ÉVALUATION DE DIVERS TRAITEMENTS
TECHNOLOGIQUES DES CÉRÉALES
I.
CHOIX
DES TRAITEMENTS ETÉTUDE
DE LEUR INFLUENCE SUR LA FRACTIONGLUCIDIQUE
DUBLÉ,
DEL’ORGE
ET DUMAÏS
J. DELORT-LAVAL
Christiane MERCIER*Josette RAULT J.-P. MELCION
L a
boratoiro de
Tec!l I1 ologie des
:1 linie>its des .-1l1imaux, Cl’lltre di,Recherches zootechniques,
Y. I?! .4!,78.3
!
)1)
.Jouy
cu.Josas
*(le, iüuclrinrie il
Ph) ’ sic(!chimi{’ des
CëJ’éalt’s, C. 1:’. l? D. l..d., I. H..i..fl / 31)1) .1J assv
RÉS1.TMÉ:
1 trois céréales -- blé, orge, maïs sont
appliqués,
de manière aussilu>ino g é n e
que pos- sil)le, des traitementsd’agglomération
dans une presse à filière(QJ
4,!5mm) après
conditionnement à la vapeur(6o ° C), d’expansion ( 50
sec àz8o«C),
defloconnage, après
conditionnement à130 -C
par la vapeur, et d’extrusion dans une presse d’unproduit
finementbroyé (0
2mm)
et réhumi-difié
( 2j - 2 S
p. rooeau),
dont latempérature
à la sortie de la filière atteint i20"C.La
composition fourragère
des céréales traitées n’est que faiblement modifiée : seule l’extru- sion réduit la teneur en matières grasses du blé ou du maïs. La fractionglucidique
solul>le n’est engénéral
que faiblement accrue par les traitementstechnologiques :
elle estcependant supérieure à
p. 100 pour les trois céréales floconnées.Le test
alpha-amvlasique
met en évidence lagrande
sensibilité del’orge
et du blé aux trai-teiiieiits
hydrothermiques
industriels, mais le maïsréagit
de manièreplus
variable à ces actions : si l’extrusion accroît fortement la vitesse initialed’amylolyse
et la fraction d’amidon facilementattaquable, quelle
que soit la céréale, et si lefloconnage
lui est, dans nos essais,légèrement
infé-rieur pour ces dcux critères, les traitements
d’expansion
ou depression n’agissent
que faiblementsur l’amidon du maïs.
Le choix d’un
procédé
doit tenircompte
de son coûténergétique,
que nous avons tenté d’esti- mer, et de son influence sur lacomposition
des céréales(teneur
en eau, état de la fractiongluci- dique)
et sur leur efficacitébiologique
pour différentesespèces
animales.INTRODUCTION
Aux méthodes traditionnelles de préparation des céréales pour l’alimentation
animale (broyage, concassage, aplatissage),
sont venuesdans
unpassé récent
s’ajouter des techniques plus élaborées (floconnage, extrusion...), susceptibles d’influer
à la fois
surles performances de l’animal
et sur sonétat de santé (I.AWIŒXCE, 1972 ),
On
aproposé de les classer
entraitement
«à froid
» ou «à chaud
»,selon que la chaleur
est unfacteur essentiel du procéda ; le
terme «hydrothermique
»désignant
les procédés dans lesquels interviennent à la fois l’eau
etla chaleur (ARwsTRO!G, 1972
) ; mais,
commele souligne HAr,! (rg!3), il existe
uneinteraction évidente
entreles divers paramètres d’un traitement, qui comporte
unesérie d’opérations méca- niques
etthermiques successives
ousimultanées, agissant à la fois
surles propriétés physiques
etles caractéristiques biochimiques des céréales. Les procédés de traite-
ment
ont, de
cefait, le plus
souventfait l’objet d’études monographiques,
sansque soient toujours suffisamment précisés les paramètres appliqués
etleurs effets
surles
caractéristiques physico-chimiques des produit;. Il
estpar ailleurs fréquent qu’une
chaîne industrielle
nepuisse s’adapter que dans des limites étroites, rendant impos-
sible la mise
enévidence, faute d’un équipement adéquat, de l’effet de l’intensité du traitement
surla qualité du produit.
Tenant compte de
ceslimitations, il
esttoutefois possible de définir les princi-
paux paramètres de divers traitements
etd’en comparer les effets
surdifférentes céréales. C’est dans
cetesprit que
nous avonsappliqué à trois céréales
-blé, orge,
maïs -plusieurs traitements
-agglomération, floconnage, expansion, extrusion
-,dont le coût énergétique
apu être évalué. Nous
avonsdéterminé la composition des produits ainsi préparés,
enparticulier celle de la fraction glucidique ; dans d’autres expériences
ontété étudiées, la
structuremicroscopique (F ARBER
etGAi,r,Awr, I o 7 6)
et
l’efficacité biologique des produits pour différentes espèces animales.
MATERIEL
ETMETHODES
1.
7’<’<’/N!0/<’!if
des céréalesDes lots
hi>mogénes
de trois céréales du comm.’rc.’ - blé. or!, m iïi - ont été soumis (les traitementsd’agglomération,
deflaconnage, d’expansion
oa d’extrash)n CLU13 les conditions ci-après :
A) A gglomératit l 11.
Le rendement dc
l’agglolnération
d’un aliment estgéaéralemcnt
accru par un conditionne- mentpréalable
à la vapeur. Dans nos cssais,après
passage dan; unbroyeur
à marteaux muni d’unegrille
à trous de 3 mm, lacéréale, places
durantquelque
S&dquo;2)n::lè.i au cdiit-ict de vapeurvive, voit
sa
température
s’élever à 60°C et son humidité s’accroître de deux à troispoints.
Elle est immédia-tement
agglomères
dans une pressa à niiere wertical^ tJC,r¡Ul1t2,p 2 rcÓ 2
d:’ trouscylindriques
de- B,
5mm de diamètre. Il en résulte un échauflcmsnt d.r
granulé (— 1 _ ;° § j , r.wi ;né
àla température
ordinaire dans un courant d’air froid.
13) F l ocOIZI1agc.
Le
grain
entier(blé, orge)
ougrossièrement
concw;:!(maïs)
estporté
sous l’action dc la vapeur, à unetempérature
deI 30oC.
La durée de ce c>n::litimnenL’:1tdép 2 n:¡
d°_ la nature dugrain --
3
o mn pour le
blé,
-B5 pourl’orge,
!5 pour le maïs - et élève son humidité finalerespectivement
à
15 - 15 - 1 8
p. 100 pour les trois céréales. Il est ensuite é:rclié en flocon; <1; faibleépaisseur
entredeux rouleaux chauffés à ioc),&dquo;,’ et S!):1 humidité L1T11_’:1:?::’ ii 13 p. 10:) pvr aérati’)n.
C) Expansion.
L’expansion
est un traitement à sec,qui comporte
unpassage de
courtedurccc ( 50
à 60sec) dans un courant d’air chaudporté
à environ 280’)C. Sous J’action de la chaleur, une fraction nonnégligeable
desgrains
éclate et augmente considérablement de volume.D)
Extrusion.Dans le
procédé
que nous avonsappliqué
et dont il existe de nombreus3s variantes, legrain, préalablement broyé
à travers unegrille
à trous de ! 2 mm, estpartiellemcnt
réhumidifiéjus- qu’à
un taux de25 - 2 8
p. 100 ; il est ensuite introduit dans une vis chauffé;, où il est soumis, durantun
temps
court( 20 sec),
à despressions
instantanées très élevées,qui portent
satempérature
àI 2
0i>C à la sortie de
l’appareil.
Sadécompression
brutale entraînefréquemm!nt
un accroissement net du volumeapparent
duproduit ;
l’humidité en excès est ensuite éliminé2 par passage dans un courant d’air chaud.Après traitement,
toutes les céréales s,)nt réduites en farine dans unbroyeur
à marteaux munid’une
grille
à trous de 0 3111’1l.11. - Méthodes
d’analyses A) CoHt!o!<!0): analytique.
La teneur en eau des
produits
est déterminée selon la norme NhB’ 03 -6o2 (méthode pratique), qui
consiste à sécher leproduit broyé
durant 2heures ài 3 o o C.
Les autres constituantsmajeurs (cendres, cellulose,
azote, matièresgrasses)
sont dosés par des méthodes officiellesd’analyse
desaliments des animaux. L’amidon total du
produit broyé,
dosé par la méthode d’F_wEas( 19 6 5 ),
inclut la fraction
glucidique
soluble dans l’éthanol à 40 p. 100.I3)
Extraction,fractionnement
etdosage
desglucides
solubles.a)
Fraction éthanolosoluble à 800GL.2g de
produit broyé (matière sèche)
sont extraits par 40 ml d’éthanol à l3o!GL, à l’ébullition à refluxpendant
30 minutes.Après centrifugation
à i 800g, le résidu est soumis successivement il une deuxième extraction à chaud et à 2lavages
àfroid ;
les extraitsalcooliques
collectés sontcomplétés
à volume connu et lesglucides
extraits dosés par 11 mét’»3! à l’authrone(T OLLIER , 19
6 5
)
et identifiés parchromatographie
en c:mc:12 min;:.b)
Fraction éthanolosohble à 40!GL.Le résidu obtenu est ensuite soumis à 2 extractions successives par 40 ml d’éthanol à
-(o°GL
au bain-marie à
50 °C,
suivies de 2lavages
à froid. La fractiong)ucidiqu 3
extraite est dosée par la méthode à l’anthrone.c)
Test de «digestibilité
&dquo; in vitro de l’amidon.La sensibilité de l’amidon des
produits
témoins et traités àl’alp’la-amylas3
de Bacillus subtilis est définie selon la méthode décrite par ’1-oLLiLit et GmLSOT( 1971 )
et mesure laquantité
de
glucides
solubles dans l’éthanol8ooGL,
formés sous l’action del’enzyme
etewprimés
en p. 100de l’amidon introduit. Un fonction du
temps,
cette dernière croît d’abordrapidement, puis
au-delà d’une
heure, proportionnellement
autemps
de l’incubation. Lescaractéristiques
de la courbe sont les suivantes(fig. i) :
-
V i ,
vitesse initialed’amylolyse,
est laquantité
deglucides
apparue durantles 3 premières
minutes de
l’attaque enzymatique :
-
VI,
vitesse finaled’hydrolyse,
est laquantité
moyenne deglucides
apparue en 5 mn au-delà de lapremière
heure del’attaque enzymatique ;
- l!’, fraction facilement
hydrolysable,
est l’ordonnée ul’origine
de la droitereprésentative
de la
phase
linéaire de la courbe d’amviolvse.RÉSULTATS
A.
-Composition des cér·éales
Les résultats d’analyse des constituants majeurs
etde la fraction glucidique des aliments, rapportés à la matière sèche de la céréale,
sontregroupés dans le tableau
i.Les produits traités
sont toualégèrement plus
secsque les témoins correspondants.
Cette diminution
estparticulièrement sensible dans 1 2 traitement d’expansion :
-
6 p.
100pour l’orge
etle blé ; - 2 , 5 p.
100pour le maïs, grain plus volumineux
et
donc plus lent à s’échauffer.
La composition des céréales traitées
restele plus
souventcomparable à celle des témoins correspondants. Toutefois, l’extrusion entraîne
uneréduction
nettede la
teneurdes matières grasses extraites à l’éther,
sansdoute
sousl’effet de la forte pres- sion exercée
surle produit
au coursdu traitement. Quelques valeurs élevées (matières
azotées du blé floconné, amidon de l’orge
oudu
maïsfloconné) s’expliquent plus diffi- cilement, mais rejoignent les observations de L AWRE N CE ( 1973 )
surles modifications sensibles de la composition des céréales
sousl’effet du floconnage.
La fraction glucidique soluble dans l’éthanol
à8o°GI!,
avanttraitement,
estsupérieure pour l’orge ( 2 ,g p. 100 )
etle blé ( 3 , 7 p. 100 ) à celle du
maïs( 1 , 4 p. 100 ).
Cette fraction
est surtoutconstituée de
tracesde fructose, glucose
etmaltose, de quantités plus importantes de saccharose
etde raffinose. Dans le
casde l’orge
etdu blé, des glucides à poids moléculaire plus élevé
ontété détectés par chromatographie.
Aucune évolution significative de
cettefraction éthanolosoluhle n’a pu être observée pour les 3 céréales étudiées à la suite de leur traitement.
La fraction glucidique soluble dans l’éthanol à 4 <><>GL
estplus importante pour
l’orge ( 2 , 75 p. 100 ) que pour le blé (lA p. IOD )
etle
maïs(z, 7 p. 100 ). Bien que l’amidon solubilisé soit vraisemblablement le principal constituant de
cettefraction, la techni-
que chimique utilisée
nepermet pas de conclure
àla seule présence d’amidon, des
fractions de pentosanes
etde fructosanes pouvant avoir été extraites,
surtoutdans
le
casde l’orge
etdu blé. Les traitements d’extrusion
et surtoutde floconnage accrois-
sent nettement
le
tauxde
cettefraction, alors que l’expansion
etle pressage (sauf celui
du blé) la modifient peu.
B.
-Influt ’ nce des lraiteur:wts tc!chuoloâiyu_°s
surlca ,sru;1l>iliti!
de l’amidon à /’!//)/M-a!n’/0/B’St’ !C/!/t’);;;:’
Des trois amidons témoins, celui de l’orge, qui n’a pas subi d’autre traitement
que le broyage,
estle plus sensible à l’alpha-amylase,
commele
montrentles
carac-téristiques de l’action de
cetteenzyme ; vitesse initiale (Vi)
etfinale (V f ) d’amylolyse,
fraction (F) d’amidon facilement attaquable par l’enzyme (tabl. Z ).
De
tousles traitements, le plus favorable pour le blé
etle
maïs estl’extrusion, qui augmente respectivement Vz
etF de
10fois pour le blé, de 25 pour le
maïs.Par
floconnage, la vitesse initiale d’attaque des trois céréales
est accrue,ainsi que la vitesse finale dans le
casdu blé,
sansque les F soient aussi élevés que dans le
casdes céréales extrudées. I / expansion procure des résultats variables
enfonction de la céréale : le
tauxd’amidon endommagé paraît dans
ce cas enrelation étroite
avecla vitesse initiale d’amylolyse, élevée dans le
casde l’orge, faible pour le
maïs.Quant à l’agglomération, elle paraît fortement agir
surl’amidon du blé, de manière limitée
sur
celui du
maïs.C.
--CatÎt énergétique fiii procédé
Lors de la préparation des produits expérimentaux (fig. 2 )
ontété enregistrées
les puissances thermiques
etmécaniques consommées (tabl. 2 ) : exprimées
enkWh/t
de céréale, elles
sontde !-r3 pour le broyage, 40 - 45 pour l’agglomération
etle condi-
tionnement à la vapeur qui le précède ; 8 0 - 100 pour le floconnage ;
mo,principale-
ment
d’origine thermique pour l’expansion. Dans le
casde l’extrusion, elle peut-être
estimée à environ 2j o kWh/t. Si
nousprenons pour référence la consommation d’éner-
gie nécessaire
aubroyage (grille
03 mm)
età l’agglomération des aliments
etque
nous y
ajoutons celle des traitements appliqués à la céréale,
nous constatonsque, pour l’orge incorporée à
unaliment complet, le floconnage multiplie par 2 , 5 , l’expan-
sion par 3 , l’extrusion par 5 , 5 la quantité d’énergie consommée par le traitement de
l’aliinent.
Pourle maïs,
cesfacteurs
sontrespectivement de 3 , 3 - 3 , 4
et6,!.
DISCUSSION
Les trois céréales de
cesessais diffèrent
nettementpar leur
teneur englucides
solubles dans l’éthanol à 8ooGL,
cequi confirme les résultats obtenus par C ERNIXG
(ig7o). L’ensemble des fractions alcoolosolubles
estnettement moins élevé dans le
cas
du
maïs( 3 , 1 p. 100 ) que de l’orge ( 5 ,6 p. 100 )
oudu blé (!,i p. 100 ), Sous l’effet des traitements,
nousn’avons pas retrouvé l’accroissement spectaculaire du
tauxde glucides solubles cité dans le
casdu
«popping
»par MERCIER ( 1 () 71 )
ouobtenu dans des essais récents d’extrusion à haute température.
Plus
encoreque les
teneurs enamidon,
ce sontles sensibilités à l’alpha-amylase qui distinguent les céréales intactes
outraitées : l’extrusion
etle floconnage fournis-
sent
dans
nosessais des échantillons comparables à
ceuxprélevés dans des chaînes
industrielles (MERCIER, 1971 ), Si l’expansion accroît fortement la sensibilité de l’amidon à l’enzyme dans le
casde l’orge, elle
nele solubilise pratiquement pas. Pour les deux
autrescéréales,
cetraitement, appliqué dans les mêmes conditions de durée, paraît moins efficace. I,’agglomération
exerce surle blé
uneinfluence très marquée,
le
maïsparaît moins sensible à
cetraitement léger. Notre observation recoupe celle de M
EL
CION
etal. ( 1974 )
surl’effet de la chaleur
etdu pressage appliqués à
unaliment
à base d’orge
etde manioc.
Globalement, il
estpossible d’affirmer que
toutesles céréales réagissent
auxtraite-
ments
mécaniques
etthermiques, mais que l’amidon de certaines d’entre elles (blé
et surtout
orge)
estplus sensible que celui du
maïsà l’action de la chaleur. Un traite-
mentdonné n’aura donc logiquement pas toujours le même effet
sur toutesles céréales;
s’il n’implique qu’une faible dépense énergétique,
sonefficacité
seramoindre
surles amidons de céréales qui, par leur
nature oupar la taille des grains qui les englobent,
sont
naturellement moins accessibles
auxeffets des traitements technolo-
giques.
Nous n’avons comparé, dans le présent essai, qu’une seule des variantes de chacun des traitements appliqués
auxtrois céréales : il
estvraisemblable que, dans
chaque
cas, uneoptimisation serait possible, qui
enréduise le coût
et enaccroisse le rendement
etl’effitcacité biologique. A
cetégard, les perspectives offertes par les traitements
secsà l’air libre (expansion) paraissent plus limitées que celles des pro- cédés
souspression, à température réglable.
Le choix d’un procédé déterminé s’effectue
enfonction du coîit énergétique du traitement, du
montantdes investissements qu’il suppose, mais aussi du gain d’effi-
cacité biologique que l’on peut
enattendre. Pour estimer
cedernier,
cesmêmes céréales
ont
été soumises
àdes
testsd’efficacité nutritionnelle
surdifférentes espèces animales.
Rat (hssnTnRA et al., 197 6), Porcelet (A UMAITRE , 197 6), Poulet (CALET, 1976), Lapin (L!rtAS, 197 6), Truite (LuouET
etBE RGOT , 197 6),
etjeune ruminant (BoR-
GIDA at
al., 197 6),
Reçu pour publication
nrxjzain
1975.REMERCIEMENTS
La société Buhler Frères
(CH-LJZW1L)
a assuré la fourniture des céréales de ces essais et leurtraitement,
sous laresponsabilité
de H. SCHULTZ. P. VnLDESOUZE et le Laboratoire d’essai etd’analyse
des aliments <le l’Institut national de la Recherclieagronomique
ont bien vouluprendre
en
charge l’analyse fourragère
des échantillons.Que
tous en soient ici bien vivement renierciés.SUMMARY
EFFICIEBCY OF VARIOUS TREATMENTS OF CEREALS.
I. - SELECTION OF TREATMENTS AND STUDY
OF THEIR INFLUENCE ON THE CARBOHYDRATE FRACTION OF
WHEAT,
BARI,FY AND MAIZEHomogenous
lots of threecereals, wheat, barley
and maize, weresubjected
to thefollowing
treatments :
Pelleting
in a die press(0
r21 4.!mm)
afterprevious steaming
at 6ooC,Popping
for 50 seconds at2 8o«C,
Flaking
afterprevious steaming
ati 3 oeC
andExtvusion,
in a press, of afinely ground ( p!
2mm)
and remoistenedproduct,
thetemperature
of which reaches i zo°C at the outlet of the die.
The
composition
of the treated cereals wasonly slightly changed, except
the fat content of wheat andmaize,
which was reducedby
the extrusion treatment. The solublecarbohydrate
fraction was
generally only
a little enhancedby
thetechnological
treatments, but it exceeded 7p. 100for the
three
flaked cereals.According
to thealpha-amylase
test,barley
and wheat are very sensitive to industrial moist-heat treatments, whereasthe
reactions of maize are variable : extrusionhighly
increasedthe initial
amylolysis
rate and theeasily hydrolysable
starch fraction, whatever the cereal.whereas, in our trial,
flaking
gawe a little lower values ;popping
as well aspelleting only slightly
affected maize starch.
The choice of a method must be made on account of its energy cost, that we have
attempted
to
estimate,
but alsoaccording
to its influence on thecomposition
of the cereals(water
content,state of the carbohydrate
fraction)
and on theirbiological efficiency
for various animalspecies.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
Aiz-%ISTIZON(! 17. G., Ig7= . IJcvclopn1et1ts in cereal
processing-ruminants.
ln n 1’<.r<al processivtg anddige.ation
9 - 3
7. U. S. Feed Grain
Coltncil,
1&dquo;ashington D. C.A L’MA
;
TRE A., 1976.
Íévaluation
de divers traitementstechnologiques
des céréales. IV, Inftuence duflocon nage
et del’expansion
del’orge
et du maïs sur lesperformances
duporcelet
sevré à 2rjours :
effetssur la
digestibilité
des éléments de la ration. Ann. Zootech., 25, 4x-Sx.B
ORGIDA L. P., DURAND NI., DELORT-LAVAL
J.,
1976.Ilvaluation
de divers traitements teclmolo- giques des céréales. VIII. Efficacité comparée de traitementsthermiques
du maïs pour l’utilisation de l’urée in vitro et chez le chevreauprécocement
sevré. Ann. Zootech., 25, 71-77.C
ALET C., 1976.
Évaluation
de divers traitementstechnologiques
des céréales. V. Effet du nocomage et del’expansion
sur l’efficacité du blé et du maïs pour lepoulet.
Ann. Zootech., 25, 53-6x.Cexvx N
C
J.,
1970. Contribution à l’étude de l’évolution de lacomposition glucidique
des céréales au coursde leur maturation: maïs, blé, orge. Thèse de Doctorat d’Université de
Lille,
n«80.ES S
ATARA M’BARECK, S.51N.rAuRiN àl. A. de, ABRAHAM
J.,
1976.Évaluation
de divers traitementstechnologiques
des céréales. II I. Effet del’expansion,
de l’extrusion et du floconnage sur la valeur alimeu, taire du blé et du maïs pour le rat en croissance. Ann. Zootech., 25, 31-!31).EwERS
E.
1965. Determination of starch by extraction anddispersion
withhydrochloric
acid. Inter- nationalOrganisation for
Standardisation(ISO/TC 93/ WGL).
FARBER
B.,
GALLANTD. , rg76. Évaluation
de divers traitementstechnologiques
des céréales. II.Études histologiques
etcytochimiques
des caryopses du maïs et de l’orge. Effets des traitementsd’expansion
etde
floconnage.
Ann.Zootech., 25,
i3-3o.HALE W. H., Ig73. Influence of
processing
on the utilization of grains by ruminants..T- A ni11l.Sci., 37,
,075 -, 0 8 0 . L A wR E
NCE T. L. J., 1972.
Developments
in cerealprocessing-growing pigs.
In Cerealprocessing
anddigestion,
77-105. Li. S. F’eed grainCouncil, Washington
D. C.LAWRENCE T. L.
J.,
J973. An evaluation of the micronization process forpreparing
c-reals for the gro-wing pig.
Anim.Prod.,
16, 99-io7,LEBAS F. 1976.
Évaluation
de divers traitementstechnologiques
des céréales. VI. Influence des traite- ments defloconnage
etd’expansion
du blé sur lesperformances
de croissance dulapin. Ann.
Zootcch., 25, 59-61.Lo Q u
ET
P., BERGOT F., 1976.Évaluation
de divers traitementstechnologiques
des céréales. VII. Utili- sation de maïs pressé,floconné,
expansé et extrudé dans l’alimentation de la Truite arc-en-ciel. Ann.Zootech., 25,
6 3 -6).
1BI EL C
ION
J.-P.,
VAISSADE P., VALDEBOUZE P., VIROBENG., I g 74 .
Influence des conditions d’ag!l0- mération surquelques caractéristiques physico-chimiques
d’un aliment pourporcelet.
Ann. Zootech., 23, 149-160.MERCIER C., I97I. Effects of various U. S. grain processes on the alteration and the in vitro
digestibility
of starch granule.
Feedstuffs,
43( 49 ),
33-34·To LL
IER
M.,
1965. Gontrlbution à l’étude de rayonnement gamma sur Les caractèresphysicochimiques
de l’amidon et sa sensibilité auxamylases.
ThèseIngénieur
C. N. A. nL, Paris.T
OLLIER 3L, GmLSOr A., 1971. Le maïs grain :
préstockage, séchage
et qualité. IV.Caractéristiques
dela fraction