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Démarche déductive, démarche par équivalence

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Démarche déductive, démarche par équivalence

Introduction :

La démarche déductive (1) est au cœur du raisonnement en mathématiques (vu en philosophie avec Descartes – il fait de longue chaîne d’équivalences pour donner à la philosophie un aspect aussi rigoureux que les

mathématiques). Dès l’Antiquité, ce type de raisonnement apparaît dans les premiers traités de mathématiques.

Au collège, les élèves sont initiés très tôt à ce type de démarche : les énoncé de propriétés sont donnés sous la forme « si … alors … ». Mais le raisonnement mathématique ne se limite pas à ce type de raisonnement. Il en existe d’autre comme l’absurde, la récurrence, la disjonction de cas, l’analyse-synthèse (si telle chose existe, alors … alors … ; réciproquement …).

I. Inégalités successives

1°) Voici deux exemples d’énoncés : 1. Démontrer que si x  3 alors 1

1 x 1

4.

L’énoncé appelle clairement une démarche déductive. Ce type de question ne se prête pas par raisonnement par équivalence.

2. Démontrer que quel que soit x appartenant à [3 ; + [, 1 1 x 1

4.

L’énoncé est presque similaire au précédent. On procède par démarche déductive et non par équivalences.

2°) Résolution

Soit x un réel quelconque tel que x  3.

On a alors x1  4.

Donc 1 1 x 1

4 car les deux membres sont positifs strictes (passage à l’inverse autorisé) 3°) Commentaires

Le raisonnement par déduction utilise les mots donc, d’où, par conséquent…

Dans notre exemple il n’est pas possible de résoudre par équivalence.

En effet x1  4 n’est pas équivalente à 1 1 x 1

4.

Même lorsqu’on peut effectuer un raisonnement par équivalence, on s’en tient en général à une démarche déductive

(2)

Remarque : on peut employer des implications avec quelques restrictions.

4°) Présentation avec des implications

x  3  x1  4  1

1 x 1

4

II. Équations / inéquations

1°) Lors de la résolution d’équation / inéquation, on essaie de mener la résolution de bout en bout par des équivalences (on évite les ruptures, on tâche de ne passer à aucun moment à un « donc »).

2°) Néanmoins, il peut arriver que l’on ne puisse résoudre l’équation / inéquation que par des implications.

Dans ce cas il faut passer par une étape de vérification.

3°) Exemple

Résoudre dans  l’inéquation 1 2 x  (1).

(1)  1 2 0 x   1 2x 0

x

 

On achève la résolution au moyen d’un tableau de signes.

On notera que, durant la résolution, on a utilisé une « chaîne d’équivalences ».

III. Utilisation de propriétés énoncées par équivalence 1°)

Au lycée, de nombreux énoncés de propriétés sont donnés sous forme d’une équivalence : « … si et seulement si … » au lieu de deux énoncés formulés en « si … alors ... » à la « façon collège ». Leur utilisation pratique ne fait cependant intervenir qu’un seul sens.

2°) Exemple

Dans le plan muni d’un repère, deux vecteurs u

(x ; y) et v

(x' ; y’) sont colinéaires si et seulement si

' ' 0

xyx y .

On utilise le sens de droite à gauche pour démontrer que deux vecteurs sont colinéaires.

On utilise la contraposée du sens de gauche à droite pour démontrer que deux vecteurs ne sont pas colinéaires.

(3)

(1) Le nom complet est « démarche hypothético-déductive ».

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