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DS 1 : 4h

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Academic year: 2022

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DS 1 : 4h

Vendredi 22 septembre 2017 L’usage des calculatrices n’est pas autorisé

L’étudiant attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de la rédaction, même si tout résultat qui n’est pas explicitement dans le cours de MPSI ou de MP doit être démontré. Si un candidat repére ce qui lui semble être une erreur d’énoncé, il le signalera sur sa copie et

poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il a été amené à prendre.

Questions de cours :

1. Parmi les couples suivants, recopier sur votre devoir ceux qui sont des groupes (on ne demande aucune justification) :

(R,+),(R+,×),(R,×),(C,×),(Un,+),(Mn(R),+),(Mn(R),×),(GLn(R),+),(GLn(R),×).

2. On rappelle que det(AB) =det(A)det(B)et que Tr(A+B) =Tr(A) +Tr (B).

(lorsqueAest une matrice deMn(K), le nombre Tr (A)désigne la trace de la matriceA, c’est à dire la somme des coefficientsai,isur la diagonale.)

a. Recopier et compléter les points de suspension de sorte que les applications suivantes soient des morphismes de groupes :

det : (. . . , . . .)→(. . . , . . .).

Tr : (. . . , . . .)→(. . . , . . .).

exp : (C, . . .)→(. . . , . . .)

b. En déduireque les ensembles suivants sont des groupes pour la loi donnée : SLn(C) ={M ∈ Mn(C)|det(M) = 1} pour la loi de multiplication des matrices 2iπZ={2iπk|k∈Z}pour la loi d’addition des complexes

3. Énoncer puis démontrer le résultat sur les idéaux deK[X]. 4. Montrer que(Z,+) et(Q,+) ne sont pas isomorphes.

Problème 1 :

Préliminaires :

1. On veut montrer que sin∈N n’est pas un carré parfait (le carré d’un entier naturel), alors√ n est irrationnel. On suppose par l’absurde que√

n=a

b aveca∧b= 1.

a. Justifier l’existence d’un nombre premierpdivisantb. b. Montrer quepdivisea2puis que pdiviseaet conclure.

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2. Soitpun nombre premier etk∈[1, p−1]. a. En étudiantk!(p−k)!

Çp k å

, montrer quepdivise le coefficient binomial Çp

k å

. b. En déduire que :

∀(a, b)∈Z2,(a+b)p≡ap+bp modp.

3. On dit que dest un carré dans Z/pZsi et seulement si l’équation(xmodp)2=dmodpadmet au moins une solution dansZ/pZ.

a. Enumérer les carrés deZ/11Zpuis ceux deZ/17Z.

b. Vérifier que 2 est un carré dansZ/17Zmais pas dansZ/11Zpuis que 3 est carré dansZ/11Z mais pas dansZ/17Z.

4. Soitn≥2. Montrer que

n−1

X

k=0

exp(2ikπ n ) = 0.

Partie 1 :

Soitδun nombre complexe fixé. On noteAδ l’ensemble des sous-anneaux de(C,+,×)contenantδet on définitZ[δ] = \

A∈Aδ

A.

1. a. Montrer queZ[δ]est un sous-anneau de(C,+,×).

b. Montrer que siB est un sous-anneau de(C,+,×)contenantδ, alorsZ[δ]⊂B. On vient de montrer queZ[δ]est le plus petit sous-anneau de(C,+,×)contenantδ.

2. a. Que dire de Z[δ]lorsqueδ∈Z?

b. Montrer que Z[δ] = {P(δ)|P ∈ Z[X]}, où Z[X] est l’ensemble des polynômes à coefficients entiers.

c. L’écriture d’un élément a∈Z[δ] sous la formeP(δ)est-elle unique en général (on pourra par exemple envisager le cas δ=i) ?

Soit alors un entierppremier et impair.

On définit surZ[δ]la relation suivante dite de congruence modulopet notéeRp:

∀(a, b)∈Z[δ]2, aRpb⇔ ∃c∈Z[δ], a−b=pc.

3. a. Montrer qu’il s’agit d’une relation d’équivalence.

On note alorsZ[δ]/(p)l’ensemble des classes d’équivalence pour cette relation de congruence modulop et on note x˙ ∈Z[δ]/(p)la classe dex∈Z[δ]pour cette relation d’équivalence.

b. Définir des lois+p et×p surZ[δ]/(p)telles que

• le triplet(Z[δ]/(p),+pp)soit un anneau,

• l’applicationφ:Z[δ]→Z[δ]/(p)définie parφ(a) = ˙asoit un morphisme surjectif d’anneaux.

Dans la suite du problème, les lois+pet ×pdeZ[δ]/(p)seront simplement notées+et×. On fait remarquer qu’en s’inspirant de la question2.des préliminaires, on peut démontrer que :

∀( ˙a,b)˙ ∈(Z[δ]/(p))2,( ˙a+ ˙b)p= ˙ap+ ˙bp.

Partie 2 :

On suppose dans cette partie que le nombre complexeδ vérifie les conditionsδ /∈Z et δ2∈Z. On note d=δ2. L’anneauZ[δ]est donc un anneau minimal dans lequeldadmet une racine carrée.

L’entierpest toujours premier et impair.

L’anneauZ[δ]/(p)peut alors être assimilé à un anneau modulopauquel on a ajouté une racine ded.

Lorsquea∈C,adésigne le conjugué deadansC.

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1. Montrer queZ[δ] ={n+δm|(n, m)∈Z2}.

2. Montrer que la décomposition d’un élémenta∈Z[δ] sous la formea=n+δm avec(n, m)∈Z2 est unique. On pourra distinguer deux cas selon qued <0 etd >0.

On suppose toujoursppremier impair et on suppose qued∧p= 1. 3. Montrer que∀a˙ ∈Z[δ]/(p),a˙2= 0⇒a= 0.

Pour touta∈Z[δ], sia=n+δm, on noteac=n−δm etN(a) =a×ac. 4. Montrer que pour touta∈Z[δ],N(a)∈Z.

5. Montrer queaest inversible dansZ[δ]/(p)si et seulement sipne divise pasN(a)dansZ.

6. Montrer que sidn’est pas un carré dansZ/pZ, alorsZ[δ]/(p)est un corps.

Partie 3 :

Le but de cette partie est de chercher à quelle(s) condition(s),(−1), 2 et 3 sont des carrés dansZ/pZen discutant de la classe de congruence depmodulo 4, modulo 8 ou modulo 12. Les résultats obtenus dans cette partie sont des cas particuliers d’un théorème plus général démontré dans la partie 4.

On considère l’application : q:

ß ((Z/pZ),×) → ((Z/pZ),×) (xmodp 7→ (xmodp)2 1. Montrer queqest un morphisme de groupes. Déterminer son noyau.

2. Montrer que

Card((Z/pZ)) =Card(Kerq)·Card(Imq).

3. En déduire qu’il y a exactement p−1

2 carrés non nuls dansZ/pZ.

4. Montrer que

∀x∈Z, x∧p= 1⇒xϕ(p)≡1 modp.

(on précisera la valeur deϕ(p)).

5. En déduire quex(p−1)/2est congru à 1 ou(−1)modulop.

6. Par un argument d’inclusion et de cardinalité, en déduire que :

x(p−1)/2≡1modp⇔(xmodp)est un carré non nul deZ/pZ.

7. a. Montrer que(−1)est un carré dansZ/pZsi et seulement sipest congru à 1 modulo 4.

b. Retrouver que 2 est un carré modulo 17 mais pas modulo 11 en calculant 2(p−1)/2 modulop pour p= 11puisp= 17.

Soient des entiersnetn0 non divisibles par p. 8. Montrer que :

— sinet n0 sont des carrés deZ/pZ, alorsnn0 l’est aussi.

— si n est un carré de Z/pZ et n0 n’est pas un carré de Z/pZ, alors nn0 n’est pas un carré de Z/pZ.

— sinet n0 ne sont pas des carrés deZ/pZ, alorsnn0 l’est.

9. Soitj= exp(2iπ

3 ). On suppose en plusp6= 3.

a. Montrer quej est inversible dans Z[j]/(p). On poseb=j−j−1, élément deZ[j]/(p). b. Calculerb2et en déduire que (−3)est un carré de Z/pZsi et seulement sibp=b.

c. Exprimerbp en fonction dejpet j−p et en déduire une condition nécessaire et suffisante surp pour que(−3)soit un carré deZ/pZ.

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d. À l’aide de la question8., en déduire que :

3 est un carré deZ/pZ⇔p=±1 mod12.

10. Soitω= exp(iπ

4), vu comme élément deZ[ω]/(p). En adaptant la preuve précédente et en consi- dérantb=ω+ω−1, montrer que 2 est un carré deZ/pZsi et seulement sip=±1mod8.

Partie 4 :

Le nombrepest toujours un nombre premier impair.

On définit la fonction de LegendreLp:Z→ {−1,0,1} telle que Lp(a) =

1 siaest un carré dansZ/pZ 0 sia≡0 modp

−1 sinon

On peut aussi définir une fonctionLp:Z/pZ→ {−1,0,1} en posantLp(amodp) =Lp(a).

En pratique, on noteraLp l’une ou l’autre de ces fonctions.

On rappelle les principaux résultats des parties précédentes :

• Lp(n)≡n(p−1)/2 modp(question6.).

• Lp(−1) = 1⇔p≡ ±1 mod4 (question 7.a).

• Lp(nn0) =Lp(n)Lp(n0)(question8.) Soitζ= exp(2iπ

p ).

On définit la somme de Gauss relative àppar le nombre complexeG= X

a∈Z/pZ

Lp(a)ζa. Par exemple, sip= 3, alorsG=ζ+ζ2=i√

3.

De même, sip= 5,G=ζ−ζ2−ζ34= 2 cos(2π/5)−2 cos(4π/5) =√ 5.

1. a. Justifier que pour(a, t)∈Z2,Lp(a2t) =Lp(t). b. Montrer que

X

(a,b)∈((Z/pZ))2

Lp(ab)ζa+b=Lp(−1)(p−1)− X

t∈(Z/pZ)\{−1}

Lp(t)

(on pourra poserb=at oùt∈(Z/pZ)).

c. Justifier que P

a∈(Z/pZ)Lp(a) = 0et en déduire que G2= (−1)(p−1)/2p.

2. Soientpetqdeux nombres premiers impairs distincts.

a. En distinguant éventuellement les cas, justifier que :

∀a∈(Z/pZ),∀q∈N,(Lp(a))q =Lp(a) =Lp(q)·Lp(qa).

b. En posantt=aq, montrer que X

a∈(Z/pZ)

(Lp(a)ζa)q modq=Lp(q)·Gmodq.

c. En utilisant la question2.bdes préliminaires, montrer que Gq≡Lp(q)Gmodq.

d. Montrer que

Ä(G2)(q−1)/2·Gä

modq=Ä

(−1)p−12 ·q−12 Lq(p)·Gä

modq.

3. En déduire que

Lp(q) = (−1)p−12 ·q−12 Lq(p).

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