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WORLD

HEALTH

ORGANIZATION

AFRICAN REGION

ONCHOCERCIASIS CONTROL PROGRAMME IN THE VOLTA RTVER BASIN AREA

PROGRAMME DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCOSE DANS LA REGION DU BASSIN DE LA VOLTA Tél . 333 t2'329 rO - 338.57 - Téléx ONCHO 5241 UV

COMITE CONSULTATIF DIEXPERTS

Troisième réunion

Genève, 13-1,7 septenbre 1982

ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE

REGION DE L'AFRIQUE

OCP /EAC3 . 4

(ocP82. ro)

ORIGINAL : FRANCAIS

COMPARAISON DE LA REIWASION PAR LES FE]'TELLES DE SIMUL]IJM DÀMNOSUM S.1 ENTRE 1982 ET LES TROIS ANNEES PRECEDENTES

PERSPECTIVES DE LUTTE

1. Introducrion

Le phénomène de réinvasion esr bien connu du Prograrrne puisque depuis 1975 il

réapparaît régu1ièrement à lrapproche de chaque saison des pluies. I1 frapPe essentiellement certaines régions contiguës aux zones non traitées.

La réinvasion frappe des biefs déterrninés de certains cours dteau et les points dtimpact sur 1es rivières affectées sont maintenant bien connus.

Les études menées sur le phénomène depuis 1975 ont mis en évidence que trois

espèces du complexe S.damnosum sont plus spécialement impliquées dans la réinvasion: 1es

deux espèces savanicoles S.damnosum s.s. et S.sirbanum, ainsi que S.squamosum, dont le

"pouvoir migrateur" est cependant moins important que celui des deux premleres especes, quant aux distances parcourues. Ces mômes études ont permis dâns certains cas, de localiser

1es sources de départ des populations simulidiennes envahisseuses et d'entreprendre un traite-

menr larvicide ponctuel en vue de juguler le problème. Elles ont également mis en évidence 1e comportement casanier des femelles de réinvasioo qui se cantonneraient à 1a galerie foresrière des cours dteau touchés, sans grande dispersion raCiaire. Seuls les abords des corrrs dteau seraienr affectés sur une bande dont 1a largeur ne dépasserair pas 3,5 km lorsque srrr 1a berge de la rivière, 1a quantité de transmission L-drrespond à une hyper-endêmie.

forpstiers

pépi oi ères

comp 1 exe .

Mais avec 1a généralisation de 1a résistance aux orgânophosphorés dans 1es foyers er sub-forestiers du sud-ouest de ['aire du Progr-armne', qui peuvent ôtre des

des simulies de réinvasioo, 1a stratégie de 1a lutte contre 1a réinvasion devient

cours lumlere

de

où sont touchés 1e Wassouloubalé, 1a Bagoé, 1a Faya et le haut

bassin du Sassandral

2. Aspects de la réinvasion de 197S à 1982

Avaot 1979, dans les limites initiales du Prograrme (614 OoO tm2), quelques d'eau éraient fortement réenvahis. 0n pourrair Les regrouper géographiquement, à 1a

de nos connaissances actuelles, en cinq principaux foyers de "réception" Ces sinrulies réinvasion:

I 1e foyer Ouest

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1e foyer du Centre-0uest

le foyer du Sud

1e foyer du Sud-Est

1e foyer de I rEst auquel appartiendraient 1es affluenrs affecrés en pârticulier sur Ieur cours

béninois dr.r flerrve Niger,

moyen ^

avec la Léraha, le Bandama Blanc et son affluent le Bour r

1a haute Marahouê;

constitué par ia basse Volta Noire sur un bief d'environ

1OO km entre 1'agadi et Bui;

comprenant

1'0ti; Ie et 1e cours supérieur de cerfains affluents de

En 1979 et les années suivantes! avec 1a mise sous traitement insecricide des rivières de 1a Phase IV (foyers d'onchocercose du Sud-Ouesr et du Sud de la Côte d'Ivoire), des cours dteau tels que la haute Bagoé, le Bandama Blaoc, 1a Léraba et Ia basse Volta Noire, n'ont pratiquemenr pas été touchés par 1a réinvasion, ou du moios très faiblemenr. Les densités des vecteurs y étaient très basses et 1a transmission interrompue. Pendant donc rrois saisons des pluies consécutives (1919,1980 et 1981), 1a réinvasitn du Cencre-Ouest et du Sud de

1'aire initiale du Prograrmne semblait être maîtrisée. Par contre, celIe de 1'ouesr demeurait, ainsi que celles du Sud-Est et de 1'Es c.

Ces dernières réinvasions ont ér6 urilisées pour des études poncruelles, corrne

indiqué en introduction, pour une meilleure compréhension du phénomèoe. Mais 1e fait remarquable

est 1a suppression des foyers de réinvasion du Centre-Ouest et du Sud après 1e traitement des sources porentielles de départ"

3. Visage de 1a réinvasion en 1982

3.1 Cormne chaque année, la réinvasioo es t appâr1le en 1982, f idè Ie au débr-rt de

des pluies. Mais comparativement aux tr<-,is années précédentes' cette réinvasion a

conséquences de la double résistance au térnéphos et atr chlorphoxime, les deux setrls

antisimulidiens opérationnels en toute saison donr dispt se 1e Prograrmne.

De ce fait, deux situations se sont présenrées, du mr'ins à I'orée de 'la des pluies en avril et mai et en zone ouest. En zooe est la réinvasi.-n esr potlr demeurée sans changement par râpp(rrt à celles des années précédenres, sinon dans intensité, qui cette année sembte être moins frrrfe que ce1.le des années passées.

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En zone ouest, une première situation ressemble à t:e1le qui prévalait lors de l tapparition de la double résistance aux organophosphorés rrtilisés par Ie Prograrnme. l,es va11ées des c,:rurs d'eau hahituellement affectéeq par des poprrlations simulidiennes et, donr

les lieux de développement sont à ltexrérieur du Progrâûtrne, n'ont pas été épargnées. I1 sragit des affluentsmaliens du fleuve Niger ainsi que du haur hassin du Sassandra qui

constituent 1e foyer ouest de réinvasion. I1 s'agit dtune rêinvasion strbie.

La deuxième situation est une conséquence de la dorrhle rêsisrance et de Iturilisation à 1'état exp6rimenral du Teknar (R) en tânt que larvicide antisimu.lidien de remplacement dtr t6méphos ef du chlorphoxime. Ce larvicide n'êtant pas (rpêrâtionnel en période de haures eaux,

i1 a êré difficile de maîrriser 1es gîtes des vecteurs de I'onchor:ercose dans 1es régions de

1a phase IV reconnues cofltrne sources de réinvasion de la haute Bagoé, du Bandama Blanc, de 1a Léraba et de 1a basse ÿo1ta Noire autrement dit du f oyer centre-()uest et sud. l'lo

conséqupnce, c,es cours d'eau onr éré affectés par la réiovasion à I'orêe de la saison des pluies 1982 qui, du fait de sa précocitê a éLé cause d'une rêinvasion égale-ment prér:oce' ayant comrnencé dès 1es premières semaines dtavril (Fig.1). Mais 1e retour aux traitements à lrAbate des sources potentielles de départ de la Phase lV devait permerrre de maîtriser cette réinvasion qr:i stéteignait avec le mois de .juin sur Léraha et 1e Bandama Blanc (Fig-2).

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Si elle a persisté sur 1a basse Volta Noire en juin, crest peut-être par suite des traitements défectueux de 1a basse Comoé considérée corTrrne source possible de réinvasion.

3.2 Une situation inédite concernant 1a réinvasion de 1a rivière lrlassouloubalé stest présentée en 1982. Au site de Yanfolila, la densité simulidienne est restée étonnannrent faible pendant toute la période de 1a réinvasion au contraire des années précédentes (depuis tg77).

Ce site semble avoir échappé à la réinvasion en 1982 alors que drordinaire, i1 est touché en même temps que Madina-Diassa sur le Baoulé et Kankéla sur un affluent de 1a Bagoé. Une

modification écologique est intervenue au niveau du gîte de Yanfolila qui avec 1a saison des

pluies 1982 se trouve submergé par 1es eaux du nouveau barrage hydroélectrique de Sé1ingué alors que les années précédentes, i1 ne 1tétait pas. Cette observation semble être une vérification par lrabsurde de lrhypothèse selon laque11e 1es simulies de réinvasion seraient attirées par les gîtes des cours dreau affectés. Ltutilisation des pièges Bel1ec à ce site

anciennement réenvahi nta guère fourni plus de résultats que les captures sur honrne. Une étude approfondie de 1a question a été entreprise sur 1e Baoulé (cf Chapitre 4) .

4. Etude de 1a dispersion linéaire en 1982

Une étude approfondie est en cours sur le Baoulé et se poursuivra pendant toute 1a période de 1a réinvasion ctest-à-dire quatre mois, de mai à août, Dix sites ont été retenus

sur le Baoulé et deux sur son affluent 1e Dégou. Autant que faire se peut, 1es captures se

déroulent les mêmes jours à des sites plus ou moins équidistants de Madina-Diassa pris connne

site de référence. Une cartographie périodique des gîtes potentiels est également prévue aux périodes de modifications importantes du débit des cours dteau.

Les premiers résultats de 1'étude indiquent quten 1982,le cours supérieur du

Baoulé a d'abord été touché par 1es simulies envahisseuses. Ensuite lton a assisté à un déplacement graduel des simulies vers 1e cours moyen dans 1a région de Madina-Diassa. Le bief affecté va de Maréna en amont, à Madina-Diassa et Niako en aval. C'est sur ce bief

Maréna-Niako que les densités simulidiennes ont été 1es plus importantes pendant route la durée de la réinvasion.

En amont et en ava1, el1es décroissent rapidement pour stéteindre dans 1es régions de Logognasso, vers Odienné et de Niagalé au nord de Bougouni,

Avec ltarrivée de la première vague de réinvasion a eu lieu le première cartographie de gîtes; e11e indique une distribution plus ou moins uniforme des gîres sur le Baoulé,

qui cependant sont plus rapprochés sur le cours moyen touché par la rêinvasion.

5 . S tratégies ooss ib I es de lutte contre 1a réinvasion dans ltaire du Progranrne

Ces stratégies se conçoivent selon que les sources potentielles de départ des simulies de réinvasion sont ou noo accessibles, Il faut signaler que les vecteurs d'onchocerctrse qui pârticipent à 1a réinvasion appartiennent à des espèces sensibles aux

organophosphorés et donc attaquables à 1rétat larvaire dans leurs gîtes de reproduction.

Les foyers du Centre-Ouest et du Sud ont déjà trouvé leur solution lors de f inclusion des régions de 1a Phase IV dans 1es opêralions de lutte contre lronchocercose. Bien que ces

régions appartiennent aux zones où s'est installée la résistance des espèces forestières aux insecticides, lrutilisation de ltAbate a eu raison de 1a réinvasion de ces foyers.

Les études menées en 1981 sur les sources potentielles de départ de la réinvasion du foyer dtr Sud-Est tendraient à montrer que ces sources se trouveraient dans les bassins de lrAsukawkaw et des affluents du haut Mono, dans la zone drextension sud. On pense qutune

lutre larvicide appropriée pourrait dans ces régions neurraliser la réinvasion du foyer du Sud-Esr. De nouvelles études de faisabiliré soot prêvues en 1983.

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Quant aux foyers Ouest et Est, 1es sources de départ sont encore incoonrres mais certainement situées en dehors des lirnites du Prograrune. Par contrer le comportenent des

femelles de réinvasion sur les biefs touchês étant de mieux err mieux connu, et faute de

pouvoir atteindre 1es sources de départ,1a tactique de choix dans ces foyers por:rrair consister en une lutte adulticide dont 1es modalités resteraienr à définir, à la lumière des conclusions de 1tétude de dispersion 1inéaire actuellement en cours.

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