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BONNE ET HEUREUSE ANNÉE 2016

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Academic year: 2022

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LA NA TION

QUOTIDIEN D'INFORMATION EN LIGNE FONDÉ LE 21 FEVRIER 2005 Des guadeloupéens caribéens pensent la Guadeloupe et le Monde

ONZIÈME ANNÉE N°1236 DU 2 JANVIER 2016

1801/2016 : 215e ANNÉE DE LA NATION GUADELOUPE

BONNE ET HEUREUSE ANNÉE 2016

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LES TITRES

AFFAIRES NATIONALES page 3 INNOVATIONS page 10

AFFAIRES MONDIALES page 12 SANTÉ page 21

MARCHÉS FINANCIERS MONDIAUX page 24 DROIT, MANAGEMENT, PATRIMOINE page 27 TABLEAU DE BORD GUADELOUPE page 28

Nombre de pages :30

LA NATION

PUBLICATION DU GROUPE MÉDIA CARAÏBE :

22 BIS RUE ALEXANDRE ISAAC POINTE À PITRE GUADELOUPE

ADMINISTRATION :

Géré par l'association Média Caraïbe.

PRÉSIDENT DU CONSEIL D' ADMINISTRATION : DAVILA JACQUES COORDONNATEUR ADMINISTRATIF: JEAN PAUL ELUTHER

Abonnement : O690 40 42 55 ;

Publicité : Régie Caraïbe de publicité 0690 40 42 55 ; Agence de presse : Média info

RÉDACTION

DIRECTEUR DE LA PUBLICATION ET RÉDACTEUR EN CHEF : ELUTHER JEAN PAUL COMITÉ DE RÉDACTION : José Ayassamy ; Romuald Myriam ; Jacques Davila;

wesleyAminata.

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A FFAIRES NATIONALES

POLITIQUE

ADIEU 2015 , BONJOUR 2016.

L'année 2015 est terminée. Un an de plus pour nous tous . Cette année, comme celles qui l'ont précédé , a eu à la fois des moments heureux et des mauvais moments pour les individus comme pour les nations. On aimerait n'en garder que de bons souvenirs, n'évoquer que des moments de gloire, de tendresse ou de plénitude mais, curieusement, c'est plutôt à ceux qui sont partis, donc à la mort, qu'on pense spontanément. Étrange nature humaine… En 2015 , de nombreux proches ou éloignés nous ont définitivement quittés . Nous avons une pensée pour eux . Mais , ce sont les vivants qui heureusement comptent et vont continuer à se battre pour que leur vie soit toujours meilleure . Le monde a continué sa mue inexorable ainsi que notre pays . Une nouvelle architecture planétaire a continué à se mettre en place et la réalité de notre identité planétaire s'est imposée à nous notamment avec la conférence mondiale sur le climat. Nous avons conscience de plus en plus d'être des terriens dans l'immensité de notre galaxie . La gestion de nos pays ne pourra plus ignorer la dimension planétaire . Notre petit pays , la Guadeloupe , que trop souvent nous croyons être le centre du monde , a connu aussi au cours de cette année sont lot de transformations parfois visibles mais le plus souvent invisibles .Les changements s'opèrent le plus souvent dans le secret et seuls quelques individus en imaginent les transformations. Écoutons les plus attentivement quand nous avons réussi à les détecter pour éviter de perdre du temps et minorer les désagréments inhérents à toute vie . Notre Guadeloupe n'est plus celle des générations les plus anciennes qui commencent à partir en masse . Les citoyens et acteurs ont continué en 2015 leurs combats inévitables pour faire triompher leurs convictions . Notre pays a à nouveau montré sa fragilité et la modestie de sa situation matérielle victime de politiques aberrantes qui

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ont décidé que ce sont les autres qui vont nous aider à pourvoir à nos besoins . Notre force de travail est malheureusement marginalisée et donc notre capacité à être nous même rejetée . Nous souhaitons à tous nos compatriotes une bonne et heureuse année 2016 . Nous leur souhaitons de se prendre en main en utilisant leur créativité et leurs indéniables ressources . Nous devons toujours pour triompher rechercher systématiquement l'unité et l'organisation . Que 2016 soit une année de profond renouvellement .

Jean Paul Eluther

HOLLANDE ANNONCE DES MESURES POUR L' EMPLOI

Face à "l'urgence économique et sociale", le président François Hollande a lancé de nouvelles pistes en faveur de l'emploi jeudi lors de ses vœux aux Français et aux guadeloupéens . "La lutte contre le chômage reste ma première priorité", a déclaré le président, évoquant "un état d’urgence économique et social" à côté de l'urgence sécuritaire. "Un plan massif de formation des demandeurs d’emploi sera lancé : 500.000 personnes de plus seront accompagnées vers les métiers de demain", a-t-il ajouté, sans plus de précisions sur le financement et les secteurs concernés. En octobre, lors de la conférence sociale, le président avait déjà annoncé le renouvellement en 2016 d'un plan de formations prioritaires à destination de 150.000 chômeurs, dans la lignée des plans successifs lancés en ce sens depuis 2013. Autre champ d'action: les PME, où "se créent les emplois", comme "chacun sait", selon François Hollande, promettant de nouvelles aides à l'embauche "dès le début de la nouvelle année". De quoi compléter

"le small business act" dévoilé en juin dernier par le Premier ministre Manuel Valls en faveur des PME. Ce plan prévoit notamment une prime de 4.000 euros pour une première embauche dans les entreprises sans salarié. François Hollande a en outre promis que "les filières de l’apprentissage seraient largement ouvertes", avec "l’objectif qu’aucun apprenti ne soit sans employeur et qu’aucun employeur ne demeure sans apprenti. Tout jeune doit être en formation ou en emploi, quelle qu’en soit la forme", a insisté le président, invoquant un "devoir sacré". Enfin, la "cause du

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climat" doit devenir "un grand chantier pour l'emploi et pour la qualité de la vie" avec le lancement d'"un programme de grands travaux pour la rénovation de nos bâtiments, pour le développement des énergies renouvelables et pour la croissance verte", a fait valoir le chef de l'état. Il a aussi rappelé que le gouvernement avait plusieurs textes en préparation pour "simplifier le Code du travail, instaurer une nouvelle Sécurité sociale professionnelle et saisir les opportunités économiques offertes par la révolution numérique". En insistant sur ces questions, François Hollande a tenté de répondre aux attentes des Français et des guadeloupéens . La baisse du chômage arrive en effet en tête de leurs vœux pour 2016, devant la lutte contre "le terrorisme, l'insécurité et la délinquance", selon un sondage publié jeudi. 70 000 guadeloupéens sont au chômage .C'est trop .

2016 L'ANNÉE DES NOUVELLES COMPÉTENCES DES COLLECTIVITÉS LOCALES

Deux circulaires gouvernementales qui peuvent lues sur le site du ministère de l'intérieur précisent la répartition des compétences entre les régions et les autres collectivités.

La première circulaire explique les effets conjugués de la suppression de la clause de compétence générale des départements et des régions, de l'encadrement des cofinancements, et de l'incitation à une meilleure coordination des politiques publiques au sein de la conférence territoriale de l'action publique (CTAP).

La deuxième circulaire précise les effets en matière de développement économique. C'est le domaine dans lequel la clarification des compétences aura les conséquences les plus importantes puisque cette compétence sera désormais entièrement dévolue aux régions.

Ces circulaires rappellent ainsi à l'ensemble des élus le tableau global de la nouvelle organisation territoriale. Les régions se voient confier des compétences nouvelles en matière de transports publics non urbains et interurbains (voirie,TER, transports scolaires, etc.) , de développement économique et d'aménagement du territoire.

Elles élaborent des schémas prescriptifs dans ces domaines, en concertation avec les acteurs locaux. Elles peuvent également se

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porter candidates à la reprise des ports départementaux. Les régions ont aussi la responsabilité de la gestion des fonds structurels européens. Elles sont aussi compétentes pour la gestion des lycées, de l'apprentissage et de la formation professionnelle . Les compétences des départements sont dorénavant ciblées essentiellement sur la solidarité sociale (gestion du RSA par exemple) et territoriale.Mais elles gardent aussi la gestion des collèges. Des dispositions spécifiques sont prévues pour leur permettre de continuer à intervenir dans certains domaines (agriculture, cinéma, santé).

Le bloc communal conserve la clause de compétence générale, ce qui signifie qu'il a la possibilité d'intervenir sur tous les sujets d'intérêt local dès lors qu'il ne s'agit pas d'une compétence relevant exclusivement d'une autre collectivité.

Par ailleurs, les notions de « chefs de file » - qui permettent d'identifier clairement la collectivité responsable d'une politique menée si plusieurs acteurs interviennent, par exemple la région sur la biodiversité ou l'énergie - et de délégations de compétences entre collectivités sont également précisées pour faciliter l'organisation locale des compétences entre les collectivités. En effet, si les régions sont devenues compétentes pour la gestion des transports scolaires, elles peuvent en déléguer la compétence aux départements. Pour Marylise Lebranchu, ministre de la Décentralisation, cette clarification des rôles "permettra de passer de la concurrence à la coopération entre territoires. Elle est essentielle pour l'efficacité de l'action publique".

Économie ET social

CE QUI CHANGE LE 1e JANVIER

Traditionnellement, le 1er janvier, plusieurs changements interviennent dans les législations fiscale et sociale. Cette année est particulièrement chargée avec l'entrée en vigueur de la couverture santé obligatoire et la poursuite de la montée en puissance du pacte de responsabilité. Tour d'horizon.

Revalorisation du Smic de 0,6%

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À partir du 1er janvier 2016, le salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic) est revalorisé de 0,6 %. Aucun « coup de pouce » n'a été accordé par le gouvernement. Le nouveau montant horaire brut du Smic est donc porté à 9,67 euros au 1er janvier 2016 (contre 9,61 euros depuis le 1er janvier 2015), soit 1.466,62 euros bruts mensuels sur la base de la durée légale de 35 heures hebdomadaires (contre 1.457,52 euros bruts, jusqu'ici). Le Smic avait été revalorisé de 0,8 % au 1er janvier 2015.

Couverture santé complémentaire obligatoire

Comme prévu par la loi du 14 juin 2013, à compter du 1er janvier 2016, une couverture complémentaire santé collective obligatoire (via une mutuelle, une institution de prévoyance ou une compagnie d'assurance) doit être proposée par l'employeur du secteur privé à tous les salariés, n'en disposant pas déjà, en complément des garanties de base d'assurance maladie de la Sécurité sociale. Tous les employeurs, y compris les associations, quelle que soit la taille de l'entreprise, sont concernés (seuls les particuliers employeurs sont exclus).L'employeur doit souscrire un contrat auprès d'un organisme assureur de son choix, après mise en concurrence, et en assurer le suivi. La couverture des ayants droit (enfants ou conjoint) peut être prévue dans le contrat, mais n'est pas obligatoire.

Création de la prime d'activité

La prime d'activité entre également en vigueur à partir du 1er janvier 2016. Cette prime, instituée par la loi du 17 aout 2015, est à destination des salariés modestes et remplace le RSA « activité » et la prime pour l'emploi (PPE). Elle a pour objectif d'inciter ces travailleurs (salariés ou non-salariés) à l'exercice ou à la reprise d'une activité professionnelle tout en soutenant leur pouvoir d'achat. Cette prime est ouverte sous conditions de ressources aux jeunes actifs dès 18 ans. Elle concerne également les étudiants salariés et les apprentis répondant à certaines conditions particulières. Le montant de cette prestation est calculé en fonction de la composition et des ressources du foyer. Elle est versée aux actifs à temps plein ou partiel qui perçoivent une rémunération inférieure à un certain plafond. Pour un célibataire sans enfant, ce

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plafond est fixé à 1,3 Smic, soit environ 1.500 euros net par mois.

Plafond de la Sécurité Sociale

À partir du 1er janvier 2016, le plafond de la sécurité sociale (qui sert pour calculer un certain nombre de prestations et de cotisations sociales) est revalorisé de 1,5 % par rapport au plafond 2015. Il est porté à :

- 38.616 euros en valeur annuelle (contre 38.040 euros en 2015) ; - 3.218 euros en valeur mensuelle (contre 3.170 euros en 2015) ; - 177 euros en valeur journalière (contre 174 euros en 2015) ; - 24 euros en valeur horaire (comme en 2015).

Hausse des cotisations de retraite de base

La cotisation d'assurance vieillesse assise sur la totalité du salaire (qui ne génère pas de droits) et la cotisation d'assurance vieillesse plafonnée sous le plafond de la sécurité sociale, (soit 38.616 euros pour 2016) augmentent au 1er janvier de 0,10 %, pour moitié à la charge de l'entreprise et pour moitié à celle du salarié.

Concrètement, pour le régime général, les taux de cotisations retraites seront les suivants :

Salaire annuel inférieur à 38.616 euros : employeur : 8,55 %, salarié : 6,90 %

Sur la totalité du salaire : employeur : 1,85 %, salarié : 0,35 %.

Nouveaux allégements de cotisations sociales pour les entreprises

Au lieu d'être mis en œuvre au 1er janvier 2016, comme initialement prévu, les nouveaux allègements de cotisations patronales d'allocations familiales de 1,8 point sur les salaires au- delà de 1,6 fois le Smic et jusqu'à 3,5 fois le Smic seront finalement applicables à compter du 1er avril.

Allégement de la fiscalité pesant sur les entreprises

En 2017, la contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S) sera totalement supprimée. En attendant, en 2016, elle fera l'objet d'un abattement en faveur des entreprises de taille intermédiaire

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(ETI) pour un coût global de d'un milliard d'euros. Selon le gouvernement, il ne restera ainsi que 20.000 entreprises assujetties à la C3S. Un premier abattement a été opéré en 2015, pour le même coût, permettant aux PME, qui représentaient les deux-tiers des 300.000 entreprises initialement assujetties, de ne plus payer la contribution.

Fin de la contribution exceptionnelle sur l'impôt sur les sociétés

La contribution exceptionnelle sur l'impôt sur les sociétés (IS) prendra fin en 2016, représentant une baisse de fiscalité de près de 2,5 milliards d'euros.

Cotisations autoentrepreneurs

Les cotisations sociales des autoentrepreneurs sont légèrement augmentées. Ces cotisations sont calculées selon un taux forfaitaire sur le chiffre d'affaires réellement encaissé. Ainsi, pour les autoentrepreneurs qui vendent des marchandises, le taux passera de 13,3 % à 13,4 %. Ceux qui effectuent des prestations de services verront leur taux passer de 22,9 % à 23,1 %.

Indemnité kilométrique vélo

Nouveauté 2016 prévue par la loi de transition énergétique, afin d'encourager l'usage du vélo, une indemnité kilométrique spécifique vélo (IKV) est instituée. Les personnes qui se rendent sur leur lieu de travail à vélo peuvent obtenir de leur employeur un défraiement à hauteur de 25 centimes du kilomètre effectué, jusqu'à hauteur de 200 euros par an, exonéré d'impôt sur le revenus et de cotisations sociales. Mais attention, la mesure reste facultative pour l'entreprise.

Contribution sur l'électricité

La contribution au service public de l'électricité (CSPE), payable par tous les consommateurs d'électricité, passera à 22,5 euros par mégawattheure contre 19,5 euros en 2015. Soit une hausse de 15,4 %.

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LE CHU CONDAMNÉ

Le CHU de Pointe-à-Pitre-Abymes et son assureur, la Sham, ont été condamnés par le tribunal administratif de Basse-Terre à verser plus de 400.000 euros à une patiente qui avait du être amputée lors de son hospitalisation en 2007, en raison d'un "défaut de surveillance". La patiente, à l'époque âgée de 55 ans, admise au service des urgences du CHU pour un coma diabétique, avait du être partiellement amputée de sa jambe droite après s'être plainte de douleurs dues à la pose d'un cathéter. Elle avait ensuite contracté une infection nosocomiale nécessitant de nouvelles interventions, révélant "une faute dans l'organisation et le fonctionnement du service", indique le jugement. Ces deux éléments engagent la responsabilité de l'établissement, selon le tribunal. La patiente réclamait plus de 2 millions d'euros, avait précisé la radio Guadeloupe 1ere, qui a révélé l'information. Le tribunal a finalement condamné solidairement le CHU de Pointe-à- Pitre/ Abymes et son assureur la Sham à lui verser une indemnité de 471.412,88 euros et de 10.000 euros à ses proches. La Sham devra également verser un peu plus de 155.000 euros à la caisse générale de Sécurité sociale de la Guadeloupe au titre des dépenses de santé.

RUBRIQUE PRÉPARÉE PAR LA RÉDACTION

I NNOVATIONS

ERDF TESTE LE RÉSEAU ÉLECTRIQUE INTELLIGENT

Pendant un an, 1 000 foyers toulousains vont expérimenter le réseau électrique intelligent Sogrid, inauguré ce lundi 7 septembre.

Grâce à une puce électronique nouvelle génération implantée sur le compteur des particuliers et à différents endroits de la ligne, ERDF pourra connaître en temps réel l'état de l'ensemble du réseau : une première mondiale. Le distributeur espère ainsi mieux gérer la production d'énergies renouvelables et des véhicules électriques. La puce carrée est à peine plus grande que la carte Sim d'un téléphone. Cette puce nouvelle génération mise au point par la

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société STMicroelectronics est au cœur du dispositif Sogrid lancé ce lundi 7 septembre à Toulouse. Pendant 12 mois, 1 000 foyers de quartiers toulousains (Saint-Cyprien, Empalot...) et de la commune de Vieille-Toulouse seront les cobayes d'un réseau électrique intelligent. Concrètement, la puce électronique sera implantée sur le compteur des particuliers et à des endroits clés du réseau ERDF : concentrateur, capteurs moyenne tension… C'est une première mondiale, assure ERDF. Cette technologie de courant porteur en ligne (CPL) va permettre de transmettre en temps réel des informations sur l'état de l'ensemble du réseau. En effet, jusqu'ici, avec le compteur intelligent Linky par exemple, l'information n'arrivait pas à dépasser le concentrateur, un des intermédiaires du réseau. "Pour la première fois, nous pouvons faire communiquer le plus petit élément du réseau, le compteur du particulier et le plus gros, le poste-source où l'on transforme la haute tension fournie par RTE en moyenne tension pour le réseau", a expliqué Gilles Capy, le directeur ERDF pour le Sud-Ouest. Grâce au compteur intelligent, le particulier peut moduler sa consommation électrique, et donc faire des économies. Pour ERDF, ce réseau intelligent comporte de nombreux avantages : plus d'informations sur le réseau, une relève des compteurs et des interventions à distance, soit à terme 35 000 km de route en moins pour les techniciens. De quoi aussi tenter de réduire encore les coupures de courant. En 2014, à Toulouse, ERDF a enregistré 17 minutes de coupure en moyenne sur le réseau. "La cible depuis plusieurs années est d'atteindre les 10 minutes", précise Jean Paoletti, le directeur ERDF Midi-Pyrénées. Mais le plus grand défi est de s'adapter à l'arrivée des véhicules électriques (la loi de transition énergétique prévoit 7 millions de points de recharges à l'horizon 2030) et l'essor des énergies renouvelables comme les éoliennes. "Nous sommes passés de 220 unités éoliennes en 2010-2011 à plus de 50 000 unités aujourd'hui", relève Gilles Capy. Problème pour ERDF, l'éolienne est

"une énergie fatale", peu fiable puisque sa capacité à produire de l'électricité varie fortement en fonction de l'intensité du vent. Les informations collectées par le réseau intelligent doivent aider ERDF à gérer le flux d'énergie produit par ces éoliennes. Le président de TSE Jean Tirole était également présent lors de l'inauguration pour officialiser un partenariat entre l'école d'économie de Toulouse et ERDF sur le projet Sogrid. Pour le prix Nobel d'économie, les données fournies dans le cadre de l'expérimentation seront utiles notamment dans le développement de véhicules hybrides : "Pour ce qui est des voitures électriques, les informations collectées pourront

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permettre, à terme, de savoir si l'utilisateur a besoin de toute la nuit pour recharger la batterie de sa voiture, ou contraire, si en 2 heures il peut reprendre la route." Les foyers équipés des compteurs intelligents seront observés à la loupe par TSE : "Une équipe de 4-5 chercheurs va se pencher sur les données collectées par les compteurs intelligents. Ils pourront observer le comportement des foyers du réseau Sogrid, s'ils ont changé leurs habitudes de consommation depuis la mise en place du programme. L'autre piste de réflexion est la tarification du prix de l'énergie (notamment pour les énergies renouvelables, NDLR)", détaille Thomas-Olivier Léautier, directeur de recherche au sein de TSE. L'expérimentation toulousaine Sogrid fait partie des 20 projets français d'ERDF dans le domaine des réseaux intelligents. Le projet regroupe un consortium de 10 partenaires dont ERDF et STMicroelectronics, des PME innovantes comme LAN (Laboratoire des Applications Numériques) et Trialog, l'École Polytechnique et l'INP Grenoble. Sogrid représente un investissement de 27 millions d'euros, dont 12 millions d'euros de l'agence de l'environnement (Ademe).

RUBRIQUE PRÉPARÉE PAR LA RÉDACTION

A FFAIRES MONDIALES

SOCIÉTÉ, POLITIQUE , ÉCONOMIE MONDIALES

LE PROGRAMME DE DÉVELOPPEMENT DURABLE DÉMARRE LE 1e JANVIER 2016

Le Programme de développement durable à l'horizon 2030, qui a été adopté par les dirigeants politiques du monde entier en septembre dernier à l'ONU, va officiellement démarrer ce vendredi 1er janvier 2016, avec 17 objectifs à atteindre au cours des 15 prochaines années. « Les 17 objectifs de développement durable sont la vision de l'humanité que nous partageons et un contrat social entre les dirigeants du monde et les peuples », a déclaré le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon. « C'est une liste de mesures à prendre pour le bien de la planète et de ses habitants

».Les objectifs de développement durable, adoptés à l'unanimité

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par les 193 États Membres des Nations Unies lors d'un sommet historique, sont destinés à répondre aux besoins des populations des pays développés et des pays en développement et soulignent que nul ne doit être laissé pour compte. Vaste et ambitieux, le Programme tient compte des trois dimensions du développement durable – sociale, économique et environnementale – ainsi que d'aspects importants liés à la paix, à la justice et à l'efficacité des institutions.La mobilisation des moyens pour la mise en œuvre de ce programme, notamment les ressources financières, le développement et le transfert de technologies et le renforcement des capacités, ainsi que le rôle des partenariats, sont également considérés comme indispensables. Beaucoup considèrent que la Conférence de Paris sur les changements climatiques a été le premier test de la volonté politique de mettre en oeuvre le Programme. « L'Accord de Paris est une victoire pour les peuples, la planète et le multilatéralisme. Pour la première fois, tous les pays du monde se sont engagés à réduire leurs émissions (de gaz à effet de serre), à renforcer leur résilience et à agir aux niveaux international et national pour traiter des changements climatiques.

En abordant ces changements, nous faisons progresser le Programme de développement durable à l'horizon 2030 », a déclaré M. Ban. Faire de cette vision une réalité est avant tout la responsabilité des pays, mais il faudra aussi créer de nouveaux partenariats et renforcer la solidarité internationale. Chacun est concerné et a une contribution à apporter. Les progrès devront être revus régulièrement dans chaque pays, avec la participation de la société civile, du secteur privé et des représentants de différents groupes d'intérêt. Au niveau régional, les pays partageront leurs expériences et aborderont les problèmes qu'ils ont en commun, tandis qu'à l'ONU le Forum politique de haut niveau pour le développement durable fera, chaque année, le point des progrès accomplis à l'échelon mondial, identifiera les lacunes et les questions nouvelles et recommandera des mesures correctives. Les 17 objectifs de développement durable et les 169 cibles du nouveau programme seront suivis et examinés à l'aide d'un ensemble d'indicateurs mondiaux. Ceux-ci seront compilés dans un rapport annuel sur l'état d'avancement des objectifs de développement durable.

AMÉRIQUE ET CARAÏBE

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LA FÊTE NATIONALE D'HAÏTI

Vendredi 1er janvier 2016, le Président Michel Martelly, accompagné de la Première Dame, Sophia Martelly, et du Premier Ministre, Evans Paul, s'est rendu aux Gonaïves (Artibonite), pour commémorer les 212 ans de la proclamation de l'Indépendance de la République d'Haïti. En présence de plusieurs membres du Cabinet ministériel et de nombreux représentants du Corps diplomatique et consulaire, le Chef de l'État a participé au Te Deum traditionnel à la Cathédrale Saint-Charles Borromée de la Cité de l'Indépendance. Au cours de son homélie, Son Excellence le Mgr Yves Marie Péan a rappelé que ce 1er Janvier nous offre, une fois de plus, l'occasion de prendre du recul pour faire une rétrospective, afin de faire de meilleurs choix pour l'avenir « À l'occasion de la Journée Mondiale de la Paix, nos pensées et nos prières vont à tous ceux qui souffrent. La famille possède des énergies extraordinaires capables de nous arracher à l'anonymat, à l'égoïsme. Le destin de notre peuple est jalonné de grandes souffrances ; pourtant ce que Dieu veut, c'est la paix de notre peuple ! »Le Président Martelly s'est ensuite rendu sur la Place d'Armes de la ville pour déposer, au pied du monument de l'Empereur Jean-Jacques Dessalines et des Héros de l'Indépendance, une gerbe de fleurs en mémoire des valeureux bâtisseurs de notre Nation et procéder à la montée officielle du drapeau.

La CONVENTION POUR UNE GUADELOUPE NOUVELLE a adressé aux dirigeants et au peuple haïtiens ses salutations pour commémorer la naissance de la nation et une bonne année . Longue vie à cette grande nation .

LE 57e ANNIVERSAIRE DE LA RÉVOLUTION CUBAINE

Le gouvernement et le peuple cubains ont célébré la victoire sur la révolution cubaine contre l'armée un année du dictateur Fulgencio Batista. Comme chaque année, à 12 heures, la cérémonie militaire habituelle, qui comprenait des coups de 21 coups de canon de la forteresse de capital de San Carlos de la Cabana, à l'entrée de la baie de La Havane a eu lieu pour commémorer le 57e anniversaire le triomphe de la Révolution cubaine.Dans le même temps le «parti du drapeau" à Santiago de Cuba, la deuxième plus grande ville du pays et considéré comme le «berceau» de la révolution a eu lieu. Le

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peuple cubain a défilé dans les rues de La Havane pour commémorer le 57e anniversaire. Le premier de Janvier 1959, le dictateur Fulgencio Batista, finalement vaincu par les forces révolutionnaires dirigés par Fidel Castro, a quitté Cuba.

LA CONVENTION POUR UNE GUADELOUPE NOUVELLE a adressé aux dirigeants et au peuple cubains ses salutations et ses encouragements pour un avenir toujours meilleur . UN COMMENTAIRE DE SIR RONALD SANDERS INTITULÉ NOUVELLE RÉSOLUTION OU UNE MÊME VIEILLE ILLUSION ? Sir Ronald Sanders est ambassadeur Antigua-et-Barbuda aux États-Unis. Il est également Senior Fellow à l'Institute of Commonwealth Studies, Université de Londres et Massey College, Université de Toronto. Les opinions exprimées sont les siennes.

Les perspectives de croissance économique et le développement social des Caraïbes anglophones en 2016 ne sont pas brillantes.

Bien qu'il puisse y avoir des améliorations dans quelques pays, la plupart continue d'être en proie à toutes les difficultés qui sont inhérentes à leur petitesse, leur éloignement et leur vulnérabilité à la fois aux catastrophes naturelles et aux tours et détours de la santé économique des pays avec lesquels ils font le commerce des biens et services et de ceux qui les aident. Il reste vrai que tous les pays de la région - même Trinidad et Tobago, le meilleur de tous - sont trop faibles individuellement en termes économiques et militaires pour avoir une influence internationale. Le seul moment où les pays de la région sont pris en considération c'est lorsqu'il y a des rivalités entre grandes nations dont l'issue dépend de l'appui collectif des Caraïbes . En d'autres termes, c'est seulement quand les pays anglophones des Caraïbes agissent collectivement qu'ils sont pris en compte. Mais, même une telle action collective a des résultats modestes . Il est difficile de trouver dans les nombreuses résolutions des agences des Nations Unies de nombreux cas où les pays anglophones des Caraïbes ont voté à l'unisson. Notons cependant que récemment, dans la bataille contre les pays industrialisés pour tenter de limiter les effets du changement climatique et d'obtenir des fonds pour financer l'adaptation et l'atténuation de ses conséquences que la Caraïbe a agi ensemble dans le cadre du groupe des petits états insulaires et d'autres pays

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vulnérables. Cependant les efforts conjoints de tous ces petits pays n'ont permis aucun accord juridiquement contraignant . Ils ont permis uniquement une indemnisation limitée et une décision à maintenir le réchauffement climatique à 1,5 degrés Celsius . Cette lutte est digne de louanges,mais il reste beaucoup à faire pour atteindre cet objectif . Il faut cependant faire attention pour que les peuples de la région adoptent un faux sentiment de sécurité à un moment où l'action vigilante et généralisée sont impératifs. Les problèmes et les échecs de la région et les dangers auxquels elle est confrontée restent sensiblement les mêmes : mauvais termes de l'échange, l'obtention de financement internationaux , la pauvreté, le trafic de stupéfiants, les ralentissements économiques, les déficits, le chômage et la criminalité. Aucun de ces défis n'est nouveau. Il faut y ajouter les nouvelles menaces du changement climatique, le terrorisme et le trafic de migrants . 2 016 sera une année difficile pour les pays de la région . La Banque mondiale et la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes révèlent que la dette dans les pays des Caraïbes a augmenté au cours de la dernière décennie et représente en moyenne environ 80% du PIB, avec la Jamaïque ayant la plus grande dette publique à 131% du PIB et la Barbade au deuxième rang à 111%. Le solde budgétaire moyen est estimé à -3,0% du PIB pour 2015, le solde primaire à 0,3% du PIB. Huit des 13 pays de la région ont connu peu de changement en 2015 ; cinq pays dont la Barbade, le Suriname et Trinité-et-Tobago ont vu leurs déséquilibres budgétaires augmenter. Les difficultés de financement sur les marchés financiers internationaux qui devraient se durcir avec la diminution de la liquidité mondiale et une hausse progressive du coût de la collecte de fonds devraient accentuer ces difficultés . Particulièrement inquiétant pour certains pays des Caraïbes sont les difficultés économiques de la Chine et du Venezuela qui, dans la dernière décennie, ont contribué à stabiliser les économies de la Caraïbe grâce à la fourniture de financements pour le développement d'infrastructures et de pétrole à des prix compétitifs. Soixante-dix ans après la formation de l'ONU qui s' est engagé à «favoriser le progrès social et instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande», la réalité est que les pays des Caraïbes - et plus particulièrement les pays anglo- saxons - restent en retard . On parle beaucoup des besoins particuliers des petits États, mais l'aide est modeste en réponse à ces besoins. Cette année sera le 50e anniversaire de l'indépendance de la Guyane (mai) et la Barbade (Novembre) et il y aura une

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grande ferveur de nationalisme et des expressions de fierté pour les réalisations. En effet, il y a eu des progrès dans l'éducation en particulier et dans la création d'une nouvelle classe moyenne. Mais chaque pays aurait pu être encore plus développé si l'intégration avait été plus forte . Mais, l'intégration a été modeste et presque personne ne croit qu'elle augmentera . Cependant, le plan stratégique d'intégration des Caraïbes était bon . La faille est dans l'incapacité de respecter les engagements et les promesses. La meilleure chance de succès pour les pays des Caraïbes pour améliorer la vie de leurs populations et d'avoir une influence dans le monde reste dans leur intégration. Pour être clair, l'intégration ne signifie pas soumission .Il ne nécessite pas l'abandon de la fierté nationale. Elle signifie une mise en commun des ressources pour négocier plus efficacement, établir les mécanismes communs pour combattre le terrorisme et le trafic de drogue, élargir nos marchés pour l'investissement , pour l'emploi et la croissance en éliminant les obstacles qui les empêchent. Est-ce que les pays des Caraïbes continueront année après année dans l'insécurité, l'incertitude et l'anxiété trompés par les illusions de la souveraineté et de la puissance ? L'année 2016 doit être l'année de l'intégration de la Caraïbe afin d'éloigner la faiblesse de la séparation. Il n'est jamais trop tard pour faire ce qui est juste.

LE PARI DU BIG BANG ÉCONOMIQUE PAR LES NOUVEAUX DIRIGEANTS ARGENTINS

Pour sortir l'Argentine de la récession, le nouveau président Mauricio Macri a opté pour un traitement de choc alliant libéralisation agressive des prix et fin du contrôle des changes. Si elle réussit, cette stratégie pourrait inspirer d'autres pays. Il y a deux semaines, le gouvernement du président argentin nouvellement élu, Mauricio Macri, a initié un audacieux programme destiné à redynamiser une économie éprouvée, assiégée et gangrenée par une inflation vertigineuse. A l'heure où une nouvelle crise menace le pays, il convient de ne pas sous-estimer l'importance de cette démarche, non seulement pour l'Argentine mais également pour d'autres pays, dont les dirigeants sont à l'affût du moindre indice sur la manière de remédier à leurs propres difficultés économiques. Conséquence d'une mauvaise gestion, l'économie de l'Argentine enregistre des performances insuffisantes depuis plusieurs décennies. Les gouvernements précédents se sont efforcés d'esquiver les décisions politiques difficiles et de

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contourner les problématiques fondamentales, en appliquant des contrôles inefficaces qui ont abouti à une piètre répartition des ressources, et mis à mal la capacité de l'Argentine à générer les gains en devises étrangères nécessaires pour couvrir le coût de ses importations, provoquant des pénuries sur le plan intérieur. La récente baisse du prix des matières premières est venue aggraver la situation, épuisant le peu de dynamisme de croissance qu'il restait à l'économie, tout en alimentant l'inflation, l'aggravation de la pauvreté, ainsi que l'insécurité économique et l'instabilité financière. En théorie, les gouvernements confrontés à une telle situation disposent de cinq leviers principaux pour endiguer un contexte de crise, dans l'attente des effets engendrés par des mesures de redynamisation de la croissance et des moteurs de l'emploi : puiser dans les réserves financières accumulées lorsque l'économie était en meilleure santé ; emprunter auprès de prêteurs étrangers et nationaux ; réduire la dépense publique ; générer des recettes via une hausse des impôts, des taxes, et produire davantage de revenus en provenance de l'étranger ; et, enfin, intervenir sur les prix afin d'accélérer les ajustements dans l'ensemble de l'économie, ainsi que les interactions commerciales et financières avec les autres pays. A condition d'être soigneusement élaborées et coordonnées, ces cinq mesures peuvent contribuer non seulement à contrer les difficultés économiques et financières immédiates, mais également installer un contexte propice à une plus forte croissance, à la création d'emplois, ainsi qu'à une stabilité financière à plus long terme. Dans la pratique, en revanche, les gouvernements sont bien souvent confrontés à des complications qui mettent à mal la mise en oeuvre efficace de ces mesures.

Lorsque les dirigeants politiques ne sont pas assez prudents, deux difficultés peuvent notamment survenir et s'aggraver mutuellement, jusqu'à menacer de pousser l'économie dans le précipice. La première difficulté surgit lorsque plusieurs facteurs, qu'ils soient réels ou perçus, entravent certaines possibilités.

Certaines options peuvent avoir déjà été épuisées : il est possible que le pays ne dispose plus de richesses ou de réserves dans lesquelles puiser, ou que les prêteurs se fassent trop rares. D'autres mesures, telles que l'ajustement budgétaire, doivent alors être appliquées avec le plus grand soin, pour ne pas torpiller l'objectif de croissance. La deuxième difficulté réside dans le timing, les gouvernements s'efforçant de veiller à ce que les mesures prennent effet au cours de la bonne séquence. C'est ici que l'approche du gouvernement Macri constitue une exception historique. Macri a

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pris les rênes de la présidence en adoptant une stratégie fondée sur l'audace, qui met l'accent sur une libéralisation agressive des prix ainsi que sur une suppression des contrôles des changes, au préalable des cinq mesures liées à la gestion de la demande et à l'assistance financière.Sur le plan historique, rares sont les gouvernements à avoir appliqué ce type de séquençage, qui plus est avec une telle ferveur ; la plupart d'entre eux se sont montrés hésitants, notamment lorsqu'il est question de libéralisation monétaire. Les pays qui ont entrepris ce type de mesures l'ont généralement fait à l'issue - ou au moins en parallèle - d'apports financiers et d'efforts de maîtrise de la demande. Cela s'explique aisément : en prenant le temps de créer les conditions propices à une libéralisation, ces gouvernements espéraient limiter le pic initial de l'inflation des prix, évitant ainsi une spirale salaires-prix et endiguer la fuite des capitaux. Ils craignaient que de telles difficultés ne viennent saboter les réformes et éroder le soutien populaire nécessaire pour aller de l'avant.S'il entend redynamiser l'économie argentine de manière durable, le gouvernement Macri va devoir agir rapidement afin de mobiliser une aide financière extérieure importante, de générer des ressources intérieures supplémentaires et d'appliquer des réformes structurelles plus en profondeur. S'il y parvient, l'audacieuse stratégie économique de l'Argentine pourra devenir un modèle pour les autres pays. Mais si cette approche échoue - en raison d'un mauvais séquençage ou d'une poussée de mécontentement populaire -, ces autres pays hésiteront encore plus à lever les contrôles ainsi qu'à libéraliser pleinement leur monnaie. La confusion politique qui en résulterait serait alors désastreuse pour tous.

QUE VA T IL SE PASSER AU VENEZUELA ?

Après sa défaite aux législatives, Nicolás Maduro a annoncé un plan économique début 2016. Quelle est sa marge de manœuvre ? Elle est très faible. Cela fait deux ans que la crise se prépare . Lorsque le baril était à 100 dollars, les revenus générés par l’or noir masquaient la réalité. Mais, à présent, les choses ne font qu’empirer et l’annonce de Nicolás Maduro est en fait un très mauvais message envoyé. Il montre que le président s’installe dans une logique d’affrontement politique avec l’opposition. Le pouvoir a été désavoué . Seulement, même si le Parlement dispose d’une majorité absolue, les pouvoirs du président sont tels que cela rend la confrontation inévitable. En 2015, entre 4 et 5 milliards de

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dollars de capitaux ont fui le Venezuela. Avec un PIB qui devrait reculer dans une fourchette comprise entre 6 % et 10 % et l’inflation qui dépasse les 200 %, les investisseurs ont naturellement tendance à fuir. Et il n’y a pas d’amélioration à attendre à court terme car le Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV) pas plus que la Table de l’unité démocratique (MUD) n’ont de programme économique précis. L’an prochain, Caracas doit faire face à 13 milliards de dollars de remboursements obligataires, l’essentiel étant concentré au second semestre. Une première tranche doit être honorée en mars (1,6 milliard de dollars) et sera sans doute couverte par les réserves en devises. Mais la partie immédiatement utilisable de ces réserves n’est que de 6,5 milliards de dollars. Cela ne suffira pas. En 2015, Caracas a bénéficié d’un financement exceptionnel de 5 milliards de la part de la Chine, qui ne se renouvellera peut-être pas en 2016. Il n’y a pas grand-chose à attendre, non plus, sur le front pétrolier, les revenus issus de la production et de l’exportation devraient continuer à baisser. Au total, et sauf changement, il devrait manquer au gouvernement entre 25 et 30 milliards de dollars en 2016 pour boucler son budget. L’offre en pétrole est aujourd’hui excédentaire. Donc une baisse de production du Venezuela serait plutôt bien vue. Il y a un risque en revanche, à très court terme, de voir Caracas chercher à produire le plus grand nombre de barils possible pour faire rentrer un maximum de devises. Mais, là encore, les conséquences ne devraient pas être trop lourdes. Cuba et les pays de la caraïbe craignent l'abandon de petrocaribe .

Arabie saoudite

EXÉCUTION D' UN CHEF RELIGIEUX CHIITE

L'Arabie saoudite a exécuté samedi 47 personnes condamnées pour

"terrorisme", dont des jihadistes sunnites d'Al-Qaïda et le chef religieux chiite Nimr Baqer al-Nimr, figure de la contestation contre le régime, a annoncé le ministère de l'Intérieur. L'Iran, puissance chiite dont les relations sont tendues avec l'Arabie saoudite, a immédiatement réagi à cette exécution, le ministère des Affaires étrangères promettant que Ryad paiera "un prix élevé" pour la mort du cheikh Nimr al-Nimr. Les condamnés --45 Saoudiens, un Égyptien, un Tchadien-- ont été exécutés dans douze villes du

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royaume, a précisé le ministère de l'Intérieur dans une déclaration officielle.Ils avaient été condamnés, selon les autorités, dans différentes affaires, notamment pour avoir épousé l'idéologie radicale "takfiri" (terme généralement utilisé pour désigner des groupes radicaux sunnites), rejoint des "organisations terroristes"

et mis à exécution des "complots criminels".Le cheikh Nimr al-Nimr, 56 ans, virulent critique de la dynastie sunnite des Al-Saoud, a été la figure de proue d'un mouvement de contestation qui avait éclaté en 2011 dans l'est de l'Arabie où vit l'essentiel de la minorité chiite.Cette communauté, qui se concentre dans la Province orientale, se plaint d'être marginalisée dans ce pays majoritairement sunnite.L'exécution de Cheikh Nimr pourrait provoquer de vives réactions dans cette région, selon des spécialistes de l'Arabie saoudite.Le cheikh Nimr avait été condamné à mort en octobre 2014 pour "sédition", "désobéissance au souverain" et "port d'armes" par un tribunal de Ryad spécialisé dans les affaires de terrorisme. Son arrestation en juillet 2012 s'était déroulée de manière mouvementée et deux de ses partisans avaient été tués au cours des manifestations qu'elle avait provoquées. Parmi les personnes exécutées samedi figurent aussi des jihadistes sunnites condamnés pour leur implication dans des attentats meurtriers revendiqués par le groupe Al-Qaïda de feu Oussama ben Laden en 2003 et 2004. La liste inclut le nom de Fares al-Shuwail que des médias saoudiens ont présenté comme étant un leader religieux d'Al-Qaïda en Arabie saoudite, arrêté en août 2004. Le nombre d'exécutions en 2015 a largement dépassé celui enregistré en 2014 (87).

RUBRIQUE PRÉPARÉE PAR JACQUES DAVILA

S ANTÉ

PERFORMANCES ET INNOVATIONS DES HÔPITAUX FRANÇAIS EN 2015

Nous vous présentons une douzaine d'innovations et opérations médicales marquantes produites dans et par les établissements hospitaliers, les CHU notamment, au cours de l'année écoulée. En 2015, ils ont réalisé six premières mondiales, contre 5 l'année précédente, ou encore quatre en 2013. Il y a également eu des

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premières nationales et européennes dans les établissements hospitaliers français cette année. Revue de détail.

�Pour la première fois en Europe, des enfants atteints de malformations cardiaques ont ont été opérés à cœur fermé à l'aide d'un dispositif d'images échocardiographiques 3D et de fluoroscopie

"Echonavigator" (cette technique permet d'acquérir des images dynamique de l'intérieur des structures), a annoncé le CHU de Toulouse au début du mois de décembre. Cette méthode permet aux chirurgiens de vérifier le bon positionnement de la prothèse grâce à la précision des images projetées sur un écran. Elle permet également d'éviter un recours à la chirurgie à cœur ouvert.

�Un pacemaker miniature sans sonde a été implanté en juin au CHU de Saint-Etienne sur un patient soixantenaire. Il ne pouvait pas bénéficier d'un pacemaker classique en raison de l'obstruction des accès veineux. Selon l'établissement, "l'intervention est réalisée sans geste chirurgical ni cicatrice, et sans sensation de masse sur le haut de la poitrine".

�Une patiente atteinte d'hypertension artérielle a bénéficié d'une barostimulation carotidienne au CHRU de Nancy, en mai. Dans le détail, elle s'est vu implanter un boîtier sous la peau et relié à une électrode. Un récepteur nerveux situé près de la carotide est ainsi stimulé, ce qui permet de mieux réguler la pression artérielle.

Cette technique est dédiée aux personnes atteintes d'hypertension résistante (c'est-à-dire résistant à plusieurs médicaments contre l'hypertension et étant exposés à des complications cardiaques, cérébrales, notamment). Il s'agit d'une première nationale.

�En avril, un troisième patient a été implanté avec un cœur artificiel Carmat à Paris au sein de l'Hôpital Georges Pompidou. Ce cœur est tapissé à l'intérieur d'un revêtement constitué de bio- matériaux tirés de tissus de bovins pour éviter la formation de caillots sanguins. Néanmoins, le patient est mort huit mois plus tard. Toutefois, Carmat assure que sa bioprothèse n'est en rien responsable e ce décès.

�Une première mondiale. Des cellules cardiaques dérivées de cellules souches embryonnaires humaines ont été implantées sur une patiente de 68 ans, et ce, dans le cadre d'un essai clinique.

L'opération, qui s'est déroulée à l'Hôpital Georges - Pompidou à

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Paris, a été couplée à un pontage coronaire pour venir en aide à cette patiente atteinte d'insuffisance cardiaque. Ce type d'opération est destiné aux personnes "qui ne répondent pas aux traitements médicamenteux habituels mais ne sont pas au stade d'un remplacement complet du cœur", a précisé le professeur Philippe Menasché, à la tête de l'équipe qui s'est chargée de l'opération.

L'intervention daté 21 octobre 2014 a été présentée le 16 janvier 2015 aux 25èmes Journées Européennes de la Société Française de Cardiologie.

�Le 16 décembre, le CHU Amiens-Picardie a réalisé la première opération pour traiter des hernies discales avec une assistance robotisée couplée à une endoscopie (il s'agit de l'examen d'une cavité interne du corps avec un endoscope.qui permet de retirer le fragment de disque qui forme la hernie). Le robot permettait de guider le chirurgien pour que ce dernier pratique l'endoscopie tout en s'adaptant aux " mouvements du patient". Pour ce dernier, l'établissement promet "une récupération plus rapide avec moins de douleurs et moins de prescription d'antalgiques".

�Le CHU d'Angers a procédé en juillet à une"néphrectomie partielle du rein" avec une "occlusion hypersélective, par voie endovasculaire". Il s'agit d'une chirurgie qui permet de réduire les risques avant et après l'opération d'une ablation partielle du rein..

"Le rein étant très vascularisé, la solution thérapeutique mise en place par les praticiens du CHU d'Angers vise à réduire drastiquement les risques hémorragiques et de fistules urinaires, tout en préservant l'organe au maximum", assure le CHU. C'est une première mondiale

�Le CHU de Toulouse a également été à l'origine d'une première mondiale en mai: la première greffes de reins robot-assistée, par voie vaginale. Deux mois plus tard, les chirurgiens toulousains ont couplé l'extraction rénale sur donneuse vivante et la transplantation par voie vaginale avec assistance robotique. Les avantages avancés par l'établissement: des risques infectieux réduits, moins de douleur et aucune cicatrice pour le patient.

�En mars, le CHU de Limoges a effectué la première implantation mondiale d'un sternum en céramique. Cette intégration "osseuse durable", permet, selon le CHU, de "supprimer quasiment les

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risques d'infection" pour le patient. Il a été implanté sur une patiente atteinte d'un cancer.

�En mars, le CHU de Strasbourg a implanté un oeil bionique Argus II sur un patient. Conçu par la société Second Sight, il est censé

"restaurer partiellement la vue chez des personnes atteintes de certaines formes de dégénérescence rétinienne". Il s'agit de la première prothèse commercialisée de ce type.

�Encore une première mondiale, pour le CHU de Montpellier cette fois-ci. Des chirurgiens de l'établissement ont posé un pancréas artificiel en autonomie complète sur quatre patients diabétiques.

Cela permet à ces derniers de se passer des injections d'insulines journalières et de faire l'impasse sur la mesure de leur taux de glycémie. Un centre ouvert grâce au Téléthon et un appareil dernier cri contre Parkinson

�Marseille s'est équipé en novembre du Leksell Gamma Knife ICON. C'est le premier hôpital en France qui bénéficie de cette technologie. Elle permet de traiter l'épilepsie, la maladie de Parkinson "de façon inégalée", selon l'établissement.

�L'argent récolté par le Téléthon a permis l'ouverture du centre I- Motion en juin, à l'hôpital Trousseau à Paris. Ce centre d'essai clinique pédiatrique est unique en France. Il est destiné à lutter contre l'évolution des maladies neuromusculaires chez les enfants.

Des traitements innovants contre la myopathie y sont testés.

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L ES MARCHÉS FINANCIERS

La Bourse de Tokyo a fini en hausse de 0,27% mercredi pour sa dernière séance de l'année, que l'indice Nikkei boucle sur un gain d'un peu plus de 9%. Le Nikkei et le Topix ont progressé dans le sillage de la hausse de plus de 1% de Wall Street la veille mais réduit ensuite leurs gains avec la rechute des cours du pétrole, en baisse de 1,2% environ en fin de séance.L'indice Nikkei a terminé sur une hausse de 51,48 points à 19.033,71, après être monté

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jusqu'à 19.113 le matin. Le Topix, plus large, a pris 3,91 points (0,25%) à 1.547,30, en-deçà de son plus haut du jour de 1.554. Le marché a été fermé jeudi et vendredi pour le Nouvel An. Sur l'ensemble de 2015, le Nikkei s'est apprécié de 9,1% et le Topix de 9,9%, soutenus par la reprise économique aux Etats-Unis et par la politique monétaire expansive de la Banque du Japon. Les volumes ont été squelettiques pour l'ultime séance de 2015 avec seulement 1,32 milliard d'actions qui ont changé de mains, le total le plus faible depuis avril 2014.

Wall Street a fini en repli jeudi, dans de petits volumes, pour la dernière séance d'une année contrastée qui a vu les trois grands indices américains enchaîner les records avant de corriger brutalement en août puis hésiter. Le cru 2015 se solde ainsi par une baisse de 2,2% de l'indice Dow Jones alors que le Standard &

Poor's-500, plus large, termine sur un repli de 0,7%, sa première année de baisse depuis 2011. L'indice Nasdaq Composite, à forte pondération technologique, s'en est mieux sorti avec un gain de 5,7% sur 2015, année qui l'a vu enfin dépasser ses niveaux de la bulle internet en 2000. Sur la séance de jeudi, le Dow Jones a cédé 178,84 points, soit 1,02%, à 17.425,03 et le S&P-500 19,42 points (0,94%) à 2.043,94. Le Nasdaq a reculé de 58,44 points ou 1,15%

à 5.007,41, le tout dans des volumes qui n'ont pas dépassé les 5,3 milliards de titres échangés, contre une moyenne de 7,2 milliards sur les 20 dernières séances. Le S&P, indice de référence des gérants américains, a culminé à 2.134 points en mai avant de corriger en août de 11% en huit jours, dans la crainte d'un ralentissement de l'économie mondiale après la dévaluation surprise du yuan chinois. L'indice CBOE de la volatilité, surnommé le baromètre de la peur à Wall Street, avait alors atteint un pic de sept ans avant de retomber comme un soufflé. Il a clôturé jeudi à 18,21, en repli de 5,2% sur l'année.

Les Bourses européennes ouvertes à l'occasion de la Saint- Sylvestre ont terminé jeudi dans le rouge une séance écourtée et peu animée, affichant malgré tout - à l'exception du marché londonien - une progression sur l'ensemble de l'année.À Paris, le CAC 40 a clôturé en baisse de 0,86% (40,08 points) à 4.637,06 points. A Londres, le Footsie a cédé 0,51% sur la séance, tandis que la Bourse de Francfort et le marché suisse étaient fermés en cette veille de Nouvel An. Les Bourses de Paris et Francfort, qui ont bénéficié de mesures de soutien de la Banque centrale européenne

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(BCE), affichent un gain annuel de 8,53% et 9,56% respectivement tandis que celle de Londres termine 2015 en recul de 4,93%, notamment pénalisée par sa large exposition aux secteurs des matières premières et de l'énergie. Le CAC 40, le FTSE et le Dax ont néanmoins tous abandonné autour de 10% depuis leur plus haut de l'année atteints en avril. Selon une enquête Reuters menée ce mois-ci auprès d'analystes et de gérants, les marchés actions européens devraient progresser en 2016 sans toutefois atteindre les pics observés en 2015.L'indice EuroStoxx 50 et le FTSEurofirst 300 cèdent respectivement 0,62% et 0,55% sur la séance, ce qui correspond à des gains respectifs de 3,85% et 5,04% cette année.

Seuls deux indices sectoriels européens ont fini légèrement dans le vert, celui des ressources de base (+0,03%) et celui des télécoms (+0,08%).

Les cours du pétrole ont terminé en hausse jeudi sur le marché new-yorkais Nymex, une dernière séance trompeuse au terme d'une année qui aura vu les cours dégringoler d'environ un tiers sous l'effet d'une offre surabondante et du ralentissement de la croissance en Chine.Pour cette ultime séance, le marché a bénéficié de rachats de découvert et a aussi été soutenu par des données de la société parapétrolière Baker Hughes BHI.N montrant une baisse des puits en activité aux Etats-Unis sur la semaine écoulée.

Le contrat février sur le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) CLc1 a gagné 44 cents, soit 1,20%, à 37,04 dollars le baril. Au moment de la clôture du Nymex, le Brent LCOc1 prenait 1,02 dollar (2,80%) à 37,49 dollars, après avoir reculé le matin jusqu'à 36,10 dollars. Sur l'ensemble de 2015, le WTI a perdu 30% et le Brent 35%, ce qui fait du pétrole l'actif le moins performant de l'année comme déjà cela avait été le cas en 2014 quand les cours avaient été divisés par deux en six mois.

Beaucoup d'analystes attendent un redressement des cours au deuxième semestre 2016, à la faveur d'une baisse des forages de producteurs étranglés par les prix bas, aux Etats-Unis notamment.

La dernière enquête Reuters donnait une prévision moyenne de 57,95 dollars pour le Brent l'an prochain, 20 dollars de plus que son niveau de fin 2015. Selon les données de Baker Hughes, dont l'indicateur est très suivi par le marché, le nombre de puits de pétrole en activité aux Etats-Unis a baissé de deux unités cette semaine pour revenir à 536, contre 1.500 environ il y a un an.

Depuis la fin de l'été, le "rig count" a baissé de 136 puits.

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Sur le marché des changes ,l'euro refluait face au dollar jeudi, au dernier jour de l'année, un mouvement mis sur le compte d'ajustements de portefeuille de dernière minute plutôt que d'une actualité particulièrement calme.Vers 22H00, l'euro valait 1,0855 dollar contre 1,0932 dollar mercredi à la même heure. La devise européenne se repliait également face à la monnaie nipponne, à 130,59 yens contre 131,75 yens mercredi soir. Le dollar perdait aussi du terrain face à la devise japonaise, à 120,27 yens contre 120,52 yens la veille. Vers 22H00 GMT, la livre britannique montait un peu face à l'euro, à 73,66 pence pour un euro, et baissait face au dollar, à 1,4737 dollar pour une livre. La devise suisse reculait face à l'euro, à 1,0886 franc pour un euro, ainsi que face au dollar, à 1,0003 franc pour un dollar. L'once d'or valait 1.062,25 dollars au fixing du matin, contre 1.060,00 dollars mercredi soir. La devise chinoise a terminé à 6,4937 yuans pour un dollar, contre 6,4900 yuans la veille, soit un nouveau plus bas en clôture depuis la mi- mai 2011.

RUBRIQUE PRÉPARÉE PAR LA RÉDACTION

M ANAGEMENT, DROIT, PATRIMOINE

LA RUPTURE CONVENTIONNELLE ARRANGE LES EMPLOYEURS Depuis l'apparition de ce dispositif de rupture du contrat de travail en 2008, la jurisprudence n'a cessé d'évoluer à l'avantage de l'employeur .Le chiffre record de 333.596 ruptures conventionnelles atteint en 2014 devrait être battu cette année . L'objectif qui a présidé à la création de la rupture conventionnelle (RC) en 2008 était de désengorger les tribunaux des procédures pour contestation des ruptures de contrat de travail. Ce but a été parfaitement atteint, mais au prix d'un revirement total de la jurisprudence. En effet, au fil du temps la Cour de cassation a particulièrement "sécurisé" les RC au profit des employeurs … Et cette sécurisation se fait aujourd’hui au détriment des salariés. Un exemple : jusqu'en 2012-2013, il fallait un commun accord pour signer une rupture conventionnelle. Or, depuis 2014 celle-ci peut- être signée même s'il y existe un différend entre le salarié et l'employeur. Pour l'employeur, la rupture conventionnelle c'est le jackpot. Entre licencier un salarié ou lui proposer une rupture conventionnelle, il n'hésite pas. Tout d'abord, parce qu'avec ce

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dispositif -que la jurisprudence a rendu (presque) inattaquable , il s'évite un contentieux devant les Prud'hommes, avec tout ce que cela sous-entend : le risque d'une condamnation très lourde, voire le risque d'un aléa judiciaire.N'oublions pas qu'aux Prud'hommes, le salarié a sept chances sur dix de l'emporter. Ensuite, avec la RC, il n'a pas besoin de "motiver" _ c'est-à-dire de laisser à l'appréciation du juge la rupture du contrat de travail. D'où le fait que cela puisse, parfois, servir de système pré-retraite déguisé pour les salariés seniors. Enfin, l'employeur est gagnant sur le coût. En effet, dans le cadre de la RC il ne verse que le minimum légal, lié en général à l'ancienneté du salarié dans l'entreprise. Ce qui est inférieur à ce qu'il toucherait s'il était licencié. Dans ces conditions, pourquoi le salarié accepte-t-il ce dispositif ? Une procédure aux Prud'hommes peut s'avérer longue et onéreuse. Ce que recherche avant tout le salarié avec la RC, c'est la possibilité de quitter l'entreprise rapidement et pouvoir s'inscrire tout aussi rapidement à Pôle emploi. Le paradoxe c'est que d'un côté, depuis le 1er juillet 2014, la jurisprudence favorise les RC alors que de l'autre, la formule de calcul du différé spécifique d'indemnisation a été accru. En effet le

"délai de carence" _ qui prive le salarié de ses droits au chômage au-delà d'un "bonus" de départ supérieur à 16.500 euros _ a été porté de 75 jours à 180 jours. Ce durcissement du dispositif devrait dissuader les salariés de demander des ruptures conventionnelles.

Mais ce n'est pas ce que l'on constate.

RUBRIQUE PRÉPARÉE PAR LA RÉDACTION

T ABLEAU DE BORD

LE SMIC

Le montant du SMIC horaire brut est fixé, à partir du 1er janvier 2016 à 9,67 euros de l'heure. Avec cette hausse , le salaire minimum passe à 1466,62euros bruts mensuels pour 35 heures.

Avec la prise en compte de l'accord BINO le salaire minimum devrait être différent .

INDICE DE RÉFÉRENCE DES LOYERS

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Au troisième trimestre 2014, l’indice de référence des loyers est de 125,24 et augmente de 0,47% sur un an. .

INDICE DU COÛT DE LA CONSTRUCTION

L’indice du coût de la construction (ICC) s’établit à 1614 au deuxième trimestre 2015 après 1 632 au trimestre précédent.

INDICE DES LOYERS COMMERCIAUX

Un avis publié au Journal officiel d précise que l'indice des loyers commerciaux (ILC) est de 125,26. Sur un an, il augmente de 0,02%.

POPULATION

POPULATION au 31 décembre 2014: 410 335 habitants OFFRE

PIB 2014 : 8055 ( PIB non marchand 4613; PIB marchand 3442) contre 7980

IMPORTATIONS 2014: 2643 contre 2763

RESSOURCES TOTALES : 10 698 contre 10743 DEMANDE

CONSOMMATION 2014:8 387(4774 ménages ,3613 administration)contre 8301

INVESTISSEMENT 2014 : 1398 contre 1503 en 2013 EXPORTATIONS 2014 : 898 contre 958

DEMANDE TOTALE : 10 698 contre 10 743 en 2013 PRIX

OCTOBRE 2015 : - 0,9 un mois ; 0,1 % sur un an.

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EMPLOI , CHÔMAGE

DEMANDEURS D'EMPLOI ( A B C D E) : en novembre 2015: 69 850 contre 69 880 ( - 30 )

OFFRES D'EMPLOI en novembre 2015 : 870

EMPLOI MARCHAND au 30 septembre 2012 : 49 800 (dont 8,500 industrie , 7,500 construction, 33,800 service marchand )

EMPLOI NON MARCHAND EN 2010 : 48 577 dont 36 282 fonctionnaires ( état 15212, collectivités locales 15 729 , santé 5341).

ENTREPRISES CRÉÉS

NOMBRE D'ENTREPRISES CRÉÉES : 1 091 entreprises ont été créées au 1er trimestre 2015. Le nombre de créations d’entreprises recule de 6,5 % par rapport au 4ème trimestre 2014, période à laquelle les créations d’entreprises étaient reparties à la hausse. Ce repli est dû à une forte baisse des immatriculations des micro- entreprises (– 20 %). L’engouement pour le régime des micro- entrepreneurs s’atténue et les micro-entreprises ne représentent que 29 % de l’ensemble des créations.

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