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Réponse aux remarques de M. R. Reulos

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HAL Id: jpa-00235966

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00235966

Submitted on 1 Jan 1958

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Réponse aux remarques de M. R. Reulos

J. Winogradzki

To cite this version:

J. Winogradzki. Réponse aux remarques de M. R. Reulos. J. Phys. Radium, 1958, 19 (11), pp.912-913.

�10.1051/jphysrad:019580019011091202�. �jpa-00235966�

(2)

912

On néglige dans cette méthode le coefficient de réflexion

non élastique devant le coefficient y.

Pratiquement la grille est remplacée par un anneau, protégé du faisceau primaire par un écran.

b) Méthode de la cage de Faraday.

-

Le schéma de

principe est donné figure 4. Le collecteur K surmontant la cible C est tout d’abord polarisé positivement, la

cible étant reliée à la masse (position 1). Le courant

de cible est alors égal à 1(i)

=

i, + is.

La valeur de la polarisation doit être suffisante pour que la collecte des électrons secondaires soit totale.

Le collecteur est ensuite relié à la cible (position 2).

L’ensemble cible-collecteur forme alors une cage de

Faraday. Le courant de la cage est égal au courant

ionique incident. Dans la position 2, nous avons

donc I(2) = Íp : d’où

-

4. Étude de la contrainte.

-

Le dispositif expéri-

mental permettant d’effectuer une contrainte de traction

a

été décrit dans une publication antérieure [6].

a) Utilisation de la première méthode de mesure.

-

Les essais ont été réalisés avec des échantillons d’or recuit de 5/100 mm d’épaisseur. Le gaz utilisé était de l’argon, la tension d’accélération étant de 5 000 volts.

Le débit total du canon était de 1 mA.

Dans ces conditions, le coefficient d’émission secon- daire est y

=

2,09. Après avoir effectué une légère

traction le coefficient devient yT

=

2,2. L’augmen- tation relative de la valeur de y est donc (Ay - y )T 5 . 100

Lorsque la traction est prolongée jusqu’à la rupture de l’échantillon, l’augmentation relative du coefficient

d’émisÇion secondaire devient :

b) Utilisation de la seconde méthode de mesure.

-

Dans ce cas, le gaz utilisé était de l’azote. Le canon à ions fonctionnait toujours avec une tension d’accélé- ration de 5 000 volts et un débit total de 1 mA. La cible est un ruban d’or de 5/100 mm d’épaisseur.

Avant traction, le coefficient d’émission secondaire est Y

=

1,85. Une faible traction provoque une aug- mentation de la valeur de y qui devient YT = 1,89.

L’augmentation relative est

2

A la rupture, le coefiicient d’émission secondaire a la valeur yB == 1,93, d’où

5. Conclusion.

-

Cette étude complète les diffé- rentes mesures que nous avons effectuées concernant l’exaltation de l’émission secondaire d’un métal soumis à une contraint e.

L’utilisation des ions gazeux avec un débit total intense nous permet d’effectuer nos mesures sur une

surface dépourvue de toute couche contaminée. La

pulvérisation cathodique est en effet suffisamment intense pour provoquer un décapage superficiel de la cible, et mettre à nu le métal propre.

BIBLIOGRAPHIE

[1] DAVOINE (F.) et BERNARD (R.), J. Physique Rad.,

octobre 1955, 17, 859.

[2] BERNARD (R.), GUILLAUD (C.) et GOUTTE (R.), J. Phy- sique Rad., octobre 1956,17, 866.

[3] GOUTTE (R.) et GUILLAUD (C.), J. Physique Rad.,

mars 1957, 18, 202.

[4] INDUNI (G.), Colloque de microscopie électronique, Tou- louse, avril 1955.

[5] HUGUENIN (E. L.), Thèse, 1956, Paris.

[6] BERNARD (R.), GUILLAUD (C.) et GOUTTE (R.), J. Phy- sique Rad., mai 1957,18, 327.

Lettre reçue le 4 Août 1958.

REMARQUES A PROPOS DE L’ARTICLE

«

REPRÉSENTATIONS SPINORIELLES FONDAMENTALES

DU GROUPE DE LORENTZ GÉNÉRAL

ET RETOURNEMENTS DE L’ESPACE,

DU TEMPS ET DE L’UNIVERS » Par R. REULOS,

Faculté des Sciences, Grenoble.

Le numéro de février du Journal de Physique et

le Radium contient un article de M. J. Winogradzki

dont le titre a été rappelé ci-dessus, et qui propose

l’emploi de l’algorithme spinoriel : les matrices de Dirac ainsi que les quaternions (formule 4,1), pour le traitement des problèmes de physique relevant des transformations du groupe de Lorentz. Je signale que cette idée n’est pas nouvelle, qu’elle a déjà été pro- posée et utilisée assez largement en relativité et en

mécanique ondulatoire, dans les publications suivantes :

REULOS (R.), Non classical transformation in special rela- tivity (received in May 1955), Phys. Rev., April 15 1956, 102.

REULOS (R.), Compléments à la théorie de la relativité,

C. R. Acad. Sc., 241, 1107.

REULOS (R.), Relativité restreinte, nouvelle transformation,

J. Physique Rad., 1956, 17, 20. S.

REULOS (R.), Application à la mécanique ondulatoire d’une nouvelle transformation de la relativité restreinte,

C. R. Acad. Sci., 241, 1723-1726.

REULOS (R.), Nouvelle transformation

en

relativité

res-

treinte. Archives des Sciences, Genève, 1956, 9, fasc. I.

REULOS (R.), A

new

transformation in special relativity, Convegno internazionale sui mesoni

e

particelli ele-

mentari Venise-Padoue, 27 septembre 1958.

Lettre reçue le 16 mai 1958.

RÉPONSE

AUX REMARQUES DE M. R. REULOS

Par Mme J. WINOGRADZKI,

Institut Henri Poincaré, Paris.

L’idée d’utiliser l’algorithme spinoriel en physique

relativiste remonte à 1928 (P. A. M. Dirac, Proc. Roy.

Soc., 1928, 117, 610). Naturellement, dans aucun de

mes articles je n’ai proposé cette idée, celle-ci étant

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphysrad:019580019011091202

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913

admise depuis longtemps par l’ensemble des physiciens.

L’équation (4.1 j dont parle M. Reulos est également

connue depuis longtemps. On peut la trouver, par

exemple, dans la seconde édition du Handbuch der

Physik de Geiger et Scheel (1933, 24, t. 1, p. 224,

,

équ. 38). En rappelant cette équation (parce que

j’avais à m’en servir), j’avais d’ailleurs spécifié qu’il s’agit d’une relation bien connue.

Les six articles qu’indique M. Reulos sont manifes-

tement sans rapport avec le travail que je viens de publier au Journal de Physique, le problème que j’ai

traité n’ÿ est même pas soulevé.

REMARQUE COMPLÉMENTAIRE

Par G. REULOS.

Dans l’article cité ci-dessus par Mme Winogradzki,

P. A. M. Dirac expose pour la première fois sa

célèbre théorie. Ses matrices bien connues sont intro- duites pour décomposer l’équation de Gordon, mais

nullement en substitution de la transformation de Lorentz. De mon côté, je signale avoir déjà utilisé des matrices de ce type (qui sont des spineurs), comme bases

d’une nouvelle transformation de la relativité restreinte,

à la place de la transformation classique de Lorentz (qui appartient au même groupe), et avoir reconnu

l’identité de cet algorithme avec les quaternions. Il s’agit donc de deux problèmes totalement différents.

Par contre, il paraît audacieux de nier tout rapport

entre mon idée et l’article intitulé

«

Représentations spinorielles du groupe de Lorentz... », dans lequel il est suggéré d’utiliser les matrices de Dirac et les quater- nions pour’une représentation spinorielle du groupe de Lorentz.

Certes, l’expression (4,1), due à Hamilton, est bien

connue : elle représente le verseur d’un quaternion. Je

la cite, non pas pour la revendiquer, mais simplement

comme référence, pour justifier l’emploi du mot qua-

ternion, Mme Winogradzki. du fait qu’il ne figure gu pas p dans d . le texte e te de d

Réponse de Mme J. Winogradzki.

-

L’article en

question a pour objet la détermination et la discussion des représentations

spinorielles possédant certaines

propriétés remarquables pour les retournements de

l’espace, du temps et de l’Univers. Ce problème n’a pas été abordé dans les articles indiqués par M. Reulos.

QUELQUES REMARQUES

SUR LES RAYONNEMENTS ENREGISTRÉS

PAR DES ÉMULSIONS ILFORD D1 ET K0

.

PENDANT LEUR EXPOSITION A DES GÉNÉRATEURS DE NEUTRONS

DE 14 MeV Par Marie ADER,

avec la collaboration de Marie-Paule CABANNES.

Les émulsions Ilford Dl sont caractérisées comme

il suit dans la littérature : désignées pour enregistrer

des produits de fission, elles donnent des particules

a

des traces à grains séparés, les protons d’aucune énergie n’y apparaissent.

La maison Ilford

a

récemment remplacé les plaques D 1 par les émulsions Ko ayant des propriétés analogues.

Grâce à un traitement approprié (1), ces deux sortes d’émulsions enregistrent des particules

oc

à grains jointifs et des protons de plusieurs MeV avec une dis-

crimination satisfaisante.

Ces plaques, Dl et Ko, exposées simultanément à divers générateurs de neutrons de 14 MeV, sont enve- loppées de papier noir et placées à l’extérieur du géné-

rateur sur le trajet du faisceau de neutrons qui les pénètre par la tranche, parallèlement à la surface de l’émulsion.

A leur examen au microscope on voit : des traces de protons projetés, des étoiles à trois branches de

désintégration du carbone, des traces ressemblant à des étoiles à deux branches provenant peut-être aussi

de la désintégration du carbone, la troisième parti-

cule

oc

n’ayant pas, reçu l’énergie suffisante pour être rendu observable. On y rencontre en outre des traces de particules

oc

isolées dont le spectre présenterait plusieurs pics et semble s’étendre au delà de

17 MeV. On n’a considéré dans cette étude que les traces strictement horizontales, nées dans l’intérieur de l’émulsion et sans. aucun indice de particules proje-

tantes.

Afin de déterminei si ces particules

oc

isolées pro- viennent de l’action d’un rayonnement neutre émis

par ces générateurs sur les constituants de l’émulsion,

une série de vérifications

a

été entreprise. D’après les premiers résultats obtenus, il semblerait que la pré-

sence d’une plus grande quantité d’argent ne modifie

ni le nombre, ni la longueur des traces de ces rayons

ce.

(1) Communications ultérieure.

Lettre reçue le 5 août 1958.

MESURE DE LA TRANSPARENCE ET DU POUVOIR RÉFLECTEUR

DES MÉTAUX ALCALINS

DANS L’ULTRAVIOLET LOINTAIN Par Mme Simone ROBIN et Stéphane ROBIN,

Faculté des Sciences de Dakar

On sait que les métaux alcalins en couches suffi- samment épaisses pour absorber totalement la lumière visible présentent une remarquable transparence aux rayons ultraviolets. Très peu de mesures ayant été faites au delà de la limite de transparence de l’air [1],

nous avons essayé d’étendre plus loin dans l’ultra-

violet les mesures déjà faites dans l’ultraviolet moyen [1], [2], [3]. L’appareil de mesure qui sera décrit

ultérieurement avec plus de détails s’adapte au spec-

trographe à vide déjà décrit [4] ; il permet la produc-

tion de couches sur un support de fluorine refroidi à la température de l’azote liquide dans une enceinte métal-

lique munie de fenêtres de fluorine le vide reste

compris entre 1 et 5.10-63 mm de mercure. Un système

d’entrées de courants et de caches mobiles permet

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