FGSM3 - Formation Générale aux Soins Médicaux de niveau 3 MED609 – Dermatologie
Pr Viguier
S5 – 04/02/2022 PETELOT Jules & Marine GALLET
Cours : Physiologie cutanée
I- La peau :
C’est l’enveloppe du corps, elle nous recouvre et nous protège de l’extérieur.
Le plus gros organe du corps humain.
En continuité avec les muqueuses (oculaire, buccale et génital) et va contribuer à recouvrir les cavités naturelles de l’organisme. L’examen des muqueuses fait partie intégrante de l’examen dermatologique et on regrade systématiquement les muqueuses en cas de pathologies cutanées.
Le peau intègre des entités qui lui sont directement reliées, et qui sont dérivées de l’épithélium cutané, comme les phanères (poils dont les cheveux et ongles) qui sont de la kératine dans l’absolu et de nombreuses glandes exocrines (notamment les glandes sébacées, et les deux types de glandes sudoripares : apocrines et eccrines).
Les grandes fonctions de la peau sont :
• - Protection contre les agressions mécaniques et les radiations lumineuses
• - Protection contre les infections : la peau est une première barrière de défense du système immunitaire
• - Rôle majeur dans la thermorégulation via la sudation, grâce aux glandes sudorales (maintien d’une température environnant 37° à l’intérieur du corps = homéostation)
• - Réception des informations sensitives (organe majeur), le toucher fait partie des sens comme la vue.
1. Carte d’identité de la peau chez l’adulte
Surface de la peau (si on mettait la peau à plat) : 1,8 m2 Poids : 4,5 kg (la prof a dit à l’oral un peu moins de 5kg) L’épaisseur moyenne est de 1,2 mm, elle est assez fine, mais le rapport surface/épaisseur est de 150 000 (150 000 fois plus étalé qu’épais).
On possède 5 millions de follicules pilo-sébacés (chauve ou pas car quelqu’un de chauve va avoir des follicules pilo-sébacés mais pas le cheveu) et 3 millions de glandes sudoripares eccrines.
Notre pH à la surface de la peau est acide (4.2 à 6.1), avec des variations régionales en fonction de présence de sueur, ou si elle contient beaucoup de sébum. Les plis ont un pH plus variable car il y a une humidité plus importante. Permet d’éviter la colonisation par des bactéries ou des champignons.
2. Structure de la peau
4 régions superposées, avec de la superficie vers la profondeur :
• - L’épiderme
• - La jonction dermo-épidermique, qui joue un rôle majeur dans l’accrochage de l’épiderme au derme, peut être le lieu de différentes pathologies
• - Le derme
• - L’hypoderme, qui contient de la graisse
En plus de ces quatre régions, nous avons les annexes (follicules pilo-sébacés, glandes sudoripares...) d’origine épidermique (et donc ectodermique), qui sont des invaginations de l’épiderme dans le derme ou l’hypoderme.
Tout en haut de l’épiderme on a la partie la plus différenciée qui est la couche cornée, puis on a l’épiderme, la jonction dermo-épidermique, ensuite le derme, et enfin l’hypoderme qui repose sur le muscle.
On a un certain nombre d’invaginations de la peau, qui sont ses annexes, comme les poils, auxquels sont reliés systématiquement une glande sébacée et dans certaine localisation, des glandes sudoripares apocrines.
Les poils sont toujours reliés à un petit muscle lisse (horripilateur), qui joue un rôle majeur dans la
thermorégulation. On a également d’autres glandes, qui sont indépendantes du follicule pilo-sébacé, qui sont les glandes sudoripares eccrines.
La vascularisation arrive essentiellement au niveau de l’hypoderme, avec des artérioles qui remontent dans le derme, puis des veinules qui se font dans le derme et l’hypoderme.
Il n’y a pas de vascularisation dans l’épiderme. C’est juste en dessous de la jonction dermo-épidermique que se font les anastomoses terminales.
On a également un très grand nombre de capteurs sensitifs, qui eux aussi s’arrêtent dans la partie juste en dessous de l’épiderme (l’épiderme n’est pas directement innervé).
3. L’épiderme
Il intervient dans toutes les fonctions de la peau.
C’est un épithélium de revêtement, stratifié, pavimenteux.
Dont la cellule majoritaire est le kératinocyte (80%), l’essentiel des fonctions de l’épiderme est sous le contrôle du kératinocyte et le but du kératinocyte c’est de devenir un cornéocyte, ce qui lui permet de remplir la
fonction principal de la peau = la fonction barrière (qui bien fait seulement si la maturation du kératinocyte est optimal), puis celui-ci desquamera.
Les mélanocytes, responsables de la pigmentation de la peau, avec un rôle majeur dans la photoprotection donc la protection contre les UV et le risque de cancers induits par les UV.
Les cellules du système immunitaire (cellules de Langerhans), premier rempart de défense contre les allergènes ou les pathogènes
Les cellules de Merkel, développées à partir du neuroectoderme, dont on ne connaît pas très bien le rôle mais qui ont probablement un rôle de capteur sensitif, on les connaît car malgré le fait qu’elles soient peu
nombreuses elles peuvent devenir cancéreuses.
3 types de cellules susceptibles d’être à l’origine de cancer cutané : (la plupart des cancers cutanés sont d’origine épidermique) :
Les kératinocytes vont donner des carcinomes (basocellulaires et épidermoïdes) Les mélanocytes vont donner des mélanomes
Les cellules de Merkel vont donner des carcinomes de Merkel (Cependant les sarcomes sont issus du derme).
4. Les kératinocytes
Cellules principales de l’épiderme.
Les kératinocytes ont 3 grandes fonctions :
- cohésion de l’épiderme, grâce à un système de jonction des kératinocytes entre eux = les desmosomes. C’est un système de liaison entre 2 cellules adjacentes, il est très important d’avoir un système cohésif. Ils reposent accrochés sur la jonction dermo-épidermique par des hémi-desmosomes (entre une structure de jonction et les kératinocytes basaux).
- fonction barrière entre les milieux extérieurs et intérieurs (notamment grâce à la différenciation progressive et indispensable des kératinocytes en cornéocytes). C’est avant tout les cornéocytes qui jouent cette fonction de barrière.
- protection contre les radiations lumineuses (mélanosomes intégrés dans les kératinocytes). Les mélanosomes font un petit « parapluie » au-dessus du noyau des kératinocytes, pour éviter que les noyaux des kératinocytes soient atteints par les UV et que leur ADN soit dégradé, donnant naissance à des kératinocytes malins.
5. Le derme et l’hypoderme
Tissus conjonctifs, richement vascularisés et innervés, contrairement à l’épiderme Epaisseur du derme : 1 à 2 mm
- Très fin, notamment au niveau des paupières et du prépuce, - Très épais au niveau des paumes et plantes 3 mm,
- Globalement plus fin en face ventrale que face dorsale. Il s’agit probablement d’un héritage de l’évolution naturelle où l’on est passé d’une situation à quatre pattes à une situation debout, quelque part le dos avait certainement une fonction de protection supérieure au ventre.
Pas de réelle limite à l’hypoderme, on considère qu’il s’étend jusqu’au tissu aponévrotique, c’est-à-dire jusqu’au plan musculaire, en dessous.
L’hypoderme n’est pas présent partout dans l’organisme, il n’y en a pas au niveau des paupières, des oreilles, du scrotum et de la verge.
Il y a des zones préférentielles de répartition de l’hypoderme liées au sexe, l’homme a tendance à accumuler la graisse au niveau de la région abdominale (ex obésité abdominal de l’homme) tandis que la femme a plutôt tendance à développer son hypoderme au niveau des hanches, des cuisses et des fesses (ex : culotte de cheval chez la femme).
6. Tissu conjonctif du derme
Le derme est constitué́ à la fois de cellules et de fibres, le tout reposant dans une substance fondamentale composée de mucopolysaccharides acides, dont l’essentiel est l’acide hyaluronique.
La cellule principale du derme c’est le fibroblaste. Le fibroblaste va à la fois contribuer à la synthèse des fibres et celle de la substance fondamentale dans laquelle baignent les cellules et les fibres.
Les autres cellules dependent du système immunitaire présentes indépendamment d’une situation
pathologique sont les mastocytes, les macrophages, les plasmocytes, les granulocytes, les adipocytes et les lymphocytes.
La substance fondamentale, c’est des mucopolysaccharides acides dont le principal est l’acide hyaluronique On a 3 types de fibres au niveau du derme :
- les fibres de collagènes (épaisses, longues et non ramifiées➔extensibilité et résistance de la peau) - les fibres élastiques (orcéine, fines, très ramifiées, entrelacées ➔ élasticité de la peau)
- les fibres de réticuline (structure crénelée de l’épiderme)
Il y a aussi du tissu musculaire lisse qui est représenté par les muscles arrecteurs des poils.
Le derme est destiné́ à vieillir.
Avec le vieillissement cutané, la substance fondamentale perd de l’acide hyaluronique.
Sous l’action des UV, les fibres élastiques peuvent être dégradées, diminuant l’élasticité de la peau. Et on a aussi une dégradation des fibres de collagène.
Les techniques de rajeunissement consistent à injecter dans le derme ce qu’il va manquer et qui va entrainer notamment les rides, de l’acide hyaluronique ou du collagène. (Combler une peau qui devient plus lâche et moins dense).
La cellule centrale -> le fibroblaste qui baigne dans la substance fondamentale qui est assez gélatineuse, tout cela est traversé par des fibres de collagène, des fibres réticulées et plus petit des fibres élastiques.
Non commenté.
7. Tissu conjonctif de l’hypoderme
L’hypoderme c’est de la graisse.
Les cellules principales sont les adipocytes.
L’hypoderme est constitué́ de petits lobes subdivisés en petits lobules graisseux séparés par des septums interlobulaires conjonctivo-élastiques, servant de passage aux vaisseaux et nerfs destinés à la couche supérieure.
II- Principales propriétés de la peau :
✓ Fonction barrière entre l’intérieur et l’extérieur
✓ Capacité́ formidable à se renouveler et cicatriser en cas de plaie
✓ Sécrétion de sébum (très utile)
✓ Sudation et thermorégulation.
✓ La peau n’est pas stérile, son microbiote cutané normal (naturel et nécessaire) peut accueillir des bactéries, des champignons et des virus. Il faut un juste équilibre au niveau de notre microbiote avant de développer d’éventuelle pathologie liée à un déséquilibre du microbiote.
✓ Rôle très important dans la perception, avec une innervation importante au niveau des paumes, le toucher est dû à la peau et plus précisément aux capteurs situés à la jonction entre derme et épiderme.
✓ Rôle fondamental dans la synthèse de la vitamine D et la lutte contre le rachitisme. Cela nous permet notamment d’avoir une bonne composante en calcium dans nos os.
✓ La peau est destinée à être pigmenter et à nous protéger contre les UV (photoprotection)
✓ Vigilance immunitaire : la peau nous protège contre les pathogènes. Mais peut aussi être source de réaction contre des allergènes. Il existe une véritable immunité cutanée.
1. Fonction barrière
b. Barrière cornée = cornéocytes + enveloppe cornée + ciment lipidique L’essentiel de la fonction barrière est localisé au niveau de la couche cornée.
Il faut vraiment considérer la couche cornée comme un système de briques et de ciment : - on a des petites briques aplaties empilées les unes sur les autres, les cornéocytes
▪ ultime étape de la différenciation kératinocytaire
▪ cellules anucléées, remplies de kératine qui constitue leur cytosquelette
- le « ciment » correspond à la matrice protéo-lipidique
Les cornéocytes reliées entre eux baignent dans un film hydrolipidique, qui joue un rôle majeur pour l’hydrophobicité.
Barrière cutanée = barrière épidermique = barrière cornée (but du kératinocyte = cornéocyte).
a. La barrière épidermique multifonctionnelle La barrière épidermique a plusieurs fonctions : - barrière hydrique dans les 2 sens (limite la perte d’eau et l’absorption d’eau)
- barrière physique
- barrière photo-protectrice - barrière antioxydante - barrière antimicrobienne
Quand on est brûlé on perd cette barrière : perte d’eau importante, fort risque de septicémie…
La membrane des cornéocytes est une enveloppe cornée, contenant 3 protéines importantes :
• la loricrine
• l’involucrine
• la filaggrine, facteur de l’hydratation cutanée. Un défaut de fillagrine provoque une peau très sèche (ex : enfant qui ont un eczéma atopique), en résulte une fonction barrière altérée et des allergènes peuvent pénétrer ce qui explique le grand nombre d’allergie chez les enfants atopiques.
==> enveloppe cornée : résistance mécanique +++
Cornéocytes + enveloppe cornée baignent dans une bicouche de lipides, qui contient des céramides, des acides gras libres, des triglycérides et du cholestérol ➔ bicouche lipidiquev= hydrophobe = rétention d’eau +++
(Les crèmes hydratantes sont souvent faites à base de céramides).
Les cornéocytes tiennent entre eux par des jonctions serrées de nature protéique.
Le tout forme vraiment un mur (briques + ciment).
Diapo non commentée, Commentaire de l’année dernière :
Le système de jonction entre les cornéocytes s’appelle les cornéo- desmosomes. Protéines composant les cornéo-desmosomes :
desmocolline 1 et desmogléine 1 Le système de jonction entre les kératinocytes sont les desmosomes.
d. Rôle de la couche cornée dans l’hydrophobicité
Eau :
- constituant majoritaire de l’organisme (60 à 65% du poids corporel) - dans la peau : 6 à 8 litres d’eau, essentiellement dans le derme
- épiderme 120 ml d’eau - couche cornée 20 ml d’eau
Gradient dû fait de l’hydrophobicité, plus on va vers l’extérieur, moins il y a d’eau.
Le système n’est pas totalement hermétique, il persiste de façon basale une perte insensible en eau (quelques millilitres).
Lors de la sudation on a une perte d’eau par des canaux excréteurs des glandes sudoripares, et non entre cornéocytes.
Rôle essentiellement joué par la bicouche lipidique mais aussi par la filaggrine qui participe à la formation d’un complexe hygroscopique, le facteur naturel d’hydratation (NMF).
e. Altération de la barrière cutanée dans la dermatite atopique
Dans certaines pathologies, la couche cornée peut être altérer et contribuer à ce que la fonction barrière ne puisse pas se faire.
Dans la dermatite atopique, aussi appelée eczéma constitutionnel ou eczéma atopique, il y a généralement une mutation des gènes de la filaggrine et ainsi contribuer à une altération de la couche cornée des
cornéocytes.
La perte insensible en eau est plus importante chez les patients atopiques, ce qui explique la sécheresse/la xérose, cutanée qui caractérise ces patients.
Ces altérations permettent aisément la pénétration d’allergènes (staphylocoque, le nickel ect…) . C’est
notamment pour cela que les atopiques développent plus fréquemment des eczémas de contact, parce qu’il y a une brèche faite dans la peau qui fait que les allergènes vont être repérés par des cellules dendritiques.
A l’état normal, en présence d’une peau non altérée, il y a très peu d’évaporation d’eau, et les allergènes ne peuvent pas entrer.
f. Autres situations particulières Prématurés
o Maturitédelabarrièreépidermiqueà34semainesdegestation
o Avant : barrière immature, avec une augmentation des pertes insensibles en eau (diffusion percutanée x100 à x1000) + augmentation de la sensibilité aux infections à point de départ cutané́
- Nourrissons et enfants
o Barrière mature MAIS un rapport surface peau/poids 3 fois plus élevé que chez l’adulte (forte absorption transcutanée à dose appliquée égale). Il faut penser à adapter les doses (pour les crèmes thérapeutiques ex : dermocorticoïdes).
- De façon générale, augmentation absorption transcutanée : O Nourrisson et enfants
O Région auriculaire (2 fois plus perméable) : existence de patch rétro-auriculaire
O Peau lésée
o Occlusion de la peau : de l’eau s’accumule ce qui diminue l’hydrophobicité -> absorption augmentée. Ex application de crème comme la cortisone sur les mains et on va demander au patient de s’enrouler les mains avec du célophane pour avoir une absorption plus importante.
2. Cicatrisation
Phénomène dynamique, suite d’étapes qui ont pour objectif le fait d’avoir une restitution ad integrum de la peau mais (sauf situation particulière) ce sera toujours au prix d’une cicatrice (en tout cas chez l’enfant et l’adulte).
Processus de réparation qui se met en place dès que la peau présente une plaie récente, et dont le but ultime est de faire en sorte qu’il n’y ait plus de trou, mais de nouveau une barrière.
La cicatrisation se fait en 4 étapes qui s’interpénètrent sur une durée d’environ 15 jours : - Phase vasculaire : il faut arrêter le saignement : coagulation via les plaquettes.
- Phase inflammatoire : déterger la plaie, retirer ce qui va poser problème à la réparation -> rôle du système immunitaire +++.
- Phase de réparation tissulaire : derme et ensuite épiderme, phase d’épithélialisation avec l’épithélium qui reveint se mettre au-dessus du tissu de granulation.
- Suivie d’une maturation progressive de la cicatrice : « équilibrage » de la cicatrice en éliminant l’excès de cellules (firbroblastes), donc on a une apoptose des fibroblastes pour éviter d’avoir une cicatrice trop importante -> cette phase peut être source de pathologie (qu’on va voir plus en détails.
(Chacune de ces phases va faire appel à un type cellulaire particulier).
a. Phase 1 = vasculaire
Pour rappel : si une plaie ne touche que l’épiderme ça ne saigne pas ! La vascularisation est juste en dessous, on parle de plaie lorsque le derme est atteint.
Quand il y a une plaie et un saignement, on va avoir un phénomène de vasoconstriction rapide et donc une hémostase immédiate.
Le sang libèré au sein de la plaie contient des plaquettes qui vont adhérer dans les vaisseaux altérés et créer un petit thrombus de plaquettes.
Ces plaquettes vont libérer un certain nombre de granules, qui vont créer un caillot de fibrine et de fibronectine.
Ces caillots vont être un réservoir de facteurs de croissance (PDGF, TGF, IGF), qui vont préparer la phase suivante par recrutement de polynucléaires neutrophiles et de macrophages.
En gros : les plaquettes font l’hémostase et libère ensuite les facteurs de croissance qui vont servir à recruter les autres cellules.
« Vous voyez que lorsque vous vous êtes blessés, le saignement va s’arrêter très rapidement (sauf si vous touchez les grosses artères hein) et ensuite ça va devenir rouge à cause de l’inflammation ».
b. Phase 2 = inflammatoire
Phase complexe après la phase de vasoconstriction initiale, on a une phase de vasodilatation médiée par l’histamine, C3a, C5a, prostaglandines.
Permet le recrutement au site de la plaie de cellules circulantes : PNN et macrophages, facilité par : facteurs plaquettaires (cités au-dessus), facteurs du complément, produits de dégradation fibrine et peptides bactériens.
Action des PNN :
- libération enzymes protéolytiques (élastases, collagénases)
- ce qui favorise arrivée des cellules in situ et détersion des lésions (se débarrassent des germes dû au fait que la peau ait été mise à nue).
- limite l’infection locale
Action des macrophages : rôle anti infectieux, détersion par phagocytose et remodelage de la MEC, sécrétion de facteurs de croissance pour les fibroblastes (3eme type cellulaire à être recruté), qui vont resynthétiser le derme.
On a donc ces 2 cellules qui se débarraser des germes car la peau a été mise à nue, synthétiser des enzymes protéolytiques pour détruire certains composants du derme lésé afin de permettre la reconstruction.
c. Dernière phase = tissulaire Prolifération des fibroblastes :
Synthèse d’une matrice extracellulaire : collagène, fibronectine, protéoglycanes (acide hyaluronique, chondroïtine sulfate, dermatane/héparane sulfates).
Parallèlement : néo angiogenèse
Le tout : formation d'un tissu de granulation dans le derme en 10 à 15 jours.
Différenciation de certains fibroblastes en myofibroblastes : contraction qui permet le rapprochement des berges de la plaie, et qui permet la fermeture de la plaie.
Une fois que le nouveau derme est constitué́ par les fibroblastes, on a la phase de réépithélialisation, où les kératinocytes vont pouvoir progressivement recoloniser le jonction dermo-épidermique afin d’ensuite recoloniser la surface de la plaie.
La cicatrisation c'est un joli process bien orchestré qui fait intervenir en premier lieu les plaquettes et les derniers éléments sont les kératinocytes qui recolonisent progressivement la surface.
C’est assez formidable parce que ça nous protège de toutes les agressions, sans cela on serait mort depuis longtemps.
Une réparation nous prend donc à peu près 2 semaines.
d. Phase de maturation
Le remodelage de la MEC continue pendant plusieurs mois après la fermeture de la plaie.
Diminution progressive du nombre de fibroblastes, avec réorganisation progressive du collagène (organisation du réseau vasculaire).
Exemples de cicatrice :
Puis il y a des phénomènes pathologiques :
ON a vraiment un organe qui est capable de se régénerer ce qui quand même important mais ça peut ne pas être parfait et on peut avoir des cicatrisations hypertrophiques ou chéloïdes.
Cicatrisation « normale » :
C’est normal d’avoir au départ une cicatrice qui reste assez inflammatoire, assez épaisse.
Au fur et à mesure du temps, la néo angiogenèse se calme, la cicatrice devient moins rouge, et l’épaisseur fini par diminuer, la cicatrice devient plate parce que les fibroblastes diminuent et les fibres de collagène reviennent à une densité normale.
Mais on a forcément une cicatrice.
Cicatrice hypertrophique :
Ne se produit QUE sur des cicatrices
chirurgicales. Nombre globalement normal de fibroblastes, mais le nombre de fibres de collagènes est resté trop important.
Cicatrice chéloïde : Très pathologique.
Le nombre de fibroblastes et la densification des fibres de collagène sont restés supérieurs à la normale. Le phénomène de maturation ne s’est pas produit. Les cicatrices chéloïdes peuvent se produire spontanément, pas uniquement sur une plaie. Elles touchent surtout les sujets de phototype foncé, qui ont une cicatrisation volontiers sous forme chéloïde.
QUESTIONS :
Q : « Chez un sujet avec une cicatrisation de type chéloïde, ce sera à chaque fois qu’il aura une plaie ce sera toujours chéloïde ? »
R : « Exactement, on le redoute car à chaque intervention chirurgicale il y aura le développement d’une cicatrice chéloïde, mais on peut l’anticiper : on cherche à diminuer la phase inflammatoire et on va injecter des dérivés cortisoniques au moment de l’incision, mais ça ne marche toujours ».
Q : « Et est-ce que ça peut se produire sur des plaies plus banales, par exemple une chute ? »
R : « Oui mais ça peut même parfois se développer automatiquement sans traumatisme ou plaie, notamment au niveau pré-sternal (voir photo) où ça peut se produire sans aucun élément déclencheur. Aussi chez les sujets noirs c’est très fréquent au niveau de la nuque. »
Q : « Est-ce qu’il peut y avoir des complications type cancérisation par-dessus ces cicatrices ? »
R : « Non, car ça reste un phénomène contrôlé, ça s’arrête de grossir au bout d’un moment juste qu’il y a trop de fibroblastes. »
Q : « Est-ce que ça peut se corriger ? »
R : « Oui, facilement pour les cicatrices hypertrophiques où on va mettre des pansements compressifs pour faire comprendre au collagène qu’il doit bien se réordonner. Pour les chéloïdes c’est plus compliqué, on va mettre des dérivés corticoïdes (kenacort), on peut faire de la radiothérapie locale (détruire le fibroblaste) ou une chimiothérapie locale (la bléomycine) MAIS CE N’EST PAS CANCÉREUX, juste ça fait appel à ces traitements. »
f. Situations particulières FŒTUS :
o Cicatrisation extrêmement rapide, sans inflammation, ni tissu de granulation dans les 2 premiers tiers de la gestation.
Ceci explique que les prélèvements intra-utérins (caryotype, etc...) ne laissent pas de cicatrice sur le fœtus o Pas de cicatrice visible
SUJET AGÉ :
o Diminution de la réponse inflammatoire et de la prolifération fibroblastique, o Toutes les phases sont plus longues (diminution des capacités cellulaires) o Il existe un phénomène de sénescence de l’épiderme et du derme
o Production de collagène moindre, mais meilleure organisation et cicatrices moins visibles.
3. Fonction sébacée
a. Glandes sébacées - Source principale de sébum
Toujours un composant d’un follicule pilo-sébacé = toujours annexées à un poil
Elles déversent toujours leur sébum le long du poil. Le sébum sortira au niveau du pore pileux. Il n’y a jamais d’abouchement direct de la glande sébacée à la peau.
Ubiquitaires = partout, sauf au niveau des zones sans poils (paumes et plantes) -> mais dans ces zones là on aura beaucoup de glandes sudoripares ecrines.
Une personne chauve aura des follicules pilosébacés sur le crâne.
Particulièrement nombreuses/actives au niveau des zones séborrhéiques : cuir chevelu et zone médio-faciale (=entre les sourcils, menton et front)
But : jeter le long de la tige pilaire leur contenu, pour sortir au niveau du pores et s’étaler sur la peau.
Composé de lipides +++ (triglycérides, cires, squalènes, cholestérol)
Sécrétion holocrine (l’ensemble de la glande se déverse) sous contrôle des hormones sexuelles (androgènes) mais pour autant ça ne se produit pas qu’à la puberté, on commence à synthétiser du sébum quand on a des androgène (donc à la puberté) mais ce produit aussi pendant la vie fœtale.
Fonction sébacée active pendant la vie fœtale :
o Contribue à la synthèse du vernix caseosa, qui est l’enveloppe grasse avec laquelle un bébé nait o Très important, Il permet de lubrifier le bébé pour faciliter le passage de la filière maternelle « un peu comme une savonnette »
Quiescents ensuite jusqu’à la puberté, où la fonction sébacée reprend de l’activité sous l’action des androgènes (c’est à ce moment où on commence à puer quand on transpire ☺).
Les glandes sébacées ce n’est pas simplement pour faire les cheveux gras et la peau grasse, ça peut permettre de sortir du corps.
En dehors de la période néonatale, et de cette nécessité de l’accouchement, à quoi sert le sébum ? Le sébum va se mêler à la couche cornée et donc aux fibres hydrolipidiques de la surface de la peau.
Il va contribuer à :
- Eviter la dessication :
➢ Rôle de lipide apporté pour limiter la perte d’eau ; les gens qui n’ont pas de sébum, ont la peau sèche.
Une façon pour nous de nous en rappeler : dans le traitement de l’acné, notamment les rétinoïdes et l’isotrétinoïne, ce sont des traitements très asséchants, les gens se plaignent souvent d’une peau très sèche ; c’est parce qu’il n’y a plus de synthèse de sébum.
- Equilibrer le pH de la peau, permettant un équilibre sur le microbiote, et donc de maintenir globalement un caractère acide
- Permet une sensation de confort, de toucher ; de ne pas avoir la peau sèche.
a. Influence des hormones sur la synthèse du sébum
(Rappel important) Rôle des androgènes dans lasynthèse du sébum, rôle sur la cellule sébacée.
Il faut voir le carré comme l’enveloppe d’une cellule sébacée.
Cette cellule va être sous l’influence de 3 androgènes :
➢ Δ4-androstènedione
➢ DHEA
➢ Testostérone
L’entrée dans la cellule sébacée de ces 3 androgènes vont finir à aboutir à la testostérone, ce qui est très important, c’est qu’il y a une enzyme, la 5α-réductase, qui est présente dans la cellule sébacée et qui va transformer la testostérone
en dihydrotestostérone qui est le composant actif, qui va ensuite agir sur le noyau et donner comme signal la synthèse de sébum.
Valable pour les hommes comme pour les femmes, mais explique que les hommes, qui ont plus d’androgènes, ont plus souvent la peau grasse ou les cheveux plus gras que les femmes.
Il y a de grandes variétés individuelles, tout dépend des capacités des récepteurs de nos cellules, à intégrer les précurseurs, et nous n’avons pas tous la même activité d’enzyme 5α-réductase.
b. Hyperséborrhée et pathologies
Les excès de séborrhée vont aboutir à des cheveux gras, luisants. L’hyperséborrhée fait également partie des mécanismes de l’acné.
On peut par exemple utiliser des inhibiteurs de 5α-réductase pour diminuer l’accumulation.
II) Fonction sudorales
a. Les différents types de glandes
Existence de 2 types de glandes sudorales ;
Eccrines Apocrines
Indépendantes (Glande n4) directement dépendantes d’un follicule pilo-sébacé
Sortie de la sueur directement au niveau de leurs
pores La sueur va passer par la tige pilaire
Sur toute la surface corporelle
EXCEPTION : absentes sur 3 zones particulières : le lit de l’ongle, les lèvres et les organes génitaux
externes
Localisée sur les zones où il y a une sueur abondante : axillaire et génital
(grosso modo, elles sont annexées aux gros poils)
3 à 5 millions Se développent surtout à la puberté
Dépendent du système nerveux sympathique Dépendent du système nerveux sympathique et parasympathique
Les différents stimuli, notamment émotionnels, font transpirer ; la peur, l’anxiété… On peut plus ou moins l’expliquer par une nécessité physiologique : la sueur peut également favoriser l’adhésion et donc la fuite.
On transpire sous l’effet de stimuli thermiques, émotionnels, gustatifs (comme les piments), de la digestion (on absorbe beaucoup d’énergie lorsque l’on mange, ce qui va potentiellement augmenter la chaleur du corps, qu’il va falloir évacuer), situations pathologiques (hypercapnie, hypoglycémie)
La composition globalement de la sueur eccrine et de la sueur apocrine n’est pas exactement la même ; - Eccrine : + aqueuse
- Apocrine : + épaisse, + visqueuse
On voit bien, par exemple lorsque l’on pratique du sport, la sueur sur le thorax est différente de celle des aisselles.
Il y a souvent du sébum dans la sueur apocrine. Ce qui fait l’odeur de la sueur axillaire, c’est le fait que cette sueur dégrade des bactéries qui sont sur la peau.
La sueur est avant tout de l’eau et des microéléments.
b. Fonctions de la sueur
Le rôle principal est donc d’évacuer la chaleur (= Thermorégulation) Autres rôles :
➢ Peut également augmenter l’adhérence
➢ Rôle lubrifiant pour limiter les frictions
➢ Contient également des substances bactéricides.
c. Thermorégulation : Principes généraux
Idéalement, nous devons être à 37°C, car c’est la température où les réactions enzymatiques nécessaires à notre métabolisme se font correctement. Tout doit être fait pour ne pas dépasser 41°C et pour revenir à la température idéale de 37°C.
On a 2 compartiments :
- Production d’énergie par les muscles
- Capacité à évacuer de l’énergie par la peau, notamment par la sueur Quand il fait froid :
- Métabolisme musculaire qui augmente, et il y a notamment des muscles très importants qui sont les muscles pilo-arrécteurs.
- La chair de poule ; muscles pilo-arécteurs ont fait redresser les poils, et en se contractant, ils libèrent de l’énergie. La chair de poule est donc faite pour nous réchauffer.
- Vasoconstriction cutanée artériolaire, on devient plus blanc quand il fait froid, parce qu’on limite au maximum la perte de chaleur.
Tous les muscles sont contractés, les muscles pilo-arecteurs sont contractés et on vasoconstricte.
A contrario, quand il fait trop chaud :
- Vasodilatation cutanée active : on veut lutter contre la chaleur, on va donc se vasodilater afin de mieux permettre les échanges, et c’est là qu’on va transpirer.
- Sudation
De base, on transpire tous en permanence, on perd environ 200 mL/h de sueur.
Les sportifs de haut niveau vont perdre plusieurs litres par heure. C’est pourquoi ils doivent beaucoup boire.
Cela permet d’évacuer la chaleur grâce à l’évaporation de l’eau à la surface de la peau, cela permet également d’humidifier la surface cutanée, et de rafraichir la peau.
Il y a des phénomènes en pathologie, où la transpiration ne se fait pas correctement :
- Anhidrose (extrêmement grave) : absence totale de transpiration. C’est essentiellement un problème nerveux, au niveau du système nerveux autonome, qui ne donne pas le signal aux glandes sudorales d’évacuer la sueur.
Ce sont donc des personnes qui ne peuvent pas contrôler leur température et qui peuvent se retrouver facilement en hyperthermie, et possiblement en mourir.
- Hypohidrose, moins grave.
- Hyperhidrose : transpiration excessive des paumes, des plantes ou des régions axillaires.
On peut leur proposer différentes choses comme l’injection de toxine botulique pour empêcher la sudation.
Question : Dans un traitement où on va injecter de la toxine botulique, est-ce que la sueur va ressortir à un autre endroit ?
Réponse : Non, car on injecte sur un territoire, ce qui va bloquer la transmission nerveuse de tout ce territoire.
En revanche, si on est en situation d’hyperthermie, il existe des phénomènes compensatoires sur les autres zones corporelles, par exemple en suant plus au niveau de la tête.
Question : Quel est le traitement de l’anhidrose ?
Réponse : Il n’y en a pas. C’est plutôt préventif, par exemple leur dire de s’équiper de climatiseurs. Ces patients sont vraiment en danger de mort. C’est un phénomène qui est parfois acquis, ce sont des pathologies très particulières, neurologiques, qui font appel au système nerveux autonome. Le plus souvent, c’est une absence de signal cholinergique par exemple. Mais on ne sait pas vraiment quoi faire.
Question : L’anhidrose a-t-elle uniquement un impact sur la sueur ou également sur les mécanismes de vasoconstriction, vasodilatation … ?
Réponse : Que sur la sueur.
III) Flore cutanée
a. Microbiote cutané
Important à connaître selon la prof : Quel micro-organisme peut on retrouver sur la peau, lesquels sont physiologiques ? lesquels sont pathologiques ?
La flore cutanée a également subit une évolution au cours du temps, in utéro, nous sommes stériles. A partir du moment où on nait, on perd cette stérilité, et on commence à se recouvrir de germes sur la peau à partir du moment où on est passé par la sphère génitale maternelle qui n’est pas stérile, toujours avec la peur de pathogène comme l’herpès néonatal.
Les enfants naissant par césarienne vont quand même se recouvrir de germe mais de façon un peu plus décalée au cours du temps.
Ce qui est très particulier est le caractère stérile jusqu’à la naissance où finalement on est recouvert de notre vernix caseosa, et pas de bactérie. Période également formidable car on cicatrise parfaitement.
Au fur et à mesure, on va se coloniser avec des bactéries ou des levures, variations qualitative et quantitative sous l’influence de plusieurs facteurs :
- Humidité : quand la température est relativement élevée, ou que le pH de la peau devient un peu plus alcalin, cela va favoriser la colonisation à bacilles gram négatifs.
- Facteurs topographiques : il existe des gîtes microbiens, comme les narines ou le périnée qui peuvent parfois se coloniser de façon particulière avec certains Staphylocoques.
- Les lipides de surface : ce qui explique notamment dans le cadre de l’acné, quand il y a une hyperséborrhée, cela favorise la prolifération de Propionibacterium acnes, qui est un des agents de l’acné.
A contrario, les gens qui ont une hyperséborrhée, font moins d’infections à Staphylocoque.
- Kératinocytes : synthétisent des peptides antimicrobiens ; les défensines. Ils ont également des récepteurs aux Staphylocoques dorés.
- Il existe toujours une interférence entre les différents micro-organismes, et toujours des situations d’équilibre / de déséquilibre.
Point important : Nous avons chacun notre propre microbiote, nos commensaux, aucun d’entre nous n’a exactement le même microbiote. Mais par contre, lorsque l’on vit sous le même toit, la proximité des échanges fait qu’on finit par les équilibrer. Il y a toujours nos caractéristiques propres, mais également une interaction de l’environnement, c’est un phénomène dynamique, ce n’est jamais la même chose au cours du temps.
b.
La flore non pathogène et flore de transit
C’est normal d’avoir certaines bactéries, tout est une question de quantité, d’équilibre. Flore microbienne permanente et non pathogène (couche cornée et follicules pileux):
• Bactéries
➢ Staphylocoque epidermis
➢ Corynébactéries (Propionibacterium acnes)
➢ Acinetobacter
➢ Microcoque
• Levures lipophiles
➢ Malassezia
• Parasites
➢ Demodex
• Virus
➢ HPV (pas tous pathogènes, on est tous porteurs de papillomavirus de type α), poliomavirus
Ces germes sont tout à fait normaux, non pathologiques, il ne faut pas les traiter.
Ce qui n’est pas du tout normal de retrouver sur la peau, en situation physiologique : - Bactéries
➢ Staphylocoque doré
➢ Bacille pyocyanique = Pseudomonas - Levures
➢ Candida albicans et parapsilopsis (possible dans les muqueuses, mais pas sur la peau)
C’est ce qu’on appelle une flore de transit, qui peut être plus ou moins durable, et qui peut potentiellement s’accompagner de manifestations cliniques.
c. Quelques exemples de dysbioses cutanées
Là, c’est un germe qu’on retrouve normalement sur la peau (Propionibacterium acnes) mais dans le cas de cette personne qui développe de l’acné, il y a un phénomène complexe, faisant notamment appel à l’hyperséborrhée, qui a favorisé le recrutement excessif de Prionibacterium acnes. Si on réalise un prélèvement, il y a de trop nombreuses colonies.
Dans la rosacée, qui est une autre
pathologie du visage, le germe qui prolifère
est un petit parasite, qui s’appelle le demodex, qui est responsable de l’aspect
pustuleux que l’on peut observer. C’est normal
de trouver du demodex sur la peau, mais dans le
cadre d’une rosacée, il y a de très nombreuses colonies.
C’est le caractère nombreux sur le prélèvement qui le rend pathologique.
Un autre exemple de dysbiose cutanée, le trop grand nombre de Malassezia au niveau cutané peut entraîner un pytiriasis versicolor, assez fréquent lors des vacances d’été, présente une dépigmentation de la peau.
Ici, le staphylocoque doré ne peut pas être retrouvé sur la peau, lorsqu’il y est retrouvé, il peut donner ce genre de pathologie comme les furoncles ; infection du follicule pilo-sébacé.
Ce germe ne doit pas non plus être retrouvé sur la peau, c’est le Pyocyanique (Pseudomonas aeruginosa) qui donne notamment dans des cas de macérations ; des intertrigos, c’est-à-dire, une atteinte inflammatoire d’un pli, plus ou moins érosif, et particulièrement malodorant.
Germe non retrouvé également, un champignon ; Candida albicans, qui est aussi à l’origine d’un intertrigo, ici axillaire, et on en fait le diagnostic sur le caractère luisant que l’on peut observer, et sur les micropustulettes visibles un peu autour.
Important de comprendre que nous ne sommes pas stériles, et que tout est question d’équilibre.
La prof précise que c’est « assez classique comme question, c’est facile à poser, genre qu’est ce qui est normal de retrouver sur la peau ? »
III) Les effets des UV sur la peau a. Généralités
Nous vivons grâce, et sous la dépendance, du Soleil, qui envoie sur Terre des rayonnements électromagnétiques qui nous fournissent notre énergie, et notamment la chaleur.
Tout ce qui part du Soleil n’arrive pas à la surface terrestre, il y a tout une grande partie du rayonnement électromagnétique solaire qui est arrêtée avant d’arriver.
Le spectre solaire s’est amenuisé, notamment des UV C. Normalement les UV C n’arrivent pas, ils sont arrêtés par la couche d’ozone.
Ensuite, parmi les différents composants du spectre solaire :
➢ UV B
➢ UV A
➢ Visible
➢ Infra-rouges
Différents paramètres entrent en jeu sur ce qui va arriver à notre surface cutanée ; les nuages, les surfaces vitrées, la poussière vont potentiellement jouer un filtre.
Ce qui arrive sur nous : les UVB, les UVA, le visible et les infra-rouges, chaque rayonnement ayant sa longueur d’onde (qui n’est pas à connaître, en revanche il faut savoir de quoi est composé le spectre solaire).
Ce qui nous arrive dessus est essentiellement des infra-rouges, c’est ce qui permet de nous chauffer, du visible qui nous permet de voir, et finalement les UV sont minoritaires, il n’y a que 5% d’UV au sein du spectre solaire.
On reçoit surtout des UVA (95%) et un peu moins des UVB (5%), ce qui n’est pas plus mal parce que ceux qui sont le plus responsable de cancers sont les UVB.
Les UVA sont présents toute la journée, tandis que les UVB sont surtout présents, en heure d’été, entre 12h et 16h.
On reverra les messages de protection solaire, mais on nous dit toujours de ne pas nous exposer entre 12h et 16h parce que c’est là où il y a le plus d’UVB, qui sont carcinogènes.
On reçoit 100x plus d’UVA que d’UVB.
Ca, c’est vraiment le truc à comprendre, c’est où s’arrêtent, et où libèrent-t-ils leur énergie des UV B et A dans la peau :
Le visible et les infra-rouges ne vont pas pénétrer la peau.
En revanche, les UVB et les UVA vont pénétrer la peau et libérer leur énergie à un certain endroit.
- Les UVB vont avoir leur action sur l’épiderme, on se rappelle la composition de l’épiderme (les kératinocytes, les mélanocytes, les cellules de Merkel), ça nous explique pourquoi les UVB sont un facteur majeur de cancérogenèse pour faire des carcinomes, des mélanomes ou des carcinomes de Merkel.
- Les UVA pénètrent essentiellement jusqu’au derme profond où ils libèrent leur énergie. Cependant, ils en libèrent un peu en passant dans l’épiderme.
La protection solaire pour éviter les cancers doit avant tout nous protéger contre les longueurs d’ondes des UVB et aussi des UVA.
Le fait que les UVA aillent surtout sur cette partie dermique va entraîner le vieillissement cutané. Leur cible, là où ils risquent d’altérer les structures cellulaires, c’est le derme avec les fibroblastes et donc la capacité à
synthétiser la substance intercellulaire, les glycosaminoglycanes, et les fibres de collagène.
Pour faire simple, et un peu caricatural : UVB = cancers cutanés
UVA = vieillissement cutané précoce
b. Les effets du soleil
Inconvénients : - Photocarcinogénèse
- Accélération du vieillissement cutané
- Coup de soleil, l’inflammation brutale de la peau
- A long terme, l’exposition solaire favorise la cataracte (ce qui explique que lorsqu’on utilise les UV à visée thérapeutique, on a des cabines qui exposent le patient aux UVA ou aux UVB, et on donne à tous les patients des petites lunettes pour les protéger contre les rayonnements, et ne pas développer de cataracte)
- Immunosuppresseur
Avantages : - Vie par action calorique dues aux infra-rouges
- Le spectre solaire (essentiellement les UV) stimulent la pigmentation, le soleil nous permet de nous protéger contre lui
- Synthèse de vitamine D
- Effet thymique qui est probablement lié au visible, à l’origine de l’action antidépressive grâce à la stimulation oculaire
Par exemple, dans les pays proches du pôle nord, les journées sont très courtes, ces pays possèdent le taux de suicide le plus élevé. On fait de la luminothérapie où on expose les gens à la lumière visible
Question : L’effet thymique est-il uniquement du au rayonnement solaire ou peut-il être reproduit avec de la lumière artificielle ?
Réponse : Dans le spectre solaire, c’est le visible qui en est responsable, et on est capable de le générer artificiellement. C’est la luminothérapie blanche.
Question : Les cabines UV que l’on utilise en esthétique ont-elles les mêmes effets bénéfiques ?
Réponse : C’est une grosse polémique, car le seul effet bénéfique de ces cabines, c’est de stimuler la pigmentation, les gens ne vont dans ces cabines que pour ça. Elles n’ont pas l’effet anti-dépresseur car ce n’est pas lié à la lumière, et en plus on se protège les yeux. Le gros défaut de ces cabines, c’est qu’elles exposent aux UV, et notamment aux UVB. Il existe des pays où ces cabines sont interdites, c’est considéré comme un carcinogène.
Il n’y a pas d’effet thérapeutique sur les pathologies cutanées, ça ne permet pas de traiter un eczéma, ni un psoriasis. Le seul effet que ça a, c’est de stimuler la pigmentation.
i. Lutte contre le rachitisme
Première étape, pour rendre active la vitamine D, se fait au niveau de l’épiderme ;
C’est la transformation du 7-déhydrocalciférol en cholécalciférol grâce aux UVB dans l’épiderme.
Cette préforme active de la vitamine D va ensuite pouvoir être métabolisée d’abord dans le foie puis dans le rein.
C’est la première étape indispensable, s’il n’y a pas cette étape, il peut ne pas y avoir de synthèse de vitamine D efficace. La seule solution dans ces cas-là, est d’absorber directement la vitamine D sous forme définitive.
On n’a pas besoin d’être très exposé au soleil pour synthétiser la dose qui nous est nécessaire de vitamine D.
On considère que s’exposer uniquement les zones habituellement découvertes (le visage et les mains) 10 – 15min et 2 – 3 fois par semaine l’été.
A contrario, les gens qui peuvent être carencés, c’est les gens à qui on conseille de ne pas s’exposer au soleil, des gens qui auraient fait des cancers cutanés, qui ont des dermatoses aggravées par les UV (lupus, dermatomyosite).
On conseille vraiment l’éviction solaire à ces personnes.
Question : Pourquoi ces dermatoses sont-elles aggravées par le soleil ?
Réponse : La prof ne sait pas vraiment par quel mécanisme, c’est paradoxal car justement le soleil est immunosuppresseur. Elle essayera de nous répondre ultérieurement.
ii. La pigmentation cutanée
De deux types :
- Immédiate, qui ne va pas tenir, surtout les UVA, apparaît quelques minutes après l’exposition, ne dure que quelques heures, on ne sait pas très bien à quoi ça sert
- Celle qui est importante, c’est la pigmentation retardée
➢ Quand on part en vacances et qu’on s’expose pendant plusieurs jours, plusieurs semaines, le bronzage s’installe et va durer.
Débute environ 2 jours après les expositions, va atteindre un maximum au bout de 3 semaines. On ne peut pas devenir plus bronzé que nos propres capacités. On a notre asymptote à atteindre.
C’est ce bronzage qui va jouer un rôle important pour la photoprotection, c’est ce qu’on appelle la pigmentation facultative. On a une pigmentation qui est constitutive, notre couleur de peau actuelle.
La pigmentation, c’est pour empêcher que les UV viennent agir sur l’ADN de nos kératinocytes. Le pigment joue un rôle physique pour que les UV rebondissent et ne viennent pas atteindre le génome et ne pas faire de mutation.
Le but de ce bronzage va être de protéger le génome contre les UV, notamment pour les cellules susceptibles de se cancériser, c’est un mécanisme compensateur.
Question : Les personnes noires sont elles moins à risque de cancers cutanés ?
Réponse : Oui, absolument. Il n’y a quasiment pas de risque de carcinome. En revanche, ils peuvent faire des mélanomes. Pour les carcinomes, il y a un rôle majeur des UV mais pour les mélanomes il y a parfois des causes génétiques. Les personnes noires peuvent faire des mélanomes sur les paumes et les plantes. C’est ce qu’on appelle les mélanomes acrolentigineux.
Question : La protection face aux UV d’une personne bronzée, ou noire, est due à la couche épidermique très superficielle avec les cornéocytes qui sont très foncés ?
Réponse : Exactement, on va le voir un peu plus en détail.
iii. Coup de soleil = Erythème actinique
C’est un message d’alerte, il survient quelques heures après une exposition intense, c’est essentiellement le fait des UVB qui arrivent de façon massive au niveau de l’épiderme.
C’est une réaction inflammatoire aigue, qui va conduire à la libération de prostaglandines, peut parfois être très impressionnant, peut conduire à de vraies brulures et à des bulles, et ça c’est typiquement quand on n’a pas eu le temps de bronzer, de protéger, de faire un filtre.
Le coup de soleil c’est notre hantise, car à répétition, il fait le lit du carcinome basocellulaire ou du mélanome.
Pour le carcinome épidermoïde, c’est plutôt l’exposition solaire chronique.
Chacun d’entre nous possède un phototype qui va entre 1 et 6. On a le panel de peau, et en fait, ce n’est pas simplement la couleur de notre peau, c’est aussi notre capacité à réagir, c’est-à-dire, est ce qu’on prend des coups de soleil ? Est-ce qu’on bronze ?
Par exemple, le phototype 6, qui est typiquement les personnes de peau noire, ont de base une peau qui est très foncée, et qui ne fait quasiment jamais de coup de soleil.
On va du sujet mélanoderme, au sujet roux qui prend systématiquement le phototype 1 ; coup de soleil systématique et incapacité à bronzer, ces patients doivent absolument s’exposer de façon très raisonnable au soleil.
iv.
Photo immunosuppression
Un autre effet, favorable ou défavorable, c’est l’immunosuppression.
C’est le fait que les UV vont agir notamment sur certaines cellules de l’immunité et les rendre capable de synthétiser une cytokine qui contribue à affaiblir les défenses immunitaires ; l’IL-10.
Affaiblir le système immunitaire va avoir comme conséquence le fait de voir des résurgences, par exemple, de l’herpès. C’est pourquoi quand on s’expose au soleil on peut développer un herpès labial. On ne se débarrasse jamais complètement du virus de l’herpès, il est quiescent. Sous l’effet de différents stimuli, notamment les UV, il s’exprime en faisant de nouveau des vésicules. C’est une partie visible de l’immunosuppression induite par les UV.
Le fait d’être exposé aux UV, cela va être non seulement un facteur de carcinogenèse mais va aussi limiter la réponse du système immunitaire qui joue un rôle très important de surveillance. Il est normalement capable de repérer les cellules transformées, de les reconnaître comme étrangères et s’en débarrasser.
Les UV peuvent avoir un effet néfaste, à la fois sur le fait d’être mutagène mais aussi de diminuer la réponse du système immunitaire pour s’en débarrasser.
On peut également utiliser cette qualité des UV d’immunosuppression en thérapeutique. Cela induit une apoptose lymphocytaire.
En haut on peut voir l’herpès qui revient volontiers sous l’influence des UV.
On utilise les cabines corps entier, on protège les yeux, on a ici plusieurs exemples de pathologies cutanées qui bénéficient des traitements par photothérapie ; le psoriasis, l’eczéma, le vitiligo (afin de refavoriser la pigmentation de la peau).
La photothérapie est complètement intégrée à l’arsenal thérapeutique, essentiellement sur le caractère immunosuppresseur, qui est trop actif dans le psoriasis et l’eczéma.
v. Héliodermie
Dans les effets néfastes (la prof passe assez rapidement) c’est le vieillissement photo-induit et la photocarcinogenèse.
Ce qu’il faut comprendre, c’est ça ; l’action des UV sur le génome, sur l’ADN.
Quand on a deux bases thymines adjacentes, l’action des UV conduit à la formation d’un dimère de thymine. La transcription va donc être perturbée.
La fonction du gène, notamment sur un gène tumeur suppresseur ou un oncogène, va être perturbée.
Soit on aboutit à la création d’un oncogène, soit on rend un gène tumeur suppresseur moins fonctionnel.
Il ne faut surtout pas que ces mutations tombent sur des gènes qui contrôlent le cycle cellulaire au sein d’un kératinocyte.
Autre phénomène pouvant se produire pas les UV, quand il y a deux bases pyrimidiques adjacentes par exemple une thymine et une cytosine, il y a aussi des photo-produits avec des ponts qui se produisent entre thymine et cytosine.
Donc les UV ont cette capacité très particulière lorsqu’il y a deux thymines adjacentes, ou deux bases pyrimidiques adjacentes, de créer des ponts et donc ensuite de perturber la transcription de ces gènes.
Une fois encore, si ça tombe de façon random, sur n’importe quel gène, ça n’a pas beaucoup de conséquence, mais si ça tombe pile et que ça crée un oncogène, ou gène la fonction d’un gène tumeur suppresseur (p53, ou p16 par exemple), c’est le point de départ potentiellement de la transformation carcinologique de la cellule.
Il existe des systèmes de réparation ; le système de réparation excision NER, c’est un check-up permanent qui se fait au sein de notre génome où on a des enzymes qui patrouillent sur tous nos chromosomes et qui repèrent notamment des lésions UV- induites, et qui vont, par un processus assez complexe :
Ouvrir la double chaîne de l’ADN et couper la partie qui a cette mutation, avant que ça ait des conséquences en permettant grâce à la partie de l’autre brin, de reconstruire un brin préparé.
Ce système NER est une protection majeure, c’est indispensable pour l’espèce humaine, car comme nous sommes en permanence exposés aux UV, si on n’avait pas ça, on ferait tous très tôt plein de cancers cutanés. Il existe des pathologies où il y a une incapacité à la réparation de l’ADN ; le xeroderma pigmentosum :
Génétiquement, ce sont des personnes qui naissent avec un défaut de réparation, ils sont incapables de réparer les lésions de l’ADN photo-induites. Ils vont très tôt développer un vieillissement précoce et surtout de multiples lésions précancéreuses ou cancéreuses.
On les appelle les enfants de la Lune, ce sont des enfants qui vivent le soir. La seule chose qu’on sait faire, c’est empêcher que les UV les atteignent. L’espérance et la qualité de vie de ces personnes sont terribles. Survient dans des populations particulièrement exposées au soleil, souvent en Afrique.
vi. Quelques règles de bon usage :
- En général, on déconseille fortement d’exposer des enfants avant 24mois - On évite les expositions pour nous entre 12h et 16h, là où il y a le pic des UV
- La meilleure protection est le vêtement car les produits de protection solaire ont l’inconvénient qu’elles retardent le signal d’alarme et notamment la sensation de coup de soleil.
Le coup de soleil est déjà un signe que l’on s’est trop exposé. Ce qui ne va pas avec les crèmes solaires, c’est qu’elles sont souvent utilisées pour rester plus longtemps exposés au soleil, elles ne devraient être réservée qu’aux zones qui ne peuvent pas être photo-protégées par les vêtements ; le visage, le dos des mains, etc.
IV) La fonction des mélanocytes
Les mélanocytes représentent 5% des cellules de l’épiderme, en sachant qu’on en a aussi dans les platines, dans l’oreille interne et dans le système nerveux central, on peut donc faire des mélanomes ailleurs que sur la peau.
On peut avoir des mélanomes rétiniens, c’est le mélanome uvéal, des mélanomes primitifs qui sont développés dans l’oreille ou au niveau des méninges.
La fonction principale du mélanocyte c’est la synthèse de la mélanine qui va ensuite être transférée à des kératinocytes.
On dit généralement qu’un mélanocyte contrôle 40 kératinocytes, c’est ce qu’on appelle l’unité de mélanogenèse.
Le kératinocyte est une cellule qui est dendritique avec des prolongations qui vont lui permettre de transférer sa mélanine.
Notion de base qu’il faut avoir : la mélanine est produite au sein des mélanosome dans le mélanocyte, ça part d’un acide aminé, la tyrosine, puis avec l’action de toute une cascade d’enzyme pour aboutir à deux types de mélanine génétiquement déterminés, ce qui explique notre phototype :
- La phéomélanine - L’eumélanine
Cela dépend des différentes actions enzymatiques réalisées à partir de la tyrosine.
Chacun d’entre nous va avoir son propre pourcentage de phéomélanine et d’eumélanine. Plus on est blanc, plus on a de phéomélanine, quand on a la peau noire c’est parce qu’on a essentiellement des eumélanines. Notre phototype va être un mélange de ces différentes mélanines. Il y a tout un phénomène enzymatique successif pour aboutir à la mélanine, notamment des tyrosinases ou Trp2, Trp1.
Il existe des pathologies où il y a des mutations de ces enzymes, ce qui fait qu’on a plus de synthèse de mélanine ; l’albinisme. Ces patients sont à risque de cancer, ce n’est pas comme les xeroderma pigmentosum qui n’ont pas de système de réparation, eux, n’ont pas de mélanine et ne peuvent donc pas protéger leurs kératinocytes. C’est une absence totale de mélanine, partout, notamment dans les phanères. La mélanine commande également la couleur des yeux, des cheveux et des sourcils
Question : Font-ils de la phéomélanine ?
Réponse : Ca dépend du site de mutation. Si c’est muté tyrosinase, ce n’est rien du tout, et généralement c’est la tyrosinase qui est atteinte.
Ce sont des enfants, notamment en Afrique, qui ont des mélanocytes mais ces mélanocytes ne sont pas capables, ils peuvent donc quand même faire des mélanomes. Leurs kératinocytes ne sont pas du tout protégés. Sans compter qu’ils font souvent l’objet d’une mise à l’écart, ils sont souvent persécutés et pourchassés.
La prof insiste sur le fait de bien comprendre l’unité de mélanogenèse.
On a un mélanocyte au niveau de la couche basale qui synthétise dans des mélanosomes, la mélanine, mélange de phéo- et d’eu-mélanine, tout ça part dans des dendrites, et les mélanosomes sont transférés aux kératinocytes.
Ce qu’il faut comprendre c’est ça, tous les petits chapeaux c’est la mélanine qui vient protéger le noyau des kératinocytes. Le but c’est ça, c’est comme un parapluie, c’est un écran de mélanine, pour essayer de protéger au mieux.