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A propos de la théorie de la couche capillaire

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Academic year: 2021

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Texte intégral

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HAL Id: jpa-00241561

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00241561

Submitted on 1 Jan 1910

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A propos de la théorie de la couche capillaire

G. Bakker

To cite this version:

G. Bakker. A propos de la théorie de la couche capillaire. J. Phys. Theor. Appl., 1910, 9 (1),

pp.409-410. �10.1051/jphystap:019100090040901�. �jpa-00241561�

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un grand nombre d’exemples classiques, carbonate de chaux, efflo-

rescence des sels, etc., cette loi se trouve mal vérifiée. C’est que dans le cas du carbonate de chaux, par exemple, l’action de la chaux poreuse n’est pas négligeable; elle rend la tension plus faible, le système est alors univariant. Pour avoir nettement un système

univariant suivant la loi des tensions, il suffit d’opérer en présence

d’un dissolvant des corps solides pris en quantité juste suffisante

pour les humecter. C’est ainsi que, pour le carbonate de cllaux, on emploie un mélange de carbonates doubles alcalins et alcalino-terreux fondant vers 600°. La tension de ce mélange saturé de chaux et de

carbonate est exactement la même que celle du carbonate à la même

°

température, et l’action de la porosité est éliminée.

A PROPOS DE LA THÉORIE DE LA COUCHE CAPILLAIRE ;

Par M. G. BAKKER.

Dans le J. de Phys., 4e série, t. IX ; mars 1910, p. 243, M. Tissot a

donné un intéressant résumé de mon mémoire sur la théorie de la couche capillaire paru dans le Philos. lVlccc~a,~ine d’avril i908. Ce

résumé se termine comme il suit :

« Le gradient de la pression hydrostatique ~~, selon la normale à la surface en un point d’une couche capillaire sphérique, est égal au produit de l’écart de la loi de Pascal par la courbure de la surface. » Je désirerais donner ici l’explication de cette proposition. Par le point considéré de la couche capillaire, construisons une sphère, con- centrique aux sphères qui limitent la couche. Soit R le rayon de cette

sphère, 91 R représente la courbure de la sphère construite par le point

considéré. Soit P1 la pression hydrostatiqoe au point considéré selon la normale à la surface de la couche capillaire et p, la pression dans

une direction perpendiculaire à celle de ~~~ , alors :

où dh représente la différentielle de la normale à la surface ;

PI

-

P2 représente ce que j’ai appelé l’écart de la loi de Pascal,

parce qu’on a à l’intérieur du liquide ou de la vapeur : p, _-__. P2’

d’après la loi de Pascal.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:019100090040901

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Or cette proposition, signalée à la fin du résumé de M. Tissot et

exprimée par l’équation ( 1 ), n’est q~r~’un Ze~~2~~2e au r~2oye~2 duquel j’ai

trouvé dans mon mémoire une interprétcitio)î de la portion de l’iso-

ther~ne théorilzce, correspondant aux états instables.

Sur la branche de l’isotherme du côté du liquide et sur la branche

qui correspond à la vapeur, on peut choisir deux points de sorte que le potentiel thermodynamique pour ces deux points ait la même valeur.

Un tel couple de points correspond, au-dessus du segmenL recti-

ligne, qui représente l’isotherme réelle, à une goutte liquide : l’état physique à l’intérieur de cette goutte et dans la vapeur qui l’enve- loppe est entièrement déterminé par la position de ce couple de points. De même, au-dessous del’isotherme réelle, chaque couple

~

de ces points correspond à une bulle de vapeur.

L’état d’un point du feuillet capillaire sphérique, qui entoure, dans le premier cas, la goutte sphérique de liquide, dans le second, la bulle de vapeur sphérique, est entièrement déterminé par la densité

en ce point et les pressions hydrostatiques p, et P2 prises respecti-

vement selon la direction du « rayon du feuillet » et selon la direc- tion perpendiculaire à la dernière.

Si on construit pour le feuillet la courbe qui représente la

moyenne PI t P2

pour un point quelconque du feuillet en fonction de 1‘inverse de la densité, cette courbe a un point minimum, et ce point miniinum coïncide avec le point de l’isotherme théorique, le potentiel thermodynamique a la même valeur que dans les phases homogènes, qui limitent le feuillet.

De la même manière on peut construire pour une température défi-

nie tout un réseau de courbes. De là la proposition suivante :

Si on construit pour tous les feuillets capillaires s~héric~r,ces, qui

entourent respectivement toutes les gouttes sphpriques de liquide et toutes les -bulles de vapeur sphériques, qui sont possibles à une ten2pé

rature définie, les courbes qui représentent pour chaque feuillet lcc

moyenne P

~ ~~~ en fonction de l’inverse de la densité, les points mi-

nimc~ de ces courbes forment précisément la portion de l’isotherme

théoriqu e, correspondant auo) états instables.

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