Compte-rendu de l'audience LV du 29 mai 2013
Le SNES-FSU (R. Hubert, cosecrétaire général, V. Sipahimalani, responsable du secteur lycée, M. Rollin, responsable du groupe LV) a été reçu, suite à sa demande, le 29 mai 2013 par la DGESCO (M. Delahaye, directeur, M. Turion, directeur adjoint, Mme Robin, chef de bureau des LGT) au sujet des épreuves de langues
vivantes au Baccalauréat.
Premier temps : bilan des épreuves.
Le SNES-FSU a rappelé son attachement à des épreuves terminales nationales sur la première semaine de juin, à partir de banques de données. Il a rappelé son opposition au CCF qui désorganise les enseignements et provoque une course à l'évaluation, plutôt que de se centrer sur les apprentissages.
La DGESCO, suite à notre demande de bilan, dit avoir lancé une enquête dont les résultats parviendront d'ici à la mi-juillet. Le SNES-FSU insiste sur l'urgence des corrections à apporter et présente son propre bilan, à partir des remontées des collègues dans les académies :
- sur la CO : de nombreux problèmes sont liés aux supports, à l'organisation locale de l'épreuve (renvoyée souvent aux seuls enseignants) et à une grille de notation qui ne convient à personne. La place de cette épreuve, notamment en L, est également abordée.
- sur l'EO : les problèmes viennent encore des conditions matérielles mais aussi du contenu même de l'épreuve qui repose sur des problématiques et des notions pas toujours claires pour les enseignants (combien entre 2 et 4) et les élèves (comment problématiser ? que dire pendant l'exposé?). Le planning des oraux en L est ubuesque, ainsi que la gestion des dossiers.
Quant à l'écrit, le SNES-FSU explique que les sujets de Pondichéry n'ont fait que raviver les questions déjà posées : combien de documents ? place du français ? QCM ? La DGESCO dit qu'une nouvelle faq répondra très vite à ces inquiétudes.
La DGESCO n'a pas apporté de réponses claires à ces différents points.
Deuxième temps : avenir des épreuves.
La DGESCO explique qu'en attendant les résultats définitifs de son enquête, elle a déjà réfléchi à quelques améliorations des épreuves et s'est notamment posé la question de la place de la CO :
- insérée au début des écrits, elle pose le problème des langues dites rares, plus de 40, concernant moins de 2%
des élèves (problème de tri des candidats par LV et, partant, de quantité de salles) ; - couplée à l'IO comme en L dans toutes les séries ;
- transformée en épreuve ponctuelle, elle aurait un impact budgétaire lourd et poserait le problème de l'organisation (beaucoup de salles et de matériel en même temps) ;
- modifiée en QCM en français ou en LV.
Elle annonce que la grille de CO en LV2 sera modifiée dès l'an prochain, comme les erreurs liées au logiciel de collecte des notes Lotanet.
Le SNES-FSU dit son refus de revoir le même scénario se revivre l'an prochain. Il explique que la transformation de la CO en épreuve ponctuelle ne pose pas plus de problème de salles que l’organisation adoptée cette année dans de nombreux lycées.
La DGESCO explique que le calendrier de toutes les épreuves de LV sera également vu dans le cadre du calendrier large du Baccalauréat (les difficultés pour les candidats en situation de handicap sont révélatrices des problèmes posés par l’organisation actuelle).
Troisième temps : remise de la pétition.
Le SNES-FSU remet la pétition mise en place avec l'APLV (4857 signatures), en accord avec celle-ci. Il rappelle aussi l'existence d'une nouvelle pétition intersyndicale (SUD, CGT) qui compte déjà 5040 signatures.
Il rappelle aussi l'urgence de modifications des épreuves.
La DGESCO propose une nouvelle audience début juillet pour un nouveau point d'étape.