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Examen d’Alg`ebre, Semestre 2, 2013. Dur´ee 3 heures. 21 Mai 2013, 14h-17h Notes de cours autoris´ees. Sujet de 3 pages. Exercice 1 Soit

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(1)

Examen d’Alg` ebre, Semestre 2, 2013.

Dur´ ee 3 heures. 21 Mai 2013, 14h-17h Notes de cours autoris´ ees. Sujet de 3 pages.

Exercice 1

Soit q une puissance d’un nombre premier p, et n ≥ 1. Soit σ : F

qn

→ F

qn

d´ efini par σ(x) = x

q

.

1. Montrer que σ est un automorphisme de F

qn

. 2. Montrer que σ induit l’identit´ e sur F

q

.

3. Le groupe de Galois Gal( F

qn

/ F

q

) est le groupe de tous les automorphismes de F

qn

induisant l’identit´ e sur F

q

. Montrer que |Gal( F

qn

/ F

q

)| ≤ n.

4. Montrer que Gal( F

qn

/ F

q

) est un groupe cyclique, engendr´ e par σ.

Exercice 2

1. Montrer que l’alg` ebre de Lie du groupe SL

n

( R ) dans M

n

( R ) est l’espace des matrices de trace nulle.

2. Montrer que l’exponentielle exp : M

n

( R ) → GL

n

( R ) d´ efinit un hom´ eomorphisme de l’espace des matrices sym´ etriques sur l’ensemble des matrices sym´ etriques d´ efinies positives, que l’on note S

++

.

3. En d´ eduire que l’ensemble des matrices sym´ etriques d´ efinies positives de d´ eterminant 1 est hom´ eomorphe ` a R

n(n+1) 2 −1

.

4. Montrer que toute matrice dans GL

n

( R ) s’´ ecrit de mani` ere unique comme produit QS d’une matrice orthogonale Q et d’une matrice S de S

n++

. (On utilisera une matrice S de S

n++

dont le carr´ e vaut

t

M M, afin de d´ ecomposer M comme (M S

−1

)S.

5. En utilisant la compacit´ e de O(n, R ), montrer que pol : O(n, R ) × S

n++

→ GL

n

( R ) d´ efinie par pol(Q, S) = QS est un hom´ eomorphisme.

6. En d´ eduire que SL

2

( R ) est hom´ eomorphe ` a l’interieur d’un “tore solide”

(ou “tore plein”), c’est ` a dire ` a S

1

× D o` u S

1

est le cercle unit´ e, et D le disque unit´ e ouvert de R

2

.

1

(2)

Exercice 3

Soit K un corps de caract´ eristique diff´ erente de 2. On note K

= K \ {0}.

Une alg` ebre de quaternions A sur K est une K-alg` ebre de dimension 4 ad- mettant une base {1, i, j, k} qui v´ erifie

1 = 1

A

= 1

K

, ij = −ji = k, i

2

= a ∈ K

, j

2

= b ∈ K

.

On dit dans ce cas que A munie de cette base est de symbole de Hilbert a, b

K

. Par exemple, l’alg` ebre des Quaternions de Hamilton vue en cours est de symbole de Hilbert

−1, −1 R

.

Le but du probl` eme est de voir que pour K = C ou R , cette construction ne donne rien de nouveau, mais que cependant, pour K = Q il se passe des choses nouvelles (que l’on ne fait qu’entrapercevoir ici).

On admet que ´ etant donn´ es a, b ∈ K

une alg` ebre de quaternions de symbole a, b

K

existe et est unique ` a isomorphisme pr` es.

Rappels et conventions : K.1 est une sous-alg` ebre centrale dans A. Une K-alg` ebre dont tout ´ el´ ement non nul est inversible est appel´ ee une alg` ebre de division. On pourrait tout aussi bien dire “un corps non necessairement com- mutatif”.

On note A

0

= Vect(i, j, k), appel´ e le sous-espace imaginaire pur de A. Pour tout x ∈ A, on ecrit x = <(x) + =(x) avec <(x) ∈ K.1 et =(x) ∈ A

0

, et on note x

= <(x) − =(x).

1. Premiers exemples.

(a) En consid´ erant i =

1 0 0 −1

et j =

0 1 1 0

, montrer que M

2

(K) est une alg` ebre de quaternions de symbole

1, 1 K

.

(b) Montrer que pour tout a, b, x, y ∈ K

, deux alg` ebres de quaternions de symboles

a, b K

et

ax

2

, by

2

K

sont isomorphes.

(c) Montrer que si K est alg´ ebriquement clos, toute alg` ebre de quater- nion est isomorphe ` a M

2

(K).

(d) Dans cette question seulement, K = R . Montrer qu’une alg` ebre de quaternions sur R est soit isomorphe ` a M

2

( R ), soit isomorphe ` a l’alg` ebre des quaternions de Hamilton.

2

(3)

(e) Consid´ erons A une alg` ebre de quaternions, et la forme quadratique (N : x 7→ xx

). Montrer que soit A est une alg` ebre de division, soit la forme N poss` ede un vecteur isotrope (c’est ` a dire un vecteur v 6= 0 tel que N (v) = 0).

(f) Montrer que

i. le centre de A est K.1,

ii. A

0

\ {0} = {x ∈ A, x / ∈ K.1, x

2

∈ K.1},

(g) Montrer que deux alg` ebres de quaternions A et A

0

sur un mˆ eme corps K sont isomorphes si, et seulement si, il existe une application K- lin´ eaire φ : A

0

→ A

00

verifiant N (φ(x)) = N (x), pour tout x dans A

0

.

2. Alg` ebres de quaternions sur Q .

(a) On consid` ere dans cette question que K = Q . Soient p et q des nombres premiers distincts, avec p ≡ −1[4].

Montrer que si les symboles de Hilbert de A et A

0

sont respectivement −1, p

Q

et −1, q

Q

, et que A et A

0

sont isomorphes, alors il existe M ∈ GL

3

( Q ), de determinant ±q/p telle que

t

M

1 0 0

0 −p 0

0 0 −p

 M =

1 0 0

0 −q 0

0 0 −q

 .

(b) On note p

α

n le ppcm des d´ enominateurs des coefficients de M avec n ∧ p = 1, et on note p

α

n × M = (m

i,j

). Justifier que α ≥ 1. Puis montrer que

m

1,1

≡ 0 [mod p], et que m

22,1

+ m

23,1

≡ 0 [mod p].

(c) En d´ eduire que m

2,1

et m

3,1

sont ≡ 0 [mod p], puis aboutir ` a une contradiction. (On pourra utiliser le fait que −1 n’est pas un carr´ e de F

p

).

(d) Conclure qu’il existe une infinit´ e d’alg` ebres de quaternions sur Q deux ` a deux non isomorphes.

Fin.

3

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