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Électromètre absolu bisphérique

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Academic year: 2021

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Texte intégral

(1)

HAL Id: jpa-00241996

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00241996

Submitted on 1 Jan 1917

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Électromètre absolu bisphérique

A. Gulllet, M. Aubert

To cite this version:

A. Gulllet, M. Aubert. Électromètre absolu bisphérique. J. Phys. Theor. Appl., 1917, 7 (1), pp.223-

228. �10.1051/jphystap:019170070022301�. �jpa-00241996�

(2)

223 suppose alors que la dissymétrie est une propriété indépendante de

l’action du passage du courant et que l’effet de dissymétrie varie peu

avec les différences d’intensité que l’on observe (ce que l’expérience .

vérifie du reste) pendant cette première phase la diminution de l’in- tensité est due à deux actions qui s’ajoutent, l’effet de dissymétrie

d’une part et la décohération ou la dépolarisation d’autre part. Lie

contact est alors replacé dans les conditions dans lesquelles il se

trouvait avant tout passage du courant. Mais nous savons d’après ce qui précède qu’une deuxième cohération va se produire d’abord

intense puis plus lente. Cette nouvelle cohération va contrarier l’effet

produit par la dissymétrie, les deux effets s’équilibrent, on conçoit alors que l’intensité puisse rester constante ; c’est ce que traduit la

portion NN’ de la courbe de la fig. la cohération devenant

plus faible l’action provenant de l’effet de dissymétrie l’emportera et

l’intensité diminuera mais naturellement plus lentement que pendant

la première phase.

-

Cette sorte de polarisation très nette avec le sulfure d’argent et

les cristaux qui en contiennent en assez grande proportion n’a pu être observée avec le sulfure de plomb, ce qui permet de supposer que la dissociation électrolytique du sulfure est la cause prépondé-

rante de ce phénomène, qui s’explique alors aisément si l’on re-

marque que dans le premier sens du courant, celui qui assigne à

l’intensité ses valeurs les plus grandes, le cristal au voisinage de

la pointe métallique présente des végétations capillaires d’argent métallique qui favorisent le passage du courant, l’inversion de ce dernier tend à faire alors disparaitre cette polarisation qui est indé- pendante du phénomène de cohération proprement dit, lequel se loca-

liserait dans la couche de séparation du cristal et de la pointe.

ÉLECTROMÈTRE ABSOLU BISPHÉRIQUE ;

-Par MM. A. GULLLET et M. AUBERT.

Par substitution d’une boule conductrice à l’armature plane de

l’électromètre plan - sphère (’ ), on réalise aisément un électromètre

bisphérique. Mais, si la construction d’un tel appareil est rapide,

par contre, le calcul de l’action mutuelle f qui s’exerce entre les (1) JouJ’nal de Plcysilice, decembre 1912.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:019170070022301

(3)

armatures est laborieux. Il en est de môme, à un moindre degré,

des autres caractéristiques du système : capacités propres et coef- ficient d’induction réciproque des armatures.

Pour faciliter l’emploi de l’électromètre bisphérique, il convient

donc de donner, une fois pour toutes, les valeurs numériques, soit de

la force f qui tend à rapprocher ou à écarter l’une de l’autre les deux armatures de l’appareil, soit des charges et ~l’ des armatures.

On sait que l’état du système est déterminé dans le vide par les rayons a, b des armatures, la distance i de leurs centres et les po- tentiels respectifs V, v des charges.

Alors ( ~ ) : -.

les fonctions P étant les polynomes en x, coefficients des puis-

sances de x dans le développement de l’expression :

Quant aux fonctions Q, elles se déduisent des polynomes P, en y

changeant a en b et b en a.

Pour et

=

b, ce qui est le cas ordinaire de la balance de Coulomh,

on a :

les polynômes U étant les coeflicients des puissances de z dans le

développement de :

Dans ce cas particulier important :

(1) Jouonccl de Physique, septembre 1913.

(4)

225

Tout revient donc au calcul des séries : -.

les polynomes U étant tirés au préalable, ainsi qu’il a été indiqué,

du développement de l’expression (5). Le calcul, portant parfois, et

pour chaque valeur de u, sur plus de cinquante termes des séries

en cause, a fourni les résultats suivants :

Voici comment il convient de faire usage de ce tableau. Si les boules

ehargées sont écartées l’une de l’autre de façon que les pôles en regard soient séparés par un intervalle égal, par exemple, â un dixième

du diamètre commun des boules, on aura u

=

1,1 et, par suite :

et pour

Enfin, dans le cas où v

=

o, ~’ _ - 0,5283 V2.

Pour v

- -

V et une même valeur de ~, l’attraction f est la même

(5)

avec l’électromètre bisphérique et l’électromètre plan-sphère; toute- fois, si l’on emploie des boules identiques, la distance des armatures

est deux fois plus grande dans le premier appareil que dans le se- cond.

En osant o

1

= V et Ij = - jp /2

-

’1qp -j-- p), l’action mutuelle

v

1

f peut s’écrire :

n

La force f s’annule donc pour les valeurs P1’ P2 racines du tri-

nome F.

Voici ces valeurs :

Si donc deux sphères conductrices égales sont portées à des poten-

tiels de signes contraires, elles s’attirent toujours ; mais, si elles

sont portées à des potentiels de même signe, ,la force qui les sollicite

sera répulsive, nulle ou attractive, selon que p sera compris entre

P1 et p,, égal soit à p, soit à p2 ou extérieur à l’intervalle des racines.

Dans le cas de la balance de Coulomb, lorsque les deux boules

égales portent des charges 1B1 égales et sont, par suite, à des poten- tiels variables avec la distance, mais identiques entre eux, le rap-

port p ~ 1 est toujours compris entre les racines pj, P2 et l’on ne

peut que constater une répulsion f .

D’après (6) et (7), la charge correspondante M a pour expression :

Pour qu’il soit possible d’opérer d’une manière continue, c’est-à-

dire sans avoir à choisir de distance particulière entre les armatures,

il est bon de disposer d’une formule empirique très approchée dans

un intervalle donné. Dans le cas d’un électromètre à armatures

égales, et pour un écartement des pôles en regard des armatures, allant du sixième de leur diamètre à plus de quatre fois ce diamètre,

on pourra utiliser l’expression (6) dans laquelle on fera :

(6)

227

L’intervalle e qui sépare les armatures a pour expression :

Pour une valeur donnée de u, l’action mutuelle f reste la même,

quel que soit le diamètre ?cL des armatures, mais la distance F- varie

proportionnellement à ce diamètre, d’où la possibilité de rendre toujours plus grand que la distance explosive relative aux poten- tiels V, v sans rien perdre de la force attractive.

Pour u = 1,~1, s’il faut que s= 1 centimètre, distance explos ive

pour 30.000 volts (1), soit 100 u. e. s., on prendra :

Alors, pour :

Pour u

=

1,5 et s

=

1 centimètre, on prendra a

=

1 centimètre,

alors :

et avec :

La capacité propre des armatures et leur coeflicient d’inductiûn

réciproques ont respectivement pour mesures a . « et a . p,

Si v = + V, chacune des sphères se charge comme un conducteur qui aurait pour capacité a (et

-

). Si v = - V, cette capacité de-

vient a (« + ).

La manipulation de l’appareil est analogue à celle qui a été indi- quée à propos de l’électromètre plan-sphère.

Dans le cas de rayons inégaux, on est conduit, par la même vo ie

numérique, à des conclusions analogues. Avec =

=

2, le calcul direct, à partir de l’expression (1), donne, comme valeurs des trois séries qui figurent dans (1).

Pour : -.

"

(1) Voir ViLLARD et ÀBRAHAM, C. R. Ac. Se. 1911 : A. GUILLET et AUBERT, C. B. Ac.

Sc. 19’12.

(7)

La force t s’annule donc pour les valeurs suivantes du rapport p

.

des potentiels de charge

La formule empirique serait, dans le cas présent :

avec

Ces dispositifs se prêtent à une illustration expérimentale des

théorèmes généraux de l’électrostatique.

Il n’est peut-être pas inutile de calculer les corrections qu’il faut

faire subir aux mesures (charges ou potentiels) exécutées à l’aide de la balance de Coulomb, en confondant les boules avec leur centre.

Si x est la distance des centres, c~ le rayon des boules et m la charge portée par chacune d’elles, on tire m de la formule approchée.

D’autre part, la formule rigoureuse donne, dans les mêmes condi-

tions :

-

par suite :

ï¡ ayant les valeurs suivantes :

on voit que la distance des pôles en regard, variant de un dixième

du diamètre des boules à quatre fois ce diamètre, la correction varie

de 0,215 à 0,001 de la charge calculée à l’aide de la formule directe

de Coulomb.

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