• Aucun résultat trouvé

Les relations existant entre divers virus simiens et HIV-2 ont été dis­

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2021

Partager "Les relations existant entre divers virus simiens et HIV-2 ont été dis­"

Copied!
1
0
0

Texte intégral

(1)

NOUVELLES

médecine/sciences 1990 ; 6 : 696

U n virus simien ancêtre possible de H/V- 1

Les relations existant entre divers virus simiens et HIV-2 ont été dis­

cutées plusieurs fois dans ces colon­

nes (mis

n

° 7, vol. 5, p. 509). Les virus SIVsM (trouvés chez le manga­

bey couleur de suie, ou cercocè be) et SIV MAC (initialement détecté chez des macaques vivant en captivité) sont très proches l 'un de l ' autre , le second dérivant vraisemblablement du premier transmis par un cerco­

cèbe à un macaque en captivité. Ces

deux virus sont également très pro­

ches de HIV -2 qui infecte des habi­

tants de l'Ouest africain chez lesquels il peut provoquer un syndrome d ' immunodéficience , quoique sa pathogénicité soit bien inférieure à celle de HIV - 1 . Deux autres espèces ont été découvertes chez des singes africains, le mandril (SIV MNo) et le singe vert (SIV AGM) ; elles sont aussi éloignées l'une de l'autre gu ' elles le sont du groupe HIV -2/SIV MAC/

87-

b

SI V sM

:J

9%

SIVAGM

(80-1 00%)

1----55-60%--

i- (83-1 00%)

55-60%

55-60%

.---1---55-60

SI V MAC (92-100%)

%

HIV-2 (92-100%) -82-86%_j 55-60%

Figure 1 . Relations entre les différentes espèces de SIV et de HIV. Les pourcentages à l'intérieur des carrés indiquent les divergences possibles de séquence entre les gènes pol des virus appartenant à des isolats différents d'une même espèce, alors que les pourcentages reliant différents carrés don­

nent la divergence entre les gènes pol de virus appartenant à des espèces dif- - férentes. D 'après [2].

696

SIV SM et du HIV - 1 , si bien que leur filiation avec ce dernier virus restait incertaine. Huet et al. , travail­

lant dans l 'équipe de Simon Wain­

Hobson à l 'Institut Pasteur de Paris, viennent maintenant de décrire un virus du chimpanzé qui est plus pro­

che de HIV - 1 que de tous les autres virus HIV et SIV (figure 1). SIV

crz

a été isolé d'animaux en captivité au Gabon et a la même organisation génétique que HIV - 1 . L 'origine de l'infection des deux chimpanzés chez lesquels elle a été détectée n'est pas claire, car des centaines d'autres ani­

maux testés se sont révélés négatifs . O n n e peut donc exclure que l'hôte naturel de SIV

crz

ne soit pas le chimpanzé mais un autre primate qu'auraient consommé les animaux infectés, voire que SIV

crz

soit un mutant d'un isolat de HIV- 1 trans­

mis de l 'homme au chimpanzé. Cette dernière hypothèse est cependant assez peu probable, car la divergence moyenne entre les isolats de HIV- 1 et SIV

crz

est nettement plus impor­

tante que celle observée entre les dif­

férents isolats de H IV- 1 (figure 1) . Cette découverte est donc cohérente, quoique ne la démontrant pas, avec une origine simienne africaine des deux espèces de virus de l 'immuno­

déficience humaine, HIV - 1 et 2 [2] . A. K.

1 . Huet T, Cheynier R, Meyerhans A, Roe­

lants G, Wain-Hobson S. Genetic organization of a chimpanzee lentivirus related to HIV - 1 . Nature 1 990 ; 345 : 356-9.

2 . Desrosiers RC . HIV -1 origins : a fin ger on the missing link. Nature 1 990 ; 345 : 288-9.

mis n ° 7 vol. 6, septembre 90

Références

Documents relatifs

Écoulement laminaire Nu = 3.66 lorsque la température de paroi est constante pour une conduite longue : le régime laminaire est établi Nu = 4.36 lorsque le débit calorifique

Les ARN satellites sont soit encapsidés avec l’acide nucléique de leur virus assistant (ou dans certains cas dans un virus satellite assistant), soit ils possèdent

A RETENIR: Dans un triangle rectangle, grâce à l’outil COSINUS : Si on connaît : le côté adjacent d’un angle aigu et l’hypoténuse Alors on peut calculer : la mesure de cet

Pour des raisons différentes, ces deux scénarios ne four- nissent pas d’explications satisfaisantes à l’existence des virus géants, ni à la composition de leur génome, en

En opposition aux maladies zoonotiques émergentes, d’autres maladies infectieuses zoonotiques (comprendre celles impliquant l’animal dans sa chaîne de transmission) sont

Une autre différence statistiquement significative ressort de la comparaison des moyennes entre le groupe de mères d'hyperactif agressif et celles du groupe contrôle: le

dernier, responsable de la maladie en tirets des bananiers, est devenu ces dernières années la contrainte majeure de la filière banana du fait de la présence dans le génome des

plasma mycoïdes dévient le complérnent avec les deux antigènes, il nous semble, en face de ces faits, qu'on puisse affirmer qu'il existe une relation