B OBILLIER
Arithmétique. Abréviation de l’extraction des racines numériques
Annales de Mathématiques pures et appliquées, tome 20 (1829-1830), p. 125-127
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RACINES NUMÉRIQUES.
I25Nous pourrons revenir encore, dans une autre
occasion
sur ceprocédé d’Intégration ;
nous nous bornerous àobserver, pour
leprésent,
qne, comme on a,il
peut
être tout aussi bienappliqué
àl’intégration
des formulesaux différences
qui’à
celle des formules différentielles.ARITHMÉTIQUE.
Abréviation de l’extraction des racines numé-
riques ;
Par M. BOBILLIER , professeur à l’école des-
arts etmétiers de Châlons-Sur-Marme.
SOIT
un nombre entier dont on veut obtenir la- racinem.ieme,
soienta une
partie
d-e cette racinedéjà obtenue,
x cequ’il
faut luiajouter
pourcompléter
la racine demandée et r le reste obtenu enretranchant du nombre
proposé
la m.iemepuissance
de lapremière partie
de cetteracine ;
ce nombre sera ainsi indifféremmentam+r
ou
(a+x)-.
On aura doncou, en
supprimant am
depart
etd’autre
etdivisant
ensuite par -Tom. XX
I8
I26
RACINES
d’où
l’on voitqti’en divisant
r par mam-I on obtiendra lesurplus
x de la
racine ,
à moins d’unedemi-unité près, pourvu qu’on ait
pu bien
Où cette
inégalité
ne cessera pas d’êtresatisfaite si,
dans son se-cond
membre ,
onremplace
les fractionsm-3 4, m-4 5, m-5 6,...,
par la fraction
plus grande m-2 3,
etqu’on prolonge
en outrece second membre à
l’infini; de
sortequ’il
suffitqu’on
aitou bien
ou encore
ou enfin
Pour que cette
dernière inégalité
soitsatisfaite ,
il suffira que le nombre des chiffres de sonpremier
membre surpasse le nombre deceux du
second ;
ou,plus simplement,
que le nombre des chif- fres de 30 surpasse le nombre des chiffres de3(mI)x2;
ouque
NUMERIQUES.
I27le nombre des chiffres de a surpasse le
nombre
des chiffres de(m-I)x2 au
de mx2.Or,
x2 a auplus
le double du nombre deschiffres
de x ;
d’où il suit que mx2 aura auplus
le double dunombre des chiffres de x
augmenté
du notnbre des chiffres de m;d’où résulte la
règle
suivante :Si,
cherchant la racinem.ieme
d’un nombreentier,
on adéjà
obtenu un nombre dechiffres
de cette racinequi
soit aumoins
égal
au nombre de ceuxqui
restent encore à trouver,augmenté
du nombre deschiffres
del’exposant,
on obtiendra lesurplus
de la racinecherchée, à
moins d’une demi-unitéprès,
endivisant
simplement
le reste del’opération
parm fois
la(m-I)ieme puissance
de la racinedéjà obtenue,
etnégligeant
le reste de cettedivision.
Dans le cas
particulier
où m=2, cetterègle
rentre exactementdans celle
qu’on
donne dans les traitésélémentaires,
pour l’ex- traction de la racinequarrée ;
mais on voit en mêmetemps qu’elle
a une étendue
qu’on
neparaît
pas lui avoirsoupçonné jusqu’ici (*).
(*) On ne
parait
pas avoirsongé
nonplus,
pour l’extraction de la racinequarrée, au
procédé
très-brief que voici , etqui
seraitsusceptible
d’une ex-tension
analogue
à celle que M. Bobillier vient de donner auprernier.
Cherchez,
à l’ordinaire , les deuxpremiers
chiffres de la racine; quarrez et retranchez. Divisez le reste par le double de la racinedéjà
obtenue , etvous aurez le troisième chiffre de la racine. Quarrez et retranchez encore ; divisez le reste par le
double
de toute la racine obtenue, et vous obtien-drez les deux chiffres suivans, ce
qui
feracinq.
Quarrez et retranchez; di-visez le reste par le double de toute la racine obtenue , et vous obtiendrez
les quatre chiffres suivans , ce
qui
feraneuf.
Quarrez et retranchez ; divi-sez le reste par le double de toute la racine obtenue, et vous obtiendrez
les huit chiffres
suivans,
cequi
feradix-sept ;
et ainsi de suite.J. D. G.