• Aucun résultat trouvé

Composition des eaux des lacs français

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Composition des eaux des lacs français"

Copied!
5
0
0

Texte intégral

(1)

Article

Reference

Composition des eaux des lacs français

DELEBECQUE, André, DUPARC, Louis

DELEBECQUE, André, DUPARC, Louis. Composition des eaux des lacs français. Archives des sciences physiques et naturelles, 1892, vol. 3e période, t. 28, p. 502-505

Available at:

http://archive-ouverte.unige.ch/unige:138483

Disclaimer: layout of this document may differ from the published version.

1 / 1

(2)

structure

qui existe

entre

les inclusions spongieuses de 1892

et

les inclusionscompactes de

l'éruption

de 1886.

M. Chaix

présente

aussi des projectiles de lave

moderne

qu'il a

trouvés entre

les

cratères

n™ 1

et

2 de

l'éruption

ac- tuelle

et

qui ont

entièrement l'aspect

de cailloux roulés. Il

attribue

cette forme au fait

que

les

projectilesencore

incan- descents

roulent

parfois depuis le bord des

cratères

jusqu'à

leur

pied c'est-à-dire

sur

plus de 100 m.

Pendant leur trajet

en

l'air

lesprojectiles incandescents

présentent

les formes les plus variées.

Enfin il

montre

en projections ses

photographies

de l'é-

ruption

de 1892,

notamment

quelques instantanées qui

re- présentent,

vues

d'en haut,

les différentes phases des explo- sions vulcaniennes

d'un cratère

situé

entre

les

cônes

2

et

3.

M. A. DELEBECQUE expose, au

nom

de M. DUPARC

et

au sien, les résultats des nouvelles

recherches

qu'ils ont faites

sur

la compositioh des

eaux

des lacs français

Le lac le plus considérable qu'ils

aient

étudié est celui du

Bourget.

Voici le

résultat

de l'analyse

Lac du Bourget (eau prise le 17

septembre

1892).

Résidu sec,

I" analyse. 0g',lo85 par

litre.

2me

analyse. 0gr,1514

»

Moyenne. 0",1550 ·

Composition du résidu sec

SiO2

CaO

=

0,0047

=

0,06

MgO

=

0,0097

SO'H*

=

0,0109

Nous

n'avons

pas

encore

pu

doser

le chlore, faute

d'une quantité

suffisante

d'eau.

Le

terrain

triasique ne

paraissant

pas exister dans le bas- sin du lac, il faut

attribuer

la

présence

de l'acide sulfurique

à ce fait que le Rhône reflue parfois dans le lac. On sait d'ailleurs que les eaux du Léman et,

partant,

celles du Rhône,

renferment

de l'acide sulfurique.

1 Voir Archives des Se. phys. et nat., 1891, XXVI, p. 609, et

1892, XXVII, p. 569 et 577.

(3)

Lacs du département du Jura.

Le seul lac

dont

les eaux

aient été l'objet d'une analyse

complète est celui de Chalain

(profondeur

34m, superficie 232

hectares, altitude approchée

500m). La

prise

a été faite le 10 avril 1892.

La

couleur

du lac de Chalain est le 7 de la gamme

de Forel;

la

transparence, mesurée

avec le disque de Secchi,

de

6-.

Pour

les

autres

lacs du

département,

moins

étendus et en général

moins profonds, on s'est contenté de chercher le poids du

résidu

sec, dans lequel la

proportion

des

éléments constituanls varie

peu

d'un

lac à

l'autre.

Voici les

résultats obtenus,

ainsi que la

couleur et

la transparence

Nom des lacs.

| S ||1 |

=

|| tmmMa

.m °

Nom des laae.

i

s

~i

& ~-` ° yesoree ndee

s -S

|:à

ei s S •» "ni et m niai (80Î

3 J

£ S £ i!

parMrteuM

m m gr ,o

Lac

Dessus

580 24,60 0,158 7

à.

8 7^0

Lac

Dessous.

518 11.– 0,165 9 à 10 6,50

Grand lacdeClairvaux 530 18,70 0,1900 9 ?

Petit lac de Clairvaux 530 16,40 0,1956 7 ?

Grand lac

d'Etival.

796 9,50 0,141 9 ?

Petit lac

d'Etival

796 7,50 0,143 ? ?

Lac de la

Motte

777 30,20 0,127 7 ?

Lac du Grand Maclu. 779 25,80 0,1086 10 8,50 Lac du Petit Maclu.. 779 11,50 0,159 8 7,50

LacdeNarlay

755 39,10 0,1344

8à9

9

5.–

LacdeBonheu.

803 12,50 0,1314 11 2,60

Lac du Fioget

744

7,20 0,144 8

4.–

Lac du

Vernois.

700 à 800 10,50 0.1394 8 4,50 Lac de

l'Abbaye.

879 19,80 0,1216 7 4,20

II ne faut

évidemment

pas

attacher trop d'importance

aux chiffres donnés

pour

la

couleur et

la

transparence;

car ils

(4)

peuvent varier d'un

jour à

l'autre, surtout

pour les lacs peu profonds.

Lacs

du

département de l'Isère.

Le seul lac

dont

les eaux aient été

l'objet d'une

analyse complète est le

Grand

lac de Laffrey

(profondeur

39",70, superficie 127

hectares,

altitude approchée 911m).

Résidu sec, 1" analyse 0«r,l318

2°«

analyse.

0»r,130o

Moyenne

0*r,13111

Composition du résidu sec SiO'CaO

= =

0,0030,0535

MgO

=

0,0048

Cl traces

.1-

i> 1.

Nous

n'avons

pu doser les alcalis, faute

d'une quantité

d'eau suffisante.

La prise a été faite le 21 mai 1892. La

couleur du

lac de

Laffrey est le 10; la

transparence

de 4m.

Pour

les

autres

lacs, voisins du lac de Laffrey et plus pe- tits, on s'est

contenté

de

peser

le résidu sec voici les

résul-

tats obtenus

Nom dee lnce.

`g

g

g

i~

Nom dc8 lacs. %%S

||f

SjL*

|

g,

II

Lac de

Petit-Chat.

930m

Ps

19,20 0,1405m

ïy

rt 10 h,

ô

11 3,50m1

Lac de

Pierre-Châtel.

934 10,80 0,1350 10 à 11

3.–

Lac

Mort.

930 24,50 0,0988 11 3,50

Nous avons commencé également

l'étude

des eaux des lacs du Plateau

central

de la

France.

Ces lacs, comme on pouvait s'y

attendre,

vu la

nature

des

terrains

ils

sont

situés,

sont

très

pauvres

en matières dissoutes. Voici les

pre-

miers

résultats obtenus pour

quelques-uns

d'entre

eux

Lac

d'Issarlés.

0~,027 par litre.

LacduBouchet.

Lac de

la

Godivelle

supérieur. 0~

,ogr,018

(5)

Lac Pavin

0~,077

LacLac de

Chauvet. Tazanat 0~,0668 0~,02t

»

Nous

donnerons prochainement

des résultats plus com-»

plets.

M. A. DELEBECQUE

présente

à la Société

une

carte hydro- graphique

du

Léman publiée sous les auspices du Ministère

des

Travaux

publics français.

Le

lever

des eaux suisses a

été

fait

par

M.

Hôrnlimann, ingénieur

du

bureau topographique fédéral;

celui des eaux françaises

par

M. Delebecque, assisté de MM. Falletti, Garcin et Magnin,

agents

des ponts

et

chaussées.

Le

relief

du lac

est représenté

par des

courbes

de

niveau équidistantes

de 10™. Là où les

pentes étaient

faibles, comme

sur certaines parties

de la beine et

sur

la plaine

centrale

du fond du lac, les

courbes

ont été tracées de 5

en

5

mètres;

les courbes amsi

intercalées

ont

été

figurées en pointillé.

Des

teintes,

au

nombre

de

sept,

représentent les

différentes profondeurs;

elles

ont été

combinées de façon à

mettre autant

que possible en

évidence

les

principales particularités du

lac. Enfin

l'emplacement

de

chaque

coup de

sonde

a

été

représenté

par

un

point

noir.

En

terminant,

M. Delebecque

adresse

tous ses

remercie- ments

à son

collaborateur,

M. Hôrnlimann,

dont

les conseils et la

grande expérience

lui

ont

été précieux.

M. Th. FLOURNOY

communique

les

résultats d'une enquête sur

Y audition colorée

(synesthésie

visuelle), qu'il

a faite

cet

été avec M. Ed. Claparède.

Sur

plus de 2500

questionnaires distribués,

il en est

rentré

jusqu'ici 694,

dont près

de la moitié (323) négatifs

sur

le

point

considéré. Les faits positifs accusés par les 371

autres

personnes se

groupent

en

quatre

classes

1. Photismes.

Impressions

lumineuses ou colorées accom-

pagnant

la

perception

ou

l'idée

des voyelles (chez 247

per- sonnes), consonnes

(46), mots et noms, sons musicaux (62),

voix,

bruits, jours (75),

mois,

chiffres

(26), saveurs, odeurs,

etc.

2. Diagrammes.

Représentations spatiales,

parfois colo-

Références

Documents relatifs

Economic indicators, too, prove to have a significant effect on electoral results for incumbent parties, but that effect is clearly weaker than the information

-A partir du flacon ensemencer une boite de gélose Hektoen : incuber à 37°C pendant 24h ; -Faire un enrichissement dans un tube d’SFB S/C : incuber à 37°C pendant 24h. Isolement II

Ces cultures ont étéfaites à la lurnière naturelle et dans trois milieux. Les Diatomées planctoniques et Cglmatopleura sont détruites. Par contre il y a un grand

,O VHVW GRQF pFRXOp H[DFWHPHQW KHXUHV HQWUH OH SUHPLHU HW OH VHFRQG SUpOqYHPHQW VRLW GHX[ KHXUHV GH SOXV TXH OD GXUpH PLQLPXP LQGLTXpH SDU &ROOHW SRXU OH WUDMHW VRXWHUUDLQ GX ODF

Les prolïls de concentration de phosphore minéral dissous et de phosphore organique particulaire (fig. 2) sont les mêmes pour les deux simulations, à l'exception des

2 Adaptive Boundary Observer Design for Hyperbolic Systems; Application to CO 2 single phase heat exchangers 15 2.1

En été, les ceintures de végétation sont bien visibles et pratiquement ininterrompues tout autour du Lac et ont une largeur et une densité différentes selon

Augmentation des concentrations avec le d Augmentation des concentrations avec le dé ébit (b>0) bit (b>0) Influence du cycle de production/d. Influence du cycle de