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Submitted on 1 Jan 1937
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Les liaisons intermoléculaires de l’eau étudiées dans
l’infrarouge à 3µ
G. Bosschieter, J. Errera
To cite this version:
LES LIAISONS
INTERMOLÉCULAIRES
DE L’EAUÉTUDIÉES
DANS L’INFRAROUGE A303BC
Par G. BOSSCHIETER
(*)
et J. ERRERA(**).
Laboratoire de
chimie-physique polytechnique.
Université de Bruxelles.Sommaire. - Le spectre d’absorption dans la région de 3 03BC, de l’eau à l’état liquide, gazeux ou en solu-tion dans le dioxane et d’autres liquides, à différentes températures et concentrations, permet de distinguer entre une bande d’origine principalement monomoléculaire à 3 520 - 3 700 cm-1 environ selon la nature du solvant et une large bande, d’origine polymoléculaire, dûe à des liaisons d’hydrogène, à environ 3 300 cm-1.
Dans des travaux
antérieurs,
nous avonssignalé
lespremiers
(1),
en mêmetemps
queHendricks,
Wulf,
Ililbert et Liddel
(8), le
fait que des bandesd’absorption
dans
l’infrarouge proche
caractéristiques
de vibration d’atomes dans des radicauxdéterminés, peuvent
nepas
apparaître
dans lespectre
de certainsliquides
dont les molécules contenaient ces radicaux.Dans les cas que nous avons
étudiés,
lanon-appaI
i-tion d’une banded’absorption
caractérisant un radicalest due à une liaison de ce
radical,
qui
devrait provo-quer labande,
avec un autreradical,
cequi
modifieprofondément
lesystème
oscillant.Ainsi,
il existe une bandecaractéristique
de la vibration 0-Hmais,
si l’H du radical 0-H est lié à un atome X d’un autre radical et forme ainsi unsystème
0-H ----X, on
voit immédiatement que lavibra-tion 0-H
peut
êtreprofondément
modifiée et que la bande 0-H du radical « normal »peut
neplus apparaître
au même endroit. Lamodification de 0-H en 0-H --- X « masque »
le radical 0-H.
Lorsque
la liaison sefait,
comme dans le caaci-dessus,
par un atomed’hydrogène, on parle
de liaison
d’hydrogène (hydrogen bond) (3).
Nousadoptons
cette « définition » pourplus
de clarté.
Le 2°
partenaire
à laliaison,
le X de la formuleci-dessus,
est leplus
souvent unatome
d’oxygène
ou d’azote.Pour la
classification,
nous pouvons distin-guer entre liaisons 1° entre radicaux d’une mêmemolécule,
phénomène
intramoléculaire,
et 2° liaisons entre radicaux de molécules
diffé-rentes,
phénomène
intermoléculaire.Comme
exemple
dephénomène
intramolé-culaire nous avons donné la molécule
d’aldéhyde
sali-cylique,
où la bande 0-Hcaractéristique
n’apparaît
pas, ni dans larégion
de 7 000 cm-1 ni dans celle de (‘) Je remercie la Commission de Rapprochement Intellectuelentre la Hollande et la Belgique, du suhside qu’elle m’a accordé. Je remercie le ni’ Sack pour les nombreux conseils et les
judi-cieuses critiques qui m’ont beaucoup aidé.
(~‘) Nous tenons à remercier le Fonds National de la Recherche Scientifique (Belgique) qui nous a prëtë les appareils.
3 300
cm-l,
comme nous venons de le déterminer par de nouvelles mesures(4-).
Les
phénomènes
intermoléculairespeuvent
être sub-divisés selon que ce sont des moléculesidentiques
ou des molécules différentesqui
échangent
des liaisons.Le
premier
cas que nous avonsétudié,
oùparticipent
des moléculesidentiques,
est celui des alcoolsaliphati-ques dans la
région
de 3 300 cm-1(:5).
et R.Frey-mann ont
montré,
par des étudesapprofondies,
descas de liaisons intermoléculaires entre molécules diffé-rentes
(6).
Dans les cas de liaisons intramoléculaires que nous avonsétudiés,
nous avions une tellemodifi-Fig. 1.
cation
(fréquence
etintensité)
de la bandecaractéris-tique
que nous ne la retrouvions pas dans larégion
spectrale
voisine,
tandis que dans les cas de liaisons intermoléculaires de moléculesidentiques,
la bande intermoléculaire estproche.
Le travail que nous allons exploser se
rapporte
à un deuxièmeexemple
~lephénomène
intermoléculaire entre moléculesidentiques :
ils’agit
de mesures dans la230
région
de 3 300 cm-’ de l’eau en solution et à l’état de vapeur. Nous avons tenu à travailler dans larégion
de3 300 CIn -1
malgré
les difficultésexpérimentales plus
grandes,
car c’est là que les auteurs situent deux des fondamentales de l’eau vapeur et la fondamentale de la liaison 0 - H des alcools et que lesphénomènes
sontplus
purs sur les fondamentales que sur lesharmo-niques.
Nous insistons dès le début sur le fait que nous con-sidérons que l’on ne retrouve pas dans l’eau
liquide
les vibrations fondamentales de la molécule H-0-H que l’ondistingue
dans la vapeur, mais seulement des vibrations0-H,
plus
ou moins modifiées parl’envi-ronnement.
Décrivons d’abord les résultats pour les solutions d’eau ùans le dioxane à la
température ordinaire, qui
ressortent de lafigure
1. Le dioxane pur, sousl’épais-seur
étudiée, qui
était0,01
mm, neprésente
que la bande intense double à 2 890 et 2 840 cm-1. Aux faibles concentrationsd’eau,
on voit une bande à3 520 cm-’ que nous attribuons à l’eau monomolécu-laire dans le dioxane. A
partir
d’une concentration deFig. 2.
0,5 pour 100 d’eau en volume
(soit
0, 28
mol :1),
lephénomène
estdéjà
très net. Sous uneépaisseur plus
grande
nous avons encore retrouvé la bande à une con-centration de0,12
envolume,
au même endroit. Cette bandeaugmente
d’intensité avec la concentration et àpartir
de 6 pour 100 envolume,
elles’élargit
du côté des bassesfréquences
laissantprévoir
qu’une
nouvelle bande voisine va se détacher : celle-ci estdéjà
bien (*) Le dioxane, très soigneusement purifié, était redistillë surNa avec une colonne Grismer de 1 m avant chaque emploi.
apparente
à une concentration de 25 pour 100. Cette nouvelle bande estprovoquée d’après
nous, par de l’eaupolymoléculaire :
elle estlarge
et son maximum a environ 3 300 cm-1.Aux concentrations d’eau de 40 et de 70 pour >101 1
(voir
fige
2),
la bandepolymoléculaire s’élargit
encore,tandis que la bande C-H du dioxane diminue. Le fait
que la bande
correspondant
à l’eau monomoléculairedans le dioxane semble constante ne
peut
donner lieu àinterprétation,
cesabsorptions
étantdéjà
trop
fortes.La vibrations
provoquant
la bande à 3 300 environ estintermoléculaire,
en ce que ce sont les atornesd’hydrogène
d’une moléculequi
vibrent non seulement avecl’oxygène
de la mêmemolécule,
mais aussi avec les atomesd’oxygène
d’une ou d’autres molécules(IlyTtlrogen bond).
Les vibrations intermoléculaires des molécules
totales,
dans ce sensqu’une
molécule entière vibre parrapport
à une autre dans la structure ccquasi
cristal-line
» duliquide,
doivent êtrereprésentées
par des bandesd’absorption
dansl’infrarouge
lointain. Nousavons en effet trouvé
(’)
une de ces bandes pour l’eau à 150 cm-, environ et nous l’avonsinterprétée
de cette manière car elledisparaissait
en solu-tion diluée.Après
avoir travaillé ensolution,
nous avonségalement
fait des mesures sur l’eau pure(fig. 2).
Nous retrouvons le même
aspect
que pour la solution à 40 pour100,
une bande à 3 520 cm-’ et lalarge
bandepolymoléculaire
qui
semble se subdiviser en deux compo-santes à environ 3 350 et 3 200 cm-1.Le fait que l’intensité relative de la bandc
polymoléculaire
comparée
à la bande à 3 520 n’est pasplus
forte, nepeut
êtreinterprété
car ces bandes absorbentdéjà
trop :
il fau-drait utiliser une cuvetteplus
mince que cellede 5p.
qui
nous a servie pour cette mesure ainsi que pour la solution à 70 pour 100 d’eau. Il était intéressant aussi d’étudier l’influence de latempérature, puisqu’une
élévation de celle-ci doit diminuer le nombre depolymolé-cules d’eau et
qu’une
même élévation detem-pérature
ne modifie pas lespectre
dudioxane,
que nous avons mesuré sous une
épaisseur
30 foisplus
grande.
Lafigure
3 nous donne unesolution
contenant 24 pour 100d’eau,
dont latempérature
a varié de 20° à 7(1°. Nous voyons que la bandepolymoléculaire
tend nettement àdiminuer,
cequi
correspond
à une diminution de l’association avecl’élévation de
température. Remarquons
d’ailleurs que l’effet detempérature
que nous avons trouvé pour les alcools(5)
étaitplus
prononcé.
Des mesures faites à 20" et i3~ sur une solution à
4,5
pour 100 d’eau, concentration àlaquelle
la bandepolymoléculaire
n’apparaît
pas encore, montrent unemonomolécule avec l’élévation de
température, malgré
la diminution de
densité, correspondant
à un accrois-sement du nombre de ces monoinolécules.Cette différenciation dans la
région
de 3 300 cm-’entre une bande de l’eau monomoléculaire dans le dioxane et une
large
bandepolymoléculaire
nous semble surtoutintéressante,
car ungrand
nombre d’auteurs(8)
ont
voulu,
en se basant t sur leurs mesures sur l’eauliquide
dansl’infrarouge
et dans leRaman,
et en lescomparant
à ces mêmes mesures sur la vapeurd’eau,
donner unesignification
à leurs bandes(qui
sont d’ail-leurs situées aux mêmes endroits que lesnôtres)
quenotre travail infirme. ’
En
effet, malgré
que la discussion de la classification des bandes de l’eau suivant les trois modes devibra-tion,
ne soit pas tout à faitsatisfaisante,
il semblecependant
que l’attribution suivante pour l’eau vapeur, dueprincipalement
à Meeke(9),
abeaucoup d’arguments
pour elle : la fondamentale de v à 3 750 lafondamentale de v
(z)
à 3 600 et lapremière
harmo-nique
de 8 à 3 150 cm-1. Il était entendu que si cesfréquences
se retrouvaient dans l’eauliquide,
ellespouvaient
êtrelégèrement déplacées.
Fi g. 3.
Pour
pouvoir
comparer nos résultats sur l’eauliquide
avec la vapeur, nous avons refait cespectre
d’absorp-tion avec notre
pouvoir
dispersif.
Nous trouvons six bandes ouplutôt
sixenveloppes
debandes,
puisque
nous ne voyons pas la structure fine de
rotation,
à3 800 - 3 700 - 3 600 - 3 U~3U - ~ 920 et 2 860 environ
(fig. 4).
Notre but actuel n’est pas une
analyse
définitive dece
spectre,
mais comparons les résultats pour la vapeur d’eau et l’eauliquide
et nous voyons tout de suite quel’aspect
duspectre
est tout différent, maiscependant
tqu’il
y a dans la vapeur des bandes aux environs des mêmesfréquences
que celles observées dans leliquide,
quoique
l’origine
de cesbandes,
comme nous l’avonsexposé
ci-dessus soit différente. C’est ce fait que des bandes se retrouvent aux mêmesfréquences
dans la vapeur et l’eauliquide,
qui
explique
qu’un grand
nombre d’auteurs attribuent définitivement la bande observée dans l’eauliqui(le,
en Raman et eninfrarouge,
dans laFig. 4.
région
de 3 180 2013 3 330 cm-1 à la vibration a de la monomolécule. Il nous semble que nosexpériences
prouvent
au contraire que cettelarge
bande est due à une liaisonintermoléculaire, puisqu’elle
sedéplace
etdisparaît même complètement
avec la dilutionet,
pourune concentration
donnée,
sedéplace
et diminue avecl’élévation
detempérature.
L’interprétation
de cesauteurs se
comprend
d’autant mieux que dans d’autresrégions
toutesproches,
parexemple
à 2 130 et 4 023 ils ont trouvé dans l’eauliquide
des bandesqu’ils
n’ont pas retrouvées dans l’eau vapeur et ce sontces bandes-là
qu’ils
considèrent comme dues à desvibrations intermoléculaires.
Ces mêmes auteurs attribuent de même la bande tlc l’eau
liquide
à 3 ~3~ - 3 500 cm-1 trouvée en Raman et eninfrarouge,
à la vibration v(o)
fondamentale.Lors d’une discussion de l’attribution de certaines
fréquences
observées à des vibrations déterminées d’unemolécule,
on doit se demander si le mode devibralion n’est pas
profondément changé
par l’interac-tion de molécules trèsrapprochées.
Eneffets,
cette interaction entre les molécules d’eau entre elles ou entreles molécules d’eau et celles de certains
solvants, peut
être tellement forte etspécifique qu’il
ne nous sembleplus
possible
deparler
encore de veut
v(J)
et ô(r)
comme pour une molécule isolée dans la vapeur d’eau. Dans ces cas, il faudrait redéterminer les modes de
vibrations du
complexe
de2,
3 ouplusieurs
molécules. Il seraitpeut-être
encorepossible
duedistinguer
entrevibrations de valence et de
déformation,
mais une dis-crimination entre v(z)
et v i comme pour la vapeur, nous semble peuprobable
vu lacomplexité
des édi-ficesqui
se forment.C’est dans ce sens que nous attribuons les
fréquences
vers 3 300 à des vibrations OH dans lespolymolécules
d’eau.significa-232
tion ne nous semble pas encore tou t à fait claire. Nous l’avons
appelée
précédemment
monomoléculaire parcequ’elle
seuleapparaît
à des concentrations très faibles mais onpourrait
supposerqu’elle correspond
à uncomplexe
dioxane - mono m olécule d’eau formé par liaisond’hydrogène
c’estpourquoi
nous avons dit :« monomoléculaires dans le dioxane ».
Remarquons
en effet que dans desexpériences
préli-minaires faites dans d’autres solvants contenant
égale-ment des atomes
d’oxygène
oud’azote,
tels que lapyri-dine,
ladiéthylcétone
et l’étheréthylique,
nous avons retrouvé pour les faibles concentrationsd’eau,
une banded’absorption
également
aux environs de la fré-quence de 3 520 cm-1 comme dans le dioxane.Qn ne
peut
nous opposer que la bande à 3 520 cm-’ en solution necorrespondrait
pas à lamonomolécule,
parcequ’elle
est différente de ce que nous avonsobservé dans la vapeur, tandis que pour les
alcools,
les résultats que nous avons trouvés antérieurement étaient les mêmes en solution et à l’état de vapeur(5).
Eneffet,
ces molécules d’alcool étaient étudiées dans le 1étrachlorure et le sulfure decarbone,
où iln’y
a paspossibilité
de liaisond’hydrogène.
Des mesures faites sur l’alcool dans le but d’étudier
systématiquement
l’influence des solvants, donnent comme résultat undéplacement
de la bande 0-H mo-nomoléculaire de 3 610 dans leCCI~
vers 3 500 dans ledioxane. D’autre
part,
des mesurespréliminaires
sur une solution d’eau dans leCCI,
fontapparaître
une bandeprincipale
vers 3 640.Ceci
parle
en faveur de notre classification de la bande à 3 520 comme monomoléculaire et montre en mêmestemps
une influenceprononcée
du solvant.Si cette bande à 3 500 cm-1 dont la
position
peut
varier avec la nature du solvant necorrespondait
pas à lamonomolécule,
elledevrait,
en tout cas,correspondre
au stade le
plus
bas depolymérisation
de l’eau dissoute dans un autreliquide.
Il en serait de mème dans l’eaupure où elle se retrouve.
Remarquons
encore que les mesures de constantediélectrique
pour déterminer lemoment
électrique,
faites pour l’eau dans ledioxane,
à ces mèmes faiblesconcentrations,
donnent comme valeur du moment le même nombre que dans le gaz.Nous
espérons
que les mesures que nouscomptons
faire sous la vapeur à différentespressions
ettempéra-tures éclairciront encore ce dernier
point.,
ainsi que de nouvelles mesures de solutions d’eau dans leliquide.
Nous avons dit que notre
appareil
est moinsdispersif
que celui des auteursqui
ont étudié les gaz. Notrespec-tromètre avec
prisme
dequartz
etrécepteur
très sen-sible nous donnait uneprécision
de 10cm-l ;
il est par contrebeaucoup
plus dispersif
que celui des auteursqui
ont travaillé dans la mêmerégion
sur lesliquides.
Ainsi W.Gordy (’I°) qui
a étudiéégalement
desmélanges
d’eau et de dioxane ne voitqu’un
faitgénéral :
celui dudéplacement,
dans larégion
de 3 300cin-t,
d’une
large
bandecorrespondant
à l’eau vers les bassesfréquences lorsque
la concentration de l’eauaugmente ;
cette constatation est d’ailleurs en « gros » en accord
avec ce que nous avons décrit.
Il en est de même de Ganz
(H) qui,
avec unepréci-sion d’environ 90 cm-1 dans ce même
domaine,
étudie l’influence de latempérature
et desélectrolytes
snr l’eau pure. Il n’arrive ni àséparer
nettement lesdiffé-rentes bandes ni à une attribution de cette bande aux
polymolécules
d’eau alorsqu’il
le fait pour la bande à4,7
~.Nous exposerons dans une
publication
ultérieure nos résultats sur l’eau lourde et laglace.
’
Manuscrit reçu le 21 mars 193"L
BIBLIOGRAPHIE
(1) J. ERRERA et POL MOLLET. J.
Physique,
1935, 6, 281 C. R.,1935, 200, 814.
(2) S. B. HENDRICKS, O. R. WULF, G. E. HILBERT et W. LIDDEL.
Nature, 1935, 135, 147 ; J. Chem. Soc , 1936, 58, 548 et 1991.
(3) Voir par exemple l’exposé de N. V. SIOGWICK, The electronic
Theory of Valency, Oxford University Press, 1927.
(4) Résultats non publiés
(5) J. ERRERA et P. MOLLET. Nature, 1936, 138, 882; C. R., Paris, 1931, 204, 259.
(6) R.
FREYMANN. C. R., Paris, 1937, 204, 41 ; M. FREYMANN. Id.,p. 261.
(7) C. H. CARTWRIGHT et J. ERRERA. Acta Physicochimica U. R. S. S., 1935, 3, 649 et Proceed. Roy. Soc. A, 1936, 154, 138.
(8) Voir entre autres la Thèse de M. MAGAT, Paris, Masson, 1936, qui résume de façon très complète les travaux antérieurs.
(9) R. MECKE Z. physik, 1933, 81, 313.