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Sur quelques expériences d'acoustique

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Academic year: 2021

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Texte intégral

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HAL Id: jpa-00237742

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00237742

Submitted on 1 Jan 1881

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Sur quelques expériences d’acoustique

V. Neyreneuf, H. Dufet

To cite this version:

V. Neyreneuf, H. Dufet. Sur quelques expériences d’acoustique. J. Phys. Theor. Appl., 1881, 10 (1),

pp.127-129. �10.1051/jphystap:0188100100012700�. �jpa-00237742�

(2)

127

SUR QUELQUES EXPÉRIENCES D’ACOUSTIQUE;

PAR M. V. NEYRENEUF.

J’ai

indiqué (/voir

ce

Journal,

t.

IX, p. 280)

comment on

peut

avoir

une flamme sensible par

l’emploi

d’un

simple

bec Bunsen dont la virole est tournée de manière à masquer la

prise

d’air.

J’ajouterai

yue l’on se trouve

mieux,

d’une manière

générale,

de

l’emploi

d’un

bec ne

portant

pas de

robinet,

et que, dans ce cas, on

peut,

à vo-

lonté,

avoir une flamme d’une sensibilité extrême ou une flamme insensible au même son,

lorsque

l’intensité n’atteint pas un

degré

voulu.

Il

devient,

dès

lors,

facile de montrer à tout un auditoire la ré- flexion et la réfraction du son, aussi bien que l’interfér ence des ondes sonores.

On se sert, pour la

réflexion,

des miroirs

conjugués

ordinaires.

On

place

à l’un des

foyers

le mouvement

d’horlogerie

à timbre que l’on

eniploie

pour la

propagation

du son dans le vide. On

dispose

à l’autre une flamme

sensible,

telle

qu’elle

ne soit pas actionnée même à une assez

petite

distance de la source sonore. On la voit

se rabattre très vivement à

chaque

choc du marteau.

Pour la

réfraction,

la

disposition

est facile à

imaginer

avec un

ballon

gonflé

d’acide

carbonique

et le mécanisme

précédent.

Les interférences se

produisent

très nettement en

disposant

une

llamrne sensible en face d’une caisse à sifflet munie de deux ouver- tures : la

flamme, vivement

rabattue

lorsqu’elle

se trouve aux en-

droits où l’intensité est

maximum,

reste immobile

quand

elle oc-

cupe les

positions

oii les vitesses se

détruisent.

FR. FUCHS. - l7eber ein neues Interferenzphotometer (Sur un nouveau photomètre interferentiel), Ann. der Physih und Cllelll., nouv. série, t. XI, p. J65; 1880.

Cet instrument semble d’une

grande

commodité

d’emploi

et doit

présenter

une assez

grande sensibilité;

malheureusement l’auteur

se borne à la

description,

sans

indiquer

de mesures. Le

principe

de

l’appareil

est d’ailleurs intéressant.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:0188100100012700

(3)

128

Supposons

deux

prismes

de même verre et de même

angle

réfrin-

gent, réunis par leurs

grandes

faces do manière à former un

prisme

à base de

losange.

Les deux surfaces éclairées dont on veut com-

parer l’intensité sont

parallèles

à deux faces du

système

et

disposées

de telle sorte que leur intersection se trouve sur le

prolongement

du

plan

de

séparation

des deux

prismes.

L’oeil est

placé

en arrière du

système

des deux

prismes

à une faible

distance;

il

aperçoit

donc

l’une des surfaces à travers les deux

prismes

de verre et la lame

d’air

qui

les

sépare,

et l’autre par réflexion à la surface de cette

lam e d’air,

Comme la lame d’air constitue un

plan

de

symétrie

pour tout le

système,

deux

points

des surfaces

éclairées, symétriques

par rap-

port

à cette lame

d’air,

envoient à l’oeil des rayons

qui

suivent une

marche

symétrique jusqu’à

la lame

d’air ;

à

partir

de

ce point,

le

rayon direct et le rayon réfléchi se recouvrent

(en supposant

la lame d’air très

mince)

et

pénètrent

ensemble dans l’oeil. Il est fa- cile de

comprendre

que, si les deux

points

considérés ont même intensité

lumineuse,

les

pertes

par réflexion ou

absorption

sontles

mêmes pour les deux rayons

jusqu’à

la lame

d’air;

à

partir

de ce

point,

la fraction du

premier

ravon

qui

est transmise est

complé-

mentaire de la fraction réfléchie et l’intensité du rayon mixte est

égale

à l’intensité d’un des deux rayons incidents.

Cela

posé,

remarquons que

l’angle

des deux

prismes

est

égal

a

l’angle

limite des rayons

jaunes

pour le verre

employé.

Donc un

rayon tomhant normalement sur la face d’entrée est réfléchi tota-

lement ;

tous les rayons situés par

exemple

à

gauche

de ce rayon normal seront réfléchis

totalement;

tous les rayons situés à droite

seront

partiellement

transmis.

Donc,

s’il

s’agit

de la surface vue

par

transmission,

la moitié

gauche

du

champ

sera

complètement obscure,

la moi tié droi te sera

moyennemen t éclairée,

et entre les

deux

parties

sera une bande colorée dont la teinte

prédominante

est le rouge, tenant à ce que les rayons violets sont réfléchis tota-

lement

lespremiers.

Pour la surface vue par

réflexion,

la

partie

du

champ correspondant

aux rayons réfléchis totalement sera tout à fait

éclairée,

l’autre

partie

le sera

moins,

et entre les deux sera une

bande colorée dont la teinte

prédominante

est le vert bleuâtre.

Mais ces deux

images

se

superposent dans l’oeil ; d’après

ce que l’on a dit tout à

l’heure,

les rayons transmis et réfléchis sont com-

(4)

129

plémentaires :

il en résulte que, si les intensités lumineuses sont

égales,

le

champ paraîtra

uniformément éclairé et la bande colorée

sera invisible.

Dans tout cela il n’y a pas

d’interférences ; mais,

si l’on diminue

l’épaisseur

de la lame

d’air,

on verra la

partie

du

champ

corres-

pondant

aux rayons

partiellement

transmis sillonnée de bandes

d’interférence, qui

ne sont que les anneaux colorés de

Newton,

et

qui présentent

évidemment pour les deux surfaces considérées des couleurs

complémentaires.

De

plus,

à cause de la

symétrie

du

système,

les diverses

franges correspondant

à une même différence de marche se

superposent

dans l’oeil. Il en résulte que, si les intensités lumineuses sont iné-

gales,

une

partie

du

champ correspondant

aux rayons vus par ré- flexion totale sera uniformément

éclairée;

l’autre

présentera

des

franges.

Si les intensités sont

égales,

les

franges disparaîtront

et

tout le

champ présentera

la même intensité lumineuse.

Ce

photomètre

ne doit servir

qu’à

des lumièr es monochroma-

tiques

de même

longueur

d’onde ou à des lumières blanches ou

colorées de même

composition.

H. DUFET.

E. LOMMEL. 2014 Ueber einige einfache Interferenzversuche (Quelques expériences simples sur les interférences); Carl’s Repertorium für

Experimental-Physik,

t. XVI,

p. 454; 1880.

L’auteur

indique

le moyen de

produire

des

franges

d’interfé-

rence

qui

soient à l’abri des

objections

que l’on

peut

faire à l’ex-

périence

des miroirs de Fresnel comme

expérience

fondamentale de la théorie des interférences

(’ ).

1. La surface d’un miroir

plan

en verre noir est recouverte

d encre de

Chine,

à

l’exception

de deux bandes réfléchissantes de

0m, 006

de

largeur

et distantes de

0m, 015 ;

un faisceau de ra) ons solaires émané d’une fente tombe sur le miroir sous une incidence de 85° à 88°.

L’image,

reçue sur un

écran,

est sillonnée de bandes

(1) Voir l’analyse d’un Mémoire de :B1. H.-F. Weber (Journal de Physique, t. IX, p. 261).

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