République du Bénin
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Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
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Université d’Abomey-Calavi (UAC)
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Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi (EPAC)
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Centre Autonome de Perfectionnement (CAP)
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Département de Production et Santé Animales (PSA)
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RAPPORT DE FIN DE CYCLE POUR L’OBTENTION DU DIPLOME DE
LICENCE PROFESSIONNELLE
THEME:
Sous la Direction de : Dr TOBADA C. PAMPHILE Enseignant - Chercheur au Département de
Production et Santé) Animales(PSA .
Année académique 2016-2017
Présenté et soutenu par : ENOUHERAN M. H. Maurelle
EFFETS DE LA POUDRE DE FEUILLE DE MORINGA OLEIFERA INCORPOREE A L’ALIMENT DU GVS SUR LES PERFORMANCES DE CROISSANCE CHEZ
LES POULETTES ISA BROWN
ENOUHERAN M. H. Maurelle I
CERTIFICATION
Je soussigné Dr TOBADA C. Pamphile, Enseignant-chercheur à l’Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi (EPAC/UAC) certifie que le présent rapport intitulé : « Effets de la poudre de feuille de Moringa oleifera incorporée à l’aliment du GVS sur les performances de croissance chez les poulettes pontes Isa Brown », est l’œuvre de l’étudiante ENOUHERAN M. H. Maurelle. Il a été réalisé dans la commune de Zogbodomey département du Zou, sous ma direction et j’autorise la candidate à déposer le présent rapport dans le cadre de ses travaux de fin de formation en Licence Professionnelle, option Productions Animales.
Le Superviseur
Dr TOBADA C. Pamphile
ENOUHERAN M. H. Maurelle II
DEDICACES
A mes très chers parents ENOUHERAN E. Hippolyte et AZIAKOU M. Laure, pour l’amour et la tendresse infinis dont vous m’avez forgé donnent déjà leurs fruits. Ce travail témoigne de ma reconnaissance à votre endroit. Que Dieu vous bénisse et vous donnent longue vie à mes côtés.
ENOUHERAN M. H. Maurelle III
HOMMAGE
A mon Superviseur, Docteur TOBADA C. Pamphile, Enseignant-Chercheur au Département de Production et Santé Animales (PSA) de l’Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi (EPAC), pour avoir accepté superviser avec plaisir et dévouement ce travail. Vous avez placé votre confiance en moi sans ménager aucun effort pour son succès. Votre amour pour le travail bien fait, votre rigueur scientifique, votre simplicité à conseiller, votre esprit de précision, votre indulgence, votre disponibilité permanente, constituent pour moi une référence. Veuillez bien recevoir mes sincères hommages.
Au président du jury pour avoir accepté malgré vos charges, de juger ce travail en y apportant vos critiques scientifiques. C’est un grand honneur que vous me faites en contribuant par vos conseils et recommandations à l’amélioration de ce travail.
Aux Membres du Jury, qui malgré leurs multiples occupations, ont accepté d’apprécier ce document sous toutes ses formes. Que Dieu le père vous protège.
A tous les Enseignants du Département de Production et Santé Animales pour leur dévouement afin de faire de moi un cadre compétent.
ENOUHERAN M. H. Maurelle IV
REMERCIEMENTS
A Dieu pour m’avoir bénie, protégée et guidée tout au long de ma formation et de ma vie.
Je voudrais témoigner ici ma profonde reconnaissance à toutes les personnes qui ont contribué directement ou indirectement à la réalisation de ce travail. Je tiens particulièrement à remercier :
A mon maître de mémoire Dr. TOBADA C. Pamphile, Enseignant-Chercheur au Département de Production et Santé Animales (PSA) de l’Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi (EPAC), qui m’a inculqué le goût du travail bien fait, m’a forgé à l’esprit de groupe et de réflexion profonde. Votre détermination au travail, votre encadrement scientifique et technique, vos orientations, vos suggestions et votre rigueur ont contribué largement à la réalisation de ce travail. Soyez-en remercié.
Mes remerciements vont à l’endroit de tous les professeurs du Département de Production et Santé Animales de l’Université d’Abomey-Calavi pour l’encadrement et l’orientation qu’ils ne m’ont point marchandé tout au long de ma formation.
Mes reconnaissances vont à l’endroit des apprentis, de la cuisinière et des ouvriers de la ferme VETOB-SERVICES qui m’ont accueilli et hébergé pour les essais.
A Mr Constant M. ASSOGBA, Technicien Vétérinaire, responsable de la ferme avicole de Hêvié Tossicomey pour son soutien moral et physique dans la réalisation de ce document.
A toute la famille ENOUHERAN pour leur affection à mon endroit.
Mes remerciements vont aussi à l’endroit de mes camarades de promotion et tous ceux qui de diverses manières ont contribué à la réalisation de cet ouvrage. Recevez à travers ce mémoire ma profonde reconnaissance.
Je suis également sensible à l’honneur que me font les honorables membres du jury, en particulier son Président pour avoir accepté d’examiner ce travail.
ENOUHERAN M. H. Maurelle V
TABLE DES MATIERES
DEDICACES ... II HOMMAGE ...III REMERCIEMENTS ... IV TABLE DES MATIERES ... V LISTE DES TABLEAUX ... VII LISTE DES FIGURES ... VIII LISTE DES ABREVIATIONS ... IX RESUME ... X ABSTRACT... XI
INTRODUCTION ... 1
PARTIE I : GENERALITES ... 3
1.1 Généralités sur les poules pondeuses ... 4
1.1.1 La préparation du poulailler ... 4
1.1.2 Les équipements ... 6
1.1.3 Les phases de l'élevage des poules pondeuses ... 7
1.1.4 Rappel anatomo-physiologique de l’appareil digestif de la volaille ... 10
1.1.5 Besoins et apports nutritionnels chez les volailles ... 13
1.1.6 Plan de prophylaxie en élevage des poules pondeuses ... 16
1.2 Généralités sur Moringa oleifera ... 18
1.2.1 Caractéristiques botaniques et agronomiques de Moringa oleifera ... 18
1.2.2 Valeurs nutritionnelles de Moringa oleifera ... 20
1.2.3 Facteurs anti - nutritionnels de Moringa oleifera ... 23
1.2.4 Propriétés médicinales et pharmaceutiques ... 24
1.2.5 Autres utilisations de Moringa oleifera... 26
PARTIE II : ACTIVITES MENEES ET DIFFICULTES RENCONTREES ... 27
ENOUHERAN M. H. Maurelle VI
2.1. Forces et faiblesses de la ferme Vétob-Services de Yokon... 28
2.1.1. Forces ... 28
2.1.2. Faiblesses... 28
2.2. Activités menées sur la ferme Vétob-Services de Yokon ... 29
2.2.1. Assurance de la permanence sur la ferme... 29
2.2.2. Alimentation et suivi sanitaire des poulets ... 29
2.2.3. Pesées des animaux ... 30
2.2.4. Débecquage... 30
2.2.5. Mesures d’hygiène ... 31
2.2.6. Vaccination ... 32
2.3. Difficultés rencontrées et solution envisagées... 32
2.3.1. Difficultés rencontrées ... 32
2.3.2. Solutions envisagées ... 33
2.3.3. Problématique ... 33
PARTIE III : MATERIEL, METHODES ET RESULTATS DE L’ETUDE ... 34
3.1. Milieu d’étude ... 35
3.2. Matériel d’étude ... 38
3.2.1. Matériel animal ... 38
3.2.2. Matériel technique ... 38
3.2.3. Aliments utilisés ... 38
3.3. METHODES ... 39
3.3.1. Récolte des feuilles de Moringa oleifera et rations expérimentales ... 39
3.3.2. Evaluation des performances de croissance chez les poulettes. ... 41
3.3.3. Evaluation de l’indice de consommation (IC) ... 42
3.3.4. Analyses sstatistiques ... 42
3.4. Résultats ... 43
3.4.1. Effet de la poudre de feuille de Moringa oleifera sur les performances de croissance des poulettes ... 43
3.4.2. Effet de la poudre de feuilles de Moringa oleifera sur la consommation alimentaires des poulettes... 45
3.5. Discussion ... 46
CONCLUSION ET SUGGESTIONS ... 48
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES... 49
ENOUHERAN M. H. Maurelle VII
LISTE DES TABLEAUX
Tableau I : Les normes d’éclairage en élevage de poules pondeuses. ... 5
Tableau II: le calendrier prophylactique d’élevage de poulets... 17
Tableau III: Noms locaux de Moringa oleifera ... 20
Tableau IV: Valeur bromatologique de100g de feuilles de Moringa oleifera. ... 22
Tableau V: Valeur nutritionnelle des feuilles fraîches et poudre de feuilles de Moringa oleifera. (quantité /portion de 100 grammes comestibles) ... 22
Tableau VI: Composition chimique des feuilles de Moringa oleifera, après extraction à l’éthanol à 80% ou fraîche ... 23
Tableau VII: Composition centésimale de l’aliment poulette GVS ... 38
Tableau VIII: Effet de la poudre de feuille de Moringa oleifera sur les poids à âge types des poulettes ... 43
Tableau IX: Effet de la poudre de feuille de Moringa oleifera sur le gain moyen quotidien par semaine des poulettes ... 44
Tableau X : Effet de la poudre de feuilles de Moringa oleifera sur l'indice de consommation des poulettes ... 45
ENOUHERAN M. H. Maurelle VIII
LISTE DES FIGURES
Figure 1 : La phase poussin 8
Figure 2: Vue latérale de l’appareil digestif de la poule 12 Figure 3: Schéma de répartition de l’énergie chez les oiseaux (moyennes) 15
Figure 4: Feuilles de M. oleifera 19
Figure 5: Fruits de M. oleifera 19
Figure 6 : Pesées des poussins ponte 30
Figure 7 : Débecquage 30
Figure 8: Carte topographique de Zogbodomey 37
Figure 9 : poudre de la feuille de Moringa oleifera 39
ENOUHERAN M. H. Maurelle IX
LISTE DES ABREVIATIONS
GMQ : Gain Moyen Quotidien
PSA : Production et Santé Animales GVS : Groupe Véto Service
UAC : Université d’Abomey-Calavi DE : Direction de l’Elevage
PIB : Produit Intérieur Brut M . oléiféra : Moringa oleifera
ASECNA : Agence de la Sécurité pour la Navigation Aérienne DMV : Docteur en Médecine Vétérinaire
CENAGREF : Centre National de Gestion des Réserves de Faune
Kg : Kilogramme
g : Gramme
Et al., : alteri mis pour et autres
EPAC : Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi
ENOUHERAN M. H. Maurelle X
RESUME
J’ai effectué un stage pratique de fin de formation en Licence Professionnelle sur la Ferme «VETOB-SERVICES » située à Yokon dans la commune de Zogbodomey. Ce stage m’a permis de développer des compétences en matière d’élevage des poules pondeuses. A la quête d’un meilleur rendement dans l’élevage avicole, j’ai introduit dans la ration alimentaire des poulettes la poudre des feuilles de Moringa oleifera. Cette étude a pour objectif d’évaluer l’effet de la poudre de feuille de Moringa oleifera incorporée à l’aliment utilisé sur les performances de croissance chez les poulettes pontes Isa Brown. A cet effet, 40 poulettes Isa Brown de 12 semaines d’âge et pesant en moyenne 910 g au début de l’expérimentation sont utilisées. Les poules sont élevées au sol, réparties en quatre lots de 10 poules chacun et sont soumises à quatre rations alimentaires pendant 30 jours. Ces rations alimentaires expérimentales étaient Lot 1 (L1 = témoin sans poudre de feuilles de Moringa oleifera), Lot 2 (L2= 10% de feuilles Moringa oleifera), Lot 3 (L3 = 20% de la poudre de feuilles de Moringa oleifera), Lot 4 (L4 = 30% de la poudre de feuilles de Moringa oleifera). Les résultats obtenus montrent de façon globale et sans distinction de semaine que le meilleur gain pondéral est obtenu chez les poulettes du Lot 4suivies de celles du Lot 3 puis de celles du Lot 2 et enfin celles du Lot 1. Tous les paramètres cités ci-dessus ont connu des variations avec l’augmentation de la durée d’administration de la poudre de feuilles de Moringa oleifera. Il ressort de mon étude que la présence des facteurs antinutritionnels dans les feuilles de Moringa oleifera n’influencerait pas négativement leur incorporation dans les rations des poulettes pontes. L’essai mérite d’être poursuivi afin d’évaluer l’effet bactéricide de Moringa oleifera dans l’alimentation des poulettes pontes.
Mots-clés : Moringa oleifera, gain moyen quotidien, indice de consommation, Isa- Brown.
ENOUHERAN M. H. Maurelle XI
ABSTRACT
I did a practical internship at the end of my VETOB-SERVICES farm at Yokon in Zogbodomey. This internship allowed me to develop skills in breeding laying hens. In the quest for a better yield in poultry farming, I introduced in the food ration pullet the powder of the leaves of Moringa oleifera. The objective of this study is to evaluate the effect of Moringa oleifera leaf powder on growth performance in Isa Brown brood pigs. For this purpose, 40 Isa Brown chicks 12 weeks old and weighing on average 910 g at the beginning of the experiment are used. The hens are raised on the ground, divided into four lots of 10 hens each and are subject to four food rations for 30 days.
These experimental diets were Lot 1 (L1 = control without powder of Moringa oleifera leaves), Lot 2 (L2 = 10% Moringa oleifera leaves), Lot 3 (L3 = 20% of Moringa oleifera leaf powder), Lot 4 (L4 = 30% of the leaf powder of Moringa oleifera). The
results obtained show globally and without distinction of week that the best weight gain is obtained in pullet Lot 4 followed by those of Lot 3 and those of Lot 2 and finally those of Lot 1. All the parameters mentioned above have been modified with the increase in the duration of administration of Moringa oleifera leaf powder. It is apparent from my study that the presence of antinutritional factors in the leaves of Moringa oleifera would not negatively influence their incorporation into the diet of
broiled pullet. The trial is worth pursuing by evaluating the bactericidal effect of Moringa oleifera in the diet of chickens.
Keywords: Moringa oleifera, average daily gain, consumption index, Isa- Brown.
ENOUHERAN M. H. Maurelle 1
INTRODUCTION
En Afrique en général et au Bénin en particulier, la production avicole est pratiquée en milieu rural et dans une moindre mesure en milieu urbain (Direction de l’Elevage, 2010).
Face à une situation alimentaire précaire découlant de la croissance démographique et des aléas climatiques défavorables à l’agriculture, les pays africains ont senti la nécessité d’améliorer les productions animales pour subvenir aux besoins en alimentation de la population. L’élevage constitue l’une des principales activités entreprises par l’homme après la production végétale pour satisfaire ses besoins nutritionnels. Malgré les contraintes liées à l’alimention, à l’absence de prophylaxie et à la formation des producteurs, cet élevage contribue significativement à la sécurité alimentaire, la lutte contre la pauvreté, la gestion écologique saine des ressources naturelles et joue ainsi un rôle important dans l’économie nationale (Fotsa, 2008). Au cours des deux dernières décennies, l’industrie avicole a connu un développement dans les pays d’Afrique de l’ouest et particulièrement au Bénin (Direction de l’Elevage, 2010). C’est l’une des principales sources d’approvisionnement des populations en protéines animales et en revenus.
L’élevage de poules pondeuses participe activement à la constitution du Produit Intérieur Brut (PIB) ; il joue un rôle indiscutable dans la lutte contre la pauvreté et le chômage (Direction de l’Elevage, 2010). Cependant, l’envol de ce secteur d’élevage se trouve confronté à plusieurs contraintes aussi bien techniques, que pathologiques. A tous ces maux s’ajoutent le fait que l’alimentation qui représente 60 à 80 % du coût de production en aviculture soit extravertie, c’est- à-dire basée sur des matières premières importées (Missohou, 2008). Ce qui constitue un frein pour son épanouissement. Or il existe des ressources alimentaires non conventionnelles (Moringa oleifera, Leucaena leucocéphala,
ENOUHERAN M. H. Maurelle 2
etc.) pouvant se substituer aux sources protéiques conventionnels (tourteaux d’arachide, farine de poisson, tourteau de soja...) et ainsi réduire le coût de la production avicole (Bello, 2010).
C’est ce qui justifie le choix du présent thème intitulé « Effets de la poudre de feuille de Moringa oleifera incorporée a l’aliment du GVS sur les performances de croissance chez les poulettes Isa Brown ».
Ce travail a pour but de contribuer à l’amélioration de la productivité afin d’évaluer les valeurs nutritives de la poudre de feuille de Moringa oleifera dans l’alimentation des poulettes Isa Brown.
Il s’agit spécifiquement de :
- Evaluer l’effet de la poudre des feuilles de Moringa oleifera sur le gain moyen quotidien (GMQ) des poulettes ;
- Evaluer l’indice de consommation des poulettes Isa Brown.
Le présent rapport, est subdivisé en trois parties :
La première portera sur les généralités ;
La deuxième présentera les activités menées au cours du stage, les difficultés rencontrées, le problème identifié et l’approche de solution ;
La troisième partie sera consacrée à la méthodologie, aux résultats et à la discussion.
ENOUHERAN M. H. Maurelle 3
P ARTIE I : G ENERALITES
ENOUHERAN M. H. Maurelle 4
Partie I : Généralités
1.1 Généralités sur les poules pondeuses
L’élevage de poules pondeuses comporte trois (03) phases : la phase poussin, la phase poulette et la phase ponte (Cobb, 2009). Avant ces trois phases, des étapes de pré-élevage doivent être réalisées. Il s’agit de la préparation du poulailler et des équipements.
1.1.1 La préparation du poulailler
Elle commence par le balayage, l e nettoyage du poulailler à l’eau et au savon. Le poulailler est ensuite laissé au repos pendant au moins quinze (15) jours. La litière est installée une semaine avant la réception des poussins. Cette dernière joue un rôle important d’isolant thermique car en présence des courants d’air, les poulets consomment pour réguler leur température et non pas pour grossir. La litière évite également le contact direct des oiseaux avec le sol difficile à réchauffer. De même, elle permet l’absorption des déjections et de l’eau. Elle doit être épaisse (minimum 5cm), tassée et régulièrement étalée.
C’est pourquoi il faut couvrir de copeaux le sol des bâtiments d’élevage des poules pondeuses. Le copeau doit être sec et propre (sans moisissures) avant son installation dans le bâtiment d’élevage (Pineau, 2009). Le préchauffage et le chauffage concernent le temps avant et après l’installation des poussins. La température interne du poulailler à l’arrivée des poussins doit être de 28°C, il s’effectue en ventilant faiblement pour éviter une concentration de CO et CO2 néfaste et éliminer les résidus de produits de désinfection (Couvreur et al., 2007). Quand le chauffage est en excès, les animaux fuient l’éleveuse, quand il est faible, les animaux s’agglutinent autour de l’éleveuse. Un bon chauffage permet un plumage uniforme chez les oiseaux (ISA, 2009). La lumière étant un stimulateur physiologique, la prise d’eau et d’aliment ainsi que le déplacement se trouveront facilités lorsque les normes d’éclairage des poulets
ENOUHERAN M. H. Maurelle 5
sont respectées. La lumière accélère la maturation sexuelle pour la poule pondeuse (MAEP, 2006). L’accroissement de luminosité augmente la production d’œufs. Il faut donc éviter une augmentation de la durée d’éclairage pour éviter une entrée en ponte précoce des oiseaux (MAEP, 2006). Lorsqu’on constate des poids trop faibles des poussins et un problème de sous - consommation, on peut allonger la durée du jour d’éclairage, en appliquant un éclairage nocturne progressif (Cobb, 2009). La durée d’éclairage et de température varie en fonction de l’âge du poulet.
Tableau I : Les normes d’éclairage en élevage de poules pondeuses.
Age Nombre d’heure de lumière/jour
1ère semaine 23h/J
Fin 1ère semaine 20h/J
2ème Semaine 22h/J
3ème Semaine 19,5h/J
4ème Semaine 19h/J
5ème Semaine 18,5h/J
6ème Semaine 18h/J
7ème Semaine 17,5h/J
8ème Semaine 17h/J
9ème Semaine 16,5h/J
10ème Semaine 16h/J
11ème Semaine 15,5h/J
12ème Semaine 15 h/J
13ème Semaine 14,5 h/J
14ème Semaine 13,5 h/J
15ème Semaine 13 h/J
16ème Semaine Lumière naturelle
17ème Semaine Lumière naturelle
18ème Semaine Lumière naturelle
19ème Semaine Lumière naturelle
20ème Semaine 1h de lumière artificielle 21ème Semaine 1h de lumière artificielle Après 21 Semaine 2-3h de lumière artificielle Source : ISA, 2009
ENOUHERAN M. H. Maurelle 6
Quant à la température et à l’atmosphère, il faut réduire la chaleur et permettre l’évacuation des gaz nocifs (gaz carbonique, ammoniac) par l’apport d’oxygène. Les gaz comme l’ammoniac, produits par la fermentation des déjections sous l’effet de l’humidité et de la chaleur possèdent une action irritante et corrosive sur les muqueuses des voies respiratoires. Une diminution du rythme respiratoire et de la consommation alimentaire est observée ; par conséquent, il en résulte une baisse de production d’œufs quand la concentration de l’air en ammoniac est élevée (Smith, 1997).
1.1.2 Les équipements
Ce sont entre autres les mangeoires, les abreuvoirs et les pondoirs. Les mangeoires et les abreuvoirs sont les plus importants ; ils doivent être solides et faciles à nettoyer, bien stables pour éviter d’être renversés. La mangeoire suspendue est recommandée avec une bonne hauteur et une profondeur acceptable permettant aux poulets de bien s’alimenter. Elle doit être équipée d'un rebord pour empêcher les oiseaux de répandre la nourriture sur le sol (MAEP, 2006). Il faut augmenter temporairement le nombre de points d’abreuvement, d’alimentation et adapter leur hauteur à la taille des animaux.
Ainsi les points d’abreuvement et d’alimentation doivent être en nombre suffisant dans le bâtiment d’élevage pour éviter le nombre pléthorique de poulets autour des mangeoires et abreuvoirs. Ceci empêche le pica, l’hémorragie ou le renversement de l’aliment et de l’eau sur la litière (Cobb, 2009). Les pondoirs sont positionnés à partir de la 18ème semaine d’âge juste en début de la phase ponte. Le respect des normes est très important. Il faut prévoir en moyenne 1m2 pour cinq (5) pondeuses. Ensuite il faut mettre de la litière dans les pondoirs pour éviter la cassure des œufs (MAEP, 2006). Une poule a besoin de calme au moment de la ponte. Ainsi, un nombre insuffisant de pondoirs provoque des rixes. La poule n’arrive pas à trouver sa place et pond au sol ce
ENOUHERAN M. H. Maurelle 7
qui va augmenter la cassure des œufs et le stress des animaux. Il faut alors doter le bâtiment des pondoirs individuels et des pondoirs collectifs (EMVT, 1997).
1.1.3 Les phases de l'élevage des poules pondeuses 1.1.3.1 La phase poussin
Elle commence par la réception des poussins. On procèdera au comptage des boîtes et du nombre de poussins. Il faut évaluer le taux de mortalité et procéder à l’évaluation visuelle puis physique des poussins. Le duvet doit être sec, soyeux et homogène, les pattes des poussins doivent être chaudes. Il ne doit pas y avoir des poussins avec le bec ouvert. L’ombilic doit être bien cicatrisé, les poussins doivent avoir l’œil vif. La prise de poids d’un échantillon de 50 poussins pris au hasard est recommandée afin de déterminer le poids des poussins à leur arrivée. L’observation méthodique du comportement et de l’aspect externe des poussins permet de juger l’état des animaux livrés. Un bon lot uniforme est composé de poussins dont au moins 80 % ont un poids compris dans une fourchette de 10% autour de la moyenne (Couvreur et al., 2007).
Généralement, les poussins arrivent fatigués d’où la nécessité de leur servir de l’eau sucrée comme abreuvement. On s’assure que chaque poussin a réellement bu en plongeant son bec dans l’eau sucrée. Au démarrage, la température ambiante au niveau de la poussinière doit être de 35°C et sans courant d’air.
Le poulailler doit être bien orienté, ce qui permet d’éviter les entrées d’air. Par contre, les poulets en phase de finition ont besoin de fraîcheur. Il convient donc d’observer les normes d’éclairage et de température exigées à cette phase d’élevage (Couvreur et al., 2007). Le premier élément primordial est l’eau, qui représente 70% de la composition corporelle de l’oiseau, la qualité de l’eau distribuée aux animaux comprend deux composantes. Il s’agit de la qualité chimique et de la qualité bactériologique. Au-delà de la norme d’équipement (nombre d’abreuvoirs) et de la répartition homogène de celui-ci, les points d’eau
ENOUHERAN M. H. Maurelle 8
et l’eau d’abreuvement doivent être maintenus propres et le matériel doit être régulièrement contrôlé et adapté en fonction de la croissance des animaux de manière à être aisément accessible, à éviter le gaspillage et à assurer un bon état de la litière (Couvreur et al., 2007). L’alimentation représente 60 à 70% des coûts de production de volaille. Il y a donc intérêt à gérer minutieusement la nutrition des poulets durant les phases de démarrage, de croissance et de finition. L’adaptation permanente du matériel à la croissance des animaux permet d’éviter le gaspillage. Pendant les premiers jours de vie, il faut distribuer de l’aliment plusieurs fois par jour pour inciter les poussins à consommer l’aliment frais. Par la suite, il ne faut jamais remplir complètement les plateaux d’alimentation pour éviter le tri, le gaspillage et la fermentation de l’aliment. Il faut vider les chaînes alimentaires tous les jours, pour empêcher le tri et un déséquilibre alimentaire, source potentielle d’hétérogénéité et de picage. Toutes les particules alimentaires jouent un rôle important dans l’équilibre nutritionnel du poussin (Couvreur et al., 2007).
Figure 1 : La phase poussin
ENOUHERAN M. H. Maurelle 9
1.1.3.2 La phase poulette
Il s’agit de la période de la 9ème à la 18ème semaine d’âge (entrée en ponte). L’élevage des poulettes doit répondre à des critères. Le poids moyen individuel doit être dans la norme de la souche et le lot doit être homogène pour avoir un bon pic de ponte. Ces critères sont contrôlables par pesées individuelles d’un échantillon du lot. Les poulettes ne doivent pas être parasitées ni affectées par des maladies infectieuses majeures telles que la pullorose, la maladie de Newcastle et les mycoplasmes aviaires par exemple (EMVT, 1997). Du premier jour à la sixième semaine, les poulettes sont nourries à volonté. L’aliment distribué est pesé pour mesurer la consommation des poulettes. A partir de la 6ème semaine, la distribution d’aliment est contrôlée en fonction du poids des poulettes. Un engraissement excessif de la poulette est préjudiciable à la ponte avec un possible retournement cloacal au moment de la ponte. Si ce risque est réel en climat tempéré, il est faible en climat chaud car les poulettes ont plutôt tendance à sous -consommer. Le problème le plus fréquent est un poids insuffisant des poulettes à l’entrée en ponte. II faut stimuler la croissance par plusieurs méthodes : distribuer l’aliment en deux repas : un le soir (vers 16 heures) et un le matin de très bonne heure ; pendant la journée, les poulettes sont à jeun pour les habituer à manger des quantités d’aliment plus importantes et éviter le tri (EMVT, 1997).
1.1.3.3 La phase ponte
L’étape ponte va de la 18ème à la 73ème semaine d’âge, l’objectif est la production à partir d’une poulette prête à pondre à l’âge de 18ème semaine.
C’est une période très cruciale pour l’éleveur qui doit vérifier certains paramètres tels que le poids à l’entrée en ponte, la mise en place d’un programme lumineux à l’entrée en ponte et la qualité d’aliment distribué. En effet les poules doivent d’une part couvrir leurs besoins de croissance qui
ENOUHERAN M. H. Maurelle 10
s’achèvent vers 30 semaines et d’autre part leurs besoins de production débutant vers 18 à 20 semaines. Les besoins alimentaires des pondeuses augmentent considérablement sur une très courte période. L’éleveur doit surveiller attentivement la consommation des poules et apporter la quantité d’aliment couvrant les besoins. Au pic de ponte, la consommation alimentaire de la poule élevée au sol est de 100g à 110g /jour pour une poule blanche et 115g à 125g/
jour pour une poule rousse. Les pondeuses doivent être préparées pendant la phase poulette pour la consommation de telles quantités d’aliments. Un bon suivi de l’élevage permet d’obtenir un pic de ponte de 90-95% d’œufs. Trois critères permettent de voir si les poulettes sont correctement alimentées.
Il s’agit du poids de la poulette, du pourcentage de ponte et du poids de l’œuf (EMVT, 1997). Ainsi pendant cette phase, la collecte des œufs occupe une place capitale ; elle peut se faire trois fois par jour.
Pour mieux suivre son élevage de poule pondeuse, la nécessité d’un cahier de charge s’impose. Elle est indispensable du début jusqu’à la fin de l’élevage des poules pondeuses. Ce cahier est l’endroit où sont inscrits tous les éléments de gestion de l’élevage : la date du démarrage, le nombre d’animaux au démarrage, les dépenses financières, les achats et les ventes. Tous les jours, on note dans le cahier de suivi, le nombre des animaux vivants au début de la journée et ceux qui sont morts en fin de journée ; la quantité d’aliment consommée, la quantité d’eau bue, les observations éventuelles (maladies, accidents, traitements, vaccinations), les dépenses et les ventes effectuées. Le nombre de plateaux d’œufs obtenus tous les jours y est mentionné également.
1.1.4 Rappel anatomo-physiologique de l’appareil digestif de la volaille La digestion est une combinaison d’activité mécanique, chimique et microbienne contribuant à une dégradation séquentielle des constituants de l’aliment (Rekhis, 2002). Afin de bien comprendre la nutrition des volailles, il
ENOUHERAN M. H. Maurelle 11
est nécessaire de bien connaître la physiologie digestive du poulet (Bastianelli et Rudeaux, 2003) dont l’appareil digestif est constitué par un bec, une cavité buccale dépourvue de dents, un œsophage, un jabot, un estomac sécrétoire (proventricule), un estomac musculaire (gésier) et l'intestin débouchant dans le cloaque (figure 1) y compris toutes les glandes annexes : foie et pancréas (Brugere-Picoux et Silim, 1992 ; Villate, 2001 ; Roche et Decerprit, 1977).
1.1.4.1 Cavité buccale
Le bec est l’organe permettant la capture des particules alimentaires. Dans la cavité buccale se produit une faible sécrétion salivaire permettant une première humidification du bol alimentaire pour faciliter son passage dans l’œsophage (Bastianelli et Rudeaux, 2003).
1.1.4.2 Œsophage et jabot
L’œsophage est un tube très dilatable, sécrétant de mucus permettant une imprégnation des aliments et la facilitation de leur transit vers le jabot qui est situé à sa limite postérieure. Ce dernier est considéré comme le réservoir régulateur du transit digestif avec un pH de 4 à 5. Le temps de séjour du bol alimentaire dans le jabot est d’autant plus court que le gésier est vide et que l’aliment ingéré est de faible granulométrie. Mis à part quelques fermentations, peu d’événements digestifs se produisent dans le jabot (Lutondo, 2012).
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Figure 2: Vue latérale de l’appareil digestif de la poule Source : Roche et Decerprit (1977)
1.1.4.3 Proventricule et gésier
Ces deux estomacs sont complémentaires. Le proventricule assure une fonction sécrétoire et le gésier une fonction mécanique. Le proventricule est un organe avec une cavité ovoïde entourée d’une épaisse paroi. C’est à ce niveau que se produisent les sécrétions acides avec un pH compris entre 1 et 3. La pepsinogène est transformée en pepsine sous l’effet de l’acide chlorhydrique et de la pepsine elle-même. Après son passage dans le proventricule, le bol alimentaire entre dans le gésier. Ce dernier est des graines entières, et dans le cas d’aliments granulés, l’achèvement de la déstructuration de ceux-ci. Son importance est moindre dans le cas d’une alimentation en farine (Bastianelli et Rudeaux, 2003 ; Lutondo, 2012).
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1.1.4.4 Intestin
L’intestin grêle du poulet a une longueur approximative de 60 cm chez le poulet de 3 semaines, contre 120 cm chez l’adulte. L’intestin est divisé en 3 parties : le duodénum, le jéjunum et l’iléon. C’est au niveau du duodénum que se déversent les sécrétions biliaires et pancréatiques intervenant dans la digestion de l’aliment. Les nutriments obtenus suite à la digestion de l’aliment, sont absorbés au niveau des entérocytes. La dernière partie, le gros intestin est constitué des caeca. Ces diverticules sont le siège d’une fermentation bactérienne active (Bastianelli et Rudeaux, 2003) et constituent un milieu anaérobie, très liquide dont le pH est de l’ordre de 6,5 à 7,5. La flore bactérienne des caeca est capable de digérer la cellulose jusqu’à 17%, les protéines accompagnées de la récupération de l’azote non protéiques et de synthétiser les vitamines hydrosolubles (vitamine B12) (Lutondo, 2012).
1.1.4.5 Cloaque
La dernière partie du tube digestif est le cloaque dans lequel débouchent les conduits digestifs, génitaux et urinaires. Du fait de la convergence des voies digestives et urinaires au niveau du cloaque, les fientes et les urines sont mélangées à ce niveau et rendent difficile la mesure de la digestibilité des aliments chez la volaille (Larbier et Leclercq, 1992 ; Bastianelli et Rudeaux, 2003). Le transit digestif chez le poulet est en moyenne de 7 à 8 heures. Ce temps varie en fonction de l’âge (plus rapide chez les jeunes), de la composition de la ration (accéléré par des taux élevés de matières grasses ou de fibres) et de la présentation de l’aliment (plus rapide avec les aliments granulés) (Bastianelli et Rudeaux, 2003).
1.1.5 Besoins et apports nutritionnels chez les volailles
La consommation d’aliment conditionne la production du poulet et par conséquent son rendement économique. La quantité d’aliment consommée devra
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servir à couvrir les besoins d’entretien et de production aussi bien énergétiques, protéiques, vitaminiques que minéraux (calcium, phosphore, sodium et oligo - éléments) (Bastianelli et Rudeaux, 2003).
Traditionnellement, on distingue deux parts dans les dépenses énergétiques des animaux : celle qui concerne leur entretien et celle qu’exige leur production (figure 2). Le besoin énergétique d’entretien correspond à la quantité d’énergie métabolisable à fournir chaque jour à l’animal pour qu’il maintienne son homéostasie énergétique, c'est-à-dire qu’il ne gagne ni ne perde d’énergie et par conséquent maintienne son poids corporel. Le besoin énergétique de production comporte d’une part l’énergie contenue dans les productions et d’autre part les pertes caloriques liées aux synthèses biochimiques (croissance tissulaire et l’œuf) (Larbier et Leclercq, 1992).
Chez l’oiseau, l’énergie métabolisable est plus facilement mesurable car les urines et les matières fécales ne sont pas séparables. C’est donc celle-ci que l’on utilise pour exprimer les besoins en énergie. Elle représente la portion de l’alimentation dont la volaille dispose pour couvrir ses besoins d’entretien et de production (chair et œufs).
Les besoins en énergie de la volaille sont inversement proportionnels à la température du milieu extérieur. Ils sont réduits de 10% pour des poules maintenues à 30°C en comparaison aux besoins des poules vivant à 20°C.
Inversement, les besoins augmentent de 17% lorsque la température est réduite à 10°C. En effet, la production d’extra-chaleur consécutive à l’ingestion d’aliment est accrue en climats chauds. Au-dessus de 28°C, la température abdominale augmente avec la température extérieure et avec la quantité d’aliment consommée. La seule solution pour l’animal est de réduire sa consommation d’énergie c'est-à-dire d’aliment (Picard et al., 1993). Cependant, il apparaît que les volailles s’adaptent vite aux variations de température de leur
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environnement, et ne perdent pas leur capacité de production au cours d’expositions prolongées à de fortes chaleurs (Lu et al., 2007). L’addition de lipides au régime se traduit par une augmentation de l’ingestion d’énergie et de la production (Austic, 1982 ; Picard et al., 1993) en raison du meilleur rendement énergétique des lipides qui induisent une production de chaleur plus faible que les autres nutriments. L’acide linoléique est recommandé pour la croissance, la production d’œufs, la taille des œufs et le pourcentage d’éclosion des œufs. Les besoins varient entre 0,8 % pour les animaux en croissance et 1,2
% pour les poules reproductrices et les poulets au démarrage.
Figure 3: Schéma de répartition de l’énergie chez les oiseaux (moyennes) Source : Rekhis (2002)
Extra chaleur d’entretien (25%
l’EM)
Energie nette d’entretien
Métabolisme de base
Thermogenèse d’adaptation
Activité physique
Energie nette de production
Energie des
produits
Energie indigestible (fèces) (0-30% de l’EB)
Energie urinaire (5-15% ED)
Energie brute dans l’aliment (E. B.)
Energie digestible (ED)
Energie métabolisable (EM)
Energie de production (EP)
Energie d’entretien (40 à 100% EM)
Extra chaleur de production (10 à 60%
de production)
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1.1.6 Plan de prophylaxie en élevage des poules pondeuses
Ce plan de prophylaxie regroupe la prophylaxie sanitaire et celle médicale.
1.1.6.1 La prophylaxie sanitaire
C’est une série de précautions ou d’actions visant à éliminer l’agent pathogène et à éviter la contamination des sujets sains. Il existe des mesures générales de prophylaxie sanitaire s’appliquant à divers éléments au sein de l’élevage (ISA, 2009).
1.1.6.2 La prophylaxie médicale
Elle fait appel à une série de vaccinations en fonction des prévalences pathologiques de la zone ou de la région d’installation. Il est admis un calendrier prophylactique contre les pathologies dominantes en matière d’élevage de poules au Bénin. Le programme admis pour le calendrier prophylactique d’élevage de poulets au Bénin est consigné dans le tableau II.
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Tableau II: le calendrier prophylactique d’élevage de poulets
AGE
(J/Semaine) INDICATIONS VACCINS
Jour 0 Maladie de Marek Cryomarex
Jour 1 Maladie de Newcastle Bronchite Infectieuse
CEVAC BI L ou Avi ND HB1/Cevac UNI L/Hipraviar B1 et Avi IB H120/Bioral H120/CEVAC Bron/Bronipra (Administrer séparément à deux jours d’intervalle minimum si vaccins monovalents)
Jour 9 Maladie de Gumboro CEVAC GUMBO L ou AVI IBD INTER
Jour 16 Rappel de Gumboro CEVAC IBD L, AVI IBD plus
Jour 18 Déparasitage Pipérazine Cirate
Jour 23 Rappel de Gumboro CEVAC IBD L, AVI IBD plus Jour 28
Maladie de Newcastle et
Bronchite Infectieuse
CEVAC New L et IBird ou Avi ND la Sota/Avinew et Avi IB H120/Bioral H120/CEVAC Bron/Bronipra (Administrer séparément à deux jours d’intervalle minimum) Jour 35 Variole, Laryngotrachéite
Infectieuse, Encéphalomyélite Vectormune FP-LT-AE Semaine 8 Rappel de Newcastle CEVAC New K , Ita New
Jour 50 Déparasitage Levamisole
Jour 60 Maladie de Newcastle CEVAC New K , Ita New
Jour 70 Bronchite Infectieuse CEVAC Bron, Avi IB H120, Bronipra, CEVAC IBird Semaine 12 Coryza, Salmonelloses (S. enteritidis) Alfatrim, Corymune 4 K
Semaine 14 Salmonella gallinarum, S pullorum CEVAC S Gallinarum Semaine 15 Variole, Mycoplasme CEVAC MG F + Variole
Semaine 18
Maladie de Newcastle, Bronchite Infectieuse, EDS
ou
Maladie de Newcastle, Bronchite Infectieuse, EDS, Grosse tête
ou
Maladie de Newcastle, Bronchite Infectieuse, EDS, Coryza, Salmonellose
Corymune 7 K ou
Gallimune 407 /RT Ponte ou
ADENIPRAVAC, ITA NEW, ND IB EDS, Bioral H 120, Alfatrim
Source : DE, 2015
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1.2 Généralités sur Moringa oleifera
1.2.1 Caractéristiques botaniques et agronomiques de Moringa oleifera Moringa oleifera Lam. (Synonyme : Moringa pterigosprema Gaertner) appartient à une famille monogénérique d’arbres et arbustes, les Moringacées.
Moringaceae est une famille de genre simple avec 14 espèces connues (Foidl et al., 2001). Il est qualifié «d’arbre de vie», «d’arbre miracle» ou plante divine (Fuglie, 2001 ; Olson, 2001) du fait de ses nombreuses potentialités nutritives, médicinales et industrielles. Il porte différents noms selon les régions : mouroungue, moringa ailé, benzolive, pois quénique et néverdié (pays francophones) ; malunggay ou meilleure amie des mères (aux Philippines), Radish Tree, Never die tree, Drumstick tree, (pays anglophones), ben ailé, noix de behen, moringoa ou moringa, etc. (Boullard, 2001 ; Foidl et al., 2001; Price, 2007). Moringa oleifera, originaire de l’Inde, est cultivé un peu partout dans le monde où il s’est naturalisé dans beaucoup de milieux (Price, 2007). C’est une plante largement disponible dans les pays tropicaux et sub-tropicaux avec une grande importance économique (Becker et Makkar., 1999 ; Foidl et al., 2001).
Ses feuilles sont duveteuses ou plumeuses au-dessus et glabres en dessous, alternes et bi ou tripennées (figure 4) et se développent principalement dans la partie terminale des branches (Pandey et al, 2011). Ses fleurs mesurent 2,5 cm de large et se présentent sous forme de panicules axillaires et tombantes de 10 à 25 cm. Elles sont blanches ou couleur crème, avec des points jaunes à la base et dégagent une odeur agréable. Les fruits de M. oleifera pendent des branches et constituent des gousses à trois lobes mesurant 20 à 60 cm de long (figure 5). Les gousses sèches s’ouvrent en trois parties en libérant 12 à 35 graines de forme ronde.
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En tant qu’arbre croissant naturellement, la plante de M. oleifera est connue pour sa résistance à la sécheresse et aux maladies. C’est un arbre à croissance et à repousse rapides. Il atteint facilement 4 m au bout d’un an et sa hauteur finale varie entre 6 et 15 m et dont le tronc mesure 20 à 40 cm de diamètre (Foidl et al., 2001). Il croit de manière optimale sous la lumière solaire directe et au- dessous de 500 mètres d’altitude. Il préfère les sols neutres ou peu acides (pH de 6,3 à 7,0), mais semble bien pousser dans les milieux difficiles (bord de mer, sols pauvres et climat aride) (Price, 2007). La pluviométrie et la température annuelle requises pour sa croissance sont estimées respectivement à 250-300 mm et 25-35°C. Cependant, l’arbre peut supporter 48°C de température à l’ombre et survivre à un gel léger (Foidl et al., 2001). La présence d’une longue et large racine lui sert de réserve d’eau et lui permet de résister aux périodes de sécheresse.
La production totale en biomasse de M. oleifera est estimée à 97,4 tonnes/ha de matière fraîche ; 16,56 tonnes/ha de matière sèche et 2,815 kg/ha de protéines pour une densité de 4 millions de plants à l’hectare (Foidl et al., 2001). En culture intensive, M. oleifera peut donner jusqu’à 650 tonnes
Figure 4: Feuilles de M. oleifera Source : Price (2007)
Figure 5: Fruits de M. oleifera Source: Bello (2010)
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métriques par hectare de matière verte (Price, 2007). Dans plusieurs pays, les arbres de M. oleifera sont utilisés pour orner les jardins et les avenues.
Tableau III: Noms locaux de Moringa oleifera Ethnies Noms locaux
Bariba Yuru ara, Yorwata, Yoruguma Dendi Windibudu
Fon Kpatiman, Yovokpatin Xuéda Coutiman
Natemba Tekpinda Otamari Mupeikomu
Peulh Guildandeni, Latjiri, Legi-Lakili Waama Yorikunkunfa
Yoruba Ewé ilé
Nago Ewé igbale, Ewé ile, Ewé oyibo, Agun, Manyieninu, Ayere, Oyibo Goun Kpatiman
Source : www.moringanews.org consulté le 27/09/2017.
1.2.2 Valeurs nutritionnelles de Moringa oleifera
Moringa oleifera n'est pas une légumineuse et ne forme pas de nodosités.
Pour autant, le taux de protéines qu'il contient est relativement élevé par rapport aux autres arbres non légumineux. Les études menées par Ndong et al. (2007) au Sénégal montrent que les teneurs en protéines des produits de Moringa oleifera sont le plus souvent supérieures à celles de plusieurs légumes et feuilles consommées en Afrique et font de Moringa oleifera une véritable source de protéines végétales.
La valeur nutritive des feuilles de Moringa oleifera est d’une richesse rarement observée. En effet, les feuilles contiennent une très grande concentration de vitamines A et C, un complexe de vitamines B, du fer, du calcium, des protéines, du zinc, du sélénium et, phénomène assez rare pour une plante, elle possède les 10 acides aminés essentiels pour l’être humain (Fuglie, 2002).
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Les feuilles de M. oleifera sont un légume de bonne qualité nutritionnelle et font partie d’un des meilleurs légumes tropicaux. Elles sont une excellente source de protéines dont les teneurs moyennes varient entre 19-35 % MS (Makkar et Becker, 1996 ; Foidl et al., 2001 ; Fuglie, 2002 ; Richter et al., 2003
; Tchiégang et Kitikil, 2004 ; Pamo et al., 2005 ; Kakengi et al., 2007 ; Ndong et al., 2007; Olugbemi et al., 2010). Ces différents auteurs ont trouvé que les feuilles matures contiennent moins de protéines que les jeunes feuilles du fait de leur teneur élevée en fibres, notamment en cellulose brute variant de 9,13- 28,2% MS. Ayant une teneur relativement élevée en énergie métabolisable, 2273 et 2978 kcal/kg MS (Makkar et Becker, 1996 ; Olugbemi, 2010), les feuilles de M. oleifera contiennent une très grande concentration en vitamines (A, B, C, E, etc.), en minéraux (fer, calcium, zinc, sélénium, etc.) et sont riches en ß-carotène (Tableau V). Les minéraux occupent une part modeste de la matière sèche de feuilles de M. oleifera avec des teneurs de 0,6 à 11,42% MS.
Quant à la matière grasse contenue dans les feuilles de M. oleifera, elle varie de 2,3 à 10% MS (Fuglie, 2002 ; Richter et al., 2003 ; Ndong et al., 2007 ; Olugbemi et al., 2010).
Les feuilles de M. oleifera (pour 100 g) contiennent 78,7 g d’eau, 64Kcal d’énergie, 9,4 g de protéines, 1,4 g de matières grasses, 8,3 g de glucides, 185 mg de Calcium, 147 mg de Magnésium, 112 mg de Phosphore, 4 mg de Fer, 0.6 mg de Zinc, 7564 IU de Vitamine A, 0,3 mg de thiamine, 0,7 mg de riboflavine, 2,2 mg de niacine, 40 μg de folate, et 51,7 mg d’acide ascorbique (Grubben et Denton, 2004).
Les tableaux IV et V montrent la concentration des nutriments dans les feuilles fraîches et dans la poudre des feuilles de Moringa oleifera.
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Tableau IV: Valeur bromatologique de100g de feuilles de Moringa oleifera.
Eléments nutritifs Feuilles fraîches Poudre feuilles
Protéines (g) 57.79 ± 0.24 39.69 ± 0.01
Matières grasses (g) 4.95± 0.96 7.85± 0.28
Celluloses (%) 6.24± 3.74 4.21± 0.18
Cendres (%) 2.42±0.30 11.39±0.66
Glucides (g) 28.60 35.33
Energie (Kcal) 390.11 358.73
Source : Ndong et al, 2007
Tableau V: Valeur nutritionnelle des feuilles fraîches et poudre de feuilles de Moringa oleifera. (quantité /portion de 100 grammes comestibles)
Elément analysé Feuilles Poudre de feuille
Humidité (%) 75,0 7,5
Calories 92 205
Protéines (g) 6,7 27,1
Matières grasses (g) 1,7 2,3
Glucides (g) 13,4 38,2
Fibres (g) 0,9 19,2
Minéraux (g) 2,3 -
Ca (mg) 440 2003
Mg (mg) 24 368
P (mg) 70 204
K (mg) 259 1324
Cu (mg) 1,1 0,57
Fe (mg) 7 28,2
S (mg) 137 870
Acide oxalique (mg) 101 1600
Vit A- ß-carotène (mg) 6,8 18,9
Vit B- choline (mg) 423 -
Vit B1- thiamine (mg) 0,21 2,64
Vit B2- riboflavine (mg) 0,05 20,5
Vit B3- niacine (mg) 0,8 8,2
Vit C- acide ascorbique (mg) 220 17,3 Vit E-acétate d’α-tocophéryle (mg) - 113
Arginine (mg) 402 1325
Histidine (mg) 141 613
Lysine (mg) 288 1325
Tryptophane (mg) 127 425
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Phénylalanine (mg) 429 1388
Méthionine (mg) 134 350
Thréonine (mg) 328 1188
Leucine (mg) 623 1950
Isoleucine (mg) 422 825
Valine (mg) 476 1063
Source : Fuglie (2002)
Le tableau VI montre la composition chimique des feuilles après extraction.
Tableau VI: Composition chimique des feuilles de Moringa oleifera, après extraction à l’éthanol à 80% ou fraîche
Type de feuilles Après extraction Fraîches
Protéines brutes (g) 43,5 25,1
Lipides (g) 1,4 5,4
Minéraux (g) 10,0 11,5
FDN (%) 47,4 21,9
FDA (%) 16,3 11,4
LDA (%) 2,2 1,8
Energie brute (MJ.kg-1 MS) 17,7 18,7
Source : Foidl et al, 2001
Toutes les valeurs, sauf l’énergie brute, sont exprimées en % de la matière sèche. FDN : fibres extraites au détergent neutre ; FDA : fibres extraites au détergent acide ; LDA : lignine extraite au détergent acide.
1.2.3 Facteurs anti - nutritionnels de Moringa oleifera
Des facteurs anti - nutritionnels ont été détectés dans les feuilles de Moringa oleifera. Les composés suivants ont été détectés : les tanins, les sucres raffinose et stachyose, les nitrates, l’oxalate, les saponines et les phytates (Makkar et Becker, 1998).
Des tannins (polyphénol) sont présents dans de nombreux sous -produits agro-industriels tels que les gousses d’Acacia nilotica, les tourteaux de
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Madhuca indica, les amandes des graines de Mangifera indica, la cire de Panicum miliaceum, les tourteaux de Garcinia indica, les gousses de Theobroma cacao (Makkar et al, 1990 ; Makkar et Becker, 1998). Les feuilles fraîches de Moringa oleifera contiennent des quantités négligeables de tannins (1,4%) tandis que les tannins condensés sont indétectables (Foild et al, 2001).
Selon Gupta et al. (1989), les sucres raffinose et stachyose représentent 5,6% de la matière sèche dans les feuilles fraîches de Moringa oleifera et plus encore dans les légumineuses. Toutefois, ils peuvent être largement éliminés par trempage et cuisson dans l’eau (Bianchi et al., 1983). Dans les feuilles fraîches de Moringa oleifera, sont présents les nitrates (0,5 mmol/100 g), l’oxalate (4,1%), les saponines (1,2%) et les phytates (3,1%). Les phytates sont présents à raison de 1 à 5% dans les légumineuses et sont connus pour diminuer la bio - disponibilité des minéraux chez les monogastriques (Reddy et al, 1982). Les feuilles de Moringa oleifera sont relativement riches en minéraux, et la présence d’oxalates et de phytates à des taux de 4,1 et 3,1% respectivement est susceptible de diminuer la biodisponibilité des minéraux. Les saponines de certaines plantes ont un effet négatif sur la croissance des animaux mais celles présentes dans les feuilles de Moringa oleifera apparaissent inoffensives (Foild et al, 2001).
1.2.4 Propriétés médicinales et pharmaceutiques
De nombreuses vertus thérapeutiques sont attribuées à Moringa oleifera utilisé en médecine traditionnelle. Les diverses parties de M. oleifera telles que les feuilles, les racines, la graine, l’écorce, le fruit, les fleurs et les gousses non mûres sont utilisées par les Tradi-praticiens dans le traitement de diverses maladies (Bello, 2010). Elles agissent comme des stimulants cardiaques et circulatoires et sont aussi utilisées pour le traitement des maladies inflammatoires, infectieuses, parasitaires, tumorales et la prévention contre les
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dommages oxydatifs (Tahiliani et Kar, 2000; Ferreira et al., 2007; Kumbhare et al., 2012).
En Ouganda les feuilles de Moringa oleifera sont utilisées pour traiter vingt-quatre (24) maladies parmi lesquelles nous avons les maladies de la peau, le diabète, l’hypertension, (Kasolo et al, 2010). Au Nigeria les feuilles crues mastiquées sont utilisées pour traiter les maux d’estomac ; les feuilles pressées et frottées sur le front et dans les yeux soulagent la migraine (Okafor et Ham, 1999). Les fruits, les graines et les feuilles sont utilisés comme antihelminthiques (Ramasubramaniaraja et Babu, 2010).
Des études sur l’utilisation des extraits de feuilles de Moringa oleifera ont confirmé les propriétés hypoglycémiantes chez des patients atteints de diabète de type II et d’autres maladies cardiovasculaires (Jaiswal et al., 2013 ;Anwar et al., 2007).
Elles sont également hypocholestérolémiques, hepatoprotecteurs, laxatives (Fortin et al., 1997 ; Fuglie, 2002 cités par Bello, 2010). Au Sénégal et au Mali, les feuilles de M. oleifera sont utilisées pour traiter les enfants rachitiques, bronchitiques, fiévreux, souffrant de céphalées, névralgies (Bello, 2010).
Divers auteurs ont prouvé que la poudre de feuilles séchées possède un effet dépressif puissant sur le système nerveux, provoquant ainsi un relâchement des crampes musculaires, une baisse de la température du corps et une augmentation du sommeil chez les souris de laboratoire. Les feuilles de M.
oleifera, ajoutées au fourrage pour l’alimentation animale, pourraient être utilisées comme agent bactéricide pour remplacer les antibiotiques (Yang et al., 2006). Une activité anthelminthique a été découverte au niveau des fleurs et des feuilles de cette espèce (Bhattacharya et al., 1982). Ses fleurs par contre sont utilisées comme stimulant, aphrodisiaque, abortif et cholagogue. Elles servent à traiter des inflammations, des maladies musculaires, de l'hystérie, des tumeurs,
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l'agrandissement de la rate et réduisent le taux de cholestérol dans le sérum (Bhattacharya et al., 1982; Mehta et al., 2003). La gomme de M. oleifera, mélangée à l’huile de sésame permet de soulager les maux de tête et d’oreilles.
Les graines sont utilisées contre la fièvre et les tumeurs de l’estomac. L’huile des graines agit comme fortifiant et purgatif et est appliquée pour soigner la prostate et les troubles de la vessie (Fuglie, 2002). Les feuilles de M. oleifera incorporées dans le sol avant de planter ou de semer peuvent prévenir certaines maladies des plantes.
1.2.5 Autres utilisations de Moringa oleifera
L’importance de Moringa oleifera réside dans les différents usages qu’en font les populations. Moringa oleifera a des usages alimentaires variés. Toutes les parties de Moringa oleifera sont consommées. Les graines sont mangées comme des cacahuètes au Malawi. Les feuilles fraîches ou transformées en poudre sont utilisées dans l’alimentation des humains comme légumes ou bouillies. Les graines et les gousses sont aussi utilisées dans l’alimentation pour assaisonner plusieurs mets du Sénégal. Elles servent aussi de fourrage aux animaux et à la fabrication de biogaz (Ndong et al., 2007). Selon García-Fayos et al. (2010) et Nwaiwu et Bello (2011) les graines sont le plus souvent utilisées pour la purification de l’eau. Leur extrait donne une huile utilisée dans la cuisine, mais il contient également des hormones qui accélèrent la croissance des jeunes plantes (Foild et al., 2001). Toutes les parties de cette plante sont aussi utilisées dans la médecine.
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PARTIE II : Activités menées
et difficultés rencontrées
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Partie II : Activités menées et difficultés rencontrées
2.1. Forces et faiblesses de la ferme Vétob-Services de Yokon 2.1.1. Forces
La ferme dispose d’importants atouts à savoir :
la disponibilité du capital foncier ;
l’utilisation des crottes pour fertiliser les sols pour le maraîchage biologique ;
la disponibilité des cages en grillage métallique ;
l’association de l’élevage à l’agriculture leur permet d’augmenter le rendement de la production ;
la disponibilité du personnel pour la réalisation des activités ;
l’accès facile au centre ;
la disponibilité du marché d’écoulement des produits ;
la disponibilité d’eau pour abreuver les animaux et également pour arroser les cultures maraîchères.
2.1.2. Faiblesses
Malgré ses atouts, la ferme présente quelques faiblesses. Il s’agit de :
l’absence de motopompe pour l’exhaure de l’eau ;
la monotonie des essences fourragères pratiquement limitées à Elaeis guineensis ;
l’insuffisance de matériels techniques et absence d’officine ;
le centre ne dispose pas d’un bâtiment adéquat pour l’autopsie ni d’un cadre approprié à la conduite des expérimentations ;
la promiscuité des systèmes d’élevage.
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2.2. Activités menées sur la ferme Vétob-Services de Yokon
Au cours de mon stage sur la ferme avicole Vétob-Services de Yokon, j’ai mené plusieurs activités.
2.2.1. Assurance de la permanence sur la ferme
La permanence consiste à nettoyer quotidiennement les abreuvoirs et mangeoires avant de servir l’aliment bétail, l’eau de boisson et à effectuer la pesée des poulets tous les 7 jours. Tout ceci contribue à assurer la stabilité hygiénique et l’assainissement du milieu d’élevage. Ces activités se déroulent chaque jour de 5 heures 30 minutes à 7 heures 30 minutes. La permanence est assurée par les stagiaires et des ouvriers et ceci, à tour de rôle.
2.2.2. Alimentation et suivi sanitaire des poulets
Durant toute la durée de mon stage, les poulets sont nourris à volonté. Le service de l’eau est fait une fois par jour au moment du nourrissage le matin. Je note que tous les matins lors de la distribution alimentaire, je fais une inspection générale des poulaillers. Elle consiste à jeter un coup d’œil général sur les animaux et leur milieu (propreté et contenu des abreuvoirs et mangeoires). Elle est basée sur l’observation du comportement des animaux, des différentes anomalies et le retrait des poulets morts.
En ce qui concerne le suivi sanitaire, j’ai pris part aux différentes activités inscrites dans le calendrier prophylactique. Ainsi j’ai participé au déparasitage interne et à des séances de vaccination contre la maladie de Newcastle, le Gumboro, et la bronchite infectieuse. J’ai aussi réalisé des traitements préventifs contre la coccidiose qui est une affection majeure des volailles. De même, j’ai distribué des fortifiants à base de vitamines.
ENOUHERAN M. H. Maurelle 30
2.2.3. Pesées des animaux
La pesée est une opération qui consiste à déterminer le poids vif d’un animal. Elle se fait de manière hebdomadaire et à l’aide d’un peson électronique de 40 Kg de portée permettant de suivre la croissance des oiseaux.
2.2.4. Débecquage
Le débecquage est une opération qui consiste à couper le bec aux oiseaux afin de réduire le risque de picage au sein du poulailler.
Figure 6 : Pesées des poussins ponte
Figure 7 : Débecquage