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Observation optique d'un changement de phase du fluosilicate de manganèse hexahydraté

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Academic year: 2021

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HAL Id: jpa-00235185

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00235185

Submitted on 1 Jan 1955

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Observation optique d’un changement de phase du fluosilicate de manganèse hexahydraté

Ikuji Tsujikawa, Lucienne Couture

To cite this version:

Ikuji Tsujikawa, Lucienne Couture. Observation optique d’un changement de phase du fluosili-

cate de manganèse hexahydraté. J. Phys. Radium, 1955, 16 (5), pp.430-431. �10.1051/jphys-

rad:01955001605043001�. �jpa-00235185�

(2)

430

et paur la partie remplie d’ébonite, respectivement,

I o, 2 et 7,7 Sem; l’onde Hii se propage donc sans atté- nuation notable dans celle-ci; par contre, les modes supérieurs indésirables (en particulier EQl) y sont

atténués. Par ailleurs, la longueur de l’élément de

guide rempli d’ébonite est ajustée de manière à former

un volume résonnant pour le mode Hl1, sur la fré-

quence nominale, de manière à augmenter la sensi-

bilité de l’appareil.

A la fréquence nominale, la constante d’atténuation est de i i,go5 dB /cm, d’où il résulte que le pas de la vis qui entraîne le piston mobile doit être de 0, 8 40 mm, si l’on veut que l’affaiblissement soit de I dB par tour de vis; ce pas est facilement réalisable sur un

tour dont la vis mère a un pas de 3 mm, avec un train d’engrenages dont les rapports de dents sont £

et 40 5o

et ’° .

100

La vis de commande, munie d’un bouton, entraîne

un petit compteur de tours qui indique donc direc-

tement le nombre de décibels et dixièmes de décibels.

3. Linéarité, précision et gamme de fréquence.

-

Les atténuateurs de ce type sont linéaires en déci-

bels, sauf lorsque la longueur du guide à la coupure devient très petite, c’est-à-dire quand, d’une part,

la distorsion du champ à proximité de la boucle

d’excitation se fait sentir à la sortie du guide et que, d’autre part, l’impédance de sortie réagit sur l’impé-

dance d’entrée. Les effets de la distorsion du champ

sont ici fortement atténués en raison de la présence

de l’élément de guide rempli d’ébonite qui fait office de filtre d’onde pour les modes parasites créés par la boucle d’entrée; la course du piston vers les atténua- tions faibles n’est alors pratiquement limitée que par la réaction du circuit de sortie de l’atténuateur sur le circuit d’entrée, réaction dont l’importance dépend

des’ conditions d’adaptation de l’atténuateur au géné- rateur. La distance minimum entre la face avant de l’ébonite et la face du piston, au-dessous de laquelle l’atténuateur n’est plus linéaire en décibels, est

d’environ I o mm.

La précision sur la constante d’affaiblissement ex est liée à la précision de l’alésage du guide et du pas de la vis de commande; un calcul rapide donne

d’où il ressort qu’une précision de -o- 0,02 mm sur

l’alésage correspond à une précision de ± i / i ooo sur l’affaiblissement.

Par ailleurs, une variation de ± 0,02 mm du pas de la vis de commande entraîne une erreur de ± o,o2dB Enfin, notons qu’un écart relatif - de la longueur

d’onde par .rapport à la longueur d’onde nominale provoque une erreur relative sur l’affaiblis sèment

L’erreur est donc inférieure à ± o,5 pour 100 dans la bande 8,92 à 9,28 cm.

4. Étalonnage d’un cristal. - L’allure de la

caractéristique de détection d’un cristal diffère selon

que celui-ci est chargé par une faible ou une forte

résistance; lorsqu’on utilise un galvanomètre, il est

nécessaire d’équiper celui-ci d’un affaiblisseur à résistance d’entrée constante, quelle que soit la posi-

tion du commutateur de sensibilité.

Fig. 2.

Nous avons reproduit ci-joint (fig. 2) les caracté- ristiques de détection d’un cristal 1 N21B, pour différentes valeurs de la résistance de charge. On

remarque que ce cristal est parfaitement quadratique

dans une gamme de 4o dB, lorsqu’il est chargé sur

une résistance supérieure à Io ka.

Manuscrit reçu le 28 février 19 55.

OBSERVATION OPTIQUE D’UN CHANGEMENT DE PHASE DU FLUOSILICATE DE MANGANÈSE HEXAHYDRATÉ

Par Ikuji TSUJIKAWA (1) et Lucienne COUTURE,

Laboratoire A. Cotton, C. N. R. S., Bellevue (Seine-et-Oise).

Le cristal de fluosilicate de manganèse fait partie

d’une série de cristaux rhomboédriques de fluo- silicates, fluozirconates, fluostannates, chlorostan- nates, fluotitanates, chloroplatinates de magnésium, manganèse, fer, nickel, cobalt, cuivre, zinc.

Il est probable que ces cristaux ont la même struc- ture cristalline que le chlorostannate de nickel étudié par Pauling [1]. Ce cristal, de symétrie C5i- R 3,

(1) Université de Tohoku, Japon.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphysrad:01955001605043001

(3)

431 contient une fois la formule par maille élémentaire.

Les groupes octaédriques [SnCI6]-- et [Ni(H20)e]++

sont arrangés en colonnes compactes, neutres, paral-

lèles à l’axe ternaire. Les liaisons électrostatiques

entre colonnes sont relativement rares, ce qui explique

le clivage facile du cristal suivant les faces (110)

parallèles à l’axe ternaire.

Le cristal de MnSiFg, 6H,O reste entier et transpa-

rent quand la température s’abaisse jusqu’à la tem- pérature de l’hélium liquide.

Nous avons observé deux plaques cristallines, entre polariseurs croisés, en lumière parallèle et en lumière convergente. L’une des plaques était taillée per-

pendiculairement, l’autre parallèlement à l’axe ter- naire. Les phénomènes optiques sont normaux,

pour un cristal rhomboédrique, au-dessus de -400 C.

A basse température le cristal est composé de cristal- lites en forme de plaques minces parallèles aux plans

de clivage. Ces cristallites, observés dans la lame

perpendiculaire à l’axe du cristal, sont biréfringents ;

une de leurs lignes neutres est orientée à 17 ± 30 des

plans de clivage; on trouve pour ces lignes neutres, selon le cristallite considéré, les trois orientations

se déduisant l’une de l’autre par symétrie autour

de l’axe ternaire. On peut donc penser qu’à basse température la symétrie du cristal est inférieure à la

symétrie rhomboédrique.

Le changement de phase se produit à une tempé-

rature de

-

50 40 C au refroidissement, et, au réchauffement, à une température de

-

40 ± 20 C. Les

limites des domaines cristallins, de même que l’orien- tation des lignes neutres sont différents à chaque

refroidissement.

Il est probable que les colonnes qui forment l’unité

de structure dans le cristal rhomboédrique sont conservées, puisque les faces de séparation entre

cristallites sont parallèles à ces colonnes; le chan- gement de phase peut s’effectuer par rotation de ces colonnes net réarrangement des liaisons les unissant, liaisons qui dépendent en particulier de l’orientation des molécules d’eau.

Il est possible que d’autres sels de 1a même série

présentent également un changement de phase. ,

Manuscrit reçu le 4 mars 1955.

[1] PAULING L.

-

Z. Kristall., 1930, 72, 482.

A PROPOS DE LA THÉORIE CINÉTIQUE

DES PLASMAS HOMOGÈNES Par Michel BAYET,

Faculté des Sciences de Toulouse, Jean-Loup DELCROIX,

Laboratoire de Physique de l’E. N. S.

et Jean-François DENISSE,

Observatoire de Paris, Section d’Astrophysique.

Nous venons d’avoir connaissance d’un article de H. Kober [1] qui traite un cas particulier de notre

formule générale donnant J( f ) [2], celui où m

=

o (pas

de champ magnétique) et où les particules qui se

heurtent sont des sphères rigides élastiques de rayons

respectifs r et R (on pose : r + R = cr), sans inter-

action à distance.

-

Dans ce cas, les relations (131) de notre article [2]

se réduisent à la seule égalité

tandis que la relation (37) donne

puisqu’alors

Par suite,

(q désigne la « section de choc », ), le « libre parcours moyen », quantités toutes deux indépendantes de v

dans cette hypothèse).

Les Ci,Õ étant identiques aux polynomes de Legendre P il on retrouve donc, en désignant par ai

une fonction isotrope de la vitesse v et du temps t,

la formule (9) de Kober

Donc, pour des sphères rigides sans interaction,

toutes les fréquences de relaxation sont égales et

s’identifient à la fréquence de collision des particules, qui est alors bien définie et proportionnelle à la

vitesse.

,

Manuscrit reçu le 28 février 1955.

[1] KOBER H.

-

Ann. Physik, 1952, 11, I.

[2] BAYET J., DELCROIX J. L. et DENISSE J. F.

-

J. Physique Rad., 1955, 16, 274.

ÉCLAIRCISSEMENTS SUR LES CATAPHORÈSES DE P. JOLIBOIS

ET L’INVERSION DU PHÉNOMÈNE D’HITTORF Par M. L.-H. COLLET,

Laboratoire de Physique-Enseignement, Sorbonne.

Nous montrerons ailleurs pourquoi la théorie de

l’Électrolyse, proposée par P. Jolibois [1] nous paraît inacceptable et comment les quelques expériences qui lui avaient semblé cruciales s’expliquent bien

dans la théorie classique.

L’une de ces expériences que P. Jolibois a nommée

Cataphorèse des acides et des bases [2], est originale.

Lorsqu’en solution aqueuse, on électrolyse un acide fort, le courant électrique étant maintenu constant par une augmentation suffisante de la tension, on

observe qu’à partir de la cathode se développe une

couche d’eau pure dont la frontière acide, très nette

si l’on prend quelques précautions, progresse à la

vitesse de l’ion radical vers l’anode où se concentre

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