Des Langues et des Discours en question
Vingt trois ans déjà …
Promenade dans Constantine avec Malek Haddad.
La ville de Constantine imprègne l’œuvre littéraire de Malek Haddad (œuvre poétique, œuvre romanesque, œuvre publiciste…). (1).La ville de Constantine dans sa structure tellurique dans sa géographie tourmentée, dans son site de forteresse, dans son histoire de résistance se confond avec l’épopée d’une Algérie jalouse d’elle même et de ses vertus ancestrales.
Constantine perçue par Malek Haddad est une statue érigée à la mémoire d’une culture façonnée par les siècles et qui glorifie les hommes libres. Elle est la matrice de la vie affective de l’auteur. Elle est la source de son rapport charnel au pays natal.
Dans ma brève communication, je souhaiterai à la fois évoquer la mémoire de Malek et mes longes promenades avec lui à travers la ville de Constantine. Je ferai appel à mes souvenirs d’enfance pour la période de la colonisation et à mes souvenirs d’adolescent et d’adulte pour les lendemains de paix. J’essayerai de vous faire partager ses émotions et ses sensations devant la ville de pierre, de ponts ; sensations charnelles mais aussi mystiques. Je vous entretiendrai aussi de ses propos, de la genèse de sa création poétique et littéraire, de ses espoirs, de ses attentes. Ce qu’il faut bien comprendre que c’est le déclic de sa pulsion créatrice a été son amour fou pour la ville de Constantine. J’ai mis du temps à comprendre cette évidence ce n’est que grâce à des réflexions profondes, une relecture de son œuvre littéraire, poétique, journalistique et la consultation de ses brouillons que j’ai pu pénétré dans le jardin magique d’un poète, d’un écrivain laborieux et d’un homme avide de joies simples.
(2) Ali-khodja Jamel
© Cahiers de la recherche du SLADD N°01 octobre 2002
Vingt trois ans déjà que tu es parti, très discrètement sans faire de bruit. Je ne sais comment parler de toi, les mots sont rouillés, foutus comme tu aimais le dire, me le dire. Je garde de toi de précieux souvenirs, celui d’un oncle affectueux, un conteur qui a su émerveillé mon enfance en me racontant des contes, en me narrant de splendides histoires, j’avais quatre ou six ans peut-être. En creusant dans ma mémoire, car les souvenirs sont flous, les images qui surgissent dans ma conscience sont celles d’un espace, d’un pays lointain plus fantasmé que réel au carrefour de l’imaginaire et de l’au-delà, un au -delà magique, fantastique, une sorte contrée de paix, sécurisante. Est-ce le désert ? l’anti-temps, le royaume de Dieu, la planète du petit prince ?
Une autre particularité de Malek était la manière de dire, de conter.
Il avait une voix ensorcelante, presque irréelle caverneuse, cajoleuse, envoûtante, venant de très loin …
Malek, lors de nos promenades me parlais d’amour de sa ville avec tant de passion que mon Algérie coulait dans mes veines. Les grandes leçons qu’il m’a laissées sont celles d’entrer en communion avec l’objet avec ferveur. Savoir d’abord regarder, s’émerveiller, ne faire qu’un tout avec la ville. On sait que Malek aimait Constantine comme on aime une femme.
Constantine le possédait comme une amante .Il avait besoin d’elle, elle de lui .Attachement viscéral, charnel, mythique qu’enfant, je ne comprenais pas. Il me disait souvent de regarder la ville de pierre avec attention, respect .Il la trouvait toujours belle .Ses émotions étaient fortes, il me semblait qu’il la sentait, son visage s’épanouissait, prenait des couleurs .On aurai dit qu’il recherchait des énergies nouvelles, se régénérait .Il me prenait toujours la main, nous empruntions d’autres chemins. Il voulait surprendre la ville suspendue, perchée, et ancrée dans son rocher, vue de haut .Ainsi la route du Monument aux Morts était sa préférée .Elle était là sa ville .Il la contemplait intensément avec gravité, gratitude .Il ne me parlait plus mais me serrait davantage la main de peur de glisser dans le ravin car, perché sur un bloc de rocher escarpé, notre position était inconfortable .Après de longs moments de silence, il se mit à me faire une véritable leçon de géographie. D’abord, le Chettaba embrumé au loin, puis, « les formes élémentaires » selon son expression, signifiant toutes les plaines aux couleurs pastorales, celles de Ain-El-Bey, Salah-Bey, Hamma Bouziane. Il s’arrêtait souvent de parler, mais il ne me présentait pas Constantine. Ce n’est bien que plus tard un quatre Janvier 1966 que je pris connaissance d’un article paru dans le journal El Nasr « Une Clé pour Cirta » où je pouvais lire :
« On ne présente pas Constantine .Elle se présente et l’on salue. Elle se découvre et nous découvrons .Elle éclate comme un regard à l’aurore et court sur l’horizon qu’elle étonne et soulève. Puis, satisfaite de son effet, elle se fige dans sa gravité, se regroupe dans sa légende, se referme dans son éternité…Elle est une présence, elle est un rêve qui continue .A ses genoux, les mots sont pauvres courtisans. Le doigt de Dieu s’est posé par ici et la main de l’homme ne peut que s’élever pour cette ovation qui, à son paroxysme, avoue déjà son impuissance ».
Nous redescendions le chemin pour se retrouver sur le pont d’El - Kantara.
-Regarde, mon fils la ville …
Nous étions sur le pont d’El- Kantara par un matin frileux .La ville mal fardée se réveillait, se déshabillait sans aucune pudeur éclaboussant ses dentelles de brumes sous la lumière jaunâtre, fade des premiers rayons de soleil.
-Regarde là-bas la passerelle Perrégaux, le Pont de Sidi M’cid, les petites maisons bleues et blanches qui s’agrippe au Rocher nerveusement, amoureusement.
Je contemplais réellement pour la première fois ma ville et je commençais à l’aimer .Dans le matin mauvais, Malek appréciait davantage les couleurs, les lumières, les odeurs. La ville palpitait. Elle se réveillait en douceur dans une couleur rose–bonbon, dans une lumière douce qui caressait ses flancs. Une couleur qu’il appréciait car apaisante, innovante, juvénile.
« Je me souviens le matin se réchauffe encore aux rêves de la nuit.
Viens, nous prendrons par les rochers qui cloutent le versant de Sidi M’Cid.
Les escargots de mon enfance sont à leur place. Les chardons laissent encore couler la glu que nous récoltions pour la chasse aux oiseaux. Dans l’herbe rare un petit lézard contemple une idée fixe. Dans le bas, c’est la ville c’est Constantine… Tout comme les escargots, ma ville a choisi la sécurité du roc ». (3)
Ce n’est que plus tard que je compris mon oncle : «Constantine ne se présente pas. Elle s’offre ».Et la ville s’offrait, étalait ses dentelles au fond de ses abîmes, près du Rhumel où quelques corneilles voltigeaient, se chamaillent dans une lumière crue.
Malek s’arrêtait souvent devant quelques marchands ambulants et il m’achetait des friandises : des pois chiches multicolores, des bonbons roses, des nougats, des jujubes .J’avait quel âge ?quatre ans, six ans ?…Je mettais
toutes ces sucreries dans mes deux poches, difficilement dans l’une où ma toupie me posait problème, puis il me prenait par la main doucement .Elle était potelée, charnue, amicale. J’étais heureux, nous remontions la rue Nationale, actuellement Ben M’Hidi, une rue commerciale où des porteurs d’un certain âge emballaient sur des diables des sacs de sucre, de farine, de semoule. Nous nous arrêtions chez le marchand de beignets, un tunisien. Je disais tunisien. Il n’était pas content. Il disait que je commençais à être raciste. Je ne comprenais pas, alors il me récitait un de ses poèmes qui germait en lui et qui sera plus tard inséré dans son recueil poétique « Le Malheur en danger »….
Maman se dit Ya Ma et moi je dis ma mère J’ai perdu mon burnous mon fusil mon stylo Moi qui faisait d’un race une profession
Et qui dis Tunisien pour parler d’un marchand …
Nous nous promenions sagement tout en remontant la rue Nationale.
On s’arrêtait au café Nedjma .Il dégustait un bon thé à la menthe et moi ma grenadine à l’eau qui me rougissait les lèvres et même le menton .Il me disait : « Ne têtes pas mais bois ! », puis il m’essuyait les babines avec un beau mouchoir tiré de la pochette de son veston. Il entretenait avec des notables de la ville de longues et harassantes discussions que je ne comprenais pas .La plupart d’entre eux avaient connu Verdun, les affreuses tranchées, les bombes à gaz, les amputations, l’enfer ! D’autre enfin, se souvenait de l’Indochine, du cauchemar de Dien Bien Phu investi par le Viet-minth .Il avaient des regards fatigués.
-De quoi parlez-vous ?
Il ne me- répondait pas.
Je lui pinçais son veston. Il me souriait, me recommandait une autre grenadine, me donnait de l’argent pour acheter des bonbons, je revenais vite au café et je trouvais une place au fond de la salle près des cageots d’Orangina. Mon oncle discutait maintenant avec des jeunes moustachus au regard sévère .Je m’approchait timidement. On parlait de la Révolution d’Octobre, du 8mai 1945 et surtout des arrestations .Je lui pinçais la cuisse .Il compris mon énervement, saluait tout le monde. Il me prit la main et nous remontions lentement la rue Nationale. Il était jovial et semblait fredonner une chanson.
-Tu chantes ?
-Non, j’agence un poème .Il va naître comme un rêve. Ecoute :
J’écoute la chanson qui ne viendra jamais Mon cœur est orphelin d’une valse trop lente J’était le roi de Mai du temps que tu m’aimais L’amoureux de la brise a choisi la tourmente J’ai choisi de sourire afin que mes sanglots S’épurent de l’ennui des chagrins qu’on raconte Afin que le malheur surnage sur les eaux
D’un courant qui s’en va et qu’il faut qu’on remonte
J’entends du bout du temps un air de flamenco J’appelle le malheur pour lui casser la gueule J’étais le roi de mai le temps qu’il faisait beau Au fond des Sahara ma gazelle est très seule…
Je découvrais une quinzaine d’années plus tard ce poème dans Le Malheur en danger. J’étais adolescent. J’avais dans mes poches Omar Khayyâm et Majnoun Leila …
Je trouvais son poème joli mais je comprenais aussi qu’il militait.
L’autre point que je veux rappeler est sa générosité .Elle est légendaire, belle comme un bouquet de coquelicots. Il m’a appris une chose : savoir être fidèle en amitié et savoir donner.
De son retour du Tassili, il me raconta la vie simple d’un monde en harmonie avec la nature. Sa pensée devenait plus philosophique .Au Sahara, Malek redécouvrait la planète saine, pure, pétrie de sagesse, de patience, d’éternité .Et c’est là que sa foi s’affirma davantage.
Dieu est grand .Dieu est toujours grand me répétait –il.
En relisant je t’offrirai une gazelle, j’avais souvent des frissons les mêmes lorsque j’étais à l’école primaire lors d’une composition. Maintenant je redécouvre sa pensée et ses désirs les plus profonds .Je lui suis reconnaissant de m’avoir dédié son roman je t’offrirai une gazelle (4):
« Pour Myriam et Jamel Ali-khodja les enfants du Petit Prince et du Petit Chose ».
Dans mon enfance, Malek a été pour moi un vrai père. Il me chérissait, me gâtait, n’oubliait jamais mes anniversaires, me donnait l’envie de lire, me résumait une fable ou un conte, me lisait quelques chapitres d’un
de ses romans préférés .Il a su me dire des vérités d’une manière intelligente :
-Il faut me il, récupérait notre patrimoine national, notre langue, notre folklore, notre identité. Je le regardais, il avait dans son regard une grande mélancolie.
-C’est quoi l’identité ?
C’est bête, je pensais à la carte d’identité.
-L’identité mon fils, c’est les retrouvailles, c’est les valeurs ancestrales, c’est notre sagesse mille fois millénaire, c’est le visage d’un enfant qui sourit et non un village qu’on bombarde… C’est la joie, c’est un sourire.
C’était début novembre 1954 quelques jours avant son exil. Il s’arrêta de parler puis marmonna :
« Le bonheur mon fils est un sport violent … » Puis sans rien comprendre, il me dit :
Ne frappez pas si fort je n’habite plus là ».
Bien plus tard adulte, je retrouvais ses paroles inscrites sur une bande jaune enrobant l’un de ses manuscrits (5) : « Ne frapper pas si fort je n’habite plus là »…Malek choisit l’exil. Il en avait marre des perquisitions et vérifications d’identité chez ses parents, de plus, la plupart de ses amis furent arrêtés et choisirent la clandestinité …
De retour d’exil, j’aimais sortir avec lui .Il adorait flâner, respirer la ville .Il avait toujours dans son cœur deux espace privilégiés : L’amour de Constantine et l’amour du désert. Il n’aimait pas trop Alger : « J’y retournerai un jour » me confiât-il.
L’autre leçon que m’a laissée Malek, tout en flânant dans les rues sages de la ville, est sans doute la plus généreuse, une leçon de sagesse .Il faut du temps pour construire une nation, il a fallu du temps, plusieurs générations pour que naissent un Flaubert, un Gorki, un Pouchkine, un Faulkner, un Dib …
Une autre réflexion qui m’a marqué, c’est qu’un écrivain- me disait- il doit respecter ses lecteurs- et Malek avait beaucoup de respect pour ses lecteurs .Je me rappelle la petite vraie histoire qu’il m’avait racontée et qu’on retrouve je pense dans la Dernière impression. C’est l’histoire de cet ouvrier algérien qui avait acheté son livre en le priant de le lui dédicacer .Il précisa « Je ne sais pas lire mais je sais que tu parles d’Algérie ». Malek a été très touché par ses paroles et par son geste.
Concernant le métier d’écrivain, il affirmait qu’on ne naît pas artiste du jour au lendemain. Le métier d’écrivain, comme celui de journaliste, se mérite. En plus de certains dons particuliers, du génie, il faut à l’artiste une certaine dose de culture, de critique, d’ouverture… Il faut aussi, et il le répétait souvent à certains jeunes créateurs de travailler le style. A la maison familiale, je le voyait souvent écrire .Il aimait travailler la nuit en solitaire .Je restais de temps en temps avec lui mais montais vite me coucher dès minuit passée. Malek commençait à corriger ses premiers brouillons. (6)
Il appliquait la méthode de Flaubert dite du « gueuloir ». Il rédigeait une dizaines de pages puis, nous l’entendions réciter à haute voix son texte .La voix partait du salon, de la cuisine, on l’entendait aussi dans le couloir .Il marchait .Il corrigeait ses phrases, changeait des adjectifs, rectifiait certaines sonorités, adaptait les rythmes, luttait jusqu’au matin sur ses épreuves et ses pénibles corrections.
Venant une fois dans ma chambre à quatre heures du matin, il me demanda un stylo vert ou de l’encre verte .Pourquoi cette couleur ? Tout simplement parce qu’il l’aimait .Etait-ce le vert de l’amour, de la paix ? Je l’entendais comme Flaubert, gémir .Il souffrait d’un ulcère et il soignait son mal par le mal.
- Tu ne sais pas où ta grand- mère a caché le bicarbonate ? Me disait-il en entrant discrètement dans ma chambre.
Il avait le regard fatigué, les yeux rouges, les épaules lourdes, mais toujours au coin des lèvres, un sourire gelé. Il s’affalait vers six heures du matin sur une banquette du salon, des feuilles manuscrites éparpillées sur sa table, d’autres par terre, chiffonnées… Il ronflait. Rêvait-il à son cher Sahara, à la douceur arabe d’un coucher près du Caire ou de la Palestine sur la dune bavarde ?
Comme Flaubert ou Céline, les corrections lui demandaient donc extrêmement de temps, l’éreintait, mais l’écriture par contre l’apaisait. Dans le double d’une lettre adressée à un ami Malek Haddad s’installait dans le roman à écrire comme Flaubert.
Constantine le 27 juillet 1966
« J’ai commencé mon roman, je m’y installe, je m’y vautre, je m’y plonge .Je le connais par cœur dans ses grandes lignes, dans son esprit, dans mon âme …Déjà je ne m’ennuie plus. On écrit pas un livre pour un écrire un livre, en luttant contre la montre et le calendrier par principe… » (7)
Je me pencherai davantage dans une autre étude sur la génétique des textes, cette discipline qui se propose de renouveler la connaissance des textes, en déplaçant l’interrogation critique de l’auteur vers l’écrivain, de l’écrit vers l’écriture, de la structure vers le processus, du texte vers les propos rapportés, les brouillons, de l’œuvre vers la genèse.
Ce que l’on peut remarquer dans son œuvre romanesque, c’est la manière de diluer quelques touches picturales profondément ressenties et transcrites à la manière des impressionnistes .Malek Haddad est d’abord un sensuel, un perspicace visuel qui sait faire voir les choses sans trop les décrire. Les images, les métaphores ne sont jamais superflues .Elles précisent une impression et dévoilent sa manière d’être, son tempérament.
Se balader avec Malek Haddad, c’est percevoir la ville dans toute son intimité, c’est aussi écouter une musique discrètement, sorte de ballade familière ou légendaire qui « creusent les plaies et rongent les blessures de l’âme ».
Pour Malek Haddad, dire Constantine, c’est dire l’amour, l’espoir d’un lendemain meilleur. Lieu de passion , Constantine est aussi la gardienne d’un passé élogieux .Mais Constantine n’est pas que cela ,elle est aussi et surtout le lien entre les femmes et les autres villes (Aix-en Provence, Paris, le Caire et Damas).
Baguenauder dans la ville de Constantine a été pour lui, une manière de mûrir ses idées, de les affûter.
Malek vingt-trois ans déjà que tu n’es plus là et le Laboratoire Sciences du Langage Analyse du Discours Didactique t’a consacré dans ses journées scientifiques un hommage tout particulier.
Vingt-trois ans Malek que tu n’es plus là mais tu es présent en nous.
Tu es parti un 2juin 1978 très discrètement mais ton œuvre demeure, tes paroles aussi.
Notes
1) Le Malheur en Danger, Paris, La Nef de Paris, 1956, poèmes.
-La Dernière Impression, Paris, Julliard, 1958, roman, réed .Bouchéne, Alger, 1989.
-Je t’offrirai une gazelle, Paris, Julliard, 1960, roman réed 10/18 1983.
-Le Quai aux fleurs ne répond plus, Paris, Julliard, 1961, roman réed, 1983.
-Ecoute et je t’appelle, Paris, Maspero, -1961(Essai : Les Zéros tournent en rond) essai et poème.
-Une Clé pour Cirta, Constantine, Grande imprimerie An Nasr, 1965.
Une Clé pour Cirta, An Nasr 4janvier 1966, 5janvier 1966, 6janvier 1966, 7janvier 1966, 8janvier .11Janvier1966, 12 Janvier 1966, 13 Janvier 1966, 14 Janvier 1966.
2) Ali-khodja Jamel, l’itinéraire de Malek Haddad : Témoignage et proposition, thèse de Doctorat 3ème cycle, Université de Provence –Aix- Marseille 1 (Centre d’Aix), p225 à 270.
3) Une clé pour Cirta, op.cit. ,4 Janvier 1966.
4) je t’offrirai une gazelle op.cit., p.8.
5) Je t’offrirai une gazelle, op.cit., p 10.
6)Un jour de séminaire au square Rapp ,Roland Barthes ,l’éveilleur d’esprit , avait lancé cette formule à la fois énigmatique et d’une clarté déconcertante :« La littérature ,c’est la rature ». Or, c’est un fait : La rature dans un brouillon est littéralement rivée à la chose littéraire (littérature) et la langue française ne permet à aucun moment d’oublier qu’en matière de littérature, le grand art ne consiste pas pour l’écrivain à brûler les étapes de la rédaction mais au contraire à saisir toutes les opportunités d’un retour sur soi de l’écriture.
7) Copie d’une lettre écrite à un ami, voir thèse de Doctorat 3ème cycle, op.cit., p320.
« Quand mon roman sera fini, dans un an, je t’apporterai mon manuscrit complet, par curiosité .Tu verras par quelle mécanique compliquée j’arrive à faire une phrase » ; cette jolie surprise intellectuelle que Flaubert promettait à Louise Colet nous la retrouvons un peu chez Malek Haddad dans ses lettres, ses brouillons.