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INDUSTRIE DE LÀ

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Texte intégral

(1)

INDUSTRIE DE LÀ

POURVOIRIE

mars 1996

..."11111V SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE

(2)

Recherche analyse et rédaction

Zins Beauchesne et associés

11

,A ANALYSE ET PLANIFICATION MARKETING

Société membre du Groupe SECOR

Coordination du projet Danièle Marchand

Société québécoise de développement de la main-d'oeuvre

Membres du comité de supervision Serge Tanguay

Fédération des pourvoyeurs du Québec Lise Laliberté

Ministère de l'Environnement et de la Faune Gaston Bouchard

Ministère de l'Environnement et de la Faune Guy Thiffault

Tourisme-Québec

(3)

de main-d'oeuvre pour l'industrie de la pourvoirie.

Cette publication a été produite par la Direction de l'intervention sectorielle de la Société québécoise de développement de la main-d'oeuvre

425, Saint-Amable, 6e étage Québec Qc G1R 5T7

Tél. : (418) 643-1892 Téléc. : (418) 643-1714

Recherche analyse et rédaction : Zins Beauchesne et associés Dépôt légal - -ler trimestre 1996 Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada ISBN 2-550-25824-X

(4)

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Au delà des nouvelles technologies, la réussite et les performances reposent de plus en plus sur une main-d'oeuvre qualifiée et compétente. L'industrie touristique québécoise (et plus spécifiquement celle de la pourvoirie) n'échappe pas à cette réalité. Avec des retombées annuelles de plus de 100 millions de dollars, majoritairement dans les régions, l'industrie de la pourvoiriè constitue un levier économique de premier plan qu'il convient de consolider et d'améliorer, notamment au niveau de la formation de sa main-d'oeuvre.

Aussi, au début de 1996, un comité sectoriel a été formé afin d'évaluer la performance globale de ce secteur et la situation de sa main-d'oeuvre. Ce comité, formé de représen- tants de la Fédération des pourvoyeurs du Québec, des travailleurs et des gouvernements, est heureux de vous présenter son diagnostic.

En s'appuyant sur celui-ci, les membres du comité élaboreront et mettront en oeuvre, au cours des prochains mois, un plan d'action proposant des solutions concrètes aux besoins des entreprises et de leur main-d'oeuvre.

11 nous fait plaisir de vous inviter à joindre ce vaste processus de concertation, qui est enclenché pour le plus grand bénéfice de l'industrie de la pourvoirie et du tourisme au Québec.

o

îe

André Blanchard, c.a.

Président

Fédération des pourvoyeurs du Québec

Jacques Lévesque

Président

Comité sectoriel de main-d'oeuvre de l'industrie de la pourvoirie

(5)

PAGE

Présentation

Contexte du diagnostic sectoriel de main-d'oeuvre de l'industrie de la pourvoirie

Rappel des objectifs généraux et spécifiques Rappel de la méthodologie utilisée

Définitions préalables

Études préliminaires de l'industrie de la pourvoirie Partie I Situation de l'industrie de la pourvoirie au Québec

1. L'industrie de la pourvoirie : ses caractéristiques et son importance 1-1 1.1 Structure du secteur et de ses composantes 1-1 1.2 Importance de l'industrie de la pourvoirie 1-3 1.2.1 Retombées économiques des activités chasse et pêche 1-3

1.2.2 Évolution du chiffre d'affaires 1-8

1.3 Produits et services offerts 1-11

2. Les pourvoiries : une variété d'entreprises 2-1

2.1 Caractéristiques des entreprises du secteur 2-1

2.1.1 Nombre, taille et localisation 2-1

2.1.2 Principales entreprises 2-3

2.1.3 Évolution du nombre d'entreprises 2-4

2.1.4 Durée de vie des entreprises 2-5

2.1.5 Structure corporative et organisationnelle des entreprises 2-5

2.2 Représentations sectorielles 2-6

2.3 Particularités régionales 2-9

(6)

2.3.1 Présence de l'industrie dans les régions 2-9 2.3.2 Répartition régionale de la main-d'oeuvre et des clientèles 2-10

2.3.3 Distance et saison d'exploitation 2-11

2.4 Situation des entreprises québécoises par rapport aux entreprises

canadiennes et étrangères 2-14

3. Gestion interne des entreprises du secteur 3-1

3.1 Distribution des services : organisation et capacité 3-1

3.2 Gestion commerciale 3-2

3.2.1 Volume de clientèle 3-2

3.2.2 Clientèle desservie 3-6

3.2.3 Concepts de produits et de services 3-13

3.2.4 Stratégies liées aux prix 3-14

3.2.5 Stratégie globale de marketing 3-15

3.2.6 Stratégies de promotion et de publicité 3-15

3.2.7 Commercialisation 3-17

3.2.8 L'enjeu de la mise en marché 3-18

3.3 Gestion des ressources humaines 3-19

3.3.1 Caractéristiques 3-19

3.3.2 Mode de gestion 3-20

3.3.3 Planification des ressources humaines 3-20 3.3.4 Procédures internes de gestion du personnel 3-20 3.3.5 Plans de formatioh et de perfectionnement de l'effectif 3-21

3.3.6 Relations de travail 3-21

(7)

3.4 Finances 3-22

3.4.1 Sources de financement 3-22

3.42 Capitalisation 3-24

3.4.3 Investissements et niveau d'endettement des entreprises 3-24 3.4.4 Rentabilité financière des entreprises 3-27

3.4.5 Gestion financière 3-28

3.5 Direction et gestion 3-29

4. Ressources humaines des entreprises du secteur 4-1

4.1 Structure professionnelle de l'emploi 4-1

4.1.1 Structure et répartition de l'emploi 4-1 4.1.2 Principales professions par catégorie d'emploi 4-2 4.1.3 Métiers et professions clés pour l'industrie 4-5 4.2 Caractéristiques des employés et employées 4-6

4.2.1 Âge et sexe 4-6

4.2.2 Origine ethnique 4-6

4.2.3 Statut d'emploi 4-7

4.2.4 Scolarité 4-7

4.2.5 Qualifications et expérience 4-8

4.3 Caractéristiques liées à l'organisation du travail 4-8

4.3.1 Répartition des tâches 4-8

4.3.2 Description des principales tâches 4-10

4.3.3 Modifications aux tâches 4-10

4.3.4 Recrutement 4-10

4.4 Gestion des ressources humaines 4-11

4.4.1 Exigences d'embauche et dotation 4-11

4.4.2 Valorisation des employés et employées 4-11

4.4.3 Conditions de travail 4-13

4.4.4 Organisation du travail 4-13

(8)

4.4.5 Échelles de rémunération 4-14 4.4.6 Problèmes de gestion de main-d'oeuvre 4-14 4.4.7 Normes du travail ou autres réglementations 4-15

4.4.8 Syndicalisation 4-15

4.5 Contexte d'évolution de la main-d'oeuvre du secteur 4-16 4.5.1 Évolution de l'emploi et du chômage 4-16 4.5.2 Équilibre entre l'offre et la demande de main-d'oeuvre 4-16 5. Environnements externes des entreprises du secteur 5-1

5.1 Contexte économique et commercial 5-1

5.1.1 Contexte économique 5-1

5.1.2 Situation des entreprises du secteur 5-1

5.1.3 Principaux concurrents 5-2

5.1.4 Position concurrentielle du secteur 5-9

5.1.5 Marchés 5-10

5.1.6 Réglementations commerciales 5-13

5.1.7 Les réseaux de distribution 5-16

5.1.8 Les fournisseurs 5-17

5.2 Environnement politique 5-18

5.2.1 Réglementation en vigueur 5-18

5.3 Environnement écologique et socioculturel 5-20

5.3.1 Écologie 5-20

5.3.2 Évolution démographique et sociale 5-21 5.3.3 Évolution des besoins de la clientèle 5-22 5.3.4 Indices de satisfaction des biens et services fournis 5-23 6. Bilan des mesures d'adaptation et de développement de la main-d'oeuvre du

secteur 6-1

6.1 État de la formation interne 6-1

6.1.1 Historique 6-1

(9)

6.1.2 Programmes et cours disponibles 6-2 6.1.3 Activités et besoins de perfectionnement 6-3

6.1.4 Moyens de formation à privilégier 6-6

6.2 Nouveaux environnements de formation 6-7

Partie Il Problématique et pistes d'intervention du secteur

7. Le potentiel de développement des entreprises dans l'industrie de la pourvoirie 7-1 7.1 Tendances lourdes pouvant toucher l'industrie de la pourvoirie 7-3

7.1.1 Tendances lourdes en tourisme 7-3

7.1.2 Tendances lourdes globales 7-6

7.2 Tendances actuelles et futures d'évolution du secteur de la pourvoirie 7-8 8. Diagnostic stratégique de l'industrie des pourvoiries 8-1

8.1 Opportunités 8-1

8.2 Menaces 8-2

8.3 Forces et atouts 8-4

8.4 Faiblesses et contraintes 8-5

9. La problématique de la main-d'oeuvre dans les pourvoiries 9-1

9.1 Points forts de la main-d'oeuvre 9-1

9.2 Points faibles de la main-d'oeuvre 9-2

10. Les principaux enjeux 10-1

Partie III Recommandations en vue du plan d'action

11. La stratégie de développement sectoriel 11-1

11.1 Le cadre d'intervention 11-1

11.2 Les cibles stratégiques 11-2

11.3 Les stratégies d'intervention 11-3

Conclusion

(10)

Références bibliographiques

Annexe 1 Liste des observateurs privilégiés

Annexe 2 Liste des observateurs de l'industrie touristique

Annexes séparées

1. Enquête auprès des pourvoyeurs

y2. Résultats bruts de l'enquête auprès des pourvoyeurs (questionnaire téléphonique)

✓3. Résultats bruts de l'enquête auprès des pourvoyeurs (questionnaire postal)

4. Enquête auprès des clients actuels et potentiels des pourvoiries au Québec

5. Groupes de discussion auprès des pourvoyeurs

(11)
(12)
(13)

CONTEXTE DU DIAGNOSTIC SECTORIEL DE MAIN-D'OEUVRE DE L'INDUSTRIE DE LA POURVOIRIE

L'évolution du marché et de la concurrence globale, ainsi que plusieurs changements dans l'environnement économique et social touchent l'industrie de la pourvoirie au Québec, en faisant apparaître de nouveaux enjeux qui concernent les clientèles, la main-d'oeuvre et les stratégies de développement. Cette industrie vit aussi des difficultés structurelles importantes liées à la diversité des entreprises qu'on y trouve, en particulier l'inégalité dans les ressources humaines et financières dont elles disposent ainsi que les approches différentes prises dans les choix de développement.

Elle se trouve donc confrontée à plusieurs problématiques majeures. Or, la connaissance des réalités vécues par les pourvoiries et des défis qu'elles doivent relever demeurait jusqu'à présent limitée et souvent empreinte de subjectivité.

Il était donc important d'établir un diagnostic de l'industrie, en procédant à une analyse systématique des caractéristiques, des forces et des faiblesses de cette industrie, mais également de la dynamique de son marché et des opportunités et menaces auxquelles elle fait face.

Pour y parvenir, une analyse rigoureuse de l'industrie a été réalisée, ce qui a permis de dégager la problématique d'ensemble des pouvoiries et de cerner [es avenues et pistes visant à améliorer leur situation.

La Société québécoise de développement de la main-d'oeuvre a ainsi confié à Zins Beauchesne et associés, par appel d'offres, le mandat de réaliser le diagnostic sectoriel de main-d'oeuvre de ['industrie de la pourvoirie au Québec.

(14)

Dans le cadre de cette étude, une enquête auprès des pourvoyeurs du sud du Québec ainsi qu'une enquête auprès de clients actuels et potentiels de pourvoiries ont été effectuées. Les résultats de ces deux activités de recherche sont intégrés au présent rapport. Ils font l'objet d'annexes séparées et sont disponibles sur demande à la S.Q.D.M.

RAPPEL DES OBJECTIFS GÉNÉRAUX ET SPÉCIFIQUES

Objectif ultime

L'objectif ultime de cette étude consistait à poser un diagnostic sectoriel se limitant aux pourvoiries du sud du Québec, afin de comprendre l'état de la situation de ce secteur, de mettre en lumière les enjeux auxquels il fait face et, surtout, d'évaluer leurs effets sur la main-d'oeuvre. Elle doit permettre d'identifier des grandes orientations d'action pour renforcer la compétitivité du secteur et sa viabilité.

Objectifs spécifiques

Plus spécifiquement, les objectifs visés par la présente étude étaient les suivants :

✓ Décrire les différentes catégories d'entreprises dans l'industrie de la pourvoirie et les situer dans le contexte global.

✓ Dégager les stratégies, les modes de fonctionnement et les pratiques des entreprises de l'industrie de la pourvoirie.

✓ Identifier les composantes et les éléments des marchés québécois et international qui font appel aux ressources et aux services des pourvoyeurs.

✓ Analyser la situation actuelle et future de la main-d'oeuvre.

(15)

✓ Identifier les enjeux et les perspectives d'évolution et d'avenir de la pourvoirie ainsi que les pistes d'intervention.

RAPPEL DE LA MÉTHODOLOGIE UTILISÉE

L'intervention visant l'élaboration d'un diagnostic sectoriel de l'industrie de la pourvoirie au Québec repose sur une méthodologie en quatre grandes phases :

Phase I Amorce de l'étude Phase Il Analyse de la situation

Phase III Problématique du secteur et pistes d'intervention diagnostic Phase IV Recommandations en vue du plan d'action.

Le comité directeur

Un comité directeur a été constitué par la S.Q.D.M. dans le but de vérifier et de valider tous les biens livrables soumis par Zins Beauchesne et associés, afin de parvenir à un consensus sur tous leurs aspects.

personnes suivantes :

Le comité directeur était composé des

✓ Mme Danièle Marchand Société québécoise de développement de la main-d'oeuvre

✓ M. Serge Tanguay Fédération des pourvoyeurs du Québec

✓ M. Gaston Bouchard Ministère de l'Environnement et de la Faune

✓ Mme Lise Laliberté Ministère de l'Environnement et de la Faune

✓ M. Guy Thiffault Tourisme-Québec

Ce comité directeur s'est réuni régulièrement. De plus, chaque organisme représenté au comité a contribué plus particulièrement au traitement de données du fichier des

(16)

pourvoiries du M.E.F. et de la F.P.Q., à la conception des questionnaires et à la collecte des données existantes.

La collecte et l'analyse approfondie de diverses publications d'organismes publics, de l'industrie • et des journaux ont constitué une source de données secondaires pour le traitement de l'offre, de la demande, de l'environnement externe et de la main- d'oeuvre.

Par ailleurs, cinq activités de collecte de données primaires ont été entreprises afin d'assurer la couverture de tous les aspects stratégiques requis pour l'élaboration de ce diagnostic sectoriel. Elles sont décrites brièvement ci-après.

O ENQUÊTE AUPRÈS DES POURVOYEURS

Une enquête auprès de 200 pourvoyeurs sur le territoire à l'étude (excluant le Nouveau-Québec) a été réalisée, selon une procédure combinant téléphone et télécopieur / courrier. L'enquête s'est déroulée entre le 24 janvier et le 2 février 1995.

Les principaux faits saillants de cette enquête sont intégrés au présent rapport.

L'analyse des résultats fait l'objet d'une annexe séparée, tout comme les résultats bruts de l'enquête.

La population à l'étude est constituée de l'ensemble des pourvoiries du sud du Québec, soit 549 entreprises. L'échantillon final de 200 entreprises représente donc 36 % des pourvoiries étudiées. Les pourvoiries du nord du Québec, au nombre de 74, ont été exclues de la présente étude, car elles font l'objet d'un plan de développement qui leur est propre.

Ces dernières sont en effet soumises à des règles différentes qui font l'objet d'ententes signées entre le gouvernement du Québec et les communautés crie, naskapie et inuit.

Mentionnons que l'offre d'hébergement n'est pas obligatoire dans les critères de

(17)

détention d'un permis de pourvoirie et qu'elles sont régies selon les lois de la convention de la Baie-James.

L'échantillonnage des pourvoiries à l'étude s'est fait de façon aléatoire. Du point de vue de la représentativité, la composition de l'échantillon final respecte, d'une part, la proportion de pourvoiries qui sont membres ou non de la Fédération des pourvoyeurs du Québec (49 % et 51 % respectivement) et, d'autre part, la répartition des pourvoyeurs selon les régions d'exploitation. En ce qui concerne les pourvoiries avec ou sans droits exclusifs, la demande initiale du comité fut de retenir dans l'échantillon 50 % des pourvoiries avec droits exclusifs et 50 % des pourvoiries sans droits exclusifs, et ce, malgré le fait que les pourvoiries avec droits exclusifs ne représentent que 36 % de l'ensemble des pourvoiries. Ce choix méthodologique était justifié par l'hypothèse selon laquelle les pourvoiries avec droits exclusifs génèrent un chiffre d'affaires plus élevé et requièrent par conséquent des besoins plus importants en main-d'oeuvre.

Cette décision explique que des régions où l'on trouve une grande proportion de pourvoiries sans droits exclusifs soient moins représentées dans l'étude (ex.: Abitibi et Outaouais).

Le tableau ci-après décrit la répartition des pourvoiries et de l'échantillon.

(18)

POURVOIRIES

°Io AVEC

DROITS EXCLU- SIFS

TOTAL RÉGIONS

SANS DROITS EXCLU- SIFS AVEC

DROITS EXCLU- SIFS SANS

DROITS EXCLU- SIFS

ÉCHANTILLON

1 11 8 11

9 21

7 50 3

65 85 39 6

20

9 36 3 11

4 30

1

9 13

100 353 101 99 200 100

Bas-Saint-Laurent 2 Saguenay—Lac-Saint-Jean 21

Québec 14

Mauricie—Bois-Francs 20 Estrie

Montréal

Outaouais 21

Abitibi-Témiscamingue 8

Côte-Nord 55

Gaspésie—Îles-de-la- 1 Madeleine

Chaudière-Appalaches Laval

Lanaudière 17

Laurentides 24

Montérégie Total

4 8 11 14 1

18 18 7

2

3 13 2

8 4 13

1

16 17 18 1

4

5 11

1

14 6 10

12 7 25 4

11 12

TOTAL

4 22 17 24 1

30 25 32 4

2

14 25 11

42 21 70 3

86 93 94 7

20

26 60 3

536 100 3

6 2 14

1

18 24 11 2

6

3 10

1 100

2 11

9 12

1

15 13 16 2

6 10

°I0 PRÉSENTATION

RÉPARTITION RÉGIONALE DES POURVOIRIES ET DE L'ÉCHANTILLON (SUD DU QUÉBEC) 1994

Source : fichiers du ministère de l'Environnement et de la Faune.

0 GROUPES DE DISCUSSION

Deux groupes de discussion réunissant des pourvoyeurs ont été mis en place : un à Québec et l'autre à Laval.

Au 1' août 1995. La grande variabilité dans le nombre de permis au cours d'une même année explique la

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Le groupe de Québec réunissait six pourvoyeurs des régions du Saguenay—Lac-Saint- Jean et de la Côte-Nord. On y comptait cinq représentants de pourvoiries avec droits exclusifs et un représentant d'une pourvoirie sans droits exclusifs.

Le groupe de Laval comptait huit pourvoyeurs représentant six pourvoiries des régions des Laurentides, de l'Outaouais et de Trois-Rivières, dont quatre avec droits exclusifs et deux sans droits exclusifs.

Les groupes visaient principalement à compléter l'information manquante et à obtenir les réactions des pourvoyeurs face aux principaux résultats de l'enquête.

Les faits saillants des groupes de discussion sont intégrés à l'intérieur du présent rapport et les résultats détaillés font l'objet d'une annexe séparée.

e

ENTREVUES AVEC DES OBSERVATEURS PRIVILÉGIÉS

Afin de compléter et de nuancer les informations disponibles sur le secteur de la pourvoirie et notamment, sur la main-d'oeuvre, trente entrevues en profondeur ont été réalisées avec des observateurs privilégiés qui, de par leurs fonctions ou occupations, détiennent une vue synthétique des enjeux du secteur. Les faits saillants des entrevues sont intégrés au présent rapport et la liste des observateurs forme l'annexe 1.

ENTREVUES AUPRÈS DE L'INDUSTRIE TOURISTIQUE

Trente entrevues ont également été effectuées auprès de l'industrie touristique. Il s'agit des grossistes réceptifs offrant des produits de chasse et de pêche, de tourisme d'aventure, d'écotourisme, de motoneige et de tourisme hivernal. Les associations touristiques régionales des régions où la présence de pourvoiries est importante ont

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également été consultées. Les faits saillants de ces entrevues sont intégrés au présent rapport et la liste des personnes contactées figure à l'annexe 2.

0 ENQUÊTE AUPRÈS DES CLIENTS ACTUELS ET POTENTIELS DES POURVOIRIES AU QUÉBEC

Une enquête téléphonique auprès de 200 clients actuels et potentiels des pourvoiries du Québec a aussi été réalisée. Cette enquête visait principalement à faire ressortir les perceptions et les intentions des clientèles actuelles (chasseurs et pêcheurs) et potentielles vis-à-vis des pourvoiries au Québec.

Au total, 150 clients actuels ont participé à l'enquête, répartis comme suit : 50 chasseurs et 50 pêcheurs en groupe d'amis et 50 pêcheurs en famille. De plus, l'enquête a inclus 50 clients potentiels (citoyens du Québec ayant effectué un voyage au cours des douze derniers mois, dont l'objectif était la découverte de la nature, la pratique d'activités en plein air ou un séjour santé).

Les faits saillants de l'enquête ont été intégrés au rapport et le rapport d'analyse forme une annexe séparée.

DÉFINITIONS PRÉALABLES

Pourvoirie

Selon le ministère de l'Environnement et de la Faune, les pourvoiries sont des entreprises qui offrent, contre rémunération, de l'hébergement, des services ou de l'équipement pour la pratique d'activités de chasse, de pêche ou de piégeage, à des fins récréatives.

(21)

Pourvoiries avec droits exclusifs' :

Ces pourvoiries jouissent, en vertu d'un bail de neuf ans, de l'exclusivité des activités de chasse et de pêche et/ou de piégeage sur des terres publiques désignées par décret gouvernemental. Elles sont les seules utilisatrices des ressources fauniques et ont l'entière responsabilité de leur gestion.

Pourvoiries sans droits exclusifs3 :

Ces pourvoiries se voient accorder, sans droits particuliers pour les activités de chasse et de pêche, le droit d'offrir l'hébergement â des clients désireux de chasser et de pêcher. Comme les autres utilisateurs ont également accès aux ressources fauniques, elles ne peuvent exercer un contrôle sur celles-ci.

Industrie, Sciences et Technologie Canada, Pourvoiries de chasse et de pêche au Canada : exposé de position, 3 Ottawa, décembre 1990, 71 p.

Idem.

(22)

Produit « chasse et pêche4 »

Le document sur la stratégie de marketing de Tourisme-Québec définit le produit chasse et pêche de la manière suivante : « Le produit chasse et pêche concerne les séjours en pourvoirie axés sur la pratique de la chasse et de la pêche et comprenant l'hébergement et certains services optionnels (guide, transport, location d'équipement, restauration). »

ÉTUDES PRÉLIMINAIRES DE L'INDUSTRIE DE LA POURVOIRIE

La liste complète des références bibliographiques, desquelles certaines informations contenues dans ce rapport sont tirées, figure à la fin du présent rapport.

Cependant, les principales études traitant de l'industrie de la pourvoirie sont les suivantes

Industrie, Sciences et Technologie Canada, Pourvoiries de chasse et de pêche au Canada : exposé de position, Ottawa, décembre 1990.

Ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche, Le plan de consolidation et de développement de la pourvoirie, Québec, novembre 1991.

Pêches et Océans Canada, Enquête sur la pêche récréative au Canada, 1990, rapport no 148, 1994.

Robert, Nathalie, Le développement d'un outil d'évaluation : Pourqual, appliqué à la qualité du service offert par les pourvoiries du Québec, essai de maîtrise en administration, Université Lavai, Sainte-Foy, novembre 1992.

4

Tourisme-Québec, Les produits touristiques et leurs retombées économiques, Direction de la planification et de la recherche, novembre 1994.

(23)

pourvoirie au Québec

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(25)
(26)
(27)

1.1 STRUCTURE DU SECTEUR ET DE SES COMPOSANTES

Le réseau des pourvoiries au Québec regroupait 605 établissements en 1994. En excluant le territoire du Nouveau-Québec, le réseau comprend 549 entreprises. De ce nombre, 185 (34 %) possèdent des droits exclusifs et 364 (66 %) n'ont pas de droits exclusifs. Les pourvoiries du sud du Québec employaient 1 910 personnes en 1992 (1 082 dans les pourvoiries avec droits exclusifs et 828 dans les pourvoiries sans droits exclusifs) 1.

La Classification des activités économiques du Québec (C.A.E.Q.) classe les établissements de l'industrie de la pourvoirie dans le grand groupe 91, soit l'hébergement, et dans la classe industrielle « Pourvoyeurs de chasse et de pêche » (code 9141). Cette classe comprend :

✓ les pourvoyeurs pour la chasse;

✓ les pourvoyeurs pour la pêche.

D'après la C.A.E.Q., il s'agit d'établissements dont l'activité principale est l'exploitation commerciale de camps de pêche et de chasse. Certains fournissent le transport aérien, le ravitaillement, les repas, le matériel, les guides et les embarcations motorisées.

Ministère de l'Environnement et de la Faune, Service des pourvoiries, La pourvoirie au Ouébec : état de la situation en 1992, juin 1995.

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AVEC HÉBERGEMENT

Pourvoiries privées Réserves fauniques

SANS HÉBERGEMENT ZEC

Terres publiques et territoires libres

Ainsi, on trouve dans cette classe industrielle les activités commerciales de chasse et de pêche pratiquées par :

✓ les pourvoiries privées avec droits exclusifs (185) et sans droits exclusifs (364);

✓ les réserves fauniques (21) qui sont des territoires voués à la conservation, à la mise en valeur et à l'utilisation de la faune et où l'on pratique des activités de chasse et de pêche de même que d'autres activités de plein air comme le ski de randonnée et le canot-camping2.

Les activités de chasse et de pêche se pratiquent également dans les ZEC, qui sont au nombre de 82 au Québec. La LOI SUR LA CONSERVATION ET LA MISE EN VALEUR DE LA FAUNE prévoit, à l'article 104, que le gouvernement peut établir sur les terres du domaine public des zones d'exploitation contrôlée. C'est donc par décret gouvernemental que sont créées les ZEC. Bien qu'elles puissent inclure des terrains privés selon certaines règles, les ZEC sont à ce jour établies sur des terres du domaine public3. Elles ont la particularité de ne pas offrir d'hébergement.

TABLEAU 1.1

LIEUX DE PRATIQUE DES ACTIVITÉS DE CHASSE ET DE PÊCHE AU QUÉBEC

Les réserves fauniques et les ZEC ne sont cependant pas incluses dans la présente étude.

Ministère de l'Environnement et de la Faune, Territoires ayant un statut particulier ou faisant l'objet d'une

3 protection particulièr, Direction des territoires fauniques, novembre 1994.

(29)

En effet, le sous-secteur étudié faisant l'objet de l'étude est la pourvoirie privée avec droits exclusifs et sans droits exclusifs, excluant les pourvoiries du Nouveau-Québec au nord du 52e parallèle.

1.2 IMPORTANCE DE L'INDUSTRIE DE LA POURVOIRIE

1.2.1 Retombées économiques des activités chasse et pêche

Le tableau 1.2 présente les différentes catégories de retombées économiques pour le Québec attribuables au produit chasse et pêche. II est à noter qu'il s'agit des retombées découlant des dépenses de touristes québécois et étrangers qui ont fait des voyages de chasse et pêche au Québec en 1990, en utilisant un moyen d'hébergement commercial (hôtel, motel, camping, pourvoirie, auberge de villégiature, copropriété, chalet loué, etc.). Ces données ne sont donc pas spécifiques aux pourvoiries, mais à tout type d'hébergement commercial.

Les données du tableau concernent les dépenses touristiques qui incluent seulement les dépenses des visiteurs qui passent au moins une nuit au Québec et utilisent un moyen d'hébergement commercial. Les dépenses comprennent l'hébergement et l'alimentation; le transport, les- divertissements et les loisirs. Elles excluent les dépenses de capital (véhicules, embarcations, etc.).

Les dépenses associées aux voyages chasse et pêche au Québec (103,5 millions de dollars) ont ainsi apporté 80 millions de dollars au produit intérieur brut provincial et ont assuré le maintien de 1 821 emplois directs et indirects de salariés (en personnes- années).

(30)

TABLEAU 1.2

RETOMBÉES ÉCONOMIQUES POUR LE QUÉBEC ATTRIBUABLES AU PRODUIT CHASSE ET PÈCHE (1990)

INDICATEURS

Dépenses a

MONTANTS 000 000 $

103,5

1. Revenu de travail 40,7

2. Autres revenus 28,8

3. Valeur ajoutée (P.I.B.) au coût des facteurs de production (1+2) 69,5

4. Taxes indirectes (8c+8d+9c+9d) 15,1

5. Subventions versées aux entreprises -4,0 6. P.I.B. au prix du marché (3+4+5) 80,6

7. Importations 22,9

8. Revenus du gouvernement du Québec :

a) impôt sur le revenu 3,8

b) parafiscalité 4,2

c) taxe de vente 6,2

d) taxes spécifiques 2,0

e) total 16,2

9. Revenus du gouvernement du Canada :

a) impôt sur le revenu 3,1

b) parafiscalité 2,9

c) taxe de vente 5,5

d) taxes spécifiques 1,4

e) total 12,9

10. Revenus des deux gouvernernts 29,1

11. Emploi (personnes-années) 1 821

Source : Tourisme-Québec, Les produits touristiques et leurs retombées économiques, Direction de la planification et de la recherche, novembre 1994.

Comprend l'impôt sur le revenu et la parafiscalité.

La main-d'oeuvre exprimée en personnes-années, représente les emplois directs et indirects et couvre

essentiellement les employés salariés. Elle ne comptabilise pas les entrepreneurs qui ont des entreprises individuelles ni les membres de la famille de l'entreprise travaillant sans recevoir de rémunération_ De plus, il faut noter que la main-d'oeuvre ne correspond pas à l'emploi total, mais bien à la charge de travail correspondante à un projet donné. Par exemple, trois employés salariés saisonniers qui travaillent chacun

(31)

Par ailleurs, si l'on considère uniquement les retombées économiques des Québécois qui ont participé aux activités chasse et pêche au Québec, on obtient les données suivantes :

V les Québécois déboursent environ 1,8 milliard de dollars pour la pratique de la chasse et de la pêche récréatives (comprend les dépenses courantes : achats de biens et services directement liés à la pratique de l'activité comme L'hébergement, la nourriture, etc., ainsi que les dépenses de capital : achats de biens durables tels véhicules, embarcations, chalets, etc.);

V chaque million de dollars déboursé par les pêcheurs et les chasseurs a permis le maintien d'emplois représentant 13 personnes-année

L'EMPLOI

L'industrie de la pourvoirie au Québec (pourvoiries du nord et du sud) employait 2 586 personnes en 1992 durant 31 500 semaines (soit l'équivalent de 606 personnes- années), ce qui a permis de verser une masse salariale de 15 millions de dollars. Les pourvoiries du sud du Québec, quant à elles, employaient 1 910 personnes7.

En comparaison, l'industrie ontarienne de la pourvoirie emploie entre 15 000 et 20 000 personnes (emplois permanents et saisonniers) ou l'équivalent de 3 000 à 4 000 personnes-annees, 8

Ministère de l'Environnement et de la Faune, Les activités reliées à la faune au Québec : profil des _participants et

7 impact économique en 1992, Québec, 1995, 6 p.

Ministère de l'Environnement et de la Faune, Service des pourvoiries, La pourvoirie au Québec : état de la 8 situation en 1992, juin 1995.

Northern Ontario Tourist Outfitters.

(32)

Le tableau 1.3 donne des indications quant au volume de l'emploi dans des secteurs d'activité connexes.

TABLEAU L3

VOLUME DE L'EMPLOI SELON SECTEUR D'ACTIVITÉ SECTEUR

Motoneige' Ski alpin'

Pêche (commerciale)2 Agriculture'

EMPLOIS 478 (personnes-années) 1 790 (personnes-années) 5 400

64 200

Source : 1. Tourisme-Québec, Les produits touristiques et leurs retombées économiques, Direction de la planification et de la recherche , novembre 1994.

2 M.A.P.A.Q., Profil sectoriel de l'industrie biocilimentaire au Québec, Direction de l'analyse et de l'information économiques, édition 1993.

Le tableau 1.4 estime le nombre total d'employés en pourvoirie selon les régions administratives. Toutefois ces données doivent, être interprétées avec prudence étant donné le faible nombre d'observations (inférieur à 30) par région, à l'exception des régions de l'Outaouais et de la Côte-Nord.

(33)

TABLEAU 1.4

ESTIMATION DU NOMBRE TOTAL D'EMPLOYÉS EN POURVOIRIE SELON LA RÉGION ADMINISTRATIVE

RÉGION ADMINISTRATIVE NOMBRE TOTAL D'EMPLOYÉS

Gaspésie—îles-de-la-Madeleine 53

Bas-Saint-Laurent 124

Saguenay—Lac-Saint-Jean 202

Québec 73

Chaudière-Appalaches 60

Mauricie—Bois-Francs 525

Estrie 24

Montérégie n.d.

Lanaudière 231

Laurentides 426

Outaouais 456

Abitibi-Témiscamingue 511

Côte-Nord 949

Source : estimation Zins Beauchesne et associés.

(34)

1.2.2 Évolution du chiffre d'affaires

Pour l'ensemble des pourvoiries en 1990, le revenu moyen s'élevait à 115 000 $, alors qu'il atteignait 113 000 $ en 1992e. À titre comparatif, le revenu moyen des pourvoiries en Ontario en 1986 était de 186 000 $1°. Cette situation peut notamment s'expliquer pour les raisons suivantes : proximité avec les États-Unis, bonne mise en marché et différence dans la définition d'une pourvoirie par rapport au Québec.

Selon l'enquête auprès des pourvoyeurs" :

V En 1994, 53 % des pourvoiries avaient des chiffres d'affaires de 100 000 $ ou moins (33 % dépassaient ce niveau, et 14 % n'ont pas communiqué leur chiffre d'affaires). Cette proportion est en légère hausse par rapport aux deux années précédentes (respectivement 50 °/() et 49 % des pourvoiries se situaienf en deçà de 100 000 $).

V Les chiffres d'affaires moyens des pourvoiries sont en hausse depuis les trois dernières années, comme le montre le tableau 1.5, et, en 1994, les pourvoiries totalisaient un revenu moyen d'environ 137 000 $.

Ministère de l'Environnement et de la Faune, Service des pourvoiries, La Pourvoirie au Québec : état de situation 10 en 1992, juin 1995.

Industrie, Sciences et Technologie Canada, Pourvoiries de chasse et de pêche au Canada. exposé de position, 11 Ottawa, décembre 1990.

(35)

MOINS 25 000

UE

$

25 000- 50 000 S

51 000 -

IR 000 $

101 000 200 000 $

% NB % NB

1994 20 40 15 35 14 28

1993 8 36 17 29 15 30

1992 17 34 17 29 16 31

501 000 $ ET PLUS:

Non RÉPONSES

REVENU MOYEN TOTAL

% NB °Io NE

9 14 29 137 000 $

7 9 17 36 136 000 $

9 20 129 000 $

201 000 500 000 $

% NB

1 :°

21

TABLEAU L5

CHIFFRES D'AFFAIRES DES TROIS DERNIÈRES ANNÉES

Source : enquête auprès des pourvoyeurs, voir annexe 1 (séparée).

V On note qu'une pourvoirie sur cinq (20 %) a réalisé un chiffre d'affaires inférieur à 25 000 $ en 1994 (tableau 1.6). Il s'agit principalement de pourvoiries sans droits exclusifs (31 % c. 9 % avec droits exclusifs).

Diverses raisons peuvent expliquer cette situation, notamment le fait que certaines pourvoiries ne sont ouvertes que de 1 à 3 semaines uniquement pour la chasse à l'orignal, la chasse à l'oie ou à la bécasse; d'autres pourvoiries sont de très petite taille et ne disposent que de un ou deux chalets et quelques-unes peuvent s'apparenter à des clubs privés (situation très marginale, cependant).

V Les pourvoiries qui bénéficient de droits exclusifs ont, en moyenne, des chiffres d'affaires plus élevés (175 000 $) que les pourvoiries sans droits exclusifs (102 000 $).

V Les pourvoiries situées sur la Côte-Nord bénéficient du chiffre d'affaires moyen le plus élevé (170 000 $); les pourvoiries situées dans les régions Saguenay—Lac-Saint-Jean et du Nord-du-Québec affichent le chiffre d'affaires moyen le plus faible (92 000 $).

(36)

RÉGIONS• ADMINISTRATIVES

OUTAOUAIS ABITIBI

COTE-NORD ilermeti/

ESTRIE/

LAURENDOES/

LANAUDIÈRE GASPÉSIE/

BAS- ST-LAURENT/

CHAUDIÈRE- APPALACHES

SAGUENAY/

NORD-DIT-QUÉBEC

QUÉBEC/

MAuniciE

NB NB NB

- 25 000 $ 18 17 4 34 14

26 000 - 50 000 $ 18 2 17 4 10 4

51 000 - 100 000 $ 26 6 10 4

101 000 - 200 000 $ 36 4 9 2 15 6

201 000 - 500 000 $ 18 2 9 2 17 7

501 000 $ et plus 5 2

Non réponse 9 1 22 5 10 4

Chiffre d'affaires moyen 140 000 $ 92 000 $ 135 000 $

°/o I NB % I NB NB

15 22 18 9 15

5 16 6

8 12 10 5 8 3 9

134 000 $ 138 000 $ 170 000 $ 6

7 4 8 7 16 18 10 21 18

16

19

34 9 13 13 13

6

11 3 4 4 4 TABLEAU 1.6

CHIFFRES D'AFFAIRES EN 1994, SELON LA RÉGION

Source : enquête auprès des pourvoyeurs, voir annexe 1 (séparée).

Note — Étant donné que le nombre d'observations dans chacune des régions administratives est trop faible, des regroupements ont dû être effectués.

V Plus du tiers des pourvoiries (35 % ou 69) estiment que leur chiffre d'affaires est en progression depuis 1984. Dix pour cent (21 nb) estiment qu'il s'est maintenu et 6 % (13 nb) qu'il a diminué. Cependant, 49 % (97 nb) n'ont pu se prononcer sur la question. On n'observe pas de différences majeures d'un segment à l'autre.

(37)

1 .3 PRODUITS ET SERVICES OFFERTS

Le permis de pourvoirie donne à son détenteur la possibilité d'offrir la chasse ou la pêche. De fait, la grande majorité des pourvoyeurs proposent les deux activités à leur clientèle. Peu d'entre eux (environ 4 %)12 offrent exclusivement la chasse; ces derniers sont concentrés en bordure du fleuve.

Les espèces aquatiques les plus offertes aux clients sont le brochet, l'omble de fontaine et le doré, tandis que les espèces terrestres sont l'ours et l'orignal principalement13.

En matière de services, la majorité des pourvoiries du Québec offrent à leur clientèle du matériel tel que chaloupes, canots, moteurs, affûts et appâts, essence et glace.

Elles donnent également des services de guide et la vente de permis de chasse et de pêche.

Le tableau 1.7, tiré de l'enquête auprès des pourvoyeurs indique la proportion de pourvoyeurs qui proposent différents services. On remarque notamment que l'offre en matière de restauration et d'accès par avion est supérieure à la moyenne québécoise.

ll faut mentionner que l'accès par avion n'est pas nécessairement limité, mais qu'il peut être combiné à la route.

12

13 Estimation, ministère de l'Environnement et de la Faune.

Vézina, Marc, La situation actuelle des activités sans prélèvement de faune dans les pourvoiries du Québec en relation avec l'éducation à l'Environnement (ERE), essai pour l'obtention du grade M.A., Université Laval, Sainte-Foy, avril 1994, 1.08-p.

(38)

1. L'INDUSTRIE DE LA POURVOIRIE : SES CARACTÉRISTIQUES ET SON IMPORTANCE

TABLEAU 1.7

SERVICES PROPOSÉS PAR LES POURVOIRIES

SERVICE EXISTANT SERVICE N'EXISTANT PAS

La restauration

Des douches à eau chaude Des chambres individuelles Le service de guide de chasse Le service de guide de pêche Une plage aménagée Des jeux pour les enfants La location de matériel L'accès par avion L'accès aux handicapés

53 % 93%

88 % 58%

73%

39%

46%

7%

12%

33 % 24%

56%

52 % 70 %

71 % 30 %

14

26 % 27%

65 %

Source : enquête auprès des pourvoyeurs, voir annexe 1 (séparée).

Environ 40 % des pourvoiries, selon le Guide des pourvoiries 1994 de la Fédération des pourvoyeurs, offrent le plan de restauration combiné à leur clientèle, soit le plan américain et le plan européen. La majorité ont le plan européen seulement (l'hébergement sans nourriture) et environ 10 %, le plan américain uniquement (avec repas).

Une pourvoirie sur quatre offrait des activités hivernales en 199315. Le tableau 1.8 énumère les activités hivernales offertes dans les pourvoiries. L'interprétation du tableau est la suivante : parmi les pourvoyeurs qui proposent des activités hivernales, 100 % offrent la motoneige, 90 % offrent la pêche sur glace, etc.

14

La proportion réelle de pourvoiries accessibles par avion est de 9% (enquête auprès des pourvoyeurs, voir

15 annexai (séparée)).

Vézina, Marc, La situation actuelle des activités sans prélèvement de faune dans les pourvoiries du Québec en relation avec l'éducation à l'Environnement (ERE), essai pour l'obtention du grade M.A., Université Laval, Sainte-Foy,

(39)

Motoneige 100% 39

Pêche sur la glace 90 % 35

Randonnée en ski de fond 72 % 28

Randonnée en raquettes 70 % 27

NB TABLEAU L8

ACTIVITÉS HIVERNALES OFFERTES DANS LES POURVOIRIES

Source : Vézina, Marc, La situation actuelle des activités sans prélèvement de faune dans les pourvoiries du Québec en relation avec l'éducation à l'Environnement (tom), essai pour l'obtention du grade M.A., Université Laval, Sainte-Foy, avril 1994, 108 p.

Les résultats de l'enquête auprès des pourvoyeurs" indiquent la même tendance : 24 % des pourvoiries ont enregistré des jours-personne pour l'activité motoneige.

L'activité motoneige représente d'ailleurs, selon plusieurs observateurs, l'une des meilleures opportunités de développement de l'industrie. Elle nécessite cependant des investissements pour « l'hivernisation » de l'hébergement, ce que de nombreuses pourvoiries ont effectué ou envisagent de faire.

La courte durée de la saison constituant une problématique majeure pour les pourvoiries en regard de la rentabilité et de la stabilité de la main-d'oeuvre, le potentiel offert par des activités hivernales représente un intérêt de premier plan.

Les pourvoiries situées près de Montréal et de Québec et celles de la région de l'Outaouais sont mieux structurées. Elles développent une approche visant à diversifier leurs produits et services afin de cibler une clientèle familiale. Cette stratégie est réalisable compte tenu de la proximité des grands centres urbains et des services (sites et attraits touristiques, hôpitaux, etc.).

Enquête auprès des pourvoyeurs, voir annexe 1 (séparée),

(40)
(41)
(42)
(43)

2,1 CARACTÉRISTIQUES DES ENTREPRISES DU SECTEUR

2.1.1 Nombre, taille et localisation

On comptait 549 pourvoiries en 1994 (excluant le Nord-du-Québec), dont 364 sans droits exclusifs et 185 avec droits exclusifs. La superficie moyenne des pourvoiries avec droits exclusifs est de 130 km2.

Les pourvoiries sont concentrées dans les régions de la Côte-Nord, de l'Abitibi- Témiscamingue, de l'Outaouais, de la Mauricie—Bois-Francs et des Laurentides- Lanaudière.

Pour ce qui est des pourvoiries avec droits exclusifs du sud du Québec, les régions des Laurentides-Lanaudière et de la Côte-Nord regroupent à elles seules 52 % d'entre elles. Au total, les pourvoiries avec droits exclusifs couvrent près de 24 000 km2 de territoire et plus de 1 100 km linéaires de rivières à saumon'. Les pourvoiries sans droits exclusifs du sud du Québec se retrouvent, dans une proportion de 42 %, dans les régions de l'Abitibi-Tèmiscamingue et de l'Outaouais.

D'après l'enquête auprès des pourvoyeurs2, les pourvoiries se situent en moyenne à 5 heures 13 minutes de Québec et à 5 heures 15 minutes de Montréal. Les pourvoiries très proches de Québec (moins de 2 heures de distance) sont, en général, de petite taille et celles qui sont très proches de Montréal représentent de plus grosses entreprises.

Ministère de l'Environnement et de la Faune, Territoires avant un statut particulier ou faisant l'objet d'une 2 protection particulière, Direction des territoires fauniques, novembre 1994.

Enquête auprès des pourvoyeurs, voir annexe 1 (séparée).

(44)

1992 1994

58%

27 % 9%

5%

50%

33%

10%

5 0/0 Compagnies

Entreprises individuelles Sociétés

Or.anismes sans but lucratif

Les pourvoiries sont majoritairement des entreprises familiales ou de petites entreprises appartenant à deux ou trois partenaires. Elles regroupent des composantes telles que l'hébergement, la restauration, les guides, la location de matériel et le transport. Les deux tiers sont maintenant accessibles par route.

La majorité (58 %) des pourvoiries sont incorporées, mais ceci diffère selon le type de pourvoirie :

V sans droits exclusifs : 41 % V avec droits exclusifs : 74 %

Par ailleurs, les pourvoiries ayant réalisé un chiffre d'affaires inférieur à 50 000 $ en 1994 sont davantage des entreprises individuelles (46 %), alors que celles ayant un chiffre d'affaires supérieur à 50 000 $ sont majoritairement incorporées (76 %).

Finalement, on note que 85 % de tous les établissements sont saisonniers. Le tableau 2.1 précise le statut juridique des pourvoiries.

TABLEAU 2.1

STATUT JURIDIQUE DES POURVOIRIES (SUD DU QUÉBEC)

Sources : Enquête auprès des pourvoyeurs, voir annexe 1 (séparée)

Ministère de l'Environnement et de la Faune, Service des pourvoiries, La pourvoirie au Québec : état de la situation en 1992, juin 1995.

L'ensemble du réseau des pourvoiries étudiées comprend 549 entreprises excluant celles du Nouveau-Québec, avec 4 080 unités d'hébergement et 25 293 places. La capacité d'accueil moyenne selon le M.E.F. (nombre maximal de personnes pouvant être hébergées au même moment) est de 46 personnes et de 7,4 unités d'hébergement (pourvoiries du sud du Québec). L'enquête auprès des pourvoyeurs

(45)

nous révèle toutefois une capacité d'accueil de 56 personnes et de 8,8 unités d'hébergement. Cette différence s'explique par l'échantillonnage.

Quant aux chiffres d'affaires, la majorité des pourvoiries sont de petite taille. En effet, 53 % ont réalisé un chiffre d'affaires de 100 000 $ ou moins en 19943.

Les petites pourvoiries qui ont moins de 5 employés (12 %) et dont le chiffre d'affaires est inférieur à 50 000 $ (16 %) sont situées principalement dans la région de Québec, comparativement aux autres régions.

2.1.2 Principales entreprises

Les plus importantes pourvoiries bénéficient en général de droits exclusifs et sont davantage localisées sur la Côte-Nord.

Une plus forte proportion des pourvoiries à fort chiffre d'affaires (200 000 $ et plus) se trouvent cependant dans les régions de la Mauricie—Bois-Francs (23 %) et de Lanaudière (13 %).

Dans ces derniers cas, l'accessibilité et la proximité .du marché de Montréal expliquent sans doute la situation.

Enquête auprès des pourvoyeurs, voir annexe I (séparée).

(46)

1986 1990 1992

Avec droits exclusifs 178 183 183

Sans droits exclusifs 345 353 355

Total 536 538

ÉCART 1986-1992

+3%

+ 3%

1111111M 2.1.3 Évolution du nombre d'entreprises

En 1992, on comptait 538 permis de pourvoirie en vigueur dans le sud du Québec, soit une augmentation de 3 % par rapport aux données de 1986.

Le tableau 2.2 met en évidence le faible taux de croissance du nombre de permis de pourvoirie, et ce, autant pour les pourvoiries avec droits exclusifs que pour celles qui n'ont pas de droits exclusifs.

TABLEAU 2.2

ÉVOLUTION DU NOMBRE DE PERMIS DE POURVOIRIE SELON LE TYPE DE POURVOIRIE, POUR LE SUD DU QUÉBEC, 1986 A 1992

Sources : La Pourvoirie au Québec : état de la situation en 1992, ministère de l'Environnement et de la Faune, Service des pourvoiries, juin 1995.

État de la situation de la pourvoirie en 1990, ministère du Loisir, de la Chasse de de la Pêche, Service des pourvoiries, automne 1992

Note Étant donné que la définition des pourvoiries a changé depuis 1984, il n'était pas opportun de considérer les années antérieures à 1986.

Par ailleurs, en ce qui concerne les pourvoiries sans droits exclusifs, on note que, de 1991 à 1995, le nombre annuel moyen de permis non renouvelés est de 14, alors que le nombre moyen de nouveaux permis est de 23 (dont 3 permis réactivés en moyenne).

Par ailleurs, 75 % de ces nouveaux permis sont octroyés pour des terres privées.

(47)

2.1.4 Durée de vie des entreprises

Le ministère de l'Environnement et de la Faune ne compile pas de statistiques sur les faillites de pourvoiries. Selon les spécialistes, il y en aurait très peu et la faillite se terminerait souvent par un transfert de propriété et non pas une fermeture définitive de l'établissement.

D'après l'enquête auprès des pourvoyeurs, les propriétaires possèdent leur pourvoirie depuis 14 ans en moyenne. Les pourvoiries où le propriétaire est installé depuis moins longtemps (moins de cinq ans) sont le plus souvent des petites pourvoiries (moins de cinq employés, avec un chiffre d'affaires inférieur à 50 000 $) et des pourvoiries sans droits exclusifs.

2.1.5 Structure corporative et organisationnelle des entreprises Suivant l'enquête auprès des pourvoyeurs :

✓ la majorité des pourvoiries sont incorporées (58 % ou 116 sur 200);

✓ la majorité (80 % ou 159 sur 200) des propriétaires ou principaux actionnaires de la pourvoirie en sont aussi les gérants;

✓ la moitié des gérants de pourvoiries (85 sur 159) ont d'autres sources de revenu (principalement ceux dont le chiffre d'affaires de la pourvoirie est moindre et dont la pourvoirie n'a pas de droits exclusifs et n'est pas membre de la F.P.Q.);

✓ les pourvoiries sont pour la plupart des entreprises familiales :

➢ une personne sur cinq travaillant dans la pourvoirie fait partie de la famille immédiate du gérant;

➢ 50 % -des gérants de pourvoiries (ou 99 sur 200) travaillent avec leur conjoint.

(48)

Dans 40 % des cas (80 sur 200), les gestionnaires principaux sont propriétaires uniques de la pourvoirie, 25 % (49 sur 200) sont actionnaires en parts égales, 16 % sont cadres (31 sur 200) et 10 %, actionnaires majoritaires (49 sur 200).

En moyenne, le gestionnaire principal :

✓ travaille dans le secteur de la pourvoirie depuis 13,6 ans;

✓ occupe sa fonction depuis 9 ans;

✓ travaille dans l'entreprise depuis 10,7 ans.

La petite taille et le caractère familial des pourvoiries influencent grandement la performance de ce secteur. D'une part, ils permettent la survie de nombreuses pourvoiries qui, autrement, disparaîtraient, mais, d'autre part, elles limitent la capacité de développement à long terme de ces entreprises. À cet égard, l'exploitation d'une pourvoirie est comparable à l'exploitation d'une ferme.

2..2

REPRÉSENTATIONS SECTORIELLES

On trouve dans l'industrie québécoise de la pourvoirie une fédération et huit associations régionales de pourvoyeurs, ainsi que divers organismes gouvernementaux engagés dans la réglementation et la promotion de l'industrie.

La Fédération des pourvoyeurs du Québec (F.P.Q.), un organisme sans but lucratif, a pour mission de défendre les droits des pourvoyeurs auprès du ministère de l'Environnement et de la Faune, d'accroître leur visibilité dans la population et de collaborer avec le M.E.F. dans le domaine de la classification (niveau de qualité) et de

(49)

la catégorisation (degré de commodité) des pourvoiries4. Le siège social de la F.P.Q.

est à. Québec.

En 1995, la fédération regroupait 314 pourvoyeurs (49 % des pourvoyeurs du Québec) et huit associations régionales de pourvoyeurs. Elle représentait 70 % de l'ensemble des pourvoiries avec droits exclusifs. Les pourvoyeurs membres possédaient plus de 50 % des unités d'hébergement actuellement offertes en pourvoirie au Québec5. La Fédération publie annuellement un guide de la pourvoirie qui renseigne sur les services et les activités offerts dans toutes les pourvoiries fédérées du Québec.

Les associations régionales de pourvoyeurs sont des organismes sans but lucratif constitués en vertu de la troisième partie de la Loi sur les compagnies. Elles recrutent et regroupent les pourvoyeurs d'une région donnée et définissent leurs objectifs et leur mode de fonctionnement selon leurs besoins respectifs. Leur tout premier rôle est de représenter et de défendre les intérêts des membres auprès des instances régionales des différents ministères et organismes agissant dans le domaine des pourvoiries. Sur le plan de la représentation, un autre rôle de l'association régionale est de désigner un de ses membres pour siéger au conseil d'administration de la F.P.Q. 6

Les associations régionales de pourvoyeurs sont les suivantes :

✓ Association des pourvoyeurs Saguenay, Lac-Saint-Jean, Chibougamau;

✓ Association des pourvoyeurs Charlevoix;

✓ Association des pourvoyeurs de l'Oie-Blanche;

✓ Association des pourvoyeurs de la Haute-Mauricie;

✓ Association des pourvoyeurs de Lanaudière;

4

Ministère du Tourisme, Rapport d'entrevues auprès (l'experts représentatifs de la grappe industrielle du Tourisme, le Groupe de travail sur les orientations stratégiques de la grappe industrielle du tourisme, décembre 1992 - 5 juillet 1993.

6 Fédération des pourvoyeurs du Québec, Aide-mémoire du pourvoyeur.

Idem.

(50)

✓ Association des pourvoyeurs de l'Outaouais;

✓ Association des pourvoyeurs de la Côte-Nord;

✓ Association des pourvoyeurs du Nouveau-Québec.

Le ministère de l'Environnement et de la Faune est responsable de la gestion de la faune au Québec. Il réglemente l'industrie en octroyant des permis aux pourvoiries et en accordant des droits d'exclusivité. En effet, il peut accorder, au moyen d'un bail, des droits exclusifs de chasse, de pêche ou de trappage sur des terres publiques délimitées. Par ailleurs, Tourisme-Québec a pour principal mandat de faire la promotion des pourvoiries ou de leurs produits et services sur les marchés extérieurs.

Enfin, il est à noter que le ministère des Ressources naturelles gère l'hébergement sur le territoire libre et les forêts.

La forte organisation de cette industrie représente une opportunité importante quant à la capacité d'adaptation à long terme de ce secteur aux nouvelles conditions du marché.

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