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Condensateur variable modifié pour l'emploi avec l'électromètre à quadrants

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Academic year: 2021

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HAL Id: jpa-00242651

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00242651

Submitted on 1 Jan 1919

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Condensateur variable modifié pour l’emploi avec l’électromètre à quadrants

Harry Clark

To cite this version:

Harry Clark. Condensateur variable modifié pour l’emploi avec l’électromètre à quadrants. Radium

(Paris), 1919, 11 (8), pp.235-236. �10.1051/radium:01919001108023500�. �jpa-00242651�

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Condensateur variable modifié pour l’emploi avec l’électromètre à quadrants

Par HARRY CLARK

Jefferson Physical Laboratory. Cambridge. Mass.

Dans l’emplui de l’électromètre à quadrants pour

mesurer des courants très faibles, on obtient les meilleurs résuliats en appliquant une méthode de

compensation, c’est-à-dire que le courant à mesurer est neutralisé par un courant égal et de signe con-

traire produit de telle façon qu’on en peut calculer

la valeur. L’électromètre n’est alors utilisé que

comme appareil détecteur et ses quadrants demeurent toujours à un potentiel zéro.

Un tel courant peut aisément être produit soit par

l’emploi d’un quartz piézo électrique, soit par un condensateur dont une armature est reliée à l’élec-

tromètre, tandis que le potentiel de l’autre est réglé

d’une façon convenable. Dans la méthode du conden- sateur-étalon, on fait varier le potentiel entre des

limites déterminées, la capacité demeurant constante.

Dans la méthode du condensateur variable, le poten-

tiet reste constant et on fait varier la capacité. I)ans

l’une et l’autre de ces méthodes, une quantité déter-

minée q d’électricité est fournie à 1 électromètre dans le temps désiré et la valeur moyenne du courant est , q t, t étant le temps pendant lequel la com- donnée par

pensation a lieu.

Pour faire une mesure, l’idéal serait de procéder

de la façon suivante : le courant constant inconnu est

dirigé sur les quadrants isolés de l’électromètre et au

même instant on déclenche le chronomètre et la rom-

pensation commence. Le spot lumineux est maintenu

au zéro par la man0153uvre faite avec soin de l’appareil

;1 compensation jusqu’à ce que la charge totale q

dont la valeur dépend des dimensions de l’appareil particulier employé soit deprensée : à ce moment, on

arrête le chronomètre.

Il est difficile pour l’observateur dont l’attention

est fixée sur le spot de lumière de prévoir ce dernier

instant. Il lui faut donc arrêter le chronomètre sans

avoir été averti de la lin de la compensation. Comme il

est difficile aussi de maintenir l’aiguille exactement au

zéro, on ne saurait être sûr que les quadrants de

l’électromètre étaient au potentiel zéro à cet instant précis.

En pratique, on obtient de bien meilleurs résultats

avec moins de peine pour l’observateur en adoptant

le procédé suivant, légèrement ditlérenl ; le courant à

mesurer est dirigé sur l’électromètre et on laisse le

spot lurnineux quitter sa position zéro. Quand il

passe à une division convenable de l’écllelle. à un centimètre par exemple de sa position de repos, on déclenche le chronomètre. On commence alors a com-

penser, on ramène le spot au zéro et on l’y maintient

aussi bien que possible jusqu’à épuisement total de

la charge compensatrice. Le spot repart alors du zéro, et au moment il repasse à la division de déclenchement du chronomètre, on arrête le chrono-

mètre. Les petites irrégularités dans le mouvement

de l’aiguille due à une manipulation non parfaite

sont ainsi partiellement amorties et les instants de

départ et d’arrêt du chronomètre sont bien définis.

Pour que les mesures ainsi faites soient exactes, il faut que le départ et 1 arrêt du chronomètre soient retardés de la même quantité. ce qui ne pent Sl’ pro- duire que lorsque la capacité de l’appareil a LI Illulllc valeur à la fin de l’expérience et au commencement.

Alors que celle condition est remplie aB(/( le quartz piézo-électrique et le condensateur-etalon, il n’en est évidemment pas de même avec le condensateur va- riable ordinaire.

La méthode qui va être de supprime complè-

tement cette difficulte. Elle consiste essentiellement

dans l’emploi de deux condensateur variables L’une des extremités de chaque condensateur est

reliée aux quadrants de l’électromère, tandis

que les autres est respective-

ment aux potentiels. Le courant de compen-

satiun totale est produit en faisant varier la capacité du premier condensateur. Si l’on fait varier la capa-

cité du second condensation de telle lacon que la somme des deux reste constante, la sensi- bilité de l’appareil ne varier pas.

Employés par l’auteur, ces deux condensateurs

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/radium:01919001108023500

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sont combinés en un seul appareil représenté sché- matiquement sur la figure 1.

Les plateaux fixes A servent d’armature commune aux deux capacités et sont reliés à 1 électromètre D et à la source G du courant à mesurer. Les séries de

plateaux mobiles demi-circulaires B et C, bien que

Fig. 2.

montées rigidement et solidaires dans leur motive- ment de rotation, sont isolées l’une de I*autre. B est maintenue à un potentiel détermine par une batterie F, tandis que C est reliée au sol.

Les détails de l’appareil sont les suivants - la série de plateaux fixes est constituée de deux paires de plateaux montés séparément et isolés à l’ambre. Au

moyen d’une vis platinée on peut relier à l’électromètre les deux paires de plateaux ou une paire seulement, ce qui étend 1 emploi de l’appareil. Les séries de plateaux

mobiles sont reliées l’une à la pile et l’autre au sol par de petits ressorts en spirale. Toutes les parties métal- liques, sauf l’axe central en acier sont de même métal,

en laiton, afin de diminuer l’ effet Volta, et les difficultés occasionnées par l’accumulation des charges sur les

isolants sont à peu près évitées par le cloisonnement.

Les avantages de cette méthode modifiée du con-

densateur variable sont bien évidents. En compa- raison du quartz piézo-électrique, l’appareil est

moins coùteux, moins fragile, mieux isolé et moins

sensible à l’humidité. On peut en faire varier à vo-

lonté l’étendue d’utilisation, et la manipulation est

Fig.5.

plus facile et moins fatigante pour l’observateur,

surtout pour des expériences de longue durée.

La méthode du condensateur-étalon exige l’emploi

d’un potentiomètre fonctionnant d’une façon à peu

près continue sur une grande échelle de potentiels.

De tels instruments consomment en général un cou-

rant appréciable et sont très difficile s à employer. Le

condensateur variable consomme si peu de courant

qu’on peut employer de très petites piles, par exemple

des éléments de cadmium.

L’appareil décrit ici a été employé par l’auteur; il

a donné des résultats concordants sans erreur supé-

rieure à deux pour mille.

L’auteur désire remercier M. Jacques Danne, a Gif (Seine-et-Oise, France), dans le laboratoire duquel

l’idée du condensateur variable modifié a été par- tiellement réalisée.

[Manuscrit reçu le ter Septembre 1915.]

ANALYSES

Radioactivité

Les radio-éléments et leur classification.

-

(Mme P. Curie).

-

Dïits les exposés généraux atant

pour objet la Radioactivité, l’intérêt est le plus souvent

atriré par les manifestations d’ordre physique auxquelles

donnent lieu les corps radioactif’-. Certes, il est impossible

de perdre de vue le fait que les phénomène-, radioactifs

ont conduit à la découBerte déléments nouveaux, n parti-

culier du radium dont l’individualité chimique ne saurait plus ètre contestée. On ne peut pas non plus éditer (Iètre

frappé par le fait fondamental de la production d’hélium

par les corps radioactifs, production qui nous oflre pour la première fois l’exemple d’une transformation d’atome.

Mais cette découverte, admise sans réserve par tous les savants qui s’occupent de radioactivité, n’a pas encore

acquits les droits d’une certitude absolue chiez tous les

physiciens et surtout cher tous les chimistes, Ite plu--.

Références

Documents relatifs

L’expérience faite ainsi a montré que l’action d’un électromètre dont l’aiguille est chargée par cette méthode est la même que dans le cas où l’aiguille.

les conclusions de Rutherford et Geiger, à savoir que la variation du nombre des particules a d’un intcrvalle à l’autren’est pas plus grande que celle à laquelle

temps que le couple directeur, dû à la suspension, un autre couple directeur, 1 dû aux forces électriques, qui tend aussi à ra- mener l’aiguille au zéro, et

mètres sur la portion moyenne du cylindre B et sur la portion correspondante du cylindre A, la distribution est la même que s’ils étaient infiniment longs,

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