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Bulletin n°99 10 juillet 2015

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Academic year: 2022

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Avertissement général sur l’évaluation des risques

Les informations sur les bio-agresseurs qui sont données dans ce bulletin correspondent à des observations réalisées dans quelques parcelles seulement. Elles ne peuvent en aucun cas remplacer les observations de chaque producteur dans ses cultures.

Le risque annoncé correspond au risque potentiel connu des rédacteurs, sans tenir compte de la façon dont les problèmes peuvent être gérés par les producteurs dans les abris ou les parcelles.

En culture sous abri plus encore que dans d’autres types de cultures, chaque parcelle est une entité spécifique, plus ou moins isolée de l’extérieur. L’arrivée et l’évolution des problèmes sanitaires dans ces parcelles, même si elles sont influencées par les conditions extérieures (pression des ravageurs, environnement, climat…), dépendent aussi beaucoup du type d’abri, des équipements, des techniques culturales et surtout de la stratégie mise en œuvre par le producteur.

Cultures Tomate sous abri page 2

Aubergine sous abri page 6 Fraise sous abri page 7 Concombre sous abri page 10 Melon plein champ page 11 Courgette plein champ page 14

Courge page 15

Salade plein champ page 16

Navet page 16

Autres cultures : céleri, blette page 17 Note nationale abeilles page 19

Fréquence de parution :

La parution du bulletin a lieu tous les 15 jours, sauf piégeage ou information particulière.

Bulletin n°99

10 juillet 2015

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TOMATE SOUS ABRI

Culture en hors sol : 4 parcelles en cours

Plantation Nb de parcelles Stade moyen

Début Août 1 Reste 2 bouquets

Octobre 1 R19

Novembre 1 R17

Décembre 1 R12

Culture en sol : 5 parcelles en cours

Plantation Nb de parcelles Stade moyen

Février 1 R9

Mars 3 R2-R7

Avril 1 R2

Informations sanitaires d’après des observations réalisées du 26 juin au 9 juillet 2015

Punaises

La présence de Nesidiocoris (Cyrtopeltis) tenuis est signalée dans toutes les parcelles HS avec une pression qui augmente. Les dégâts sur les têtes de plantes sont considérables dans une parcelle : perte de fleurs, bouquets désorganisés, plantes en arrêt de croissance apicale…. En sol, Cyrtopeltis est également signalé avec de faibles effectifs dans une parcelle. La punaise devient un ravageur difficile à maîtriser sans traitement homologué et sans solution alternative.

En général visibles à partir de mai-juin, les premiers individus ont été signalés cette année fin mars-début avril, ce qui rend la situation encore plus difficile.

Aleurodes HORS-SOL

Illustration des suivis d’effectifs d’aleurodes sur deux parcelles du réseau dans le créneau de plantation d’automne :

Stratégie en PBI :

Dans cette parcelle, les effectifs d’aleurodes sont en diminution progressive depuis 3 mois malgré une pression extérieure plus importante. La moitié des plantes présentent des aleurodes (larves ou adultes) avec de très faibles effectifs. Les mirides ont bien contrôlé le ravageur mais le développement important de Cyrtopeltis dans cette serre fait des dégâts considérables en tête. Les auxiliaires diminuent suite aux régulations nécessaires du Cyrtopeltis.

(3)

Stratégie sans auxiliaire :

La contamination actuelle dans la culture est toujours importante avec 11 à 30 adultes par plante et stable depuis 1 mois.

Le niveau de population est élevé. La présence de larves sur 100% des plantes représente un risque permanent d’augmentation des populations dans la serre. On observe du miellat dans les zones les plus touchées. Le Cyrtopeltis est peu présent.

En SOL, les aleurodes sont à présent observés dans toutes les parcelles avec des effectifs faibles à moyens. Une parcelle a atteint 100% des plantes occupées avec une augmentation considérable des effectifs sur la dernière quinzaine, notamment aux entrées des abris. Les larves sont également présentes sur 50 % des plantes dans cette parcelle. Les premiers individus de Bemisia tabaci sont signalés sur une parcelle, en conséquence des fortes chaleurs.

Les Macrolophus sont observés dans toutes les parcelles en quantité faible à élevée selon les situations. Des Dicyphus et Cyrtopeltis sont présents de façon naturelle et parfois en grand nombre dans plusieurs parcelles, ce qui complète la prédation des ravageurs.

Acariens

En hors sol, ce ravageur est présent sur deux parcelles : 10 % des plantes dans un cas (stable) et 45 % des plantes touchées dans l’autre (gros foyers). La pression est jugée moyenne.

En sol une seule parcelle hors réseau signale des acariens pour l’instant. Le climat chaud et sec est favorable à ce ravageur. Une gestion localisée des foyers permet d’éviter la propagation rapide dans la culture. Favoriser un climat plus frais/humide (brumisation, effeuillages limités) permet aussi de favoriser les auxiliaires et de défavoriser les acariens.

Acariose bronzée

Deux parcelles en culture hors-sol signalent à présent des plantes touchées avec un niveau de pression faible. Dans une parcelle flottante, ce ravageur touche un plus grand nombre de plantes et représente une attaque de niveau moyen.

Noctuelles sur feuilles et fruits

Une parcelle en sol présente des dégâts légers de noctuelles sur fruits et des dégâts plus importants sur feuilles.

(4)

Tuta absoluta

En hors-sol, les piégeages restent à un niveau élevé (>5 papillons/jour). On note une augmentation particulièrement importante dans une parcelle d’automne (>20 papillons/jour). Sur les plantes, 10 à 15% des plantes présentent des galeries. L’attaque reste faible et les dégâts sont contrôlés.

En sol, les piégeages se stabilisent autour de 5 papillons/jour sur cette dernière période, même la parcelle précoce qui avait montré un pic de piégeage la dernière fois. La pression sur la culture reste faible avec très peu de galeries observées sur feuilles. Deux parcelles présentent 10 et 40% de plantes avec galeries.

Mineuses

Présence dans deux parcelles en sol avec une intensité faible et moyenne.

Noctuelles sur feuilles

Une parcelle hors du réseau en sol à un stade très jeune (F1) présente déjà des dégâts légers de noctuelles sur feuilles.

Oïdium

Trois parcelles HS sont touchées sur 10 à 60% des plantes. La maladie est contenue mais n’est toujours pas éradiquée : sa présence est signalée depuis 2 mois, voire 4 mois pour une parcelle.

Une parcelle du réseau en sol présente 10% de plantes touchées. Une autre parcelle hors réseau est contaminée de façon plus importante.

Botrytis

Le botrytis est toujours observé sur une parcelle en sol (30% des plantes) et une en hors-sol (4% des plantes). Sur ces deux parcelles, la pression est en baisse.

(5)

Cladosporiose

Premiers symptômes signalés dans une parcelle en sol sur la variété Paronset qui n’est pas résistante à ce champignon. Pression faible pour l’instant.

Fusariose racinaire

Une parcelle hors du réseau présente des symptômes de fusariose racinaire (Forl). Cette maladie est liée à un champignon qui se développe sur les racines. De nombreuses variétés possèdent une résistance génétique à ce champignon. Les porte-greffes garantissent aussi une bonne protection.

Clavibacter (Coryné)

Une parcelle hors du réseau en hors-sol est touchée par cette maladie sur un nombre important de plantes en plusieurs foyers, ce qui cause des pertes importantes. L’attaque est jugée élevée.

Cette maladie bactérienne nécessite des mesures d’isolement des parcelles touchées pour éviter la contamination au reste de la culture : désinfection à l’entrée et à la sortie de la zone touchée des mains et de tous les outils. Il n’y a pas de solutions curatives.

Nématodes

Des affaiblissements de plantes sont observés dans une parcelle en sol avec des plants greffés et l’attaque de nématodes est confirmée par la présence de galles sur les racines.

Virus

TSWV : présence dans une parcelle hors-sol de façon faible et une parcelle en sol hors du réseau à un stade très jeune (F1). Les thrips sont vecteurs de ce virus et contaminent très rapidement les plantes si elles ne sont pas protégées ou résistantes.

ToCV : Ce virus est signalé sur deux parcelles suivies en HS. Dans un cas, les symptômes diminuent (plantes en bon état), dans l’autre les symptômes sont toujours marqués (croissance ralentie des plantes suite aux dégâts de Cyrtopeltis). De manière générale, les symptômes s’accentuent avec les chaleurs et l’affaiblissement des plantes.

Adventices

Les mauvaises herbes sont présentes dans deux parcelles en sol (pression faible à moyenne). Une parcelle hors du réseau signale toujours du Cyperus envahissant les cultures dès la plantation, ce qui pénalise le développement des plantes.

*

SYNTHESE des niveaux de pression observés

FAIBLE MOYEN ELEVE

Adventices Acariose bronzée Botrytis (sol)

Acariens (HS) Aleurodes Tuta absoluta

Punaises Cyrtopeltis (HS)

(6)

Cyrtopeltis (sol) Noctuelles Mineuses Oïdium

Virus TocV (HS) Virus TSWV

AUBERGINE SOUS ABRI

Culture en sol : 4 parcelles en cours

Plantation Nb de parcelles Stade moyen

12 Mars 1 Récolte

20 Mars 1 Récolte

mi Avril 2 Récolte

Informations sanitaires d’après des observations réalisées du 26 juin au 9 juillet 2015

Aleurodes

La présence d’adultes d’aleurodes Trialeurodes vaporariorum est signalée dans toutes les parcelles. Les effectifs sont en hausse avec les chaleurs, jusqu’à 70% des plantes occupées par les adultes. Les larves occupent 10 à 50% des plantes. Bemisia tabaci qui affectionne particulièrement les températures élevées, est observée dans une des parcelles.

On note fréquemment la présence de Dicyphus, Amblyseius swirskii (lâchés) qui se nourrissent d’aleurodes.

Acariens

Une parcelle du réseau est attaquée sur 10% des plantes. Les températures élevées accélèrent leur développement. Ils peuvent être freinés avec des bassinages réguliers qui remontent l’hygrométrie dans la culture. La pression reste faible.

Pucerons

En diminution, les pucerons sont observés dans deux parcelles du réseau avec une pression faible. Le contrôle avec les auxiliaires ou en protection classique est satisfaisant.

Thrips

Ce ravageur est encore signalé dans une parcelle du réseau et une autre hors réseau avec un niveau faible. En PBI, les auxiliaires Amblyseius swirskii bien installés ont permis de contrôler ce ravageur. Il n’y a pas eu de dégât particulier sur les fruits.

(7)

Punaises

Les punaises (Lygus, Nezara,…) sont en augmentation : toutes les parcelles la signalent avec une intensité faible à moyenne. Même avec de faibles effectifs (10-20 % des plantes occupées), elles provoquent déjà des pertes de boutons floraux suite à leurs piqûres de nutrition sur 80% des plantes.

Lygus

Verticilliose

Des symptômes de verticilliose sont observés dans deux parcelles du réseau à un niveau faible.

Autre

Les fourmis sont toujours observées dans les parcelles et causent encore des dégâts sur les bourgeons floraux.

Une parcelle hors du réseau signale des doryphores à un niveau élevé. Ce coléoptère se nourrit des feuilles des plantes, ce qui peut endommager rapidement la culture selon l’intensité des populations.

*

SYNTHESE des niveaux de pression observés

FAIBLE MOYEN ELEVE

Acariens Pucerons Thrips Doryphore

Verticillium dahliae

Punaises Aleurodes

FRAISE SOUS ABRI

DERNIER BULLETIN BSV FRAISE DE LA SAISON.

REPRISE DU BULLETIN EN SEPTEMBRE.

Le réseau d’observation est réalisé actuellement sur les variétés de printemps sur un total de 12 parcelles. La plupart des parcelles sont en fin de culture, elles ne sont plus entretenues et on observe parfois une montée de la pression oïdium et des ravageurs.

(8)

Type de culture

Nombre de parcelles en cours

d’observations

Département Stade Serre

chauffée 2 13, 84 Fin de

culture Serre

froide 7 06, 13, 83, 84

Récolte remontée

ou fin de culture

Drosophila suzukii

Les larves se développent dans le fruit et détruisent la chair. On observe des dégâts de Drosophila suzukii sur fruits dans 6 parcelles fixes, avec de 20 à 35 % de fruits atteints. On signale aussi des dégâts dans plusieurs secteurs avec des intensités variables. Le risque est élevé et la vigilance demeure sur les parcelles ou les zones tardives et sur les variétés remontantes.

Dégâts de Drosophile sur fruit

Pucerons

On observe la présence de pucerons dans 4 parcelles d’observation, avec 13 à 50 % de plantes touchées et des niveaux d’attaque faible à élevé. Dans plusieurs parcelles en PBI, les ravageurs ont parfois pris le dessus et on observe des populations élevées en fin de culture.

Pucerons sur fraisier

Duponchelia fovealis

On observe la présence de la chenille phytophage Duponchelia fovealis dans une parcelle d’observation, avec 47 % de plantes touchées et un niveau d’attaque élevé.

Attaque de Duponchelia

(9)

Aleurodes

On observe la présence d’aleurodes dans une parcelle d’observation avec 10 % de plantes atteintes et un niveau d’attaque faible.

Présence d’aleurodes sur feuille

Thrips

On observe la présence de thrips dans 5 parcelles d’observation, avec 15 à 100 % de plantes touchées avec des niveaux d’attaque faible à élevé. Les thrips piquent les fruits qui prennent alors une couleur bronzée.

Dégâts de thrips sur fruit

Oïdium

On observe la présence d’oïdium dans 3 parcelles d’observation avec 15 à 30 % de plantes touchées et des niveaux d’attaques faible à élevé.

Dégâts d’oïdium sur fruit

Acariens

On observe la présence d’acariens dans 4 parcelles d’observation, avec 10 à 40 % de plantes touchées et des niveaux d’attaque faible à élevé.

(10)

CONCOMBRE SOUS ABRI

Culture en sol : 4 parcelles en cours

Plantation Nb de

parcelles Stade moyen

26 mars 1 Récolte sur descente

1er avril 1 Récolte sur descente

mi Avril 2 Fin de récolte sur montée

Informations sanitaires d’après des observations réalisées du 26 juin au 9 juillet 2015

Pucerons

Encore une parcelle fortement contaminée sur 70 % des plantes avec miellat et fumagine. La pression est moyenne sur 2 autres parcelles et localisée sur des foyers.

Aleurodes

Les effectifs augmentent et des larves sont de plus en plus observées. La pression est jugée moyenne dans une parcelle (50 % des plantes avec aleurodes) et faible dans les autres (20 à 40% des plantes). Les aleurodes peuvent être freinés par les auxiliaires mais les températures chaudes accélèrent leur cycle.

Acariens

Les acariens sont observés sur toutes les parcelles du réseau. Une parcelle présente une pression élevée avec 70 % des plantes touchées. Les autres sont moins touchées (30 à 40 % des plantes). Les effectifs (intensité d’attaque) sont en augmentation dans les zones touchées : on commence à voir des plantes avec des toiles et des jaunissements de feuilles. Les conditions climatiques sont favorables aux acariens et accélèrent leur développement. Ils peuvent être freinés avec des bassinages qui remontent l’hygrométrie dans la culture.

Thrips

Le thrips est toujours présent dans une parcelle avec une intensité élevée : 60% des plantes présentent des thrips et des feuilles dégradées par les piqûres. Les lâchers d’Amblyseius swirskii permettent de contrôler les populations.

Oïdium

Toutes les parcelles sont touchées sur 20 à 50% des plantes. Certaines plantes sont couvertes de taches. Le concombre est particulièrement sujet à cette maladie qui doit être surveillée de

(11)

près. Il existe des variétés plus ou moins tolérantes à l’oïdium. La variété principale Diapason possède une résistance à l’oïdium mais elle ne suffit pas à maintenir les cultures indemnes.

Mildiou

Le mildiou est présent dans une parcelle du réseau avec une attaque qui est contenue. Ce champignon est fréquent suite à des épisodes humides comme les orages des semaines précédentes. L’aération est indispensable pour limiter son développement.

Virus

CMV Ce virus transmis par puceron est toujours observé dans une parcelle avec une intensité faible.

CABYV : Ce virus est suspecté dans une parcelle avec 50 % des plantes touchées.

Les plantes sont arrachées pour éviter la propagation du virus dans la culture.

*

SYNTHESE des niveaux de pression observés

FAIBLE MOYEN ELEVE

Mildiou Pucerons Thrips Virus CMV

Aleurodes Acariens Oïdium

MELON PLEIN CHAMP

Culture en plein champ : 9 parcelles en cours d’observation : Date de

plantation

Nb de

parcelles Stade Zone

6 avril 1 Fin de récolte Bouches-du- Rhône 16 - 20

avril 2 Récolte Vaucluse

29 avril -

4 mai 3 Pré-récolte Bouches-du-

Rhône & Vaucluse 13-18 mai 2 Grossissement

des fruits Vaucluse 1er juin 1 Développement

végétatif Vaucluse

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Pucerons

La pression des pucerons est maintenant faible : sur 2 parcelles au stade pré-récolte ou récolte, on observe une attaque faible de pucerons, avec 30 à 50% de plantes présentant 1 à 5 pucerons par plante et 0 à 10% de plantes présentant 5 à 20 pucerons par plante. De nombreuses momies sont présentes.

Momies de pucerons

Acariens

Les acariens sont toujours présents : Sur 3 parcelles allant du stade développement végétatif au stade récolte, on observe une présence faible d’acariens avec 10 à 30% de plantes touchées.

Symptômes d’acariens sur melon

Oïdium

La pression oïdium est présente, mais pas généralisée : sur 2 parcelles au stade fin de grossissement des fruits et récolte, on observe une attaque faible à moyenne d’oïdium, avec 10 à 30% de plantes touchées.

Hors parcelles d’observations, une parcelle au stade fin de grossissement des fruits présente également une attaque moyenne d’oïdium avec 30% de plantes touchées.

Oïdium sur melon

Noctuelles

Hors parcelles d’observations, une parcelle au stade début de récolte présente une attaque forte de noctuelles avec 100%

de plantes touchées.

Noctuelles sur melon

(13)

Virus

Hors parcelles d’observations, une parcelle au stade floraison femelle présente une attaque importante de virus avec 30% des plantes touchées.

Pour limiter les attaques de virus transmis par pucerons, le seul moyen est la mise en place sur la culture d’une bâche de type P17 ou 500 trous dès la plantation.

Cuscute

Sur une parcelle, on observe la présence de cuscute.

Pour limiter le développement de cette adventice parasite, il est important d’arracher rapidement et complètement tous les plants de cuscute dès leur apparition. Les sortir de la parcelle et les brûler.

Cuscute sur plante de melon

Mildiou – Niveau de risque au 8 juillet

Niveau de risque Stations

météo

Exposition vers le 1er

avril

Exposition vers le 15

avril

Exposition vers le 1er

mai

Exposition vers le 15

mai

Exposition vers le 1er

juin

Exposition vers le 15

juin 13

St Martin

de Crau -8 -8 -8 -8 -8 -8

Tarascon -11 -11 -14 -12 -12 -13

84

Carpentras -9 -9 -13 -11 -11 -12

Piolenc -6 -6 -10 -10 -10 -12

Villelaure -9 -9 -12 -10 -10 -12

Quelle date d’exposition prendre pour vos parcelles ?

Parcelle plein champ non couvert  date début d’exposition = date plantation Parcelle plein champ sous chenille date début d’exposition = date débâchage Parcelle plein champ sous bâche date début d’exposition = date plantation

Interprétation Faible

-14 à -9

Pas de franchissement de seuil de tolérance, sauf cas exceptionnel : problèmes liés à des défauts d’irrigation à surveiller (fuites).

Moyen -9 à -4

Surveiller les prévisions météorologiques pour retarder les interventions éventuelles, franchissement du seuil de dégâts possible çà et là au cours de la prochaine pluie.

Elevé Surveiller les prévisions météorologiques pour retarder les interventions

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-4 à 0 éventuelles, franchissement du seuil de dégâts possible au cours de la prochaine pluie.

Très élevé

0 à +4 Franchissement généralisé du seuil de risque en toute situation Simulation issue du modèle melon mildiou Milmel - DGAL/Inoki®.

Acquisition des données météo Cirame.

COURGETTE PLEIN CHAMP

Parcelles en cours d’observation : Date de

plantation

Nbre de

parcelles Stade Secteur

Mi mai 1 Récolte 13

Fin juin 1 Reprise Sud 13

Début juin 1 Développement

végétatif 06

Trois parcelles de courgette plein champ sont en cours d’observation.

Pucerons

La pression reste faible sur les parcelles en cours d’observation. On observe la présence de pucerons ailés sur une parcelle.

Les très fortes températures lui sont défavorables mais restez vigilant vis-à-vis de ce ravageur très fréquent sur courgette.

Cladosporiose

Des taches de cladosporiose sont observées sur une parcelle. La maladie peut se développer avec l’humidité des rosées matinales. La pression reste peu élevée.

Les symptômes sont des taches brunes nécrotiques entourées d’un halo jaune sur les feuilles.

Les tiges et les fruits sont aussi touchés. On observe des taches brunes graisseuses creusées, souvent de forme circulaire à allongée. La maladie se conserve sur les débris végétaux, il est conseillé d’évacuer de la parcelle les plantes atteintes.

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COURGE PLEIN CHAMP

Parcelles en cours d’observation : Date de

plantation ou semis

Nbre de

parcelles Stade Secteur Fin avril 1 Grossissement

des fruits 84 Début mai 1 Maturation

des fruits 84 Mi mai 1 Grossissement

des fruits 84 Début juin 1 Développement

végétatif 84

Mi juin 1 Développement

végétatif 84

Oïdium

Les premières taches d’oïdium sont présentes sur deux parcelles en cours d’observation 10% et 30% des plantes sont touchées en moyenne. L’attaque reste de faible intensité.

Les conditions climatiques lui sont favorables. La lutte contre l’oïdium est essentiellement préventive.

Pucerons

Sur une parcelle en agriculture biologique, des pucerons sont présents sur 100% des plantes observées mais en nombre peu important. Des chrysopes sont aussi signalées.

Thrips

Des thrips sont dénombrés sur 10% des plantes observées sur une parcelle. Ils ont généralement peu d’impact sur la culture de courge. Ils sont vecteurs du virus TSWV (Virus de la maladie bronzée de la tomate) potentiellement transmissible à la courge mais rarement observé.

Auxiliaires

Sur une parcelle en agriculture biologique, des auxiliaires Orius et chrysopes sont observés. Les larves de chrysopes sont prédatrices de pucerons préférentiellement (parfois acarien, œufs de noctuelles). Les adultes de chrysopes se nourrissent de miellat et de pollen. Les larves et les adultes d’Orius sont prédateurs de thrips.

Larve de Chrysope

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SALADE PLEIN CHAMP

Parcelles en cours d’observation : Date de

plantation Nbre de

parcelles Stade Zone

Début

mai 1 Récolte Sud 13

Début

juin 1 Pré

pommaison 84

Pucerons

Ils sont présents sur une parcelle en faible nombre sur 5% des plantes et signalés également sur une parcelle hors réseau. Les fortes chaleurs sont plutôt défavorables aux pucerons mais il faut surveiller les cultures régulièrement.

Noctuelles

Elles sont observées assez fréquemment et présentes sur une parcelle sur 10% des plantes observées.

Limaces et escargots

Ils sont signalés avec une présence moyenne sur une parcelle hors réseau. Ces ravageurs trouvent un peu d’humidité dans les cultures régulièrement arrosées par aspersion.

Auxiliaires

Sur une parcelle hors réseau en agriculture biologique, une culture de salades de plein champ héberge des auxiliaires : coccinelles (prédatrice de pucerons), Aeolothrips (prédateur de thrips), Orius (prédateur de thrips), Aphidius (parasitoïde de pucerons).

NAVET

Parcelles en cours d’observation : Date de

semis

Nombre de

parcelles Stade Zone

Mai 1 Proche

récolte Loriol du Comtat

Mi avril 1 Récolte en

cours Loriol du Comtat

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Une parcelle de navet est en cours d’observation dans le Vaucluse.

Mouche du chou (Delia radicum) piégeage

Les œufs de mouche du chou sont pondus au collet des plantes. Les œufs éclosent au bout de 4 à 6 jours. Le développement des larves dure 3 semaines, celles-ci vont creuser des galeries dans les racines pour se nourrir. Les racines touchées ne sont plus commercialisables. Les larves se développent sur plusieurs espèces de plantes : le navet, le radis, les choux, le colza …

Des pièges à mouches ont été mis en place une sur parcelle à Loriol du Comtat début mai. Ces pièges sont des bols de couleur jaune disposés sur un pied à hauteur de la végétation à l’intérieur de la parcelle. Aucune mouche n’a été capturée jusqu’à présent mais des dégâts en culture sont observés.

Dégâts de mouches du chou sur navet

Mouche du chou (Delia radicum) dégâts sur racines

Les observations sur racines d’une parcelle en récolte dénombrent une attaque sur 16% des plantes observées.

Pucerons

Sur la parcelle en récolte, des pucerons étaient présents en faible nombre sur 20% des plantes et en nombre plus important sur 10% des plantes.

Virose

Un virus s’est développé sur la parcelle, peut-être transmis par les pucerons (virus non identifié), sur 10% des plantes observées. La pression est restée faible et les symptômes sont apparus à un stade assez avancé de la culture.

CELERI

Maladie fongique

Des symptômes de septoriose ou cercosporiose, deux maladies fongiques qui se développent sur céleri, sont signalés sur une parcelle en agriculture biologique. La parcelle est au stade récolte,

(18)

Ces maladies fongiques sont favorisées par une hygrométrie élevée. Favoriser la circulation de l’air, éliminer les résidus de récolte touchés et pratiquer des rotations. Assurez-vous également d’avoir des graines et plants sains.

Maladie fongique sur céleri

BLETTE

Tarsonèmes : Polyphagotarsonemus sp.

Des dégâts de tarsonèmes sont observés cette année comme en 2014 à la même période dans les Alpes-Maritimes. Une parcelle de blette en fin de culture est touchée sur 25% des plantes à un niveau élevé.

Les tarsonèmes ne se voient pas à l’œil nu mais peuvent être observés à la loupe binoculaire. Ce sont des acariens au corps ovale translucide, brillant et glabre.

Ils provoquent une déformation des feuilles et un brunissement. En 2014, c’est une parcelle de haricot qui était touchée avec les mêmes symptômes provoqués par l’injection de salive toxique des tarsonèmes. Les climats chauds et humides sont favorables à leur développement.

Dégâts de tarsonèmes sur blettes : déformation et brunissement

Altises

Des attaques d’altises sont signalées sur jeunes plants de blettes au stade reprise sur une parcelle plein champ.

Elles créent des trous dans le feuillage. 40% des plantes observées sont touchées.

Altises sur jeunes plants de blette

(19)

--- Crédit photo : APREL, CETA 13 et 84, Terre d’Azur 06, Chambre d’agriculture des Bouches-du- Rhône, Chambre d’agriculture de Vaucluse, GDA du Comtat – Chambre d’agriculture de Vaucluse

Les abeilles butinent, protégeons les !

Respectez les bonnes pratiques phytosanitaires

1. Les traitements insecticides et/ou acaricides sont interdits, sur toutes les cultures visitées par les abeilles et autres insectes pollinisateurs, pendant les périodes de floraison et de production d'exsudats.

2. Par dérogation, certains insecticides et acaricides peuvent être utilisés, en dehors de la présence des abeilles, s'ils ont fait l'objet d'une évaluation adaptée ayant conclu à un risque acceptable. Leur autorisation comporte alors une mention spécifique "emploi autorisé durant la floraison et/ou au cours des périodes de production d'exsudats, en dehors de la présence des abeilles".

3. Il ne faut appliquer un traitement sur les cultures que si nécessaire et veiller à respecter scrupuleusement les conditions d’emploi associées à l’usage du produit, mentionnées sur la brochure technique (ou l’étiquette) livrée avec l’emballage de la spécialité commerciale autorisée.

4. Afin d’assurer la pollinisation des cultures, de nombreuses ruches sont en place dans ou à proximité des parcelles en fleurs. Il faut veiller à informer le voisinage de la présence de ruches. Les traitements fongicides et insecticides qui sont appliqués sur ces parcelles, mais aussi dans les parcelles voisines, peuvent avoir un effet toxique pour les abeilles et autres insectes pollinisateurs. Il faut éviter toute dérive lors des traitements phytosanitaires.

LES OBSERVATIONS CONTENUES DANS CE BULLETIN ONT ETE REALISEES PAR LES PARTENAIRES SUIVANTS : Louis Brisson (CETA Saint Anne), Laurent Camoin (Chambre d'Agriculture des Bouches-du-Rhône), Martial Chaix (CETA d’Eyguières), Marcel Caporalino (Terre d’Azur 06), Christine Chiarri (Chambre d’Agriculture de Vaucluse - GDA Sud Luberon), Marion Chauprade (CETA du Soleil), Marianne De Coninck (CETA de Berre), Thierry Corneille (CETA de Châteaurenard), Frédéric Delcassou (CETA d’Eyragues), Jean Luc Delmas (CETA Durance Alpilles), Florian Ducurtil (CETA Saint Anne); Henri Ernout (CETA des serristes de Vaucluse), Sara Ferrera (Chambre d’Agriculture de Vaucluse - GDA du Comtat), Isabelle Forest (Chambre d’agriculture du Var), Emeline Feuvrier (CETA de St-Martin-de-Crau), , Sylvia Gasq (Chambre d’Agriculture de Vaucluse - GDA du Comtat), Jérôme Lambion (GRAB), Catherine Mazollier (GRAB), Sabine Risso (Chambre d’Agriculture des Alpes Maritimes), François Veyrier (CETA d’Aubagne)

COMITE DE REDACTION DE CE BULLETIN :

Catherine Taussig, APREL 13210 Saint-Rémy-de-Provence, [email protected] Claire Goillon, APREL 13210 Saint-Rémy-de-Provence, [email protected]

Daniel Izard, Chambre d’Agriculture de Vaucluse, [email protected] Isabelle Hallouin, Chambre d’Agriculture des Bouches-du-Rhône, i.hallouin@bouches-du- rhone.chambagri.fr

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N.B. Ce Bulletin est produit à partir d’observations ponctuelles réalisées sur un réseau de parcelles. S’il donne une tendance de la situation sanitaire, celle-ci ne peut pas être transposée telle quelle à chacune des parcelles. La Chambre régionale d’Agriculture et l’ensemble des partenaires du BSV dégagent toute responsabilité quant aux décisions prises pour la protection des cultures. La protection des cultures se décide sur la base des observations que chacun réalise sur ses parcelles et s’appuie, le cas échéant, sur les préconisations issues de bulletins techniques.

Action pilotée par le ministère chargé de l’agriculture, avec l’appui financier de l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques, par les crédits issus de la redevance pour pollutions diffuses attribués au financement du plan Ecophyto.

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