POUR L'AFRIQUE - TANGER -
(JaJB
)
SUR LES PAYS DE_, j^L.SODS=jUBGICT!
BULLETIN N°13 MARS 1974
& \
&
CEA - TAKGDR
BULLETIN D' INFORMATIONS E ET STATI STIQUE S
K°13 - MARS 1974
TABLE DBS MATIBSBS
AiGBRlE L°USINE D°BLECTROLYSB DE ZINC A GHAZAODBT (BX-NEMOURS) PRBTB
A DEWARRER
TUNISIF LB VIGNOBLE TUK1SIEK -
RECONVERSION ET RECONSTITUTIGN LA TUNISIE S°ACHBMINB VERS LA SUPPRESSICW TOTALE DBS ACCORDS
DE CLEARING 10 ~ X3
MAROC 1 - INDICE OU GOUT DE La VIE A CASA«
BLANCA (111 ARTICLES9 BASE 100- OCT* 19583 SBPTp 1959)
2 » AVOIRS EXTBRIBURS BH 1972 BT
1973
3 » PLAN QUINQUBNNAL 1973 - 1977 PEKSPBCTIVES GBNBRALBS DE
DEVELOPFEMERT
4
L'USINI: IV .ELECTROLYSE OE_. ZIWC A GIIAZAOUBT
Avec la mine de zinc et de plomb d'El-Abed (Sebdou) et 1'uai- ne d'electrolyse de zinc de Ghasaouet, qui forment un des plus importants complexes industriels du Tiers-Mondep le decollage
economique de la wilaya de Tlemcen qui entame 1'execution du
second Plan quadriennel et la derniere annee du Programme special se concretise selon les objectifs definis par le gouvernement lors du Conseil des ministres tenu en juillet 1970 a Tlemcen*
L5usine de Ghazaouet qui doit traiter l'ensemble de la pro duction de la mine d'Bl-Abed est entierement termineeo On prece de actuellement a la phase d'essais de toutes les installations par voie de priority La premiere unite de production qux touche directement la transformation du zinc en electrolyse, sera miss en marche des avril prochain, puis au fur et a mesure, les autres unites feront l8objet a leur tour d°essais techniques^
En principes cette usine doit rentrer en production au debut du second semestre de cette annee, Le premier lingot de zinc qui
aura un poids de 25 kg? sortira au cours de la premiere annee d'execution du Second plan quadriennal (1974)o
L'usine de Ghazaouet d'une conception et d'un style tout a fait classique, implantee sur une superficie d'envirou 10 ha?
face au port, est done achevee a lOOPd,, Les travaux de Genie civil avaient ete entames vers la fin de 1'annee 1969S mais e'est en juillet 1S70 que le chantier de la SNS (Societe Nationale de Siderurgie) a ete inaugure par le chef de l'Etat, a la veille de
la tenue du Conseil des ministres a Tlemcen*
A Ghazaouet, le chantier de la SNSP veritable fourmilidre
d'ouvriers, techniciens et ingenieurs a employe environ 1,500 person^
nes, De nombreuses societes nationales, parni lesquelles la SN Metal, la DKC/ANP, la SONELEC, la SOCOTEC et la SCNATIBA ainsi qu'une
dizaine d'entreprises privees, se sont vu confier lee diff6rents marches allant de la mise en place du grillage cloturant 1!usine a la construction d'ateliers geants et de laboratoires. II faut egalement noter le concours apporte a la realisation de cette usine par des techniciens et ingenieurs etrangers*
Xf Sources El Moujahid du 10-11 Mars 1974
Gependant un retard considerable dans la realisation de cet en semble metallurgique est a imputer, eelon les re»pon«abl»» d* la
SWS, a plusieurs facteurs dus a 1' absence de etrtxcturee environnantes
a l'unite.
II s'agit entre autres du munque d'eau et il a fallu poser une conduite a partir des nappes souterraines du barrage <*e Beni-Bahdel, dans la region de Maghnia. II faut egalement citer le retard des soumissionnaires, les problemes de communications routines et
telephoniques entre Ghazaouet et la capitale* Les difficultee tech- niques recontrees par la SONATIBA qui a prie la9 un des plus impor- tants chantiers depuis sa creation et aussi lBinfrestructure d'accueil inexistante pour le personnel employs par l'usine^
ZINC ET ACIDE SULPURIOUE PRODUITS PAR LgUSlNE
II faut egalement ajouter qusen raison du reseau routier tres defavorable pour un trafic important^ tout le aateriel destine a 1'usine a ete r6ceptionne par voie maritime au port de Ghassaouet qui ne dispose que d9un materiel de manutention rial approprie.
Le choix m8me de Ghazaouet pour lgimplantation dBune telle usiae a pose un certain nombre de probldmes a la SNSs site abrupt qu'il a fallu "raboter" pour creer un terrain nivel6 assez grand pour la mise en place des differentes unites de production, region mal desservie par le reseau routier, port non susceptible de recevoir un
tonnage important^ etc^.o
Selon la SNSP la region de Maghnia par exemple, aurait certai- nement offert des conditions plus favorables pour I1implantation de cette usine qui nsaurait pas rencontre autant de problemes qu'a
Ghazaouet et aurait done et6 termin£e a tsrme.
L'usine de Ghazaouet produira annuellement 40o000 tonnes de zinc pur sous forme de linsots, 80*000 tonnes d» acide suli!uriqueP 250 tonnes de cadmium electrolytique ainsi que des residus de lixi- viation0 Environ 80 pour cent de la production dBelectolyse de zinc seront exportes et le reste destine a des unites chimiques et si-
d6rurgiques nationales,
Le zincB tr^s demande ^ travers le monde, bien que son prix ait quintuple, est utilise pour la fabrication d8aluminium, de tGle, d'alliages d'aciers speciaux, de cuivre (laitonp brongse d3 alluminxum, duralium, olpax etc.), Les usines de piles, de carburateurs, de batteries-automobiles en cours de realisation, a travers le pays ainsi que les societes dBindustries chimiques seront auffisamment
alimenfceea en acide sulfsrique a partly de Giiazaouet grace & uae maritime envisag6e par lo CNAN qui assurera $Golement
d"une partie && la production de l'usiue-
navette
1B exportation
Pour des raisons evidentes d(economie, la SNS a choisi de
traiter le mineral de zinc par voie hsimide au lieu de la vc.ie
therm-i'iue fort cottteuse- Apres le traitement qu'il subit dans 1 usxne de flottation d'El-Abed, le mineral sera transport© jusqutta Ghas
par voie ferroviaires en passant par le uaroc conf6rm6ment aux cords bilateraux conclus clans ce sense Les concentres
ainsi
ac sulfure
bilateraux conclus clans ce sens* Les concentres de sulfure receptionn6s sont stockes pour un prelevement aux fins d9ana
^ Une'bande tranaporteuee (tapis roulant) envoie ensuite le
concentre au "grillage"*
constitue une
La SNSe consciente de ia progression de cette Industrie qui cle de voate" de Is expansion metallurgique en Algerie a prevu I1extension de I'usine dBelectrolyse de sine de Ghazaouet, Cette extension qui interviendra au moment opportun3 permettra de
doubler la capacit6 de production qui serait alors portee & 80.000 ton-
Copendantj il faut se feliciter de leimplantation d'une telle uaine, II y a lieu de se preoccupar dans lsimm^diat de la situation assez critique de l*environnement social qui fait defaut ^ cette
importante unit6c
TUHISIE
LE VIGNCBLE TUNISIEN
- snrCOTKttSlQN KT
•
Le visible tunisien s'etentfant sur plus de 30, SOO na doxt opter dans les meilleurs delais pour uae jeunesae popueuee ae
productivity indispensable a 1'economie et aux citoyens lies au
eecteur (voir "ta Presse" du 24 Janvier 1974),
Reconversion de certains vignobles improductifs et reconsti
tution pour d'autres sont les deux actions a engager* bilesbasent sur les productions actuelles et les ©ti ontreptiaee en 1968S en tenant compte pour le
tique vitivinicole dynamique des facteurs fonciers
LA VIGNE ET LqEU
Au niveau de 1'emplOi, on estime qua lea 30.600 ha &*
fournissent du travail * 7=300 employes ^T^TtJttl^Te\t
des tachee et faisant vivre directement d« la vigne prea de 36,bcu s n (5 par famille). Les 20 pour cent reetant des travau, sont assures par les uuvriers .aisonniere des vendanCes, soxt
30*600 personnes*
Le rignobls au totalB fournit des revtjiius permanente ou
, 67.000 personnes. XI *et digficile d'6valoer
pr^ision IB proportion des viticulteuro exerjant a-nutre. activet«s
estime que 20 pour cent des exploitations sont exclusive-
vitlcoies et 60 pour cent component a-autre. 8p6col.tion8
agricoleso
Le premier probleme pose par la reconversion de certain^
zones ost celui de l^omploi. La diminution des surfaces envign.
entpainerait directoment de profondes stations. Si un hectare
de vigne n6cessite 75 jours do travail par an. la m*me ««P«fxcxe
demande en ^ealiculturep 10 a 15 jours de travaxl-an ^ maxxmum et convert!* en arboriculture les jourr*6es ds travail annuel pax hectare qui seraient de 40 a 60 jours
1/ Sources Minietere de I9Agriculture
" 1974,
et la Presse du 25 Janvier
— 2
JLA_VIGNE ET.LA Q
Depuis 1962 des arrachages massifs out eu lieu puisque des 54,000 ha, le vignoble existant actuellement couvre juste 33*000 ha
d«t6.000 ha sont en intercalates avec des oliviers ou des arbres
era!tiers. Les rendements obtenus depuis 1966 sont tres faibles.Lea objectifs de la poUtique vitivinicole visent a produire des vins de qualite pour satisfaire les marches Grangers.
Les different** actions envisagent 1'elimination en premier lieu des zones marginales a faibles rendements et la creation d un
nouveau vignoble de cuve=
le secteur oenologique doit etre enticement etudie pour de~
finir les qualites, les quantit68 et les types de differents vino qui devront etre commercialises dans l'avenxr sous lee 6tiquetteo
"Vin d'Appellatioa Contr616e Tunisie" "Vin Superieur <3e Tunxsxe
"Vin do coasommation courante". Cette classification contrOide et ripoureuse est indispensable pour la sauvegarels et la promotion a long terne des exportation© des prodaits o^nologiques et leur
Constance qualitative d'annee en aaneeo
Des la determination des types de via et des zones a appellation contrOlee, les etudes preconisent la fixation des pourcentages de
cepages a implanter dans chaqae zone.
LA VXGNB ET.LB VIGNERON
II a 6te agalement elabore en projets des textcs de lax compo- sant un futur "code de la viticulture et du via",
Pour que ce nouveau souffle devienne operationnel, il sera necessaire que les techniques culturales et de vinification moder- nes soient mises a la disposition des producteurs par le biaia de la vulgarisation nantie de teciini^isfiK competents dans cette pro
duction delicate*-
En fait il s'agirait dans 1'avenlr de mettre en place un bu»
reau technique eC-ficace qui travaillerait en collaboration avec
la recherche*
Sa taclie consisterait d etudier tows lea problemes concernant le secteur vitivinicole et sa reconversion. La viticulture et
1'oenologie encadrees au debut par une assistance technique etrac- gere deviendraient des sciences plus exactes pour les producteurs et techniciens nationaux, rares - cela se comprend - a deployer leurs talents dans un domainer jadis detenu par les strangers.
Sur les 33-000 ha, 27*000 ha sont complantes en plein et
6.000 en intercalates* Les propositions pour une reconversion
envisages l'hypothese d'arracher et de recoavertir.20.500 ho de virne. Le futur viCn0ble s'etendrait dif i/eremmervt sur 31,800 ha
dont 2.200 arraches en 1962 et replantabies et 19c 500 ha a recoas
tituer de jeunes
De& calendriers out ete dresses, stales pour l3arrachage et la plantation sur une dizaine d'ann^es. Avant m§me <3e lancer ce programme, les pepinieres devront s9appr5ter & fournir les quanti tes a6cessaires aux plantations pour environ 300 ha par an
(1971-1974) 500 ha-an en 1975, 1000 ha--an en 1976 et 2000 fca-an
En aval, 1'augmentation de 7*000 a 8.000 hectares dans le gouvernorat de Bizerte,, necessitera la creation de trois caves de 120.000 his chacune pour absorber la nouvelle production & raioon de 22.000 dinars de coat par unite (coraprenant lee
tation et de conservation, le materiel laboratoire, le pressoir,
Lg ensemble des productions oeaologiquee occupe stir le plan 6conomique national une place impox-tante et arrive en seconds p.
dans les exportations des produits agricolesj app*8 IMxuila d'olive Le secteur de la vig»e merite done d'etre orscais^ rationnel lement non seulement pour I'inter6t des rentr6es en devises, ?nais pour ses possibility dans la ^valorisation notable ^Jes revenue
s interesses et la cre-ticn d9emplois.
Bn outre ce secteur est un stimulant direct pour dfau:'cres activit6s 6conomiques:(engrai8, produits de traitement, caves et infrastructures vinicoles, machinisKQ, verrerieaj transports, etc..o }°
Le secteur devra dor.c ©tre encadre par une .c6a^ementation et des encouragements incitant la productivity de oetto speculation.
Dfija dans le cadre des encouragements destines aux plastatioas arboricoles? des prgts et subventions sotH accordes au secteur de Xa vigne (operations de palieaage dsarrachasef de plantation, etc^c
Les textes legislatif's en projeto conceruant la reconstitution du vignoble, porteraieat sar 1? organisation et: 1'orientation de la production viticole, la creation dtJun groupament de producte^y©
de plants de vigne (GPPV), la classification des produite des p^-
pinieres etc*«.-
Ces lois en projet ©eraient easuite c.omplgtees de textes rdglementant la production vinicole propremeat dite*
RAZSIHS PS TABLB
Dans le vignoble tunisien il faut aussi comprendre la pro duction de raisins de table et des raisins sees.
La vigne de table a toujours ete orient£-e paur la satisfaction du march© local. Sauf quelques vari6t6s commercialisms, la majau- re partie de la rdcolte est l*oeuvre de tailies ou de tres petites surfaces complantees de capages indigenes servant a 1'autoconsora- mation. La production de varietes precoces ou tardivea est quasarn-
raeut aulle«
Europe
La production internationals de raisin de? table S«8:2O.OOO tonnes dont 2*800 tonnes »ont profiuites pa:
occidentale*
La commercialisation qui se fait en general de lfEurope
dionale vera la CEEB 1°URSS et In Seondioavie atteiat les 8 00*000
tonnes par an environ*
Apres etude du marche, on a estim£ que le marche international et notaKiment celui de la GEE est sature et d'accea dif-ficiles pour
les vari6t6s de saison (ler AoCt - 31 Septembr*)* Le march* rests ouvert pour les varietee precoces (ler Juin - 15 JuiXlet) et tv tardivesp Le raisin de table attaint aa© prod«ctxow difficile- ment estimable en raison des ventes parses mnis serait de 1'ordre
de 20,1 COO tonnes par anc
Outre les vignes des j ardine familiaux eparpi'llees dans toutes les regions viticoles et dans les oasis, les principales zones en culture sechea produisent le Muscat (Raf-Raf - Has JebeX - Bizerte Kelibia) dont les plus beaux raisins ©oat commercialism et le rests vinifie pour donner les mistelies^ La aeconde production
est "I9Italia" ea culture irrigu^e intereseant la region du Mornags de Grombalia et de Besbessia0
Le climat tunisien psrmettant d'avoir des bales tres sucr^es avec des varietes precoces ou tardives, seules les zon©B irrigables doivent lui Stre reserv^es en dehors des Muscats= Outre 1*approvi- sionaement du marche local9 il doit 8tre possible en Tunisie de produire des raisins a pavtxr du 15 Juia jusqu'aa ler Octobre- La
possibility qui resulte d'essais Ztaliena permettaat de co-server les variet66 tardives environ 4 mois apres la caeillette peat repondre a la consommation jus^u'qu 31 06combre anv'
s
prsoccuper de la formation
en la matiereo
cadres
II - PROBLBMBS_JjB
La ouasx totality du secteur vitxvinicole etait entre les
mai*s defcTlons jUS(J«'en 1964, A «.«. date le vi6nobl. couvra.t
45*000 ha et produisait en moyenne 1.6 00*. UUU hi.
La France accordait & la Tunisie & cette epoque un regime
prSferentiel et importait annuellements
~ 1,275*000 HI de vins 5 00000.IU de muscat
75.000 HI de misteiles (destines k la fabpication des
aperitifs de vin)«
Ces vins servaieat au coupage des vins fraa9ais et etaient
commercialises sous etiquette francaa.se*
A la suite de la denonciation des accords commercial en
matiere de vin par la France en 1964ft le marehe frangaxs se ferma
nno! ^ins'ce ^ nous obligea i C-tacter ^^*-
en particulier la RFA (contingent de 75;000 HI)
(200.000 a300c00 HI par an) ^ des prxx tree bas {3 )
A partir de 1966-67 la France a accorde d la Tunisie un contic<
gent annuel de vin de 25 0,000 HI ma»imu« qui a attexnt exception- nellement en 1968-69, 500, 000 HI-
Outre le contingent, la France accar^iit aussi a la Tuns, des contingents de jus de raisin mutes J l^anhydrxde sulfureux et.
des vins piques destines a la vinaigrerxe de l^ordre de 50.000 HI
chacuno
Les produits vinicoles destines a la France &eneficiaient d'un regime pr^f^til
2/ Source: Office du vin et la Prease du 13 F6vrier 1974
LA CBE DAKS hh VIM
En 1970 le marche commun yinicole vit le jour et r£g
lea Changes commercial en watiere de vin entre les pays membres
et les pays tierso
Catte ^lamentation (reglement CEE 816/70 du 28 Avril 1970)
prevoit "-e";; les'vina i.portes ?or 1. CBB en provenance
des pays tiers, nctsmment la Tunisia, 1'Algeria et l«Bspag«M>l
_ L«interdiction du eonpage *vec les vins communautairee... La fixation d'un prix de r*€M«ne« datis le but d'empScher tout, concurrence aux vins de la GEE (3F,71 UC (a.lt« de ccmpte)
le degr6 soit 9FS5O l'Jhl)o
L«institution d'uae taxe compensatoire
- L'acquittement d'une tcxe aouanidre maximale de lOCT/o aoit 50 FF par hectolitre import© (pree de 5 dinars 1 hi)*
A partir de 1971 ces dispositions oat ate r6eKamin6es et c'
ainsi q«e la Tunieie a benefici, *•«•»•«•■ f^xL^
droits de douane qui passerent de SO FF 1 &1 - ->^ ^ |regiem»i»
2823 du 2ioi2o1971)o
Par ailleurs, la Tunisia s'etaat engages aupr^s de la CBB a
respecter le prix de r6f6reacef elle a 6t6 dxePen?6e de la tax,compensatoire (reglemeat CBE 245/72 du 3 Ffevrier 1973),
Entre temps toutes ces mosures ivtltnt an»« ^^I traditionnels fpangaie a eubstituer a aos vinat *•»» *• J-i**
ui leur reviennent moins chers et qui sont adr.is au coupa&e En consequence, les vias couranfs produits jusqu'a present
pour le coupase n'oot plus de cUanco de se placer s«r ce .t^che
LA PROSPBCTIOR VBRS LA ODALITB
A la suite de toutes ces contraintes nous avone ete amenes ai>rds plusieurs contacts et dtudes avec des profes-
sion^Isetorganiames internatxonaux . orients notre production
vers les vins de quality tele cue les Appellations d °^2^e
Control'^ ot les Vins P61imit6s de Quality Sup6rieure e. Vins
Suplrieure tout en prospeotant de nooveaux marches 60 replace
Dans ce cadre, !• Office du Via a <16ja entrepris plasieura e des qui ont abouti a 1'institution des nouvelles categories de
Tin. de quality (V.D.Q.S.) et d'appellation d'Origine ContrClee
tels que le Vu D* Q, S, IIOB&AG et lee A. O.C« coteaux de TBBOURBA et
Le programme de reconversion du vignoble qn± a ete confri.6 a l'Cffice du Vin, sera oriente sur I9implantation d'un vignobXepouvant .roduire dee vine de quality par !•introduction de nouveaux
Spaces nobles et amelloitteura et de nouvelles techniques modernee,
culturales et oenologiques*
Le bilan de la prospection de certains marches tels que les U.S.A., le CANADA, I8 ANGLETERRB et des etudes effectuees mdxquent
que l'avenir est a 1 * exportation des vins de quality en bouteilles,
Cette nouvelle form«le aura 1'avantage de revalorises une bon
ne partie de notre production et de contribuer au developpement iadustriel du secteur vinicole* N6anmoinS Sexploitation en bou necessite certaioes conditions notamments les traitements o6aolofii ques speciaux, un habillage de tres bonne quality (boutexlles, bou chonss etiquettes, surbouchons et emballaROs)o
DeiS certains professionneXs sent entrain de s'equiper en consequence pour pouvoir rdpondre favorablement a ces i'.arch6s nou~
UNE C ONJ OWCTURE A.FRUCTIFIER
Au cours de la campagne vinicoXe X272-73 dans Xes principaux pays producteurs europ6ens (France, Italie, Espac*®) la production 6tait inferieure a Xa moyenne, qualitativement et qaantxtativetnent ce aui a provoque une flambee des prix cles vine et une demande accrue pour 1'importation des vins des pays tiers qui sont devenus comP6titifs au point de vue quality et prix. C'est ainsi qua la Tunisie a ete fortement solicits par ces paya au point d'ecouler
toute la production et les stocks reports, Des quaatites eur -la "recolte suivante oat et6 engageee fvoir tableau ca
du prix de rSferc ce qui est pnss£ de 9»5O F
malgre 1*augemntation a 10^22 F le degre hXo
Cett© conjoncture a ete favorable aux prodaits tunisiens titles. Bile a permis de faire conna£tr« nos vins a»
eucopfiena qui les acbetant s«ma la denominatxong "vine <3^
xa mis* en boatallla etant falta dana laa pays acheteur«
En ce qui concern© la campagne en cours (1973-74) le memo phenomena s'est reprodoit malgre une trea forte augmentation de la production des pays producteurs de la CEE du vin et une 61eva~
tion sensible du prix de reference a 10,74 F, C'eet ainsi qu©
1« Office du vin a realise des engagements femes qua couvrent la totalite de la production actuelle et an volume appreciable de la
prochaine r6colte 74-750
D'apres les donnas de la conjoncture, la tendance ^
A la conservation des vins de quality dans lo monde et Involution
du marche vinlcole, on peut conclure que 1'avenir *• le commercia
lisation des vins ne poeera pas de problemea, surtou*. en ce qux
concerne les vins d« qualite* Les vins seront commercialises a des
prix assurant la rentabilite du vignoble et la viabilite du secteur*Dans le cadre de la promotion do la production das vins de quality 1" Office du Vin revalorises ces produits aussi bien au profit des viticulteurs qu'a celui des caves qui les produisent*
Des primes d1encouragement sont aussi prevues pour la plantation et 1'introduction de cepages ameliorateurs0
LES HORIZONS QENOLOGIQUBS
A quelque chose malheur est bonS en effet nos produits vini- coles soumis depuis leur creation aux marcn«8 des vxns courants de couoane, oat, par suite de la rupture du regime pret6rentiel avec la France ete exiles, par leurs tarifs prohibifs dee pays de la Comruinautep et oat reussi dans la conjoncture dfifxcitaxre en vins de la CEB9 a sortir du ghetto de I'anoayraat, en s'adoptant aux lois de I5agressivite dans les marches a forte concurrence.
Cette entree des vins tunisiens portaat leur origine publique™
ment et adoptes par une clientele, laisse Pr6sa5er une extension constante sur les marches etrangers, a condition de proposer une production de qualite «uperieure8 depassant les vins ordxnaires des pays acheteurso De cela, nous soiusies caoables,
Les produits de qualite a prix concurrentiel trouve toujours 8* place, e'il salt repondre au profit de la con3ommatioa<1 Pour ce qui est du vine durant ces dernieres anness l?offre des vins de haute qualite ffrancais, allemands et italiens, de plus an plus chersc a mute vers les consommateurs les plus offrants et vers les marches nouveaux a haut niveau de vies les USA, le Japon, le Canada
etc, . -
Ce transfert d°une production de qualite nais peu accessible a la grande masse consommatrice europeenne, a lnisse une place vide et une demande croissan.te quantitativemsnt pour des vxns superieurs et de qualite* Nos vins ont mis pied & terre sur le marche fran^ais en soignant leur reputation et leur imas^e de marque. II ne tient finalement qufla eux d© poursuivre et d'etendre oette offensive
basee sur les ernes et une agressivite qui ne peut que recompenser
en devises nettes tout un secteur actif nourrx par la vigne.
jjjlLAN PES 6 DBRWIBRBS ANWBBS
AHHBBS
1968-69 1953*70 1970-71 1971-72 1972-73 1973-74
PRODUCTION
912,386 His 617o0l2 Hla 559*473 His 964*955 HIq 993*000 His 1,075* 000 His
, EXPORTATION
948, OSS His 840*348 His 316*686 His 482*591 Hie 1, 348*161 His
952,500 Hls(l)
MAKCHB LOCAL
155*500 Hla 16 0*500 His 174,3 00 His 215o600 His IS 7,, 000 His 180,000 Hls{2)
(1) - Quantity contractdee du ler Aofct 1973 au 30 Juin 1974.
(2) ~ iistimationo
- 10 -
TUNISIB
LA TUNISIB S'ACHBMIWE VERS LA SUPPRESSION
fn~s^TccmpsgnCL^MI^'
La Tunisie vient de signer une eftrie de P*otoc°*"
certain nombre de pays afin de passer du r«gi«» payement bilB t*rll [clearing at r6Sime de payement an monnaies convertibles
£ coJvtllt Te signaler les rai«»s qui nous ont_am.»6 * signer
ces accords, de mentionner leur content .t de voxr pourqao* 11
y a 6t6 mis fine
a suite moyena
payement
motif pour
cela au
souci 'fichapper autant que possible 4
suite ft des alors montr« notre
1«emprise
Lonomiquos qui avait
l«*napd «• la Frances
de 1958 du franc fr«*1.,
de la nationalisation dee terres agrxcoles en
al ?
tl s«aEit en particular de U ^J
«v6n«ment. d. B.zerte en 1961
une marge de
Sources L'ACTION, du 27 Janvier 1974
de la Bulgaria la Tch6coslovaquie, la Hongrie, d»Bgypt«, la Chine populate,
i pays le II s'agit
lMj£sS? ^ U^publique Arabe d»Bgypt«,
la Roumanie et la Yottflo»Xavieo Avec ce dernier Clearin5 a «t4 abroG6 depuis 1970. A partxr d reglements se font en devises
Bulgarie, la Tch6coslovaquie et
convertibles avec la HonSrie,
le * la
Un accord de paiement devant par nature §tre equxlxbrS * la
fin de la periode, tl s'agit par consequent d'une compensationentre les p\oduits et lea services. En princip. urant c.tt. p*rio-
1 n.y a pas de sortie de devises. La comptabxlxsatxon des
ecriturea se fera dans des comptos tenur,, .oit dans la devxse de l"n des partenaires (c'est ain.i cue 1« dinar a et6 choxsi dans
1>accord Tuniso-Sovietique) soit ea une devxse tierce, le dollar
americain dans la plupart des eas =
Les transactions a enrejjistrer dans le compte comprennent en
premier lieu les marchandises dont l>echanSe eat i>revu dans l'accord
commercial! qui est en quelo.ue sorte le substratum de l'accord de
pavement et sa premiere raison d'etre. Les rSElt.-,,ents aans le cadre de l"accord de payement peuvent se limitar d'axtleurs aux r6Glements
des narchaudises prevus dans cet accord commercial.
C'est le cas du premier accord de commerce et de payement d«
13 Juilltt 1957 entre la Tunisie et 1-Union Sovietique q«i prevoit que seals les r68lements afCeronts aux produits Ixvrfes conform6- ment a l'accord oH les frais t-elatifs y sont payables par l'inter-
mfidiaire des comptes ouvei-ts a cet effetote protocole du 23 Juillet 1958 a dependant etendu le regle- ment en "Clearing" aux autres transactions courantea »« "transactions
II s'agxt en particulier des cat6Gories de payementa suivantes;
les frais accessoires aux ^changes commerciaux, les payements des
frais de voyages officiels ou priv6sf y comprxs les voyages touristi quess le payement des frais de missions ou replantations d*pl°~
matiques et commercials, enfin il s»aC±t des autres payements cou- rants qui auraient 6t6 convenus entre les deux pays*
Les rSglements de ces transactions oat ete inclus depuis dans les autres accords de clearing conclus par Xa Tunisieo
Le solde d§gage & la fin d'une p6riode fait apparattre
lement un credit en faveur de 1'une des deux partxes* Ce cr6dxt ne devant pas 6tre illimi^, les deux oarties se mettent d accord •«
are da credit r6cxProque ou »SwinG«, Au cas o^ cet e marge vient
I Stre depassee, les accords prevoient soit des vereenients de foods orovenant de pays tiers {par exemple un pays avec lequel les deux
partenaires on/un accord de payement dont le solde est ^vorable
SWr le partenaire debiteur) soit des,-ayements en devises conver tibles ou tout autres moyens de payement sur lequel on se serait
mis dB accord*
- 13
En fait e'est cette marge de credit reciproque8 axnsx qua 1'extention des transactions aux "invisibles" qux font que ces accords scat plus que de simples accords de troc.
globale de nos
En outre un certain nombre de r.proch.. sont fait.
qui aont autant d'entraves aux echanGes et aux bonnes relations avec
ces
Les principaux incovenients de ces accords sont les suivantss n>-,bord bi^P qu'il y ait un credit r6ciproque oe credit est
de toutffa'on iimi^e et L peut selon les accords Stre depass.. De
ce fait les exchanges peuvent se trouver bloqu^s des que ce credit
consommeo
Ea outre 1'experience a montre qu*en ^ter.dant aux "invisibles courante" les reSlements <ians le cadre deun accord bxlateral
»cleariL% ces accords ont et4 desequilibx-es au Pr67udxe« de la
lSi!Si?8si tous nos partenaires P-seni: toutes les tron.actxow
susvisees dans le cadre de 1°accord bxlateral, ±1 n en est pas
de m&me pour la Tunisia
De Pins il est accord* aux voyageurs ft destination de ces
pays une faible partie en devises afln de parer aux besoms d un transit eventuel dans lSS pays o* ne sont 4chanG6S cue les r.oy.ns
de payement convertibles*
II V a lieu d'ajouter que l'inclusion dee froia de voyages,
ticulier pour les hommes d'affaires est une entrove aux echan
ll' Us cheques qui leur sont accordes n. soot monnoyabUe
?i Moscou si on prend le cas de !• aocard ^"n^Tt^Sitl
veut dire qu'un homme d'aCCaires qux doit aller dans ass vil 1* mer Noire doit au preamble aller a KO«O. pour encaisser son
Ce qui engendre de« frais de transport et «• se3our qu3.
etre evitls dans le ca. du systeme* de paym.Bt en devises.
II v a lieu de signaler enfiin qu'un certain nombre de nos par-
tenairee refusent de nous livrer, bien qu'ils en produisent les
profits dont nous avons le plus grand besoin tels que le ciment
les bovins et ovins et les engrais* Or ces produxtss quand n«u« I
Cea craves etant maint^nant levees, il est trfts pro e ue no, echangea avac cea pays vont revevo^r an coup de fouet tout en evitant de passer par ces intermediaires*
M A R 0 C
INDICE PU COUT DE LA VXE A CASABLANCA
" till ARTICLES, 'BASB^lOO - OCT, 19_58 SEPTo 195 9 ji/~
Indiee
143 0 9 144,8 144,3 144 f 6 143 16 143 9 7 143, 7 145 p 3 147,5 154,-0 155,3
158,9
Indice Moyen 72 I 14286
Indice Moyen 73 5 148P4
% variation 73/72
Groupe A Produita
Groupe B Habllle- ment
« « , Groupe D !
! „ .-1. . Hygienep *
. Habita- ! « . c
I txon Transports,i Divers I
■i-4, 1
148.9 2 149.6
1/ Sources NOTE RAPIDE sur les Indices De Prix A Casablanca, Direction de la Statl6tioue - 12 D6cembre 19739
SNDICE
GROS
au I - Kpyeanes dea ladic.ag
-jb — is- .=• as — s*
Indices ENSBMBLB ALIMBHTAIKB ] CIVDUSTRIBt J
Lnft^ Imp
rauxlaux lort I rauxjaax o*t ort
1WI
5 Octobre 1973,..-. |6a34|6506SS38l8 670Si7094|4664j 5* '8J6038
-474|«tI7IS383J 7047J7S0OJ4668j B136J4.7Si608«
!i 7612S80S9!IS268S S38 21466316 646
l \ I j |
-*«•*- - ■
L'itodic« des prix de Gros a casablanca s«< Lt, au moia
06cembre 1973 a 6943 contre 6474 au mois de Sovembre dern^r- p
graseant ainsi de 7,, iS».:
Cette forte hausse r^suXte, en grand© part.ie;i de tatioo des prix des c^ales, du 8«cre, d. lahu±le et d^cid^e derni&rement par les pouvoirs publics*
A - FROPUrrS ALXW0B3 j .. ^
te group* des produits alinentai^es s'est accru de 8S€J6 par
rapport au niveau £6dt
C6r6ales: Dans le »oua-groupe des c6r6ale8 la
bi6"5^rFll,3%)3 le ble tendre ( + 33f 3%K^1S °^SS chaouia (13, C
mals (+24,6^5 et l*avoine chaouia (+1X,3$)«b) Yiaad.o»
L'i«dice des viatxdes as aa coutraire re@r680« d« 2,5)6 en raison de la baisse d^s bovias (-S,93tJ et cells dee ovine (~1
le
«jrTT<r
comestible ( + 15S 2%
B INBOSTRIBLS
s de stagnation de troi« nola, i8indice des
produftfL se red.esse, C'.it ainsi ,.•« »»■!•«• au
cours de ce rr.ois une nette progression (+4,8/.).
a) Combustibles: Sont en augmentation, daaS ce
? d eharbin de bois ( + 2,954) et ceux de 1'
aa itwifll Seules les peaux de oouton Bon1 a par la haitsse ( + 29sQ&)c
C) Constructions: Co eous-3I,oupe .f.feer. «• »,« «^^
ies soua-groopea "Hioerai-", "Produita Chimlq«««" .t "Papier
bole" se sent stabilises dttrant ce mois.
INDICB DBS PRIX DE GROS A CAS, TnCf" BASE 100 BN 1939)
Tableau II - Indices Mensiiels
INDUSTRIE!.
ALIHBWTAIHE ENSEMBLE
Gfiti4frtoc. i Imp.
Imp- lG$n&vJLOG
!
1509115531 509235364 S5X4SS5393 517425265
$52X025749
3 5713 15 514 S5537
5 747 5797
Sept^mbfe
36038 16 03 8 6 545 '5525 15136-
J4772 ladice Moyen 7
Indice Moyen 73
. % variations
AVOIRS BXTERIEURS EH 1972 BT 19731/
Les avoirs cxterieurs nets s'elevaient a fin decembre dernier a environ 1.460 millions de DH contre 1,301 en decembre 1972 en augmentation de 159 millions de DHP
IX eaut cependant signaler que le chiffre attaint en septembre 1973 est s'upftriear & celui mentionne pour la fin d'annee puisqu il
s'etablissait a 1*781 millions de DHo
Cette diminution du montant global de aos avoirs exterieurs nets au cours du quatrieme trimestre de I9an dernier s^explxque
par quatre facteurss
1 - L! augmentation du coCtt des importations et particuliere-*
meat des matieres premieres,
2 ~ La baisse du mouvement touristique par rapport & la ai&me periode en 1972.. Cette baisse risque de se poursuivre en 1974 si les compagnies aeriennes reduisent leur trafic en raison de la
hausse du prix des carburants*
3 ~ La diminution du volume de nos exportations compte tenu du retard de demarrage de la campagne agrumicole*
4 - Les repercussions sur les transferts des travailleurs
marocaias a l9etranger de la devaluation de fait du franc francais*
Toutefois la tendance & la baisse/nos avoirs exterieurs obser-de
vee depuis le mois de septembre 1973 risque de se renverser cette annee avec 1* augmentation prevue des recettes de lB0ffre Chenfxen des Phosphates grtlce a la feausse du prix des phosphates.
Les produits de 1DOCCOP. sont en effet inscrits dans la Loi de Finances pour 1974 pour un montant de 403 millions de DH.
1/ Sources revue de la BANQUE MAROCAIOT DC Ctt-IMBRCB 3XTESIBUR,
ler Mars 1974O
N° 33
JANVIER ..
FEVRIBK ,«
MARS - . - AVIUL e.
MAI > - . • « JOIN ...»
JUILLET AOUT ...«
SBPTEMBRB OCTOBRE o KOVBMBRB DBCBMBRE
XE73
X.07X 1*209 1,263 1,3 OX 103 02 1 p 5 88 Io375 1*487 1,473 1.405 1,3 08 1*301
u I«
1, I, 1 i..
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26 7 3 26 T5S5 / 06 ,553
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>671 ,759
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,593 O46(
MAROC
PLAN QUINQUBNNAL 1973-1977
PERSPECTIVES GENERALBS DB DEVBLOPPBMBNTl/
Les etudes et projections entreprises durant les periodes preparatoires ont conduit a la formulation d'un plan de develop- pement 6conomique et social prevoyant un effort d'6auipement double de celui reterm pour la p^riode precedente^/
Sans constituer une rupture avec le passe et en particulxer avec le quinquennat 1968-1972 dont il retient les priorites,
le plan 1973-1977 envisage toute-fois un depassement afin de reduxre les inegalites entre les groupes socio-economiques ou les dxspari-
tes entre les
A cet effiet, il se fixe la realisation de deux objectifs:
- La maximation de la croissance economique par la mobilisa tion de toutes les capacites productives,
- Une repartition plus equitable des fruits de la croissance
economique*
MAXIMISATION PE LA CROISSAMCE BCOWOMIQUE
L'industrie tnarocaine se caracterise en moyetine par de faibles taux d'utilisation de la capacite de production. Cette situation decoule d'une etroitesse du morche interieur marque par une lente evolution de la consommation des menaces,
II s'agit done non seulement de favoriser la creation d'uni- tes industrielles nouvelles mais d'ameliorer 1'activite des entre- prisos deja existantes. Deux mesures paraissent Stre necessaires a cet eeard ayant trait toutes deux au developpement:
- de la demande interieure axe© sur Isaccroissement du pouvoir d'achat de la population a faible niveau de consorawation,
1/ Source: Banque Marocaine du Commerce Exterieur - Bulletin Bimeetriel n° 128, Mars 1974,
2/Une copie du texts integral du Plan (3 volumes) a deja ete
adressee a la Bibliotheque d© la CBA*- 8
tions
de la demand© exterieure par une promotion accrue dee exporta<
Celle-ci s© caracterise par un certain nombre de dispositions susceptibles de favoriser 1*implantation et la competitivite das produits marocains sur les marches Strangers!
- promulgation du code dee exportation©,
- creation d'un centre d9information et de promotion des exportations-
- institution de la carte d9exportat©uro
Des mesures ont ete envisages concernant le tourisue et 1'emi gration de la main«d'oeuvre, puisque les effete economiques d°uae entree de touristes ou de Is envoi par les travailleurs a I3Stranger d"une partie de leur salaire sont identiques a ceux dBune exporta
tion de bienso
Par ailleurs* 1'encouragement aux investissernenfcs, etrangers est susceptible de se traduire non seulement par uae augmentation
de la production mais 6galement par une competitivite plus grand©
de nos
Parallelement a ces incitationsp une action des reorganisation de l'industrie marocaine sera entreprise conjointement par Is admi
nistration et les entreprises interesseesc EVOLUTION ECOWC&UQUB A LONG TB.M.TB
Dans ce domain© on a prefer6 etablir des schemas bases sur un mobele de d^veloppement aux provisions de croissance qui domeu- rent assujetties a dos facteurs exogenes difficiles a maitriser tels que: aleas climatiquess progres technologiques, decisions
L'hypothese a long terme de +3,75% par an en moyenne retenue
©n 1965 s'est av6ree en de?a des rythmes reels apparu© au cours des annees ulterieui-es puisque depuis 1966 1'economie progresse a un taux compris entre 4S6% et 5H6%par an en tnoyenne. Dans X'hypo-
these d'un prolongement de l'effort realise au cours des ann^es recentes et de son renforcementu le taux de croisoance a long terme (1973-1990) retenu est de 6,8%tf
Le secteur primaire supports encore le fardeau de 1*agriculture et l'e'levage traditionnelso Cepandont, la part de ce secteur dans Is ensemble de l"6conomie eet appelee a baisser. Compte tenu de ce fait, le taux retenu ne sBeleve qu'a +Z,8%*
Par contre la contribution denandeeaux autrea aecteurs eat nettement plus importante puisqu'ils evolueront aux taux respectifs de 7,6% pour le secondaire et 7,4% pour le tertiaire, la moyenne a prix constants s'Stablissant de la sorte & 6,8%.
Pour sa part, le commerce exterieur va evoluer a un rythme net tement plus elev6 que par le passe pour deux raisons:
Du point de vue de 1<import, les capacites de production non utilises ne pourront repondre a long terme & un rythme eleve de l»economie0 Le renouvellement normal des biena d1equipement et
1'achat & 1'exterieur de materiel de production nouveau enCendreront une augmentation des importations de 9% par an en moyenne*
{.'utilisation plus intensive de l'appareil industriel incitera a la rechercue des debouches exterieurs. De ce faitp les exports- tions auEmenteffont dans une proportion plus rapide que celle de la
La consommation locale ^e d^veloppera £l +6^ par an du fait d'une pouss6e dSmagraphique inffirieure au rythme de la production, II s'ensuivrait que le taux de la consommation par tfite d'hobitant serait superieur a celui enregietr£ dans le passe; cette tendance
irait en s'accentuant aprds I977o
II est simultan&nent pr^vu un accroissement rapide du taux d*inveatissements qui devra §tre porte au niveau de 2S% et plus.
Afin de repondre au beaoin de financement du programme, il est n6cessaare d'apporter des changements a la structure du syst&me fiscal*.
Les coefficients dB61asticite par rapport a la PIB constates dans
le pas©6 ont 6t6 en g6n6ral maintenus*
Par ailleurs, les recettes ordinaires augmenteront h un taux annuel de 1156 et repr^senteron* 25% de la PIB en fin de periods.
EQUILIBRE ECONailOUB GLOBAL A f.lOyBW TBRME
La croissance de la PIB a 6t6 portee au deia de ce qui a ete realise jusqu'S present grace & la creation d'une Industrie tournee vers l9exportation et a la volonte permanente de procdder aux aaust©- ments necessaires pour la repartition des fruits de I1expansion,
En terme r6elss le rythme annuel d'expansion fix# comme objectif pour la periode couverte par le plan est de 7,5% en noyenne alors qu'en 1968-1972 il etait leg^rement superieur a 5,5% et de mos.ti6
plus bas durant la d^cennie 1962-1972^
~ 10 -
Ce taux s'entend compte tenu des projets identifies par planificateur, et de I9absence de toute inflation, lea facteurs d'equilibre etant sauvegardes* II nous reste a examiner la reparti tion de cette evolution selon les secteurs economiques de facon un peu plus detaillee que nous ne l'avone fait ci-dessus«
Gomme nous l'avons observe le secteur primaire augmentera de + 3S6& par an de 1973 a 1977 mais cette progression en affectera
inegalement les differences branches*
Le premier groups crottra de 199% par an au maximum. Les ce- reales, le tabac, les raisins et l'arganier qui le constituent verront leur part dans la production agricole passer de 47pS% en
1973 a 43% en 1977*.
Le deuxieme groupe adoptera un rythme egal & celui du secteur
soit
Le troisieme groupe qui englobe I1agriculture moderne augmen- tera au rytame de 5j,l^ ainsi que la pSche maritime*
Par contre, les L-roduits animaux, (viande de boeu£, lait , volaillesv oeufs) evolueront au taux de *3,9%-
Le secteur secondaire sera la pierre angulaire puisque son developpement sera de +11%. On y distingue deux groupee selon leur
taux: de croissancGs
Le premier (+12%) se repartit Iui-m6me en 3 sous groupess - celui dont 1'activite est orientee vers le march® local
(batimentsp travaux publics) et celui qui est essentiellement tourne vers I1exportation; phosphates, chimie* Leur expansion durant les cinq annees du plan s'explique par le vaste programme d'equipement qui les concerne et les performances en matiere de vente.a l'etran-
ger qui leur sont assignees^
- Les activity qui ss consacrent habituellement au marche interieur mais qui orienteront leur activity dcvantage vers l'exte- rieurs materiaux de construction, ceramique et verre, materiel de
transporto
Le deuxieme groupe comprend les branches dont les taux de crois- sance seront inferieurs au taux moyea gdneral.
II sBagit d'industries comme le textile et les minerais dont les exportations se developperont davantage que leur production et d'autres faiblement tournees vers l'exterieur dont la structure du
et cartons*
L'artisonat evoluera au rythme relativement peu eleve de 5,5%
et le secteur tertiaire de VU* Lea croissances Xes plus fortes se- ront Xe fait de 1'industrie touristique (2O&) et des transports
(235*)*
La consommation des manages augmentera de 4F8% par an en moyen- ne et en valeur r6eXXe de X98 a 2% compte tenu de Xa poussee demogra
EXXe ne peut depasser ce stade en raison des imperatifs d'invee tissements 1'epargne nationale (levant e1 amplifier substancielleinent pour assurer Xa realisation des objectifs du plan*
Ainsi l'economie sera financee par l'epargne des iC^o des mana ges Xes pXus riches au benefice des 5 0^ Xes Plus pauvres. Les orien tations 6conomiques et sociales visent a reduire laecart de p.evenu actueXlement constate et L>roceder graduellement a moyen et a long term© a sa resorption de maniere que Xes couches de la popuXation dont Xa consommation demeure inferieuve a 3^300 DII par an puissent ameliorer leur revenu'au niveau global retenu par Xe plane
On prevoit que la structure des d^penses restera quasi-identi- que puisque les achats de produits alimentaires dont la part Prevue en 1973 est de 51,3'/= du budget famiXial ne representeront que 4894%
en fin de periode^ La part du revenu consacree a Inhabitation, lseau et 1'energie restera stable. Par contre, 1'habilXement et Xes autree produits manufactures absorberont de 19,8% a 2084% tandis que les transports et services augmenteront de X0s9% a XXP7%C
Les investissements ont ete calcules compte tenu des capacites de production inemployess et de la polxtique d^expansion des exporta- tions* Leur montant global s*elevera au cours du quinquennat a 2693 mil liards de DH, en prix courante soit le double des realisations de la
precedente periode*
La repartition des investissements entre les secteurs public, semi-public et privS correspond a la nature des projets inclus dans le plan et aux modalit^s de leur financement* Leur croissance an- nuelle est de 18% par an en moyenne ce qui donnera un taux en fin de periode de 24%D LMntensification ainsi voulue correspond au sou- ci de promouvoir Xe prog^ss sociaX en favorisant notamment Xes cate gories les moiis aisees de la populationP
- 12
PIHAHCEMBNT PU PLAH
FINAHCBMBHT DU BUDGET GENERAL DE L'ETAT
Les elements d'equipement s'6leveront a 11,2 milliards de DH environ sur les 5 ans. La repartition annuelle des investissements
telle qu'elle reseort des equilibres financiers est la suivantes
Annee
1973 1974 1975 1976 1977
Total
Montant prevu
1,8 2s0
2021 284S a, 76
11,2 1
Pourcentage
17 s 8%
19,7%
2lg9%
24,5%
100, «
Les ajustements qui seront operas A 1'occasion des differentes lois de finances permettront <3e tenir compte de l'etat d'avancement des differents projets et des reports de credits d'une annee sur
Le taux d'augmentation annuel moyen est inferieur a celui qui est retenu pour I9investissement total mais cette anomalxe tient au fait que la loi de finances 1972 tient compte de ^incorporation dsun ensemble de projets qui ne verront leur achevement qu'au cours
du plan 1973-1977c
Lg budget general d^equipement representera environ 43% du montant total des investissements ce qui lui confere un role prx- mordial dans la politique economique et financiere du pays*
Les depenses de fonctionnement connaltront une evolution line-
air© et une faibla variation dans leur structure*
Les recettes ont 6te projetees en fonction de la PIB afin de
tenir compte des criteres d'une r6partition des ressources en fa-
veur des categories disposatit da ressources modestee.
he budget de fonctioaneraent sera couvert a *au**ur ** ? an
environ paries impOts indirect* tandis que lea impOts direct, en
financeront jusqu'au quart.
ta hausse des droits de douane ne pourra pas exceder de ^ celle de8Importations du fait de la liberalisation progressive de
celles-cio
Grace aux mesures preconiseee, les depenses courantes necessitent
»n effort moindre ce qui pernettra de degager des resources pouvant
atteindre au"otal 2-537 millions de DH au cours du quinquennat.
En conclusion, les dSpenses d-equipement de 1'Btat seront cou-
vertes pars
- le solde courants
- les emprunts ext^rieurs:
- lee emprunts interieurs
2c 337 Mo DH 3.656 Mo DH 2,347 M« DH
- lee moyens de tresoreries 2«86 0 M. DH
vmMtMmm DES IKVESTISSBMBNTS SEMT-PTTBLICS ET PRlVBSs represen- tant 15 milliards de DH sous forme des modalites euivantess
L'AUTCFIMANCEMEKT DES EKTREPRISBS PUBLIQUES
Les entreprises publiques oat d*gag« au cours dea ««*»"m«
annee8 u.e epargne annuelle globale de 500 millions de DH v on-
Au cours du plan 1973-1977, le niveau est estim6 a 600 millions de DH
par an soit 3 milliards de Dn pendant S ans.
Lee apports ext^rieurs s'Sleveront a 1.55O millions de DH dont
1.250 sous forme de cr6dit« destines au financement des entreprises
privees "» publiques et 300 sous forme de participation au capxtal.
Pour le part, les institutions financiers contribueront d'une
maniere importante en fournissant des credits A long et a moyenterme a concurrence de 235S des besoins soit 3,6 «*^««» *' »g * °*
sont exclus les credits a raoyen terme reesconptables de la BiNDB
et les concours aux Habitations Bon March6 du Cr6dit Immobilier et
lietelier.
LES BAHOUES COMMERCIALES
Un rOle plus dynanique peut Stre attribu.au syateme bancaire
par la transformation des resources a vue ou a cou« terme en crgdxts
a noyen ou long terme, Des ressources importantes pourraient ainsi
14
§tre degagees*
Les depots a terme aupr^s des banques commercials atteindraient 920 millions de DH en 1977 sur la base d'un accroissement annuel de
justifie par Involution recente*
^ PROPRE DBS BN'rgBPRlSBS
II rev§t deux aspects!
- l*apport de fonds effeetues par les actionnaires soit dans le
cadr® d' augmentations de capital soit a la suite d?«*f*£•?£££
les de societes pourra atteindre une moyenne annuell.de 400
de DH soit un volume de resources de 1'ordre de 2 milliards
- l'autofinaneament *3ont le snontant proprement dit est tr&s dif ficile a 6valuer, Toutefois compte tenu du fait que les organs-smes de credit £pecialises et dans une moindre uesure les banques exxgent que les entreprises faisant appel a leur concour. contrxbuent par apport de fonds propres ou par affectation de profits au fznancement de 35% au mains de leurs investissements, on peut 1 estimer ^ 1,5 mil-
Hard de DH environ,
Le soldo entre besoin et capacite de financemeat, s'eleve ainsi a 2,33 milliards d» DH. II sera couvert en partie par l'6papgne des menaces et 1'autofiaancement des petitee entreprises fraiiliales, Bgrx- coles ou artisanales et en partie par des moyens de financement qux
a'ont pu &tre recenseso
L'efficacite des agents economiques implique un development energique du march6 financier et la mise en place d'une politique de
credit plus dynamique*
EVOLUTION DES C.OWTREPARTIBS DB LA....MASSB MONBTAIRE
La connaissance de devolution de la masse monStaxre permet de
prevoir les tensions inflationnistes et d^envioager a Pp^r\^!* nl.
remfedes necessaires ft cet etat sans porter Pr63udxce au d6velopPement
economique dans son ensemblec
D*une maniere general., le total des contreparties de la masse
monetaire evoluera au rythme de 16% par an en moyenne. Ce rythme
peut parattre eleve mais il est conferme au taux d«accroxssement de i^activite economique, de la monetarisation pro3resSxve d9eA
et de 1'acces a l'econofflie de warche d'une part de plus en ,nes et de 1'acces a l'econofflie de warche dune part p ll
grande de la population vivant de 1'agriculture traditionnelle
Les avoirs exterieurs sont determines par le-solde posxtif de
la balance des paiements previsionnelle- Le taux de croissance de 277*
retenu montre 1» imp act escompte de la politique envxsagee en native d'exportation, de tourisme et d'emigration des travaxlleurs narocaxns
a 1'etranger*
Les creances sur le tresor seront appelees a progresser d'un mon.
tant annuel egal au niveau des moyens de tresorerie utxlxses soit Les credits a l'6conomie, quant a eux, dependent de la croxs- sance de la PIB, Leur rythme arxnuel sera ainsi de 10,57°*
Puiequson a maintenu pour la dur£e du plan un rapport constant entre PIB et masse mon^taire en circulation, le taux d9accroxssement
annuel des prix ne d6paesera pas 5% en moyenne*
L'exploitation rationnelle de tous les moyens tnonetaires dispo- nibles permettront dJinsufflet- une nouvelle dynamique a l'xnvestxs-
sement et a la production durant le quinquennato LE CREDIT
La sauvegarde des eqailibres monetaires, et Is affectation des ressources disponibles aux emplois les plus conformes ^ 1 xnterSt economique general obligent les autorites a s'assurer une maltrise du syst&ma bancaire et a perfectionwr les instruments de regulation.
Le developpement regional, la collecte de i'epcrgne et la tarisation Op 1'ensemble de 1'ec^nomie impliquent 1© poursuxte de l'extentiofl gsosrapnique de Isappareil bancairecppareil
A cet efeet, 1'encadrement du credit qui a peruis un net retablis- sement de la situation monfetaire du pays a ete remplacS par une poli tique plus souple fondee sur le contrOle de la liquidxte des banquee, On a constate en effet qu'il presente des inconvenients majeurs tele la limitation de la concurrence entre les banques au detriment des plus dynamiques, par allleura, le systdme de l"encadrement du credxt pese davantage sur les petites et moyennes entreprises que enr les gra et penalise les affaires en voie de creation*
D'autre part, des suggestions ont 6t6 emxses afin d'flfemeliorer
le systene actuel»
- Calcul de la reserve monetaire sur les emplois des banques
et non plus sur leurs
16 -
~ Substitution de la technique de l'Open Market a celle du r6escompte et abandon du taux de reescompte variable"
Par ailleurs I5introduction d'une plus grande selectivity dans 1'octroi des credits bancaires passe par 1'etude et la mise en
place de mesures telles queg
- creation de plafonds speciaux de r6escompte ou possibility de rSescompte hors plafond pour certains credits? effets de mobili
sation des creances nees sur I1etranc©r«*»
- institution de taux de reescotnpte
~ reduction du taux de la reserve monetaire en faveur des banques qui consacreront une proportion determinee de leur cctif
& 1'octroi de certains credits comme les credits ^ l3armement mari time, & la construction de logements econorniques-
- autorisation aux banques de reniplacex* uoe fraction tie la reserve mondtaire par certains emplois au profit de secteurs &cono-
miques d encouragero
Ces mesures ne pourraient toutefois Stre arrfitees qu'en parfai- te connaissance des besoins de credit a satisfaireo
Le volume des credits & moyen terme consentis par les banques commerciales reste sensiblement inferieur au montant des dep8ts a terme collectes par ces mfimes 6tablissements<> Par consequent9 les possibilites de einancement des investxssements peuvent 8tre accrues
par la transformation non seulement des depots a terne en concour©
a moyen terme mais egalement d'une fraction leurs depOte & vue~
Cette action pourrait Stre epaulee par d'autres mesures telles
que
- la simplification et 1»acceleration des procedures ainsi que l'amenagement de lvintervention de la BKDE et de la CDG dans le
processus de reescompte*
- 1« elargissement de sa duree de 5 a 7 ou 8 an*».
- I'elicibil**© d°un plus grand nombre de secteurs d'&ctivite et de petites et moyennes entreprises au benefice du moyen term©
reescomptableo
A ces problemes s?ajoute naturellement celui du coflt qui de- bouche sur la revision eventuelle du niveau et de Xa structura des
taux d^inter&t iu Maroc*
leurs ressources et de 1'accroissenwnt de celles-ci.
La Caisse Nationale de Credit Agricole intensifies son
de collecte des depots a vue et accordera une plus 3rande part de ses
ressources au financement des petits et moyene aericulteurs.Le Credit Immobilier et Hotelier devra rechercher «••
ces supplementaires afin de financer 1«important equipement
prevu par le piano
La politique adoptee en matifere d«habitat implique que le credit a la construction soit orients vers Xea loSements econ-omx
La taehe assignee a la BNDE eet d»aligner son action sur lee priorites du plan en priviXegiant lee industries utxlisatrices de main^d'oeovre celles orientees vers 1*exportatxon ou celles qui
s'installeraient au Maroc avec le concours de capxtaux Strangers*
LE_MARCHB FINANCIER
Le developpement de ce marcfae pour repondre a 1Beffort d«in-
vestissement exige par le plan dependra des mesures adoptees pouraSSSS^ria collecte de l'6par8n. nationale et le perfectionnement
du rdle des institutions qui collaborent a son placement.
Certes la capacite d^epargne est limitee compte tenu du «non
tant actuel du revenu par t«f et de la forte P'°P««« * ^/^f mation mais le problems dans ces conditions *««t%de-1mob""e' t*"
oarcne liquide et d'orienter progressivenent les fonds ainsi dega-
g£gv!ro d.. Placements de plus longue duree et des activites xndus
LB CO3M5RCB EXTERIEUR
Sous l'impact de la croissance 6conomique et afin de la sti- muler davantage, le commerce exterieur est «?•"%?•*«H les
avec toutefois des taux differents pour les exportatxons et les
importations^
LES EXPORTATION
Le taux de croissance des ventes a 1'extdrieur sera de 1'ordre de lO^o soit pres du double du rythme enteGistr6 durant la P*^«*«
prec/dente. devolution globale sera ainsi conforme aux prevxsions
de croissance de la production*
18
Les ventes du secteur primaire progresseront de 4,7% par an en raoyennec L'objectif principal etant de C6velopper lea produits maraichers et primeurss pour y parvenir il est neceesaire:
- d'orienter la production de telle sorte qu'elle reponde aux
exigences du marches
- de developper et coordonner le condxtionnement et le transport de manifere que les produits puissent parvenir au consommateur dans
les meilleures conditions*
- d*intensifier le rOXe de la recherche et de la promotion de nouvelles cultures.
Les exportations des produits du secteur secondaire connaltront une hausse de 1'ordre de 13% par an* La part des produits manufactures passera de 20% en debut de plan k 32% en 1977<>
Cette evolution s'explique par le developpement tres rapide que connaltront certaines branches industrielles (chaussures en cuir, materiel de transport, materiaux de construction, cuir) et par le renforcement de certaines autres branches (bonneterie et confectiong textiles^ papiers et cartons, chimie)- Ces deux dernie- ree branches connaitront des taux de croissance respective de 12,8%
et 1199%«
Parmi les plus dynaniquesg la sous-traitance automobile enre- gistrera un taux annuel moyen de 25%fl le travail du cuir HS%9 lea materiaux de consturction 50%, les produits siderurgiques et me-
taux non ferreux 27%n
Par contra les viandesP conserves et froid connaitront un taux Caible (3,5%) malcr6 les efforts de la conserve de poisson*
LES IMPORTATI-'WS
Le taux annuel moyen Ce croissance retenu pour les importations est de 1'ordre de 8%0
La structure des achats n'est pas ap;;elee a subir de grandes modifications durant les anades du plan* On peut noter la baisse
du rythme des importations de c6reales* Ainsi les ^roduits primaires 6volueront au taux annuel moyen de 684%o
L'effort portera sur les achats de demi-produits et de bien©
d'equipement necassaires au d6veloppement industriel» Ue la aorte, les produits sid6rurgiques, les biens interm6diaires et d'equipe- ment, le materiel d^ transport et l*industrie chimique representeront plus de 52% des importations totales en 1977o
Du fait de 1« amelioration progressive du co™e'ce ^^
les biens de c,nsommation industries augmenteront de 8/. par
L'EOUILIBRB DE LA_JALAIjC:G DES PAIEHBMTS
La balance des biens et services refletera le deficit de la
dont le taux d'aocroissement annuel moyen prevu est de 24,2%.
Les revenus des investissenents augmenteront aux rythmes de 5,1%
en recette et de 8,05% en depenafeo
Les tran9acti,ns gouvernementales evolueront pour leur part selon les tendances passes auX rythmes de 4,1% en recette et de 5% en
Plus de la moitie des recettes dee transferts
aux transferts des travailleurs narocains employ^ g
taux"e croissance de cette rubrique se maintiendra autour de W Les depenses, quant a elles, ne depasseront pas le taux de 3,6/. par
an.
Les transferte publics, par contre conaaitront une baisse de
2.8% en recette et de 693% en depense^
Les operations du capital vont s'accelerer durant le quinquen-
nat en raison de leur Stroite liaison avec !•activity economique.
l)u cCte des capitaux ppivfie, le plan prevoit des taux de 6D7% en
recette et de 6,5% en depense pour les credits commercxaux*
L*»« nrSts et investissenents conaaitront uae acceleration plus
grande puisqu^ leur taux de croissance prevu est de 9,8% en recette
et de 7,8% en depense.
On escompte de faire appel aux capitaux extSrieurs de
substantielle pour financer le tiers du budget d'equipement de 1 Btat.
Les Pr6tS en devises representeront pres des 2/3 des Les depenses qui decouleront de ces recours crottront plus
que les recettes.- 1<» pour les credits commerciaux et 6/C pour les
pr§ts en devises.
-20-
II faut souligner que lea credits et prSts des annees ante- rieurea au plan viendront de plus en plus nombreux A dcheance et contriburront ainsi & cette Evolution des depenses.
Le solde g6neral de la balance des paiemente passera <le 144 millions de DH & 813 millions de Dh soit une augmentation de 564,6% durant les 5 onnees du plan compte non tenu d« 1«augmenta
tion des prix des mati&ree premieres*
CONDITIONS DflaNE tilEILLBURB REPARTITION DES RICHBSSBS
Le rythmo annuel d«expansion de la PIB represente 2 fois et
demie le taux de la croissance demographique et pourra par conse quent assurer une augmentation substancielle du nxveau de vie,
ceci devant etre accomPagn6 d^une repartition profitant aux couches
les plus
En effete la croissance 6conomique pose comm© condition I9exis
tence d'un march6 interieur suffisamment developpe. Or en cas de grandee disparites des ressources entre les groupes les plus aises et les plus d6favorises9 on enregistre une limite de la demande en ce sens que les membres du premier groupe atteignent le stade de saturation de leurs besoxns en biens courants tandxs que les seconds y restent en deca0
Or precisement, le plan prevoit differentes meeures susceptibles
de resorber progressivement cet ecart^
Dans le secteur agricole, des sureaces plus importantes seront distribueeso Cette mesure engendrera une augmentation de la capaci- te de production et parallelement le passage d'une Sconomxe de
eubsistance A celle d'echanges*
Le plan envisage une legislation sur lee taux ruraux propre a stimuler I1initiative des agents concernes.
La fourniture de credit, de machines et d'outils agricoles aux petits exploitants se rSpercutera de maniere benefique sur leur pro»
ductivite.
D'autre partp une action sur les couts des facteurs de produc tion et des prix de veate sera a mSme d'ameliorer la recette des
agricult©u»So. ;
On attend de la marocanisation qu'elle permette aux nationaux de nrendre en main les ehtreprises et de contribuer davantace au developpement economique du pays. Ceux d'entre eux qui dxsposent de moyens modestes seront aides par l«Bt«« pour prendre part a cette
action generale*