tous

les niveaux dont on connait le

spin

et le facteur spec-

troscopique

pour le transfert du neutron dans l’orbite

2p

lors d’une reaction

(d, p).

La valeur

Fx.

de la

largeur

en neutron est tiree de

1’experience

et les

valeurs

rÀy

donnees ainsi par les

eqs. (2.1)

et

(2.2)

sont

comparees

avec les valeurs mesur6es de la

largeur

en

photon.

Nous

presentons

dans les tableaux II a XIV les resultats pour des resonances s. Le tableau I donne la liste des cibles

envisag6es,

le nombre de resonances 6tudi6es pour

chaque

cible et le facteur de corr6la- tion p. Celui-ci est défini comme

Il donne une idee du

degre

de correlation.

TABLEAU II

En ce

qui

conceme les

isotopes 5°Cr, 51V, 52Cr, 54Cr, 58Ni,

les

predictions

du modele de valence

peuvent

etre considerees comme

remarquables,

sauf

pour la resonance a

11,52

keV dans

Ie 51 V.

Il convient de noter que pour ces

isotopes (voir Fig. 1),

la

largeur

moyenne en

photon

est assez

elevee,

de l’ordre de 2 eV.

Dans le cas du

6°Ni,

1’accord est relativement bon

(eu 6gard

a la

simplicite

du

modele)

pour les deux resonances a

12,47

et

28,64 keV,

mais est mauvais

pour les deux autres resonances. Nous faisons remar-

quer que le modele de valence ne

predit

pas, pour la resonance a 43

keV,

une bonne valeur de la

largeur

totale en

photon,

alors

qu’il predit

une bonne valeur pour la

largeur partielle

relative a la transition vers 1’etat fondamental du

61 Ni.

C’est une illustration

TABLEAU III

TABLEAU IV

TABLEAU V

(4)

TABLEAU VI

TABLEAU VII

TABLEAU VIII

TABLEAU IX

TABLEAU X

de ce que nous disions dans l’introduction au

sujet

de la severite des tests du modele de valence.

Pour les

isotopes

du calcium d’une

part (4°Ca, 42Ca, 43Ca, 44Ca)

et pour le

59CO

d’autre part, 1’accord

global

entre les

predictions

du modele de

TABLEAU XI

TABLEAU XII

TABLEAU XIII

TABLEAL’ XIV

valence et les mesures

experimentales

est nettement

moins bon que pour le groupe

d’isotopes precedent.

Remarquons

que la valeur moyenne de

Fly ( £r

1

eV)

est

plus petite qu’auparavant.

Nous devons

cependant

discuter

plus

en detail les

predictions

du modele de valence. En

effet,

il convient de noter que, pour les

isotopes repris ci-dessus, quand

la

largeur

en neutron

est

superieure

a une certaine valeur

(- I

keV pour

4oCa, 42Ca, 44 Ca, -

300 eV pour le

43Ca,

700 eV

pour le

59Co), alors,

le modele de valence fournit

(5)

1380

une valeur

acceptable

de la

largeur

en

photon.

Par contre, si la

largeur

en neutron est

plus petite,

les

valeurs de

7By

donnees par le modele de valence peuvent diff6rer des valeurs

experimentales

par un

ou

plusieurs

ordres de

grandeur.

En

general, d’ailleurs,

les valeurs

theoriques

sont

plus petites

que les valeurs

experimentales.

FIG. 1. - Valeurs experimentales (points) des largeurs totales

moyennes en photon, pour les cibles donn6es dans le tableau I, comparees avec les valeurs theoriques (croix) et avec les predictions

de 1’6q. (3.3) (courbes). Pour le detail, voir le texte.

Dans le cas

du 53Cr,

les valeurs

th6oriques

sont tres

petites.

Cela est du aux tres

petites

valeurs des facteurs

spectroscopiques 2p,

associes aux 6tats finals du

54Cr

connus.

La

plupart

de nos resultats

peuvent s’interpréter

de la

facon

suivante. La

largeur

totale

r Àyexp

peut

s’ecrire

ou

F,4,,,a

est la contribution que nous avons calcul6e et ou

r 1

tire son

origine

des processus autres que la

capture

de

valence,

telles que les excitations de la cible ou 1’etalement de la resonance

dipolaire geante,

effets

qui

sont discutes dans les refs.

[2, 3, 5].

La

contribution

FA7,al

du modele de valence est propor- tionnelle,i

r ;’0.

Faisons

1’hypothese

que

r 1 est d’origine

purement

statistique (donc

de

signe fluctuant)

et

d’intensit6

plus

ou moins constante, et en tout cas

petite ( 0,5 eV).

Si la contribution de valence est assez

grande (ce qui

se

produit

si la

largeur

en neutron

est

grande),

le modele de valence donne alors de bons r6sultats. Par contre, si la contribution de valence est

petite (;g

100

meV),

la valeur

th6orique peut

alors etre

completement

diff6rente de la valeur

exp6rimentale.

3.

Largeurs

moyennes en

photon.

- Nous essayons ici de

d6gager

certaines

propri6t6s

des

largeurs

moyennes en

photon,

dans le cadre du modele de valence. Des

6qs. (2.1)

et

(2.2),

on peut écrire

(pour

une cible de

spin nul)

ou le

signe ) indique

une moyenne sur l’indice A.

On peut reecrire

(3.1)

sous la forme

ou la barre traduit une moyenne sur les 6tats finals f.

La sommation restante intervient dans une

regle

de somme bien connue pour les facteur spectro-

scopiques

de

stripping [6].

Cette somme est

6gale

au

nombre de trous dans une couche donn6e

(couche 2p,

pour le cas

qui

nous

occupe).

En

6galant

ce nombre

a sa valeur moyenne

(4),

on peut finalement reecrire

(3.2)

sous la forme

ou nous avons fait

apparaitre

la

strength function

en

neutron

telle

qu’elle

est d6finie habituellement

[7].

Si l’on

assimile

CT

au cube de

1’energie

de liaison de 1’etat

2p

dans un

puits

moyen r6aliste

[8],

et si l’on

prend pour sn

les valeurs donnees par le modele

optique

avec les

parametres

de Moldauer

[9],

on trouve que la variation de la

quantite (3. 3)

en fonction du nombre de masse A est

repr6sent6e

par la courbe en trait

plein

de la

figure

1.

Cette courbe

possede

une bosse aux environs de A =

58,

bosse que l’on

peut

relier au

pic

de la

strength function so [2].

La courbe est nettement en dessous

des valeurs

exp6rimentales. Or,

dans la section

2,

en tenant

compte

des valeurs r6elles

(et

non des

moyennes)

de

r ;’0’ ey,

on obtenait un bon accord avec

1’experience

pour A - 50 par

exemple.

Comment

expliquer

que

1’application

de la formule

(3.1)

donne

des resultats tres differents du calcul decrit sous

1’eq.

(3.3) ?

La

valeur r Ào >

peut

s"6carter,

pour un noyau

sp6cifique,

un peu de la valeur

de so

donnee

dans la ref.

[9],

mais d’un facteur 2 tout au

plus « D >

varie aussi assez peu en fonction de

A). L’analyse

de nos resultats montre

plutot

que les etats finals de

grand

facteur

spectroscopique 2p

donnent une

valeur

de Ey

notablement

plus grande

que la valeur

(6)

moyenne reliee a un

puits

de

potentiel.

En d’autres

termes, 1’etat

2p

peut se

fragmenter,

dans un noyau

reel,

et donner des etats a

grand

facteur spectrosco-

pique, plus

li6s que ne le serait l’etat

2p

non

perturbe.

Meme si le

deplacement

en

energie

est

faible,

cet effet

peut

se manifester aisement dans les transitions

dipolaires

a cause de la

presence

du cube de sy dans la

formule

(3 .1 ).

Cette remarque est illustr6e par la courbe en traits discontinus de la

figure

1 ou By a ete

pris 6gal

à 8 MeV.

4. Conclusion. - Nous avons etudie la

validite

du

modele de valence dans la

region

3s en ce

qui conceme

la

prediction

des

largeurs

totales en

photon.

Le

modele donne de bons

resultats, spécialemebt

pour les

grandes largeurs

en

photon (,> I eV). Nous

avons

montre que deux faits conditionnent cette

validite.

(i)

Les

largeurs

en neutron sont assez

grandes

dans

cette

region

de la charte des noyaux.

(ii) Les

etats

pour

lesquels

les facteurs

spectroscopiques 2p

sont

importants

sont assez fortement lies.

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paper 86.

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