• Aucun résultat trouvé

Algèbre Bilinéaire

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Algèbre Bilinéaire "

Copied!
67
0
0

Texte intégral

(1)

Algèbre Bilinéaire

Filière

Sciences Mathématiques Appliquées SMA

Prof : MUSTAPHA BOUALLALA Université Cadi Ayyad

Faculté poly-disciplinaire-

Safi

(2)

Notations et Symboles

E UnK-espace vectoriel.

Mn(K) L’ensemble des matrice carrée d’ordrenà coefficients dansK.

Ker(u) Le noyau deu,Ker(u) ={x ∈ E, u(x) =0}. Im(u) L’image deu, Im(u) ={u(x), x ∈ E}. L(E,F) L’ensemble des applications linéaires de EdansF.

L(E) L’ensemble des applications linéaires deEdansE.

E =LK(E,K) L’ensemble des formes linéaire dansE.

Kn[X] L’ensemble les polynômes de degré inférieur ou égal àn à coefficients dansK.

Vect{xi} L’ensemble de toutes les combinaisons linéaires de vecteursxi. L2(E) L’ensemble des formes bilinéaire surE.

S2(E) L’ensemble des formes bilinéaire symétrique sur E.

A2(E) L’ensemble des formes bilinéaire antisymétrique surE.

`2(R) L’ensemble des suites(xn)n0telles que ∑

n=0

|xi|2 <∞. C([a,b],R) L’ensemble des fonctions continues de[a,b]dansR.

χu Le polynômes caractéristique de utel queχu(X) = det(u−XI)).

O(E) L’ensemble des endomorphisme orthogonaux.

O+(E) L’ensemble des endomorphismes orthogonaux de déterminant égal à 1 surE.

O(E) L’ensemble des endomorphismes orthogonaux de déterminant égal à−1 surE.

GL(E) Le groupe des endomorphismes sur E.

On(R) L’ensemble des matrices orthogonales d’ordrenà coefficients réels.

O+n (R) L’ensemble des matrices orthogonales d’ordrenà coefficients réels de déterminant égal à 1.

On (R) L’ensemble des matrices orthogonales d’ordrenà coefficients réels de déterminant égal à−1.

GLn(R) Le groupe des matrices d’ordrenà coefficients réels.

(3)

Table des matières

1 Formes linéaires - Dualité 5

1.1 Formes linéaire et hyperplan . . . 5

1.2 Espace vectoriel dual . . . 6

1.3 Base duale . . . 7

1.4 Prolongement des formes linéaires . . . 8

1.5 Orthogonalité ou sens de la dualité . . . 9

1.6 Bidual . . . 11

1.7 Transposition . . . 13

2 Formes bilinéaire symétriques-Formes quadratiques 15 2.1 Forme Bilinéaire symétrique . . . 15

2.2 Matrice d’une forme bilinéaire . . . 16

2.3 Écriture matricielle d’une forme bilinéaire . . . 17

2.4 Changement de base . . . 18

2.5 Rang d’une forme bilinéaire . . . 18

2.6 Forme bilinéaire symétrique . . . 19

2.7 Formes quadratiques . . . 20

2.8 Formes bilinéaires symétriques non dégénérées . . . 21

2.9 Orthogonalité, Vecteurs isotropes . . . 23

2.10 Base orthogonale . . . 26

2.11 Cas d’unR-espace vectoriel . . . . 28

2.12 Méthode de Gauss pour la résolution des formes quadratiques . . . 30

3 Espaces euclidiens 33 3.1 Produit scalaire . . . 33

3.2 Règles de calcul sur un espace euclidien . . . 34

3.3 Inégalité de Cauchy-Schwartz . . . 35

(4)

TABLE DES MATIÈRES

3.7 Produit vectoriel de deux vecteurs . . . 39

4 Endomorphisme d’un espace euclidien 41 4.1 Matrice d’un endomorphisme . . . 41

4.2 Endomorphisme adjoint . . . 41

4.3 Endomorphisme symétrique . . . 43

4.4 Projection orthogonale . . . 45

4.5 Symétrie orthogonale . . . 47

4.6 Endomorphisme orthogonaux ou isométries . . . 48

5 Espaces hermitiens 53 5.1 Formes sesquilinéaires . . . 53

5.2 Représentation matricielle . . . 54

5.3 Changement de base . . . 54

5.4 Formes hermitiennes . . . 55

5.5 Orthogonalité . . . 56

5.6 Isotrope . . . 57

5.7 Base orthogonale . . . 57

5.8 Produit hermitien . . . 58

5.9 Règle de calcul . . . 59

5.10 Intégrale de Cauchy-Sylvester . . . 59

5.11 Endomorphisme adjoint . . . 60

5.12 Endomorphisme autoadjoint . . . 61

5.13 Endomorphisme unitaire . . . 62

5.14 Endomorphisme normaux . . . 63

5.15 Projection orthogonales . . . 64

Bibliographie 66

(5)

Chapitre 1

Formes linéaires - Dualité

1.1 Formes linéaire et hyperplan

SoitEunK-espace vectoriel quelconque.

Une forme linéaire surEest application linéaire deEversK.

Théorème 1

Exemple 1.1.1 1)

f1 : R3R

(x,y,z) 7→ f1(x,y,z) = 2x−y+3z.

2)

f2 : MnR

A 7→ f2(A) =Tr(A) =

i

aii.

SoitEunK-espace vectoriel quelconque :

– On dit queHest un hyperplan deEsidim(E/H) =1 – Si la dimension deEest fini, alors

Hest un hyperplan deE⇔dim(H) =dim(E)−1 Théorème 2

(6)

1.2 Espace vectoriel dual

SoitEunK-espace vectoriel quelconque, alors :

1) Le noyau d’une forme linéaire non nulle surEest un hyperplan deE.

2) Tout hyperplan deEest le noyau d’au moins une forme linéaire non nulle deE.

3) Si f etgdeux formes linéaires non nulles deE, alors ker(f) = ker(g) ⇔ ∃λKtq f =λg.

Proposition 1

Démonstration 1.1.1 1) Soit f une forme linéaire non nulle, alors E/Ker(f) est isomorphe à Im(f)(Théorème d’isomorphisme).

Or f est non nulle, alors Im(f)6={0K}, donc Im(f) =K. Par suite E/Ker(f)est isomorphe àK.

Ce qui est implique dim(E/Ker(f)) = dim(K) = 1. D’où dim(Ker(f)) = dim(E)−1.

Conclusion Ker(f)est un hyperplan de E.

2) Soient H est un hyperplan de E et e tels que E= H⊕Ke.

Donc∀x ∈ E, ∃!(h,λ) ∈ H×Ktq x = h+λe et l’application f : x ∈ E →λK, x 7→

f(x) = λx est une forme linéaire.

f(x) = 0⇔λ=0⇒x =h⇒ Ker(f) = H.

3) ⇒)Supposons que Ker(f) = Ker(g), et soit x0 ∈ E, tel que x0 6∈ Ker(f), donc on aura E=ker(f)⊕Vect{x0}.

Soit x ∈ E, x = y0+αx0, y0 ∈ Ker(f), alors f(x) = f(y0) +αf(x0) = αf(x0).Puisque g(x0) 6= 0 , on aura f(x) = f(x0)

g(x0)g(x). D’où ∀x ∈ E, f = f(x0)

g(x0)g, Il suffit de prendre λ = f(x0)

g(x0).

⇐)Trivial

1.2 Espace vectoriel dual

SoitEunK-espace vectoriel quelconque.

On appelle espace duale de E, noté E, l’espace vectoriel de toutes les formes li- néaires ϕ: E →K.

On noteE =LK(E,K). Théorème 3

(7)

1.3 Base duale

On suppose queEest de dimension finie, alorsdimK(E) = dimK(E). En effet :

On adimK(LK(E,F)) =dim(E)×dim(F).

AlorsdimK(E) =dimK(LK(E,K)) =dim(E)×dim(K) = dim(E) Remarque 1

Exemple 1.2.1 1) E =Rn, pour chaque i1 ≤i ≤n.

Soit Pi : RnR la ième projection de Rn sur R, ∀x ∈ Rn, x = (x1,x2, ...,xn), on a Pi(x) = xi.

Donc ∀i 1 ≤ i ≤ n, Pi est une forme linéaire, les Pi sont très utiles en calcul différentiel ils sont désignés par dxi.

2) E =C([a,b])leR-espace vectoriel des fonction continues sur l’intervalle[a,b]. L’application ϕ : C([a,b]) → R

f 7→ ϕ(f) = Z b

a f(t)dt.

est linéaire surC([a,b]).

1.3 Base duale

SoitEunK-espace de dimension finie est égal àn.

(e1,e2, ...,en)est une base quelconque deE, pour chaquei, 1≤n, on définitei ∈ E par :

∀j 1≤ jn; ei(ej) =<ej,ei >=δij =

( 1 si i =j 0 sii 6= j

Alors(e1,e2, ...,en)forme une base deE appelée base duale de(e1,e2, ...,en). Proposition 2

Preuve 1.3.1 On doit vérifier que(e1,e2, ...,en)forme une base de E.

On sait que dim(E) = dim(E) =n, donc il suffit de vérifier que(e1,e2, ...,en)est libre.

Soient(α1,α2, ...,αn) ∈ Rn tel que ∑n

i=1

αiei =0E, a-t-onα1=α2 =... =αn =0?

On a ∑n e ⇒ ∀j, 1 ≤j ≤n, <e;∑n e >=0.

(8)

1.4 Prolongement des formes linéaires

SoitEunK-espace vectoriel de dimension finien.

(e1,e2, ...,en)est une base quelconque deE, (e1,e2, ...,en)sa base duale, alors : 1) ∀x ∈ E; x = n

i=1

<x;ei >ei. 2) ∀ϕ∈ E; ϕ= n

i=1

<ei;ϕ>ei. Proposition 3

Preuve 1.3.2 1) Soit x∈ E, donc x = n

i=1

xiei.

⇒ ∀j, 1 ≤j ≤n, <x;ej >=< n

i=1

xiei;ej >.

⇒ ∀j, 1 ≤j ≤n, <x;ej >= n

i=1

xi <ei;ej >=xj.

⇒ x= n

i=1

< x;ei >ei. 2) Soit ϕ ∈ E, avecϕ = n

i=1

yiei.⇒ ∀j, 1 ≤ j ≤n, <ej;ϕ >=<ej; ∑n

i=1

yiei >= n

i=1

yi <

ej;ei >.

ϕ= n

i=1

<ei;ϕ>ei.

Exemple 1.3.1 SoitKun corps commutatif et β = (1,X,X2, ...,Xn) la base canonique deKn[X]. Alors la base duale β = (e0,e1,e2, ...,en)est définie par :

∀i∈ {0, 1, ...,n}, ∀P∈ Kn[X], P = n

k=1

akXk. D’après la proposition on a : P= n

i=1

< P;ei >ei = n

k=1

< P;ei >Xi. Donc<P;ei >=ai. Pour chaque a∈ K, soit ϕala forme linéaire définie surKn[X]par :∀P∈ Kn[X]; ϕa(P) = P(a). Alors d’après la proposition précédente, on a :ϕa = n

i=1

<Xi;ϕa >ei = n

i=1

aiei.

1.4 Prolongement des formes linéaires

Soient E unK-espace vectoriel de dimension finie n et Fun sous-espace vectoriel deE, alors :

Toute forme linéaireψdeFse prolonge en une forme linéaire ϕsurE.

ψ∈ F, ∃ϕ∈ E telle que ϕ/F =ψ.

Théorème 1

(9)

1.5 Orthogonalité ou sens de la dualité

Preuve 1.4.1 Soitψ∈ F, puisque F est ss-ev de E, donc F possède au moins un supplémentaire G de E c.à.d E= F⊕G.

Soit ϕ∈ Edéfinie par ϕ(x) = ψ(x1)ou x= x1+x2. D’ouϕ∈ E etϕ/F =ψ.

Soit Eun K-espace vectoriel de dimension finie, alors pour chaque x ∈ E\ {0}, il existe ϕ∈ E telle que<x,ϕ>=1.

Corollaire 1

Preuve 1.4.2 Soit x∈ E\ {0}.

O pose F =Vect{x}; ∃αKtels que y ∈ F ⇒y=αx.

Soitψ∈ Fdéfinie par∀y ∈ F; ψ(y) =<y;ψ>=αKou bienψ(y) = α.

D’après le théorème précédent, il existe ϕ∈ E tels queϕ/F =ψavec<x;ϕ>=1.

1.5 Orthogonalité ou sens de la dualité

SoitEunK-espace vectoriel.

1) Pour toute partie non vide deE, l’orthogonale deA, qu’on noteA, est la partie deEdéfinie par :

ϕ∈ E; ϕ∈ A ⇔ ∀x∈ A,<x;ϕ>=0.

A ={ϕ∈ E; ∀x ∈ A; <x,ϕ>=0}.

2) Pour toute partie non vide BdeE, l’orthogonale de BdansEnotéB, la partie deEdéfinie par :

ϕ∈ E; x ∈ B ⇔ ∀ϕ∈ B,< x;ϕ>=0.

B ={x∈ E; ∀ϕ∈ B; <x,ϕ>=0} = \

ϕB

Ker(ϕ). Théorème 4

(10)

1.5 Orthogonalité ou sens de la dualité

SoitEunK-espace vectoriel, alors

1) Pour toute partieAdeEet pour toute partieBdeE, on a A⊆B ⇒B ⊆A.

2) Pour toute partieAdeE, Aest un ss-ev de E. 3) Pour toute partieAdeE, A = (Vect(A)).

4) Pour toute partieBdeE, B est un sous-espace vectoriel deE.

5) Pour toute partieBdeE, B = (Vect(B)). 6) E ={0E}et E ={0E}.

Proposition 4

Preuve 1.5.1 1) Supposons que A⊆ B et soitϕ∈ E, alors on a : ϕ∈ B ⇒ ∀x ∈ B; ϕ(x) = 0. (car A⊆B)

⇒ ∀x∈ A; ϕ(x) = 0⇒ ϕ∈ A. 2),3),4),5),6) Exercice.

SoitEunK-espace vectoriel de dimension finie, alors Pour tout sous-espace vectorielFdeE, on a

dimK(F) +dimK(F) = dimK(E). Théorème 2

Preuve 1.5.2 Soit

Φ : E → F

ϕ 7→ Φ(ϕ) = ϕ/F. AlorsΦest linéaire. ϕ∈ Ker(Φ) ⇔Φ(ϕ) =0Fϕ/F =0F.

ϕ∈ Ker(Φ) ⇔ ∀x∈ F; <x;ϕ>=0⇔ ϕ∈ F. Donc Ker(Φ) = F.

On sait Ψ ∈ F, il existe ϕ ∈ E telle queΦ(ϕ) = Ψϕ/F = Ψ, donc Φest surjective, alors Im(Φ) = F.

Or dimK(E) +dimK(Ker(Φ)) =dimK(Im(Φ)),

dimK(E) +dimK(F) =dimK(F). D’où

dim (E) +dim (F) =dim (F).

(11)

1.6 Bidual

SoitEunK-espace vectoriel, alors

1) Pour tout sous-espace vectorielFdeE, on a : (F) =F.

2) Si Ede dimension finie, alors pour tout sous-espace vectorielGdeE, on a : (G) =G.

Théorème 3

Preuve 1.5.3 1) Il est clair, par définition F ⊆(F), donc i suffit de montrer que(F) ⊆F.

Supposons par l’absurde, qu’il existe x ∈ E, tel que x∈ (F)et x 6∈F.

Donc d’après ce qui précède, il existe ϕ∈ E, telle queϕ(x) =1et∀y ∈ F,ϕ(y) = 0.

Ainsi ϕ∈ F et puisque x∈ (F), alorsϕ(x) =0, ce qui est absurde car ϕ(x) = 1.

2) On voit facilement que G ⊆(G), donc il suffit de montrer que(G) ⊆G. Puis que G est de dimension finie il existe ϕ1,ϕ2, ...,ϕm tels que G =Vect{ϕ1,ϕ2, ...,ϕm}.

Soit ϕ∈(G)et soit x ∈ E tel que ϕ1(x) = ϕ2(x) =...ϕm(x) =0.

Puisque G =Vect{ϕ1,ϕ2, ...,ϕm}, alors∀ψ∈ G, ψ(x) = 0, par suite x ∈ Getϕ∈(G), alors∀ϕ(x) =0.

Or Tm

i=1

Ker(ϕi) ⊆ Ker(ϕ), donc d’après ce qui précède ϕ ∈ Vect{(ϕ1,ϕ2, ...,ϕm)}.D’où (G) ⊆G.

1.6 Bidual

SoitEunK-espace vectoriel, On appelle bidual deE, qu’on noteE∗∗, le dual de E.

E∗∗ = (E) =L(E,K) .

Théorème 5

Si E est un espace vectoriel de dimension finie, alors E∗∗ est canoniquement iso-

Théorème 4

(12)

1.6 Bidual

Preuve 1.6.1 On considère

J : E → E∗∗

x 7→ Jx = J(x). avec

Jx : EK ϕ 7→ ϕ(x). telle que< ϕ;J(x) >=<x;ϕ>.

1) Montrons que∀x ∈ E, Jx ∈ E∗∗. Soient ϕ1,ϕ2 ∈ E, α,βK.

Jx(αϕ1+βϕ2) = (αϕ1+βϕ2)(x) = αϕ1(x) +βϕ2(x) = αJx(ϕ1) +βJx(ϕ2). 2 J est une application linéaire.

Soient x,y∈ E, α,βK, ϕ∈ E.

(J(αx+βy))(ϕ) = ϕ(α(x) +β(y)) = (αJ(x) +βJ(y))(ϕ). 3) J est bijective.

Il suffit de montrer que J est injective car dim(E) =dim(E∗∗). Soient x ∈ E tel que J(x) = 0et(e1,e2, ...,en)une base de E.

Donc∀i∈ N; J(x)(ei) =0⇒ ∀i ∈N; ei(x) =0. D’où x =0.

Soient E un K-espace vectoriel de dimension finie = n et J : E → E∗∗ l’isomor- phisme canonique entreEetE∗∗. Alors

1) Pour toute base βdeE, on a j(β) = β∗∗, oùβ∗∗ = (β) est la base duale de β dansE∗∗.

2) Siγest une base deE,γsa base duale dansE∗∗etβest sa base pré-duale dans E, alorsβ = J1(γ).

Proposition 5

Preuve 1.6.2 1) Soitβ= (e1,e2, ...,en)est une base de E, alors on a J(ek)(el); ∀k∈ {1, 2, ...,n}, ∀l ∈ {1, 2, ...,n}, <el;J(ek)>=<ek;el >=δkl.

Donc∀k∈ {1, 2, ...,n}, J(ek) = (el) ⇒ j(β) = β∗∗.

2) Puisqueβ =γ, alors d’après 1) J(β) = γ, donc β=j1(γ).

(13)

1.7 Transposition

1.7 Transposition

SoientEet FdeuxK-espace vectoriel etu : E→ Fune application linéaire.

On appelle transposée de u qu’on note tu l’application tu : F → E telle que

ϕ∈ F, tu(ϕ) = ϕ◦u.

Théorème 6

SoientE,FetGtroisK-espace vectoriels. Alors 1) ∀u∈ L(E;F), ∀v ∈ L(E;F), t(u+v) =t u+tv.

2) ∀λK,∀u∈ L(E;F), t(λu) =λtu.

3) ∀u∈ L(E;F), ∀v ∈ L(E;F), t(u◦v) =t u◦tv.

Proposition 6

Preuve 1.7.1 1) ∀ϕ ∈ F, t(u+v)(ϕ) = ϕ◦(u+v) = ϕ◦u+ϕ◦v =t u(ϕ) +tv(ϕ) = (u+tv)(ϕ). Donct(u+v) =t u+tv.

2) ∀ϕ∈ F, t(λu)(ϕ) = ϕ(λu) =λ(ϕ◦u) = λtu(ϕ). Donct(λu) = λtu.

3) ∀ϕ∈ G, t(v◦u)(ϕ) = ϕ(v◦u) = (ϕ◦v)◦u=t v(ϕ)◦u=t u(tv(ϕ)) = (tu◦tv)(ϕ). Donct(v◦u) =t u◦tv.

u : E→ Flinéaire,tu: F →Etransposée deu.

∀x∈ E; ∀ϕ∈ F, <u(x);ϕ>=<x;tu(ϕ) >

Remarque 2

En effet :<u(x);ϕ>= ϕ(u(x)) = ϕ◦u(x) =t u(ϕ)(x) =<x;tu(ϕ) >.

SoientEunK-espace vectoriel de dimension finie=n,(e1,e2, ...,en)une base deE.

Alors∀i,j, aij =<u(ej);ei >avec A= (aij)1i,jn la matrice de u.

Lemme 1

Preuve 1.7.2 On a A= (aij)1i,jn la matrice de u, alors∀j, 1≤ j≤n, u(ej) = n

k=1

akjek.

n n

(14)

1.7 Transposition

SoientEunK-espace vectoriel de dimension finie=n,(e1,e2, ...,en)une base deE, (e1,e2, ...,en)sa base duale,u ∈ L(E)et A =Mat(u,(e1,e2, ...,en)).

Alors la matrice detudans la base(e1,e2, ...,en)est égal à la matrice transposéetA deA.

Théorème 5

Preuve 1.7.3 On pose B =Mat(tu,(e1,e2, ...,en)) = (bij)1i,jn.

⇒ ∀j, 1 ≤j ≤n, tu(ej) = n

k=1

bkjek, u(ej) = n

k=1

akjek.

⇒ ∀j, 1 ≤j ≤n, ∀i, 1≤i≤n, <ei;tu(ej) >= n

k=1

bkj <ei;ek >= n

k=1

bkjδik =bij.

⇒bij =<ei;tu(ej) >=<u(ei);ej >= n

k=1

aki <ek;ej >=< n

k=1

akiδkj >=aji. Conclusion B =t A.

(15)

Chapitre 2

Formes bilinéaire symétriques-Formes quadratiques

2.1 Forme Bilinéaire symétrique

SoientEunK-espace vectoriel et f : E×E →Kune application.

On dit que f est une forme bilinéaire surEsi : 1) Pour chaquey ∈ E, l’application

ϕy : E → K

x 7→ ϕy(x) = f(x,y) est linéaire (⇒ ϕy ∈ E) 2 Pour chaquex∈ E, l’application

ϕx : E → K

y 7→ ϕx(y) = f(x,y) est linéaire (⇒ ϕx ∈ E) Théorème 7

(16)

2.2 Matrice d’une forme bilinéaire

1) Si f : E×E →Kest bilinéaire, alors i) f(x1+x2,y) = f(x1,y) + f(x2,y). ii) f(x,y1+y2) = f(x,y1) + f(x,y2). iii) f(λx,y) =λf(x,y).

iv) f(x,λy) = λf(x,y).

2) SiEest de dimension finie=n, soient(e1,e2, ...,en)une base deEet f : E×E → Kbilinéaire.

Alorsx= n

i=1

xieiety = n

j=1

yjej.

⇒ f(x,y) = f(n

i=1

xiei;

n j=1

yjej) = n

i=1

n j=1

xixjf(ei,ej)

3) On note L2(E) l’ensemble de toutes les formes bilinéaire sur E. Alors (L2(E),+, .)est un espace vectoriel surK.

Remarque 3

2.2 Matrice d’une forme bilinéaire

Soient E un K-espace vectoriel de dimension finie, (e1,e2, ...,en) une base de E et f : E×E →Kune application bilinéaire. Alorsx = n

i=1

xiei ety= n

j=1

yjej. On a montrer que f(x,y) =

1i,jn

xixjf(ei,ej)

A = (f(ei,ej))1i,jn s’appelle la matrice de f dans la base(e1,e2, ...,en). (A =Mat(f,(e1,e2, ...,en))).

Théorème 8

(17)

2.3 Écriture matricielle d’une forme bilinéaire

Réciproquent, soit A = (aij)1i,jn une matrice carrée quelconque, alors l’applica- tion

f : E×E → K

(x,y) 7→ f(x,y) =

1i,jn

aijxiyj.

est une forme bilinéaire surE.

Ainsi, on a une correspondance entre les formes bilinéaires sur E et les matrices carrées.

Ψ : L2(E) → Mn(K)

f 7→ Mat(f,(e1,e2, ...,en)). 1) Ψest linéaire.

Ψ(f +g) = Mat(f +g,(e1,e2, ...,en))

= Mat(f,(e1,e2, ...,en)) +Mat(g,(e1,e2, ...,en)), ψ(λf) = Mat(λf,(e1,e2, ...,en)) = λMat(f,(e1,e2, ...,en)). 2) Ψest bijective. DoncΨest un isomorphisme d’espaces vectoriels.

Doncdim(L2(E)) =dim(Mn(K)) =n2. Remarque 4

2.3 Écriture matricielle d’une forme bilinéaire

Soient E un K-espace vectoriel de dimension finie = n, (e1,e2, ...,en) une base de E et f : E×E →Kune forme bilinéaire.

Pour chaquex∈ E, avecx = n

i=1

xiei, on pose X =

 x1 x2

. . . xn

ettX = (x1,x2, ...,xn).

Alors f(x,y) =t XAY, A= Mat(f,(e1,e2, ...,en)).

(18)

2.4 Changement de base

2.4 Changement de base

Soient E un K-espace vectoriel de dimension finie = n, B = (e1,e2, ...,en), B0 = (e01,e20, ...,e0n)deux bases deEet f : E×E→Kune forme bilinéaire.

On pose A= Mat(f,(e1,e2, ...,en))et B= Mat(f,(e01,e02, ...,e0n)).

SoitPla matrice de passage de la baseB= (e1,e2, ...,en)à la baseB0 = (e01,e02, ...,e0n). AlorsB=t PAP.

Proposition 7

Preuve 2.4.1 Soient x= n

i=1

xiei = n

i=1

x0ie0iet y = n

j=1

yiei = n

i=1

y0je0j.

X=

 x1 x2

. . . xn

 , X0 =

 x10 x20 . . . x0n

 , Y=

 y1 y2

. . . yn

et Y0 =

 y01 y02 . . . y0n

 .

On sait que X =PX0et Y =PY0,

Or f(x,y) =t XAY=t (PX0)A(PY0) = (tX0tP)A(PY0) =t X0(tPAP)Y0. D’autre part on f(x,y) =t X0BY0. Donc B=t PAP.

2.5 Rang d’une forme bilinéaire

Soient E un K-espace vectoriel de dimension finie = n et f : E×E → K une forme bilinéaire. On considère l’application

Φ : E → E

y 7→ ϕy =Φ(y)

où∀x ∈ E, <x,ϕy >= f(x,y).

Φest donc une application linéaire deEversE.

Par définition, le rang de f est égal au rang deΦ.

rang(f) = rang(Φ) = dim(Im(Φ)). Théorème 9

(19)

2.6 Forme bilinéaire symétrique

Soient(e1,e2, ...,en)une base de E,(e1,e2, ...,en)sa base duale de E. CalculonsMat(Φ,(e1,e2, ...,en),(e1,e2, ...,en)).

∀j, 1 ≤j ≤n, Φ(ej) = ni=1 <ei,Φ(ej) >ei.

<ei,Φ(ej) >=<ei,ϕej >= f(ei,ej).

⇒ ∀j, 1 ≤j ≤n, Φ(ej) = n

i=1

f(ei,ej).

⇒ Mat(Φ,β,β) = (f(ei,ej))1i,jn = Mat(f,(e1,e2, ...,en)).

Soit Ala matrice de f dans la base(e1,e2, ...,en), alorsrang(f) =rang(A). Remarque 5

2.6 Forme bilinéaire symétrique

SoitEunK-espace vectoriel et f : E×E →Kune forme bilinéaire 1) On dit que f est symétrique si,∀x∈ E, ∀y ∈ E, f(x,y) = f(y,x). 2) On dit que f est antisymétrique si,∀x ∈ E, ∀y∈ E, f(x,y) =−f(y,x).

Théorème 10

SoientEunK-espace vectoriel de dimension finie=n,(e1,e2, ...,en)une base deE, Mat(f,(e1,e2, ...,en))et f ∈ L2(E).

1) f est symétrique⇔t A= A.

2) f est antisymétrique⇔t A =−A.

3) Si caractéristique deK=2, alors f symétrique⇔ f est antisymétrique.

4) Si caractéristique deK6=2, si on noteS2(E) = {f ∈ L2(E) : f symétrique}et A2(E) = {f ∈ L2(E) : f antisymétrique}, alorsL2(E) =S2⊕ A2(E).

Remarque 6

(20)

2.7 Formes quadratiques

2.7 Formes quadratiques

SoitEunK-espace vectoriel quelconque.

On dit qu’une application q : E → Kest une forme quadratique sur E, s’il existe une forme bilinéaire f surEtelle que

∀x∈ E, q(x) = f(x,x). Théorème 11

On suppose que E est de dimension finie, (e1,e2, ...,en) une base de E, q : E → K une forme quadratique, f : E×E → K une forme bilinéaire telle que ∀x ∈ E, q(x) = f(x,x)et A= (aij)1i,jn = Mat(f,(e1,e2, ...,en)).

Alors

∀x ∈ E, avec x=

n i=1

xiei, on aq(x) =

1i,jn

aijxixj.

Réciproquement, soit q : E → K une application qui s’écrit sous la forme ∀x ∈ E, q(x) =

1i,jn

bijxixj. Remarque 7

Soient E un K-espace vectoriel quelconque, q : E → K une forme quadratique, alors :

Il existe une forme bilinéaire symétrique unique f appelée forme bilinéaire symé- trique associée àqtelle que∀x ∈ E, q(x) = f(x,x).

Théorème 6

Preuve 2.7.1 Soit q une forme quadratique sur E, donc par définition il existe une forme bilinéaire g: E×E→Ktelle que∀x∈ E, q(x) = g(x,x).

Soient x∈ E, y ∈ E, alors on a

q(x+y) = g(x+y,x+y) = g(x,x) +g(x,y) +g(y,x) +g(y,y) =q(x) +g(x,y) +g(y,x) +q(y). Donc q(x+y)−q(x)−q(y) = g(x,y) +g(y,x).

Posons f(x,y) = 1

2[q(x+y)−q(x)−q(y)](Égalité de polarisation).

Alors f est une forme bilinéaire symétrique et on a f(x,x) =q(x).

(21)

2.8 Formes bilinéaires symétriques non dégénérées

Soient E est de dimension finie, (e1,e2, ...,en) une base de E, q : E → K une forme quadratique, f : E×E → Kla forme bilinéaire symétrique associée à q et A = (aij)1i,jn = Mat(f,(e1,e2, ...,en)).

Alors A s’appelle la matrice de q dans la base (e1,e2, ...,en) et on a

∀x∈ E, x = n

i=1

xiei, q(x) =

1i,jn

aijxixj.

Or f est symétrique donctA = Aet par suite∀i,∀j, aij = aji. D’où q(x) =

1i,jn

aiix2ii+2

1i<jn

aijxixj Remarque 8

Exemple 2.7.1 1) Soit q : R2R une forme quadratique s’écrit sous la forme ∀(x,y) ∈ R2, q(X) = q(x,y) = ax2+by2+2cxy avec X = (x,y).

La matrice de la forme quadratique q dans la base canonique est A = a c c b

!

2) Soit q : R3R une forme quadratique s’écrit sous la forme ∀(x,y,z) ∈ R3, q(X) = q(x,y,z) = ax2+by2+cz2+2dxy+2exz+2f yz avec X = (x,y,z).

La matrice de la forme quadratique q dans la base canonique est A =

a d e d b f e f c

2.8 Formes bilinéaires symétriques non dégénérées

Soient E un K-espace vectoriel quelconque, f : E×E → Kune forme bilinéaire symétrique.

On dit que f est non dégénérée si l’application Φ : E → E

y 7→ Φ(y) telle que

∀x∈ E, Φy(x) =<x,Φ(y)>= f(x,y)est injective.

Théorème 12

(22)

2.8 Formes bilinéaires symétriques non dégénérées

f est non dégénérée⇔Ker(Φ) = {0E}.

⇔ ∀y ∈ E, Φ(y) = 0E ⇒y=0.

⇔ [∀x ∈ E, <x,Φ(y)>=0] ⇒y =0.

f est non dégénérée⇔[∀x ∈ E, f(x,y) =0] ⇒y=0.

Remarque 9

Soient E un K-espace vectoriel de dimension finie, (e1,e2, ...,en) une base de E, f : E×E →Kune forme bilinéaire symétrique et A= Mat(f,(e1,e2, ...,en)). Alors f est non dégénérée⇔ det(A) 6=0.

Théorème 7

Preuve 2.8.1 Soit

Φ : E → E y 7→ Φ(y) f non dégénérée⇔Φinjective.

Or dim(E) <et dim(E) = dim(E).

Donc f est non dégénérée si et seulement siΦest bijective.

On sait que A= Mat(Φ,(e1,e2, ...,e3);(e1,e2, ...,e3)). DoncΦbijective⇔A inversible⇔det(A)6=0.

Exemple 2.8.1 Soit q : R3Rdéfinie par q(x,y,z) = x2+y2+2(xcos(α) +ysin(α))z. Pour quelle valeur deα, la forme quadratique q est non dégénérée.

On a la matrice de A dans la base canonique est A=

1 0 cos(α) 0 1 sin(α) cos(α) sin(α) 0

. q non dégénérée⇔det(A) 6=0⇔, or det(A) = −16=0.

Donc∀αR, q est dégénérée.

(23)

2.9 Orthogonalité, Vecteurs isotropes

2.9 Orthogonalité, Vecteurs isotropes

Soient EunK-espace vectoriel quelconque et f : E×E → Kune forme bilinéaire symétrique.

1) Deux vecteurs xet ydeEsont dits orthogonaux, si f(x,y) =0.

2) Si Aest une partie (non vide) de E, l’orthogonal de A, noté A est la partie de Edéfinie par

A ={y∈ E, ∀x ∈ A, f(x,y) =0} y ∈ A ⇔ ∀xA, f(x,y) =0.

Théorème 13

1) A⊆ B⇒ B ⊆ A.

2) Pour toute partieAdeE, on a :

i) A est un sous-espace vectoriel deE.

ii) A = (Vect(A)).

iii) A ⊆ A⊥ ⊥, (A⊥ ⊥ = (A)).

3) {0E} =E.

4) E ={0E} ⇔ fnon dégénérée.

5) Si Eest de dimension finie, alors pour tout sous-espace vectoriel FdeEon a dimK(F) +dimK(F) ≥dimK(E).

Proposition 8

Preuve 2.9.1 1),2),3) et 4) Exercice.

5) Soit

Φ : E → F

y 7→ Φ(y),xF, <x,Φ(y)>= f(x,y).

Donc Ker(Φ) = F.

On sait que dimK(E) = dimK(Im(Φ)) +dimK(Ker(Φ)).

Im(Φ) ⊆F ⇒dimK(Im(Φ))≤dimK(F)avec dimK(F) = dimK(F).

(24)

2.9 Orthogonalité, Vecteurs isotropes

Soient EunK-espace de dimension finie et f une forme bilinéaire symétrique non dégénérée. Alors

1) dimK(F) +dimK(F) =dimK(E).

2) F⊥ ⊥ =F, (Pour tout sous-espace vectorielFdeE).

Corollaire 2

Preuve 2.9.2 1) On considère l’applicationΦ: E →Foù∀x ∈ E, <x,Φ(x) >= f(x,y) ⇒ Ker(Φ) = F.

Montrons que Im(Φ) = F?

Soit ϕ∈ F, existe-il y ∈ E tel que ϕ=Φ(y)?

ϕ ∈ F donc d’après le théorème de prolongement des formes linéaires, il existe α ∈ E telle que∀x ∈ F, ϕ(x) =α(x).

Or f est non dégénérée, donc l’application E → E, y 7→ ϕytelle que∀x ∈ E, < x,ϕy >=

f(x,y)est bijective.

Donc pourα ∈ E, il existe y∈ E tel queα = ϕy. α = ϕy ⇒ ∀x ∈ F, α(x) = ϕy(x) = f(x,y).

Or∀x∈ F, α(x) = ϕ(x) ⇒ ∀x ∈ F, ϕ(x) = f(x,y) ⇒ ϕ=Φ(y). D’oùΦest bijective.

D’après le théorème du noyau dimK(F) +dimK(F) = dimK(E). 2) On a toujours F ⊆ F⊥ ⊥.

D’autre part on a dim(F) +dim(F) = dim(F) +dim(F⊥ ⊥) = dim(E).

⇒dim(F) = dim(F⊥ ⊥)et puisque F sous-espace vectoriel de F⊥ ⊥. D’où F =F⊥ ⊥

f non dégénérée⇔dim(E) = dim(F) +dim(F),∀Fsous-espace vectoriel de E.

On a pas toujoursE =F⊕F. Remarque 10

Exemple 2.9.1 Soient E=R2et f : R2×R2R

(x,y) 7→ f(x,y) = x1y1−x2y2 avec x= (x1,x2) et y= (y1,y2). Alors f est une forme bilinéaire sur E et A = Mat(f,(e1,e2)) = 1 0

0 1

! .

A est symétrique, donc f est symétrique et puisque det(A) =1 6=0, alors f est non dégénérée.

Soit F ={(x1,x2) ∈R2, x1 =x2} =Vect{(1, 1)}, alors F =Vect{(1, 1)} ={(1, 1)}. Donc(x1,x2) ∈ F ⇔ f((x1,x2),(1, 1)) =0⇔ x1−x2 =0⇔ x1 =x2. D’où F = F.

(25)

2.9 Orthogonalité, Vecteurs isotropes

Soient EunK-espace vectoriel quelconque et f : E×E → Kune forme bilinéaire symétrique.

1) Un vecteurx∈ Eest dit isotrope si f(x,x) =0.

2) Un sous-espaceFdeEest dit isotrope siF∩F 6={0E}. 3) Un sous-espaceFdeEest dit totalement isotrope si F⊆ F.

Théorème 14

Ftotalement isotrope⇒ Fest isotrope, la réciproque n’est pas toujours vraie.

Remarque 11

Soient EunK-espace vectoriel, f : E×E →Kune forme bilinéaire quelconque et Fun sous-espace vectoriel. Alors

E= F⊕F ⇔ Fest non isotrope.

Théorème 8

Preuve 2.9.3 ⇒)Si E =FF, alors FF ={0E}, donc F est non isotrope.

⇐) On suppose que F est non isotrope, donc par définition, F∩F = {0E}. Reste à montrer que E=F+F?

Pour cela pour chaque y∈ E, on doit montrer qu’il existe(y1,y2) ∈ F×Ftels que y =y1+y2. Considérons l’application

g : F×F → R

(x,y) 7→ g(x,y) = f(x,y) c.à.d g = f/F×F. f est bilinéaire⇒g est bilinéaire symétrique.

Vérifions que g et non dégénérée ?

Soit y∈ F tel que∀x∈ F, g(x,y) =0, a-t-on y =0?

∀x ∈ F, g(x,y) =0 ⇒ ∀x ∈ F, f(x,y) =0 ⇒ y∈ F. Donc y∈ F∩F. D’où g est une forme bilinéaire symétrique non dégénérée sur F.

Ce qui implique Φ : F → F

(26)

2.10 Base orthogonale

Donc∀x ∈ F, f(x,y) = g(x,y1) = f(x,y1)⇒ ∀x∈ E, f(x,y−y1) =0⇒y−y1 ∈ F.

⇒ ∃y2 ∈ F, y−y1 =y2⇒ ∃y2∈ F, y=y1+y2. D’où E =F+F.

2.10 Base orthogonale

Soient EunK-espace vectoriel de dimension finie= n, f : E×E → Kune forme bilinéaire et(e1,e2, ...,en)une base deE.

1) On dit que (e1,e2, ...,en) est une base orthogonale (ou f-orthogonale) si

∀i, ∀j, i 6= j⇒ f(ei,ej) = 0.

2) On dit que(e1,e2, ...,en)est une base orthogonale si

∀i, ∀j, f(ei,ej) = δij =

( 1 si i = j 0 sii6= j Théorème 15

1) Si(e1,e2, ...,en)est une base orthogonale par rapport à f, alors la matriceAde f dans cette base, s’écrit sous la forme :

a11 0 . . . 0 0 a22 . . . 0

. . . .

. . . 0

0 . . . 0 ann

Si q la forme quadratique associée à la forme bilinéaire f, (∀x ∈ E, q(x) = f(x,x)). Alors∀x ∈ E, q(x) = n

i=1

aix2i.

2) Si(e1,e2, ...,en)est une base orthonormale par rapport à f.

la matriceAde f dans cette base s’écrit

1 0 . . . 0 0 1 . . . 0 . . . . . . . 0 0 . . . 0 1

 Idn.

Dans ce cas on a∀x∈ E, q(x) = n

i=1

x2i. Remarque 12

(27)

2.10 Base orthogonale

SoitEunK-espace vectoriel de dimension finien≥2. Alors :

Toute forme bilinéaire surEpossède au moins une base orthogonale.

Théorème 9

Preuve 2.10.1

(i) Si f =0, c.a.d,∀x,y, f(x,y) =0. Alors toutes les bases sont orthogonales.

(ii)On suppose que f 6=0( f 6=0⇒ ∃x ∈ E, f(x,x) 6=0?).

On procède par récurrence sur dimK(E) = n.

Pour n=2, soit E unK-espace vectoriel de dimension=2.

Soit F =Vect(e1), puisque f(e1,e1) 6=0, alors F est non isotrope⇒E =F⊕F.

Soit e2 ∈ F avec e2 6=0 ⇒ (e1,e2)est une base de E, e2 ∈ F, donc f(e1,e2) = 0. D’où (e1,e2) est une base orthogonale de E.

Donc la propriété est vraie pour n =2.

Hypothèse de récurrence (HR): On suppose que n > 2 et que toute forme bilinéaire symétrique sur un espace vectoriel de dimension finie<n possède au moins une base orthogonale.

Soient E un espace vectoriel de dimension=n et f une forme bilinéaire symétrique sur E.

Montrons que f possède une base orthogonale ? f 6=0⇒ ∃e1∈ E, f(e1,e1) 6=0.

F=Vect(e1), f(e1,e1)6=0⇒F non isotrope⇒E =F⊕F.

⇒dim(F) = dim(E)−dim(F) = n−1<n.

D’après le(HR)F possède au moins une base orthogonale.

Soit(e1,e1, ...,en)une base orthogonale de F, E = F⊕F ⇒(e1,e2, ...,en)base de E.

SoitEunK-espace vectoriel de dimension finie

Alors toute forme bilinéaire symétrique non dégénérée, possède au moins une base orthonormale.

Corollaire 3

Preuve 2.10.2 Soit f une forme bilinéaire symétrique non dégénérée sur E.

f bilinéaire symétrique⇒ f possède une base orthogonale(e1,e2, ...,en). Pour chaque i, 1≤i ≤n, on pose ai = f(ei,ei).

aiC, donc l’équation x2−ai =0possède au moins une racineαiCα2i = ai. Posons, pour chaque i, 1≤i ≤n, e0i = ei

αi

.

a11 0 . . . 0 

Références

Documents relatifs

L'ensemble des nombres de N ∗ qui sont multiples à la fois de a et de b, admet un plus petit élément m, pour la relation d'ordre de divisibilité. C'est le plus petit commun multiple

Pour décrire un endomorphisme f d’un espace vectoriel E, on cherche une base de E dans laquelle la matrice de f soit la plus simple possible.. Pour diverses raisons, on voudrait

Soient E un espace euclidien et f ∈ End(E) un endomorphisme symétrique, alors f est diagonalisable dans une base orthonormée de vecteurs

Théorème : Expression des coordonnées d’un vecteur dans une base orthonormée Soit B = ( e 1 ,.. (On dit alors qu’une matrice orthogonale conserve le

En déduire un algorithme (utilisant juste des opérations algébriques et l'extraction de racines carrées) pour construire une matrice tridiagonale symétrique dont le

— L’orthogonal d’une partie est un fermé pour la norme euclidienne (continuité du produit scalaire).. — Théorème du supplémentaire orthogonal pour

1°) Réduire le domaine d’étude de C. 2°) Etudier les variations de ρ. b) Déterminer une équation polaire de C’. 3°) Déterminer le tableau de variation

[r]