HAL Id: jpa-00208123
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Submitted on 1 Jan 1974
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Pompage optique du niveau métastable 6 3p2 du mercure. sections efficaces de destruction, par collisions,
de l’orientation et de l’alignement
B. Lahaye
To cite this version:
B. Lahaye. Pompage optique du niveau métastable 6 3p2 du mercure. sections efficaces de destruc- tion, par collisions, de l’orientation et de l’alignement. Journal de Physique, 1974, 35 (1), pp.1-7.
�10.1051/jphys:019740035010100�. �jpa-00208123�
LE JOURNAL DE PHYSIQUE
POMPAGE OPTIQUE DU NIVEAU MÉTASTABLE 6 3P2 DU MERCURE.
SECTIONS EFFICACES DE DESTRUCTION, PAR COLLISIONS,
DE L’ORIENTATION ET DE L’ALIGNEMENT
B. LAHAYE
Laboratoire de
Spectroscopie Atomique (associé
auCNRS)
de l’Université de
Caen,
14032 CaenCedex,
France(Reçu
le 25juin 1973)
Résumé. - Une
expérience
de pompageoptique
apermis
de déterminer et de comparer auxprévisions théoriques
les sections efficaces de destruction de l’orientation et del’alignement
desatomes métastables 6 3P2 de Hg par collisions contre des atomes de gaz rares ou de Hg dans leur état fondamental. Les résultats
expérimentaux
etthéoriques
sont en assez bon accord pour les collisionsHg(6 3P2)-gaz
rares, mais en désaccord pour les collisionsHg(6 3P2)-Hg(6 1S0).
Abstract. - Cross sections for the destruction of orientation and
alignment
by collisions bet-ween metastable 6 3P2 mercury atoms and
foreign
gases or mercury atoms in the ground state have been measuredby
anoptical pumping experiment,
andcompared
with the theoretical ones.The
experimental
results are in rathergood
agreement with thetheory
forHg(6 3P2)-rare
gas collisions but not forHg(6 3P2)-Hg(6
1S0) collisions.Classification Physics Abstracts
5.235 - 5.250
Plusieurs études
théoriques
des sections efficaces de destruction de l’orientation et del’alignement
parcollision entre un atome dans un état excité et un
atome dans son état fondamental ont été faites
[1], [2], [3].
Diverses déterminations
expérimentales
de ces sec-tions efficaces ont été
entreprises,
notamment pourl’atome de mercure dans le niveau excité 6
3P2,
encollision avec des atomes de gaz rares ou de mercure dans leur état fondamental. Les méthodes utilisées sont variées :
- pompage
optique
desisotopes pairs
et mesurede la section efficace en
alignement,
àpartir
deslargeurs
de courbes de résonancemagnétique [4] ;
- bombardement
électronique
et mesure de la sec-tion efhcace :
- en
alignement :
2022 en
régime
stationnaire àpartir
deslargeurs
de courbes de résonance
magnétique [5], [6], [7] ;
12022 en
régime
transitoire àpartir
de la cons-tante de
temps
dusignal optique
consécutifà la
suppression
brutale duchamp
deradiofréquence [8], [9] ;
- en orientation : détermination indirecte à par- tir des
signaux
transitoires observés en ali-gnement
pour les niveauxhyperfins
F =3/2
et F =
5/2
de199Hg
et pour lesisotopes pairs
deHg [9].
Bien que
nombreux,
ces résultats sontincomplets puisque
la seule section efficacequi
ait été déterminéeen orientation est celle relative aux collisions
Hg-Hg qui
n’a d’ailleurs été obtenuequ’indirectement ;
parailleurs,
ils ne sont pastoujours
cohérents ni entre eux ni avec les estimationsthéoriques.
Aussi nousa-t-il semblé intéressant de mesurer ces sections efli-
caces directement en orientation
(u( 1»)
et enaligne-
ment
(U(2»)
par la mêmeexpérience
defaçon
à lescomparer entre elles et avec les valeurs que
prévoit
la
théorie,
dont leshypothèses
dedépart pourraient
ainsi être testées. Il est apparu, en
particulier,
que lerapport expérimental U(l) /U(2) pourrait
ainsi êtrecomparé
dans de bonnes conditions aurapport
théo-rique qui
repose sur un nombre limitéd’hypothèses.
Nous avons choisi une
expérience
de résonancemagnétique
par pompageoptique.
Nousenvisageons successivement,
dans unparagraphe 1,
lestechniques expérimentales employées,
dans unparagraphe 2,
leArticle published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:019740035010100
2
calcul a
priori
des sections efficacesd’après
la théoried’Omont
[1],
et enfin dans unparagraphe
3 nos résul-tats
expérimentaux,
leur confrontation avec lespré-
dictions
théoriques
ainsiqu’avec
les résultatsexpéri-
mentaux d’autres auteurs.
1.
Technique expérimentale.
- Lemontage reprend,
pour
l’essentiel,
la méthode de pompage de B. Ché-ron
[10]
et de D. Casalta[4]
mais utilise unprocédé
de détection différent. Nous
opérons
avec du mercurenaturel,
dans une cellule en silice reliée à un bâti à videpermettant
d’introduire despressions
connuesde gaz
étrangers.
1.1 EXCITATION OPTIQUE. - Dans un
champ magné- tique statique Ho
horizontaldirigé
suivantOz,
le niveau 63P2
desisotopes pairs,
les seuls étudiés dansce
qui suit,
sedécompose
en 5 sous-niveaux Zeeman dont l’écarténergétique
estp =
magnéton
deBohr,
g, = facteur de Landé du niveau
1=
1,501 [11 ].
1.1.1
Alignement.
- On obtient des atomesalignés
dans le niveau 6
3P2 grâce
à une excitation par éche- lons : la radiation 2 537Á
émise par les arcsLi
etLi (en vycor) porte
les atomes de mercure du niveau fondamental 61 So
au niveau 63P1 (Fig.
1 et2), puis
la raie 4 358Á
émise par les mêmes arcsporte
ces atomes du niveau 6
3P1
vers le niveau 73S1 (les
arcsL2
etL2
ne sont pas utilisés dans lesexpé-
riences en
alignement).
Onn’emploie
pas depolari-
seur dans cette
expérience ;
la lumière excitatrice est J du fait de sa direction depropagation.
Le niveauFIG. 1. - Niveaux d’énergie de Hg.
FIG. 2. - Schéma du montage [en orientation].
7
3S1
se trouve ainsialigné
et cetalignement
seconserve en
partie
lors de la retombée radiative surle niveau 6
3P2.
1. 1. 2 Orientation. - Pour passer de
l’alignement
à l’orientation il suffirait de
polariser
en(J+ (ou u-)
la radiation 4 358
Á,
mais alors lerayonnement
ultra- violet deL1
etLi
détruirait lepolariseur,
si bien que ledispositif
a dû être modifié.Nous
séparons
donc les excitations :- pour l’excitation
secondaire,
vers le niveau 73S1’
nous
employons,
comme pourl’alignement,
les arcsL1
et
Li
mais ceux-ci sont maintenant en pyrex, cequi permet
deplacer
despolariseurs
circulaires entre ces arcs et lacellule ;
- pour l’excitation
primaire,
vers le niveau 63P1,
nous utilisons deux nouveaux arcs
L2
etL2
àenveloppe
de vycor
(Fig. 2).
Des cuves en siliceremplies
dechlore sont insérées entre les arcs
L2, L2
et la cellulede sorte à absorber les raies nuisibles 6
3P1-6 3D
et6
3P2-6 3D
tout en transmettant correctement la raie utile 2 537Á.
Il aurait été souhaitable d’éliminerégalement
de l’excitationprimaire
les raies 4 358Á (6 3P1-7 3S1)
et 5 461Â (6 3P2-7 3S1) (Cf. § 1.4.1),
ce
qui
aurait pu être réalisé avec des cuvesremplies
d’une solution acide de
NiS04
et deCoS04.
Malheu-reusement, l’affaiblissement de la raie 2 537
Á
parcette solution aurait été
trop important
et nous avonsdû y renoncer.
1.2 DESTRUCTION DE L’ALIGNEMENT ET DE L’ORIEN-
TATION. -
L’alignement (ou l’orientation)
du niveau6
3P2 peut
êtredétruit(e)
par unchamp
oscillantH1,
vertical
dirigé
suivantOy,
defréquence
v,produit
par deuxspires
de gros fil decuivre,
enposition
deHelmholtz. La tension aux bornes d’une
petite
bouclecaptrice, fixe, permet
derepérer l’amplitude
duchamp HI.
1.3 DÉTECTION. -1.3.1
Principe.
- La détectionde la résonance
magnétique
se fait lelong
de l’axe Ox(Fig. 2).
Un faisceauparallèle
de lumière verte(03BB
= 5 461Â)
circulairementpolarisée
pour lesexpé-
riences en orientation
(linéairement polarisée
à 450par
rapport
auchamp Ho
pour lesexpériences
enalignement) provenant
d’unelampe
à mercureL3 (Philips 93123)
traverse la cellule(C).
Auvoisinage
de la
résonance,
sonabsorption (1 % environ)
estmodulée à la
fréquence
v[12].
Ce faisceau est focalisésur un
photomultiplicateur (RCA
1P21)
dont seules 6dynodes
sont utilisées de manière à limiter le courantphotoélectrique
à 10JlA
environ. La compo- sante alternative de la tension aux bornes de la résis- tance decharge (47 kQ)
estamplifiée (gain
de30)
par un
préamplificateur
dontl’impédance
de sortieest très
basse,
cequi permet d’éloigner
le reste dumontage électronique
et de réduire ainsi les inhomo-généités
duchamp statique Ho.
Lesignal
de sortiedu
préamplificateur
est reçu par une détection syn-chrone
puis envoyé
à l’entrée d’unanalyseur
multi-canaux
(Intertechnique
SA41)
dont lebalayage
estsynchronisé
avec celui duchamp statique Ho.
Laphase
de la détectionsynchrone peut
êtreréglée
desorte à obtenir une résonance en forme de courbe de
dispersion [12].
La distance Aco(en
unités depulsa- tion)
entre le maximum et le minimum de cettecourbe, appelée « largeur », permet
de déterminer la section efficace cherchée.1.3.2
Expériences
à lafréquence
v =10,7
MHz.- Nous avons réalisé nos
premières expériences
avecv =
10,7
MHz mais comme nous nedisposions
àl’époque
que d’une détectionsynchrone (PAR 121)
dont le domaine de
fréquence
est limité à 150kHz,
nous avons utilisé un
système
de battements entre lafréquence
de travail(10,700 MHz)
et unefréquence
auxiliaire
(10,560 MHz) qui permettait
la détectionà 140 kHz. Nous avons ainsi mesuré les sections efficaces de destruction de l’orientation
(et
de l’ali-gnement)
dans le niveau 63P2
par collisions avec des atomesHg(6 ’SO)
d’unepart
et des atomes denéon d’autre
part.
Mais cesexpériences
étaient trèslongues
à cause du médiocrerapport signal
sur bruitet les courbes obtenues étaient
élargies
par les inhomo-généités
duchamp statique, inhomogénéités qui
aug-mentent en valeur absolue
quand Ho (donc v)
croît.Pour ces
raisons,
nous avons réalisé laplus grande partie
de nosexpériences
à unefréquence
de résonanceplus
basse.1.3.3
Expériences
à lafréquence
v = 775 kHz.- Les bobines créant le
champ
oscillantH 1
sontalimentées
par ungénérateur
BF(CRC,
GBT662)
suivi
d’un amplificateur
depuissance (CRC,
AMP242).
Le
signal
de sortie duphotomultiplicateur, après amplification,
estenvoyé
directement à l’entrée d’une détectionsynchrone (Brookdeal 411)
dont la réfé-rence est alimentée par la sortie « ondes carrées » du
générateur
BF.Le
gain
derapport signal
sur bruit ainsi obtenu parrapport
auxexpériences
à10,7
MHz(de
l’ordre de3)
a
permis
de diminuer letemps
dechaque expérience
et, par là
même,
les incertitudes dues aux dérives éventuelles deschamps Ho
etHl.
D’autrepart,
l’élar-gissement provoqué
par lesinhomogénéités
duchamp Ho
a étépratiquement supprimé.
Nous avons
repris,
à cette nouvellefréquence,
lesexpériences
surl’élargissement
des courbes de réso-nance par les collisions mercure-mercure. Les résultats ont confirmé ceux que nous avions obtenus à
10,7
MHz.1.4 DÉTERMINATION DES SECTIONS EFFICACES. - La
«
largeur »
Am des courbes réelles de résonancedépend
dutemps
de relaxation r du niveau 63P2
etde la
puissance
duchamp Hl :
en orientation
2
en
alignement
1: étant lui-même fonction :
- de la luminance des arcs de pompage,
- des dimensions de la
cellule,
- éventuellement de la
pression partielle
de gazétranger,
- du nombre d’atomes de mercure par unité de volume.
De
plus,
la «largeur »
des courbes observéesdépend également
de la vitesse debalayage
duchamp Ho
et des constantes de
temps
instrumentales.1.4.1
Influence
de la luminance des arcs. - La raie 5 461À
des arcs n’étant pasfiltrée, l’élargisse-
ment des courbes de résonance
magnétique,
dû à uneréabsorption
de cette raie par les atomes 63P2,
estimportant
avec des arcs neufs. La luminance de nosarcs décroît notablement
pendant
lespremières
heuresde
fonctionnement ;
nous avons donctoujours opéré
avec des arcs
ayant
fonctionnépréalablement
sufh-samment
longtemps
pour que leur effet sur la « lar- geur » des courbes de résonancepuisse
être considérécomme constant au cours d’une même série
d’expé-
riences.
1.4.2
Influence
des dimensions de la cellule. - Les atomes 63P2 peuvent
se désexciter par collisionscontre les
parois
de la cellule.L’élargissement qui
enrésulte
dépend
de lapression
de gazétranger qui
retarde la diffusion vers les
parois,
d’où unrisque
d’erreur
systématique
dans la mesure des sections efficaces. Fortheureusement,
la contribution de ceprocessus à la
o largeur »
des courbesexpérimentales
n’est que de
1,5
kHz[4]
en absence de gazétranger
et l’erreur
systématique
commise sur les sections efficaces est doncnégligeable,
les «largeurs »
lesplus
faibles obtenues étant
supérieures
à 12 kHz.4
1.4.3
Influence
de lapression
de gazétranger.
-Ona
avec
N étant le nombre
d’Avogadro
eta(k)
la section efb-cace pour la destruction par le gaz
étranger
de l’orien- tation(k
=1)
ou del’alignement (k
=2).
Les
pressions
de gazétrangers
utilisées(10-3
à3 x
10- 3 torr)
étanttrop
faibles pour être mesuréesavec une
jauge
dePirani,
ceux-ci sont introduits à l’aide d’une microfuite d’abord dans une enceinte de faiblevolume,
isolée du reste dubâti,
et danslaquelle
lapression
est mesurée avec unejauge
dePirani
(LKB).
Ensuite seulement les gazétrangers
sont introduits dans le bâti lui-même. Le
rapport
des volumes avant etaprès
détente étant connu(45
dans notrecas)
par des mesurespréalables,
lapression
p s’en déduit.1.4.4
Influence
du nombre n d’atomes de mercure par unité de volume. - On aul(l)
étant la section efficace pour ladestruction,
par les atomesHg(6 ’S,),
de l’orientation(k
=1)
ou del’alignement (k
=2). n
est connu en fonction de latempérature [13].
La cellule est reliée au bâti à videqui peut
être mis en communication avec la réserve de mercure dont latempérature
est maintenue cons-tante à mieux que
0,1
OCprès
par une circulation d’eau thermostatée. Onopère
entre 14 °C et 32OC,
la
température
de lapièce
étant dequelques degrés supérieure
à celle duqueusot.
1.4.5
Influence
de lapuissance
duchamp H,.
- Dans notre
expérience,
les valeurs deHl
sont déter-minées à une constante
multiplicative près,
si bienque les
éq. (1)
et(2)
devraient en réalité être écritesA
où .s est un
paramètre
inconnu. s est d’abord déterminéen
portant (Aco)l
en fonction deHi
pour desexpé-
riences faites avec une
pression
donnée de mercureet sans gaz
étranger. (s(1)
étant leparamètre
en orien-tation et
S(2)
enalignement,
nous avons trouvéexpé-
rimentalement
S(l) /S(2)
=0,2
+0,04
en accord avecle
rapport théorique 4/17,9
=0,223.) Ensuite,
nousopérons
avec une valeur deHl
constante etrepérée,
pour des
pressions
variables de gazétranger (ou
demercure).
Nousportons
alors.J Aro2 - SH2
en fonc-tion de la
pression
de gazétranger (ou
en fonctiondu nombre n d’atomes de mercure par unité de
volume).
La
pente
de cette nouvelle droite conduit àu (k) (ou i(k) ).
1.4.6
Influence
de la vitesse debalayage
sur lescourbes observées. - Pour améliorer le
rapport signal
sur bruit nous utilisons une double constante de
temps :
lesignal
continuSo(t)
fourni par la détection syn- chrone traverse deux filtres(RC
= 1s), séparés
parun
amplificateur,
avant d’êtreenvoyé
surl’analyseur
multicanaux
qui reçoit
ainsi lesignal S(t).
Les courbesde résonance sont ainsi
plus
ou moins déformées etélargies
par lebalayage.
Nous devons donccorriger
les «
largeurs »
observées d’un facteurqui dépend
du
temps
mis par lebalayage
pour décrire la courbe.La forme
So(t) de la
courbe réelle esten
orientation,
en
alignement,
Dans ces
expressions,
ôw =(g) tHo/ii) -
2 nv est unefonction linéaire du
temps t
à cause dubalayage
de
Ho.
Nous pouvons doncintégrer numériquement
le
système d’équations
différentielles :et
prévoir
la forme des courbes observéesS(1)(t)
ouS(2)(t) compte
tenu de la déformation par lebalayage.
Nous obtenons ainsi la correction
permettant
deremonter de la
o largeur »
observée des courbes de résonance à leuro largeur »
réelle(et
cela pour diverses valeurs deyHi,
deT 1
ouT 2
et deRC).
Tou-tefois les durées de
balayage
choisies n’ontjamais
conduit à des corrections
supérieures
à 15%.
Uncontrôle sur les
premières expériences
faites alterna- tivement avec deux constantes detemps
de 1 s ou de0,3
s a montré la validité de la méthode.2. Calcul des sections efficaces. - 2.1 PRINCIPE.
- Utilisant la théorie d’Omont
[1]
etplus précisé-
ment
« l’approximation asymptotique »
ou « 2e ap-proximation »
d’Omont dans le cas des collisionsnon
résonnantes,
le calcul conduit àl’expression
dela section efficace
a(k) :
formule établie par
Carrington
etCorney [14]
dansle cas
particulier
del’alignement (k
=2)
pourlequel
Le calcul fait pour l’orientation
(k
=1)
donneDans
l’expression
deu (k):
- p2
est lapolarisabilité
du niveau fondamental de l’atomeperturbateur (gaz étranger
oumercure) ;
- a est l’élément de matrice réduit de
l’opérateur polarisabilité
du niveau excité de l’atomeperturbé ;
- AE est un dénominateur moyen
d’énergie (§ 2.4) ;
- v est la vitesse relative des atomes
perturbateur
et
perturbé.
Nous remarquons que le
rapport U(l) /U(2)
est indé-pendant
de l’atomeperturbateur ;
pour J =2,
Les différentes
grandeurs qui
interviennent dans l’ex-pression
dea(k)
sont évaluéesci-dessous,
et les résul- tats sontregroupés
dans le tableau I.2.2 EVALUATION DE
p2.
- SelonDecomps [15]
la sommation étant étendue à tous les électrons externes s’ils sont
identiques,
cas de He et deHg
dansleur état fondamental. Pour les autres gaz rares
(2
électrons s et 6 électronsp), Decomps
tientcompte
ou bien des 8 électrons ou bien des 6 électrons p ’
seulement,
cequi
introduit une incertitude surp2 (lre
colonne du TableauI).
Pour trouver la valeur moyenne
de ri2
nous avonsutilisé les fonctions d’onde de Slater
[16].
Nous avonsalors
- ao : rayon de la Ire orbite de
Bohr ;
- n* et Z* étant donnés par Slater
[16].
2. 3 CALCUL DE OC. - OC = 6
3P2 ( 1 Pli 6 3p 2
>est l’élément de matrice réduit de
l’opérateur polari-
sabilité
Nous l’obtenons à
partir
de l’élément de matrice6 3P2, Mj
=2 1 P 6 3P2, Mj
= 2 > parapplica-
tion du théorème de
Wigner-Eckart :
soit,
avec les fonctions d’onde de Slater2.4 EVALUATION DE AE. - La relaxation par col- lisions non résonnantes est un effet du deuxième ordre
en
V(R), potentiel
d’interactiondipôle-dipôle, qui
fait intervenir des o états virtuels » du
système
atome
(1) (perturbateur)-atome (2) (perturbé).
Lesseuls états virtuels
importants
sont ceuxqui
sontreliés aux états initiaux des atomes
(1)
et(2)
par des transitionsdipolaires électriques
intenses. Le AE de la théorie d’Omont est un dénominateur o moyen »d’énergie :
As =
(Ei
+E2)état
virtuel -(Ei
+E2)états
initial et final .Dans le cas
présent
il est assez naturel de choisir pour état virtuel de l’atomeperturbateur
son ler niveauTABLEAU 1
(*)
Ces marges d’erreur ne tiennent pascompte
des incertitudes sur a et surtout sur4E,
mais leur rôle est heureusement diminuégrâce
à lapuissance 2/5 qui
intervient dans la formule.(3)
6
de résonance
(niveau
6iPl
dans le cas où lepertur-
bateur est le mercurelui-même). Quant
à l’atome demercure
perturbé,
nous choisissons assez arbitraire- ment, les niveaux 63D qui
sont liés à 63P2
par des transitions intenses. Nousespérons
faire ainsi unemoyenne assez
raisonnable, compte
tenu du niveau 73S@@ plus
bas enénergie
que 63 D,
et des niveauxplus
excités que 63D
verslesquels
63P2
donne destransitions
plus
faibles mais loin d’êtrenégligeables.
3. Résultats et discussions. - 3.1 RÉSULTATS. - Les deux
premières
colonnes du tableau IIdonnent,
enA2,
les valeurs des sections efficaces que nous avons
mesurées,
la 1 re enorientation,
la 2e enalignement.
La 3e colonne
indique
lerapport
de ces deux gran-deurs,
la 4ereproduisant
les valeurs deu (2)
calculéesci-dessus et les 5e et 6e les résultats
expérimentaux
obtenus par d’autres auteurs
respectivement
par pompageoptique
et par bombardementélectronique.
Remarque.
- L’erreur sur les valeurs de0"( 1)
et dea (2)
est due à ladispersion
despoints expérimen-
taux et à
l’incertitude
sur la mesure despressions.
Cette dernière cause d’erreur s’élimine dans la déter- mination de
u(l)lu (2) qui
est donc mieux connu que0"(1)
et0"(2)
individuellement.3.2 DISCUSSION - En ce
qui
concerne les gazrares, les
rapports expérimentaux 0"(1)/0"(2)
sont tousen bon accord avec le
rapport théorique 0,837. Notons, toutefois,
que laprécision expérimentale
n’est passuffisante pour trancher entre le résultat de
l’approxi-
mation
asymptotique
et celui del’approximation
sca-laire
qui prévoit u(l)lu (2)
=0,882.
Un calcul récentfait par des auteurs
soviétiques [17] (intégration
numé-rique
dusystème
différentiel decollision)
donne0"(1) /0"(2) = 0,78
en assez bon accord avec nos résul- tatsexpérimentaux
et avec lesprédictions
del’approxi-
mation
asymptotique.
Pour lenéon, l’argon
et lekrypton,
les sections efficacesu(2)
calculées et mesurées sont en excellentaccord,
surtout si l’on tientcompte
du caractèregrossier
des fonctions d’onde de Slater utilisées pour faire le calcul. Dans le cas del’hélium,
nous
enregistrons
un désaccord d’un facteur2, déjà
constaté par les autres auteurs dans toutes les
expé-
riences de désorientation par l’hélium
quel
que soit l’atomeperturbé.
Faroux[3]
a montré surl’exemple
du niveau 6
3P1
du mercure que ce désaccord pro- vient de l’effet dupotentiel répulsif
aux faibles dis-tances
d’approche. (La
théorie d’Omont[1] ]
ne tientcompte
que dupotentiel
attractifdipôle-dipôle
encoreappelé potentiel
de Van derWaals.)
Le désaccord de 20
%
entre sections efficaces cal-culée et observée dans le cas du xénon
peut provenir
d’une erreur
expérimentale.
Eneffet,
alors que nos autres sections efficacesu(2)
sont en accord avec celles de Casalta et Barrat[4]
nousenregistrons
un écartde 15
%
dans le cas duxénon,
avec ces auteurs. Nousavons
soupçonné
lapureté
de notrexénon,
mais uneanalyse
auspectroscope
de masse nous aprouvé qu’il
était pur. Nous avons
également soupçonné
l’étalon-nage de notre
jauge
de Pirani et nous avonscomparé
ses indications avant détente
(cf. § 1.4.3)
à cellesd’une
jauge
d’ionisationaprès
détente. Nous avonsconstaté un écart de
10 %
entre les deux mesures, la lecture de lajauge
à ionisation conduisant à unesection efficace de 222
Â2
pour lexénon,
doncplus proche
de la valeur calculée.(Notons
toutefois que cette incertitude de 10%
sur lapression
a étéprise
en
compte
dans les marges d’erreurindiquées
dansle Tableau
II.)
Quant
aux collisions mercure-mercure, elles donnent à la fois des valeurs(}"(k)
et unrapport u(l)lu (2)
incom-patibles
avec les valeursthéoriques
basées surl’hypo-
thèse de collisions non résonnantes. Ce désaccord avait
déjà
étéremarqué
par A. Omont dans sonarticle de 1965
[1],
aussi bien pour les collisionsTABLEAU II
Hg(6 3p@)-Hg(6 ’SO) (expériences
de M. Bauman[5])
que pour les collisions
analogues Cd(5 3P2)-Cd(5 ’S,) (expériences
de M. Barrat[18]).
Il faut sans doute tenir
compte
d’autres intaractions que l’interactiondipôle-dipôle
dans le cas d’atomesperturbateurs
commeHg(61S0)
etCd(51S0) qui
ontpour couche
électronique
laplus
externe une couchens2
et non un octetcomplet ns2 np’.
Des
expériences
récentes ont montré que la sec-non efficace
d’échange
de métastabilité entre atomes de mercure 63Po
et61 S0
estplus grande qu’on
auraitpu le croire a
priori. (de
l’ordre d’unecinquantaine
d’A2) [19].
Peut-être les collisionsd’échange
de méta-stabilité entre atomes de mercure 6
3P2
et61So jouent-elles également
un rôleimportant
dans nosexpériences
actuelles ?Comparaison
avec les résultats des autres auteurs : En résumé nous pouvons dire que, pour les gaz rares, les deuxexpériences
de pompageoptique
donnent des résultats en bon accord alors que les deux
expériences
de bombardementélectronique
conduisent à des sections efficaces
systématiquement plus grandes,
surtout celles de la référence[7]
dontles marges d’erreur ne recouvrent pas celles du pom- page
optique
pourl’argon,
lekrypton
et le xénon.Ces
divergences
sont-elles dues au fait que lesexpé-
riences de bombardement
électronique comportent
une cause
supplémentaire
d’erreur parrapport
au pompageoptique
à savoir que la cathode chaude élève latempérature
du gazétranger
dont lapression
est alors mal connue ? On aurait pu le penser si une correction tenant
compte
de cephénomène
dans desexpériences
de collisions mercure-mercuren’éloignait
encore
davantage
les résultats de ceux que nous avons obtenus[9] (dernière
colonne du TableauII).
Nous
envisageons
dereprendre
un travailanalogue
sur le niveau
C 3P2
desisotopes impairs
du mercure.étude dont Jacobson
[9]
a récemment montré l’intérêt.Bibliographie
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